Un Roi malheureux - Page 1 - Anastasia kostareva Un Roi malheureux… Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2009 5 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 81 42 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1001-6 Dépôt légal : Mars 2009 © Anastasia Kostareva L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 6 Sommaire Chapitre 1 – Avec l’inconnu ............................ 11 Chapitre 2 – L’affaire ...................................... 29 Chapitre 3 – Le voyage et les rencontres ......... 37 Chapitre 4 – Le départ ..................................... 55 Chapitre 5 – Le passé ....................................... 65 Chapitre 6 – Krista ........................................... 71 Chapitre 7 – Les deux chemins ........................ 79 Chapitre 8 – Au sommet .................................. 97 Chapitre 9 – La Division ................................. 113 Chapitre 10 – Le nouveau allié ........................ 137 Chapitre 11 – Traversé des ombres ................. 159 Chapitre 12 – Sous le poids des souvenirs ...... 169 Chapitre 13 – Une blessure ou une vérité ? .................................................. 195 Chapitre 14 – Une famille retrouvée ............... 211 Chapitre 15 – Le roi Dine ................................ 239 9 Chapitre 16 – Premier combat au nom du roi ................................................... 249 Chapitre 17 – La guerre prend sa force ............ 267 Chapitre 18 – Nouvelle journée, nouvelle histoire… ........................................... 285 10 Chapitre 1 Avec l’inconnu L’énorme tour du château jeta son ombre sur la cité. Cette tour servait pendant de nombreuses années de la salle de réunion. En effet, au sommet de la tour on a construit une petite chambre pour défendre la cité. Je sais ce que vous voulez dire, une petite chambre ne peut pas défendre la cité d’une centaine d’habitants. Mais dans cette salle, les chefs d’État se réunissaient pour discuter des guerres ou choisir des nouveaux soldats et les guerriers qui vont servir à l’État. Le château en lui-même servait de l’école des soldats et des guerriers, les meilleurs sortaient de cette école. Autrement, il n’avait aucune valeur. Un simple château gris, mais aussi une école la plus redoutable de tous les temps. Pour toutes les guerres, cette école fournissait des meilleurs combattants. Elle était très importante pour la cité et pour tout le royaume de Sarte. La cité en elle-même était aussi grise que le château. Un genre de la cité où on ne s’arrête pas pour longtemps. Quelques fleurs, quelques arbres, une fontaine au milieu, deux grandes auberges, une seule 11 bibliothèque qui ne sert à rien (il n’y a personne qui sache lire). Mais ce n’est qu’une petite partie de la ville ; la cité des pauvres, des voleurs, des criminelles, des tueurs, des gens qui vous poignardent sans demander quoi que ce soit. Si vous n’avez pas d’argent, bah, tant pis pour vous, eux, ils ne seront pas en regret, car la chaire, elle compte aussi quand vous avez faim ! Bon assez d’horreurs de la vie quotidienne. La partie de la cité interdite est souvent fermée et bien protégée par un mur énorme, qui voudra que les ogres aillent se promener dans la partie de la cité pour les riches ? Oh, la plus belle partie de la cité ! Avec ses fleurs de toutes couleurs possible. Ses arbres toujours soignés et souvent faits en formes d’animaux. Ses maisons blanches et bleues. Les bibliothèques qu’on rencontre à chaque coin de la rue. Les fontaines, les rues propres, les trottoirs. Une rêve. Mais elle ne nous intéresse pas plus qu’une pierre à la personne affamée. Normalement les guerriers n’ont aucun accès à cet endroit. Seulement les soldats. Ne dites pas que je me trompe ! Le soldat et le guerrier, ce n’est pas la même chose ! Le soldat ; le titre pour les nobles, issus d’une famille qui peut payer pour que leur fils ne parte pas à la guerre. Il va juste apprendre à se battre et se protéger, et même peut être un jour il pourra devenir le soldat du roi. Être près du roi, le protéger, un privilège qu’on rêve d’obtenir quand on est vraiment mal placé dans la société. S’il arrive qu’il faille partir en guerre, le soldat ne sera jamais au front, car il risque de mourir. On protége bien les nobles. Ils ont tous les privilèges qu’on peut imaginer, ils se 12 nourrissent bien, ont tout ce qu’ils veulent, la vie sans danger, sans aucuns soucis. Le guerrier, le titre pour ceux qui n’ont rien. Pas de famille, nulle part où aller, pas d’argent, rien à manger. Rien de rien. Ce sont eux, qui vont partir à la guerre en premier, c’est eux, qui sont envoyés aux missions qualifiées d’impossibles. S’ils ne reviennent pas, bah, tant pis pour eux. La mort c’est leur seule amie parmi les autres privilèges de la vie. C’était désormais le cas de Thomas, le jeune recru de dix sept ans, quoique, il paraisse être plus jeune. Normalement pour rentrer dans l’école il faut avoir au moins douze ans, mais cela arrive que les jeunes garçons mentent à propos de leur âge, car quand on a le ventre qui crie famine, on invente tout et n’importe quoi pour avoir au moins un morceau du pain à manger. Mais si un jour on trouve qu’ils ont moins de douze ans, ils pourront être punis ou même tuer. Par contre la vie à l’école était si rude que la plupart des garçons, même arrivés avec l’âge voulu, mourraient d’épuisement. Les exercices quotidiens, le rythme du travail insupportable, tout joue son rôle quand on est faible. Il jeta vite fait le coup d’œil dehors, les fanfares signalaient l’arrivée du roi. Dans trois heures il devait designer ceux qui vont servir au roi. Bien sûr que ce sera un des soldats, mais il arrivait des fois que le roi désignait les certains parmi les guerriers. Thomas se précipita de sortir dans la rue, il voulait voir le roi arriver. C’était la première fois qu’il a eu l’occasion de voir le roi en vrai. Enfermé dans l’école, il le voyait juste sur les portraits qui ornaient les murs d’école. En sortant en toute vitesse dans le couloir, il a eu malheur de tomber sur les trois soldats qui se 13 promenaient dans le château. Un des soldats fut renversé. Thomas tomba aussi. Il se releva en toute vitesse et essaya de s’en fuir, mais pas de chance. Le soldat avec la barbe rousse l’attrapa par le bras. Thomas se maudit pour un simple désir de voir le roi. – Dis donc, on renverse les gens et on veut s’en fuir sans dire « désolé » ? – le gros ne rigolait pas, Thomas se sentit tout de suite tout petit, tout miniature. Mais pourquoi il a fallu qu’il tombe sur eux juste aujourd’hui ? – Alors, on va faire quoi ? – demanda le dernier à ses camarades et surtout à celui qui se relevait. Thomas s’étonna comment il a pu renverser un de cette taille ? Le soldat était d’une taille énorme, déjà que Thomas n’était pas de petite taille, mais le gros le dépassait pour deux têtes. Il avait une barbe rousse et les cheveux de la même couleur. Les deux autres lui rassemblaient assez fortement. Excepté quelques petites détailles. Mais cela ne rassurait pas du tout Thomas. Il se maudit de nouveau. Il ne pourra pas s’échapper aux soldats, c’était sûr cent pour cent. Mais il ne pourra pas partir en disant « désolé », c’était un autre cas désespéré pour lui. Les soldats se sentaient très souvent rassurer par sa noblesse et par conséquent ils se sentaient en pouvoir d’installer les lois. Ils torturaient très souvent les garçons comme Thomas pour une simple raison de s’amuser. Seul, les surveillants pouvaient les raisonner, car ils étaient en mesure de les renvoyer dans leurs familles et c’était fort déplaisant. Au contraire des guerriers, ils avaient quelque chose à perdre. La noblesse, que voulez vous de plus ? 14 – On va s’amuser ! – rigola le deuxième soldat, il regarda Thomas qui ferma ses yeux en attendant un coup de poing dans le ventre. – Laissez le partir ! – pour son étonnement, Thomas a entendu une voix amicale. – Il a renversé le nôtre ! – cria le gros. – Partez, vous n’avez rien à faire ! – Thomas ouvert ses yeux. Il vit un ami ou presque, quoique, dans son cas tout le monde qui pouvait l’aider était son ami. – On ne veut pas de bagarre avec toi, Lort, – dit calmement le gars qui tenait toujours Thomas par le bras en le serrant de plus en plus. Lort, le nom bizarre et qui faisait peur. Personne ne savait ce qu’il voulait dire, mais ce n’était pas par un hasard qu’il l’avait choisi hors de la nomination des guerriers. Personne ne voulait se retrouver en compétition avec cet homme, le meilleur en rapière, le meilleur en dague, le meilleur partout, s’il s’agissait du combat. – Moi, non plus, car je vous tuerai facilement ! – « Ouh-la ! Il ne plaisante pas ! » Pensa Thomas. Bien sûr qu’il ne plaisantait pas. Cet homme tuera facilement et il n’aura rien pour cela. En général, toutes les bagarres dans le château étaient formellement interdites. Excepté dans les cas quand les soldats la cherche et de même pour les guerriers. Dans ce cas là, et c’était assez souvent, si le guerrier se trouve dans la partie Est du château, alors le soldat a le droit de le tuer et il n’aura rien. Dans le cas, quand le soldat se trouve dans la partie Ouest, exclusive pour les guerriers, c’est le guerrier qui sera défendu. Donc, il a le droit de le tuer en se défendant 15 et si il y aura des blessés, le soldat sera renvoyer chez lui. Ce règlement complexe, et impossible à comprendre, apportait toujours ses fruits. Les guerriers évitaient de pénétrer dans la partie Est, donc dans le cas du vole, ils sont exclus des suspects, qu’était tout à fait bien agréable. Les soldats à son tour pouvaient pénétrer dans la partie Ouest, mais ils faisaient quand même attention de ne pas tomber sur un guerrier de même force qu’eux et de torturer les gens en présence des surveillants. La peur, être renvoyer chez eux, est une raison principal pour tenir le calme parmi les soldats. Dans ce cas là, Lort a pu facilement tuer quelqu’un et les survivants seront renvoyés chez eux. Il semblait que les soldats l’ont compris parfaitement. Personne ne pouvait battre Lort, en plus ils n’avaient pas d’armes. Tout le port d’armes dans le château était strictement interdit, mais il y avait toujours ceux qui ont un couteau ou une dague… De toute façon, si Lort n’avait pas d’arme, il restait toujours la possibilité de se retrouver avec le cou cassé… Le gros lâcha le bras de Thomas, le dernier se précipita de venir à côté de Lort. Les trois gorilles sont restés bouche baie. Sans rien dire, Lort tourna le dos aux trois soldats et partit en direction de la porte que menait vers la sortie du château. Thomas le poursuivit. Ils ont du descendre un long escalier, afin de sortir dehors. Une fois dehors, Thomas fut impressionné par le peuple qu’entouraient les portes d’entrée dans le château, tout le monde voulait voir le roi arriver. Thomas se demanda comment ils pourront parvenir de traverser la foule, pour être au premier 16
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