La Légende Des Dragons - Page 1 - test Aurélien NOIRET La Légende des Dragons Tome 1 Edilivre – Éditions APARIS Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20, rue des Grands-Augustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Edilivre, Éditions APARIS – 2008 ISBN : 978-2-35607-681-6 Dépôt légal : Juillet 2008 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. 4 Chapitre 1 Un terrible secret Dans l’Ancien Monde trois dragons faisaient régner terreur et destruction sur la Terre. Ils étaient connus sous les noms de : Gargantua, Phœnixes et Xira. Les hommes livraient une guerre sans merci face à ces monstres sans pitié. Après plusieurs années de guerre qui causèrent des millions de morts, un homme venu de nulle part mit un terme à ce cauchemar. Vêtu d’une longue cape dorée, il cachait son visage avec un masque. Il se dressa devant les trois dragons en levant son sceptre vers le ciel, une intense lumière blanche enveloppa les trois dragons comme un voile et les fit disparaître en un instant. L’homme au sceptre disparut au même moment que les trois créatures, et personne n’entendit plus parler de lui. Les hommes avaient vénéré leur sauveur pendant plusieurs siècles. Avec le peu de souvenirs qu’ils avaient de lui, ils érigèrent une statue le représentant comme un homme masqué portant une longue cape dorée. 7 Au fil des siècles, ce sauveur ainsi que les trois dragons se transformèrent en une légende. Plus les années passaient, plus cette légende ne devenait que spéculation et imagination. Elle était pourtant bien réelle mais une chose n’avait pas été dite : les dragons n’avaient pas totalement disparu de ce Monde. Ils avaient été emprisonnés dans l’Ancien Monde. Un homme avait émis l’hypothèse que les trois dragons légendaires avaient été réincarnés en humains, trois humains en qui était emprisonnée la plus ancienne légende. La seule question que se posait cet homme était : quand seront-ils libérés ?… Près de dix mille ans plus tard, sur une longue route entourée d’arbres et de rochers d’une beauté resplendissante, le soleil éclairait le chemin sur toute sa longueur. Il y régnait un calme apaisant mais ce calme fut interrompu par deux personnes qui semblaient se disputer. L’une d’elles s’appelait Riku, un garçon de taille moyenne de seize ans, avec des cheveux roux flamboyants, coupés assez court. Il portait un simple pantalon noir avec une veste sans manche et une large ceinture, ses mollets étaient bandés. Il avait un physique athlétique. « Arrête de me faire la morale ! Ce n’est pas de ma faute si je suis tombé dans ce trou. » dit-il en souriant à l’autre garçon qui paraissait contrarié. Ce garçon de vingt ans nommé Shizeme avait de longs cheveux blancs, ses vêtements ornés de dorures sur le torse mêlaient des tons bleus violets. Il avait un air très sérieux et faisait plus mûr que son âge. – Comment ça, pas de ta faute ? Tu te moques de moi ? Dès que je t’ai dit qu’on pouvait rentrer au village, tu as couru comme un enfant tellement tu 8 étais content et tu as fini droit au fond d’un trou ! Ce n’est pas comme ça que tu seras nommé Guerrier du village ! Riku faisait semblant de ne pas l’écouter. – Tu es chiant avec ta morale ! Amuse-toi un peu ! Tu fais toujours les mêmes discours à tout le monde ! C’est pas parce qu’on devient un guerrier qu’on peut pas être content. Ça fait plus d’un mois qu’on est partis pour trouver ce vieux sage, et en plus, pour rien ! Alors on rentre, et là, on se fait sermonner par Monsieur le teigneux ! Moi je m’en vais ! Shizeme semblait exaspéré par l’attitude de son compagnon et tous les deux ne prononcèrent plus un seul mot jusqu’à leur arrivée au village qui se nommait Menesa. Ils marchèrent ainsi dans le silence pendant de longues heures sous une chaleur intense. Le soleil se couchait peu à peu laissant place à une nuit étoilée. Les deux compagnons arrivèrent alors devant deux immenses portes où étaient gravés trois gigantesques dragons. – Euh… au fait, devant le Maître tu pourrais éviter de raconter ma malencontreuse chute dans le trou de cinq mètres ? Sinon je vais encore me faire sermonner pendant des heures et je dois aller voir mon père avant qu’il ne parte en mission. Shizeme le regarda d’un air exaspéré. – Sur le chemin du retour tu m’as fait une crise comme quoi tu avais le droit de t’amuser, et là tu te rétractes ? Tu sais que tu es vraiment exaspérant ? Ce n’est pas avec cette attitude que tu vas réussir à sortir avec Salia. Riku faillit s’étouffer et finit par en avoir les larmes aux yeux. 9 – Hein ? Euh mais pourquoi tu dis ça ? Qui te dit que j’ai envie de sortir avec elle ! Oh et puis ce ne sont pas tes affaires ! Il lui tourna le dos et fit mine de bouder. Shizeme se moqua de lui : – Arrête ! Tu as envie de sortir avec elle depuis qu’on a 5 ans, tu rougis dès qu’elle te regarde ! Bon allez, salut l’amoureux ! On se voit dans une heure chez le Maître. Ils prirent des chemins différents pour rentrer chez eux. Une heure plus tard, ils se rendirent chez le Maître et attendirent d’être reçus. Une porte s’ouvrit quelques instants plus tard et laissa apparaître un homme grand, assez âgé affichant une mine fatiguée. – Riku, Shizeme, venez me faire votre rapport s’il vous plait. Ils entrèrent tous les deux et s’assirent. Le Maître prit la parole : – Alors ? Vous l’avez trouvé ? Il était bien là-bas ? C’est Shizeme qui répondit en premier : – Non, malheureusement il n’y était pas. Nous avons mis une semaine pour nous y rendre. Nous avons fouillé dans la ville et ses alentours, mais aucune trace de lui et personne ne l’a vu. Cependant les habitants ont surpris plusieurs personnes assez bizarres qui posaient les mêmes questions que nous. Mais nous ne les avons pas retrouvées non plus. Nous y avons pourtant séjourné une semaine pour vérifier tous les endroits possibles, mais nous n’avons rien trouvé. Nous n’avons rencontré aucun ennemi, ni aucun problème sur la route. 10 Riku prit ensuite directement la parole d’un air boudeur : – En résumé, nous sommes partis un mois pour rien. Il faudrait peut-être vérifier la qualité de vos informateurs parce que là, ça craint ! Et en plus on n’a quasiment pas dormi ! La seule chose palpitante qui s’est passée fut un mendiant qui avait volé une pomme ! Il rit puis poursuivit : – Non mais sérieux, si être un guerrier du village s’annonce aussi chiant, moi je vais me trouver un boulot au magasin à côté de chez moi ! Shizeme le coupa : – Non mais franchement Riku, tu n’as donc de respect pour rien ? C’est un honneur d’être un guerrier du village ! Et toi tu as comme idée d’aller vendre du pain ? Je suis un guerrier et je dois former le moins motivé de tout le village ! N’oublie pas que tu es devant le Maître, alors parle avec un peu plus de respect ou… Riku ne le laissa pas terminer : – C’est bon ! J’ai compris Shizeme, ça va ! Je t’ai déjà dit d’arrêter avec ta moralité, c’est vraiment énervant ! Soudain une toux fit taire la conversation des deux compagnons. – Arrêtez de vous chamailler s’il vous plait, ce n’est pas le moment de se diviser, vous n’avez aucune idée de ce qui est en train de se préparer. Cette seule phrase suffit à les faire taire tous les deux. Shizeme prit la parole : 11 – Maître ? Je ne vous avais encore jamais vu aussi inquiet. Que se passe t’il ? Que voulez-vous dire par « vous ne savez pas ce qu’il se prépare ? » et pourquoi doit-on retrouver le vieux sage Estrode ? Il a quitté le village il y a plus de cent ans ! L’inquiétude et la fatigue se lisaient facilement sur le visage du Maître. Même Riku affichait une mine inquiète, ce qui était assez rare. – Il a raison, on ne vous a jamais vu comme ça. Dites-nous ce qu’il se passe, sinon on ne pourra pas vous aider quand ça se produira. Même si je ne suis pas un guerrier, je donnerais ma vie pour ce village et pour chaque personne qui y vit. Alors ne gardez pas de telles choses pour vous et dites-nous ce qu’il se passe une bonne fois pour toute. Shizeme et le Maître sourirent à Riku. – Tu as un comportement admirable Riku, et je me réjouis d’avoir entendu ça. En ce qui concerne ton titre de guerrier, ta cérémonie aura lieu demain après midi. Shizeme nous a dit, au conseil et à moi, que tu avais aisément le niveau pour être un guerrier du village. Riku resta bouche bée à cette annonce. Il regarda Shizeme à deux reprises. – T’es sérieux ? Tu penses que j’ai le niveau pour l’être ? Shizeme le regarda en souriant. – Oui je le pense sincèrement, tu es plus fort que je ne l’étais quand je suis devenu un guerrier du village. L’épée que ta mère t’a laissée quand elle est décédée est d’une puissance folle. Tu la manies à merveille et tu arrives à faire de puissantes attaques avec elle. En bref, tu as toutes les qualités pour protéger le village, 12 mais ce n’est pas une raison pour te relâcher ou diminuer la fréquence de tes entraînements. Tu vas devoir au contraire t’entraîner d’avantage. Riku souriait et semblait ému. – Tu as vu ? Tu continues avec ta morale mais pour une fois je l’ai écoutée ! Merci Shizeme, je ne te décevrai pas et je deviendrai encore plus puissant que toi. Shizeme le reprit aussitôt : – Ne rêve pas quand même, tu es encore loin de mon niveau ! Le Maître reprit la parole : – Bon ! Il est temps de rentrer vous reposer. Riku, n’oublie pas d’aller voir ton père avant qu’il ne parte. Shizeme, il y a une réunion de tous les guerriers du village dans deux heures. N’oublie surtout pas de venir, c’est très important. A bientôt. Ils quittèrent le bureau ensemble sans dire un mot. Shizeme affichait une mine inquiète mais Riku, lui, semblait plutôt heureux. – Merci Shizeme, je te suis… Mais ce dernier le coupa : – Quelque chose ne va pas, le Maître était vraiment bizarre. Il sait très bien que je n’ai pas raté une seule réunion en 7 ans, alors pourquoi insiste t’il pour que je ne rate pas celle-là ? Excuse-moi Riku, il faut que je vérifie quelque chose. A plus tard. Il se mit à courir d’un air inquiet, laissant un Riku étonné et un peu vexé de s’être fait couper la parole. Riku prit le chemin de sa maison pour aller voir son père qui devait bientôt partir en mission. Il passa devant des petites maisons qui étaient alignées, mais également de grands bâtiments qui servaient 13 d’armureries ou de centres pour l’enseignement de l’art de l’épée. Il finit par arriver devant chez lui où son père, un homme d’une quarantaine d’années avec les cheveux bruns coupés court, l’attendait. – Tu es enfin là Riku ! Ça fait une demie heure que je t’attends. Je vais être en retard si ça continue… Riku poussa un soupir. – C’est bon ! J’ai fait aussi vite que je pouvais, je ne suis pas une fusée ! On habite à l’autre bout du village et je suis allé faire le rapport de la mission avec Shizeme. Son père semblait assez pressé et bizarrement, inquiet lui aussi. – Alors pourquoi tu es habillé comme si tu allais te marier ? Ah… laisse-moi deviner… Il fit mine de réfléchir. – Tu vas voir Salia ? Tu sais, un jour faudra que tu arrêtes ta comédie et que tu lui demandes directement. Bon, plus important ! Je reviens demain matin et je vais manquer la réunion d’aujourd’hui, alors tu demanderas à Shizeme qu’il te donne le compte-rendu de la réunion pour voir ce que j’ai manqué. Riku semblait déçu et en colère. – Ouais, le plus important comme tu dis ! Tu n’as rien oublié par hasard ? De toute façon, laisse tomber ! Ça ne changera jamais, à demain ! Il partit visiblement très énervé laissant son père qui affichait une mine triste. – Riku ! Je n’ai pas oublié, je suis désolé mais je crains que demain soit le dernier jour de paix dans ce village. 14
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