Pas si je te sauve en premier - Page 2 - test Coline Pagoda Pas si je te sauve en premier Nouvelle Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1287-4 Dépôt légal : Juillet 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 « – J’en suis venue à la conclusion que ça ne sert à rien d’être romantique ici. C’était sans doute aisé dans un château comme Camelot, il y a des centaines d’années, mais les idées romanesques ne sont plus appréciées de nos jours. – Gardes-en un peu, Anne, gardes-en un peu. » Lucy Maud Montgomery (1874-1942), Anne of Green Gables. PREFACE DE L’AUTEUR Au commencement, Pas si je te sauve en premier est un scénario que j’ai écrit entre octobre 2007 et mai 2008. J’espère fortement qu’un jour, ce scénario deviendra un film. Néanmoins, le chemin qui sépare l’écriture d’un film de sa sortie en salles est souvent long et ardu. Surtout quand on débute, surtout en ces temps difficiles. Pour autant, je n’avais pas envie de laisser cette histoire dans un tiroir. J’avais l’envie, et le besoin, de continuer à la faire vivre. Je l’ai donc adaptée sous la forme de cette nouvelle, publiée par Edilivre. Je l’ai gardée très proche de sa forme originale. D’une part, je ne souhaitais pas dénaturer l’histoire que j’ai voulu raconter, sous le seul prétexte de réécriture. D’autre part, c’est également une volonté que le scénario se devine sous le roman. J’ai l’espoir qu’en tombant entre les bonnes mains, ce livre puisse prendre la forme à laquelle je le destine depuis que son intrigue a voyagé jusqu’à mon imaginaire. 9 Cet espoir ne fait que s’ajouter à celui que Pas si je te sauve en premier apporte quelque chose à chacun de ses lecteurs, un peu de lumière dans notre époque assez sombre. N’est-ce pas le rôle des histoires ? Gardons la foi ! Merci. Coline Pagoda. 10 « Et dans la mer, il y avait un poisson, Un poisson qui avait un désir secret, Le désir d’être un grand cactus Avec une fleur rose dessus. » Kimya Dawson, Tree Hugger Sommaire L’INTRIGUE.................................................... 15 PROLOGUE ..................................................... 17 TREIZE ANS AUPARAVANT ....................... 19 PRINTEMPS 1897 ........................................... 25 LES BEAUX JOURS ....................................... 39 LE BAL ............................................................ 51 LES LENDEMAINS ........................................ 61 CHARLES D’AVOUT..................................... 69 TOMBER.......................................................... 83 LES BEAUX JOURS (2).................................. 99 SIX MOIS PLUS TARD .................................. 101 13 L’INTRIGUE Angleterre, 1897. Dans un village de l’Hertfordshire, Gaia rencontre Christopher. Elle est accompagnée de sa famille aimante. Il est accompagné de son secret. 15 PROLOGUE Gaia flânait dans le jardin du cottage familial. Paysage pastoral pur, délicat. C’était une jeune femme de vingt ans. Cheveux foncés, regard profond où se lisait une grande intelligence. Il y avait quelque chose d’incandescent, d’intense, dans sa présence. Une grâce juvénile. Ses sentiments présents étaient indéchiffrables. Elle regardait tantôt l’horizon devant elle, tantôt l’herbe sous ses pieds. Le jour qui tombait teintait le tableau d’une certaine gravité. Elle se souvenait de sa première rencontre avec Christopher. Jusqu’à récemment, elle avait cru que celle-ci avait eu lieu au printemps dernier. Elle s’était souvenue il y a seulement peu que, véritablement, la toute première fois qu’ils s’étaient vus s’était créée d’elle-même bien des années plus tôt. 17 TREIZE ANS AUPARAVANT Un bal avait lieu dans une demeure du voisinage. Ambiance festive et chaleureuse. Christopher, quinze ans, y assistait. Il était plutôt débraillé : sa chemise froissée dépassait de sa veste, son pantalon était rapiécé. Il était assez avachi, bien qu’il se redressât parfois pour se donner une contenance. Timide, il se tenait à l’écart et s’ennuyait. Il regarda un groupe de jeunes, manifestement du même âge que lui, qui dansaient. Il se dirigea vers la table où étaient proposés mets et boissons. Il se servit discrètement un fond de verre de vin. Près de lui, deux dames discutaient en se servant de la crème de cassis. Rapidement, un certain brouhaha se fit entendre. La première dame interrogea : – Mais qui sont ces gens ? – Les Dercyme, répondit sa compagne. – Assiste-t-on à un bal privé avec des enfants aussi jeunes ? – Madame et Monsieur estiment qu’un enfant a le droit de se divertir à tout âge, et qu’il n’y a pas de raison pour que les cadets restent à faire leurs prières 19
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