Des vacances rocambolesques - Page 2 - test Jean L’Hôte Des vacances rocambolesques Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-2285-9 Dépôt légal : Novembre 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Précision de l’auteur Tous les personnages (noms, surnoms, descriptions, fonctions, etc…) mis en scène dans cet ouvrage sont entièrement fictifs. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou disparues ne peut être que pure coïncidence. 9 Après trois recueils de poésie intitulés : « Tout… Simplement » quatre romans intitulés : « Jetta II » « Le retour d’Ingrid » « Le retour d’Aurore » « Meurtres à Marival » L’auteur vous entraîne dans une nouvelle fiction. 11 1 – Alors, papi ! As-tu enfin fini de l’écrire, cette fameuse histoire promise depuis mes sept ans ? Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, j’en ai treize et je sais tout de la vie. Je sais comment on fait les bébés, je sais aussi comment faire pour ne pas en avoir, alors tu vois, tu peux vraiment tout me dire, lance Léa, une superbe jeune fille, une surdouée, en s’asseyant à côté de son papi occupé avec son ordinateur. Il la regarde, subjugué, referme l’ordinateur, se lève, l’embrasse puis lui dit : – Bon anniversaire, ma chérie, viens, suis-moi, je t’ai préparé un joli cadeau. – Pas cette fois, papi. Tous les ans tu me fais le même coup : un joli cadeau et la promesse de me raconter ton histoire, à mon prochain anniversaire. Cette fois-ci, je reste ici, et j’attends. Remets donc en service ton ordinateur, et laissemoi lire le fichier qui se nomme : « Des vacances rocambolesques. » 13 – Quel fichier ? Où as-tu vu cela ? Comment saistu que ce fichier existe ? – Je t’expliquerai cela à ton prochain anniversaire, papi, mais aujourd’hui, c’est le mien, alors, fais-moi cet immense plaisir, s’il te plait, mon papi. En disant cela, elle lui fait les yeux doux, puis elle lui caresse doucement la joue. – C’est une très longue histoire et tu ne connaîtras pas la fin avant le repas de midi. Il serait préférable de la commencer cet après-midi, dès la fin du repas. – Bien sûr ! Après le repas, tu iras faire ta sieste, et ainsi de suite. Je n’ai plus sept ans, papi, je ne suis plus assez stupide pour ne pas comprendre ton stratagème. Allez ! Pousse-toi, je vais le mettre en route, ton ordinateur. – Surtout pas ! Il ne connait que moi. Si tu y touches, tu vas le dérégler. – Parce que, comme moi, il a aussi des règles ? – Bon, d’accord, je vois à qui tu ressembles. Allons-y, mais promets-moi de ne jamais parler de cette histoire. – Voyons, papi, cela coule de source, un secret de famille ne se divulgue pas. Il soulève le capot de l’ordinateur, saisit le microcasque et le pose sur sa tête. – Oh, mais dis donc ! Tu t’es drôlement modernisé. Tu utilises maintenant la reconnaissance vocale pour commander ton ordinateur ? – Oui, elle me facilite la tâche. – Montre-moi tes mains ! 14 D’accord, je comprends maintenant pourquoi : l’arthrite bloque tes doigts. – Tu sais aussi cela ? – À ton avis, pourquoi Internet existe-t-il ? Sur la toile, tu peux tout apprendre. – C’est exact, les bonnes choses, comme les mauvaises. Au fait, tu ne m’as toujours pas dit quel métier tu voudrais faire plus tard ? – Je serai laborantine, je ferai des recherches, ou je travaillerai dans un hôpital, enfin, n’importe où, à condition de pouvoir utiliser des substances dangereuses. Je suis fascinée par celles-ci. En entendant cela, papi rabat lentement la partie supérieure de l’ordinateur. – Arrête ! Tu viens de me promettre, tu dois tenir ! Laisse-moi lire cette histoire, papi. Le dessus de l’ordinateur se relève, les commandes verbales sont annoncées, les écrans se succèdent jusqu’à ce que le titre si attendu par Léa apparaisse : « Des vacances rocambolesques » * * * – Enfin ! Dis-moi, y a-t-il beaucoup de cadavres dans ton histoire ? Parce que, sans cadavre, elle ne serait pas passionnante, mais cela, je suppose que tu dois le savoir, à ton âge. – Des cadavres, bien sûr qu’il y en a ! Mais j’aimerais savoir si tu veux découvrir ce que j’ai écrit, 15 ou modifier mon histoire, parce que si c’est pour la modif… – Oh, là ! Mon papi devient susceptible ! D’accord, je te promets de ne faire aucune critique ni observation, avant d’avoir lu la dernière ligne. Cela te va-t-il, mon papi ? – C’est parfait. Voici donc cette histoire : 16 2 Depuis qu’il a obtenu son permis de conduire, Julien, un jeune garçon, blond, timide et maigrelet, va, en voiture, passer tous les week-ends à Bruyaumont. Sa sœur Nina l’accompagne. Ils vont aider leur tante qui tient un café. Celle-ci est toujours heureuse de les voir arriver, car elle peut enfin se reposer lorsqu’ils la remplacent. Les semaines se succèdent, les voyages aussi. Ce café réputé être un « café pour vieux » voit l’arrivée de plus en plus importante de jeunes de la région qui, auparavant, le délaissaient. Les pourboires qui augmentent régulièrement et les quelques billets ajoutés par la tante sont fort appréciés par ces deux jeunes, mais un jour, Nina tombe amoureuse de Guillaume, le fils du libraire d’en face. Les voyages continuent. Julien se retrouve désormais seul au café, sa sœur préférant rejoindre son amoureux, dès son arrivée. Quelques mois plus tard, Nina et Guillaume décident de se marier. Naturellement Julien est invité à ce mariage. 17 Pour la cérémonie et le banquet, il se trouve en compagnie de Mireille, une cousine éloignée de Guillaume. Il n’a jamais vu cette fille auparavant. Elle lui a été attribuée d’office comme cavalière. Le dimanche suivant, c’est la fête au village. Sur les conseils de sa tante, Julien s’y rend pour prendre l’air et se changer les idées. Une heure et demie plus tard, il rentre au café. – Te voici déjà, lui lance sa tante, tu es bien comme ton père, tu n’aimes pas beaucoup t’amuser. – Non, ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère t’aider. Il remet sa veste de serveur, puis il se dirige vers une demoiselle qui vient d’entrer dans le café. Il lui demande ce qu’elle désire, lui apporte sa consommation, et revient vers sa tante. La discussion reprend quelques instants, puis la tante annonce : – Puisque tu es rentré, je te laisse reprendre le service, je vais me coucher, je suis un peu fatiguée. Les week-ends passent,… comme sa sœur, Julien tombe amoureux. Il fait la connaissance de Gabrielle, une fille qui vient régulièrement, en compagnie d’une bande de copains, prendre un apéritif le dimanche matin. Les mois passent, puis ils se marient et s’expatrient dans un autre département, pour des raisons professionnelles. Régulièrement, ils reviennent à Bruyaumont, passer le week-end chez les parents de Gabrielle. Ils 18
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