Retour vers la cité céleste - Page 1 - 3 Jean-Pierre Hermans Retour vers la cité céleste roman initiatique éditions Dédicaces 4 RETOUR VERS LA CITÉ CÉLESTE © Copyright - tous droits réservés à JEAN-PIERRE HERMANS Toute reproduction, distribution et vente interdites sans autorisation de l’auteur et de l’éditeur. Couverture : GORKA ECHARRI http://echarri.fr Dépôt légal : Bibliothèque et Archives Canada Bibliothèque et Archives nationales du Québec Un exemplaire de cet ouvrage a été remis à la Bibliothèque d'Alexandrie, en Egypte POUR TOUTE COMMUNICATION : Site Web : http://www.dedicaces.ca Courriel : info@dedicaces.ca MonAvis : http://monavis.dedicaces.ca Facebook : http://facebook.dedicaces.ca Jean-Pierre Hermans : jeanpierre.hermans@voila.fr Site Internet : http://www.jeanpierrehermans.fr 5 Jean-Pierre Hermans Retour vers la cité céleste roman initiatique 7 Remerciements Toute l’inspiration de ce roman provient d’un canal direct entre mes guides spirituels et moi-même. Il a été transcrit dans un temps record et m’a plongé dans un état de parfait bonheur. Ce livre contient des messages, dont l’intensité m’a souvent ému. Une énergie de paix et d’amour s’est glissée entre les lignes de ce livre. Certainement que mes guides ont voulu imprimer cette énergie bien spécifique afin que chaque lecteur puisse en bénéficier. La version définitive du roman que vous allez lire ne serait pas ce qu’elle est sans la présence et l’intervention de : Mes chers parents qui n’ont jamais cessé de croire en moi, ils sont très certainement ceux qui m’ont le plus encouragé depuis ma naissance à être moi-même. Que le témoignage de ce livre leur apporte toute ma reconnaissance. Ma compagne, Francine Flye, qui m’a poussé à aller au bout de mes convictions, afin de faire de ce manuscrit le document le plus complet et le plus accessible possible. Elle est mon admi- ratrice la plus fidèle et la plus critique. Son métier de déco- ratrice et sa recherche constante de l’équilibre et de l’harmonie se retrouvent au hasard des pages que vous allez découvrir. Mon amie, Martine qui, depuis vingt ans, et, de par ses judi- cieux conseils, partage mes visions en y apportant son analyse et son expérience, tout en respectant le sens de mes idées. La rigueur de son métier de juriste m’a souvent aidé à trouver le mot le plus juste pour plaider l’amour et la paix. Salima Ben Salem (Biarritz) qui a su consacrer du temps à la lecture de cet ouvrage, afin d’y apporter son avis et son expérience de thérapeute bénévole. Laure Paradis Cami qui a influencé un passage de ce livre grâce à un de ses nombreux commentaires et échanges. Étudiante dans l’art de la coiffure, cette jeune femme sera très certaine- ment, grâce à son talent, une enseignante dans la reconnais- sance de l’identité. Carole Thiaudière de Poitiers, pour sa participation et sa motivation à la relecture du manuscrit. 8 Claire Canuel (Sherbrooke, Québec), ma fidèle correctrice et amie, pour la correction et la relecture définitive de cet ouvrage, afin de le rendre le plus compréhensible possible à tout lecteur. Monsieur Guy Boulianne (Montréal, Québec), homme d’art et de cœur, mon éditeur qui croit en mes écrits, et qui me permet de partager cette histoire avec vous. Je le remercie tout particu- lièrement d’apporter toutes ses connaissances aux nombreux auteurs de sa maison d’édition. Madame Francine Minville (Montréal, Québec), pour tout le soutien et l’aide qu’elle m’apporte dans mes témoignages, mais aussi pour son activité et son empreinte au profit des auteurs des éditions Dédicaces. Enfin, à tous ceux qui ont apporté leur contribution par leur écoute, leur patience et leurs avis. Je vous dédie ce livre, et je souhaite qu’il vous apporte une pierre dans la construction de votre propre édifice. JEAN-PIERRE HERMANS 9 Préface L’auteur Jean-Pierre Hermans m’a fait l’immense plaisir et l’honneur de signer une préface que je vous livre avec humilité pour vous donner l’envie de vous questionner sur la vie sous toutes ses formes, qu’elle soit spirituelle ou fictive. De son premier ouvrage « Ambrosia - l’éveil vers l’immortalité », Jean-Pierre Hermans nous offre maintenant son premier roman « Retour vers la Cité céleste » dont le thème principal est « la vie », avec un témoignage d'une saisissante sincérité, avec ses messages sur les traditions de certaines tribus amérindiennes dans un cadre réaliste sur notre évolution qui, au bout du compte, nous rappelle que nous ne formons qu’« Un ». Chaque phase de la vie se veut parfois choquante, parfois boule- versante et parfois merveilleuse. De l’horreur à l’honneur, de la misère à la joie, de la guerre à l’amour pour former un « Tout » afin d’évoluer vers un monde meilleur. Je vous dirais que l’œuvre de Jean-Pierre Hermans est bien plus qu’un roman, c’est un véritable voyage initiatique. Ce livre évoque le passé, le présent et le futur qui, à l’égard de la conscience humaine, nous introduit vers une conscience céleste. Il nous plonge à l’intérieur de l'« être » essentiel qui peut parfois faire tomber l’« être » humain actuel. La face cachée de l’histoire, de l’existence, de l’âme, dans sa plus profonde pureté, la frontière du merveilleux... LA GENÈSE ! En lisant l’œuvre de Jean-Pierre Hermans, cela m’a rappelé une citation de Gustave Le Bon : « Trois ordres de vérités nous guident : les vérités effectives, les vérités mystiques, les vérités rationnelles. » La plume de Jean-Pierre Hermans est une largesse pour nous faire « réfléchir », étape par étape... À réfléchir, et plus encore. FRANCINE MINVILLE, auteure 11 Introduction Ce livre retrace le voyage d’une âme dans l’illusion du temps et de la forme. Cette âme va se présenter sous différents visages, dans diverses existences pour expérimenter quelques scènes de vie. Présentées sous la forme d’un roman initiatique légèrement teinté de fiction, l’auteur se plaît à raconter des histoires et des anecdotes qui appartiennent à la mémoire de l’humanité. Des périodes de paix entrecoupées de guerres, de moments de bonheur et de constructions, les différentes facettes de la vie rappellent aux hommes le sens même de leur incarnation, de leur personnalité, pour enfin découvrir leur véritable identité. Finalement, au bout de quelques millénaires, cette âme va redécouvrir sa véritable nature pour accéder à l’immensité de son potentiel. Des millénaires pour nous rappeler qui nous sommes, Quelques années pour clarifier nos pensées, Quelques mois pour les écrire, Quelques heures pour les lire, Et pour finalement prendre conscience que tout se passe toujours maintenant, et qu’il n’y a pas de vie en dehors de MAINTENANT ! Ce « maintenant » nous donne accès à notre réelle identité. Mais, pour en arriver à cette déduction, l’auteur vous propose un voyage dans les couloirs de l’illusion du temps et de la forme, mais aussi dans des contrées et des milieux aussi surprenants que divers. Bon voyage à la découverte de vous-même. 13 PREMIÈRE PARTIE L’enfance et l’adolescence 15 Chapitre 1 La rencontre Il y a bien longtemps, au Canada, au pied des Rocheuses, une tribu sioux avait choisi de s’implanter dans un lieu propice pour passer l’été. N’étant pas sédentaire, elle se déplaçait au gré des besoins, du climat et des terrains de chasse. Un jeune chasseur eut la tâche de ramener du gibier afin de nourrir ses semblables. Il partit seul escalader les pentes de la montagne, dans l'espoir de rencontrer l’animal qui lui permettrait d’être reconnu dans le rôle de chasseur par les sages de son camp. Alors qu’il avançait doucement, se mélangeant aux arbres et buissons pour mieux se confondre avec la nature, il fut surpris d’entendre un petit bruit peu courant. Il s’arrêta, se mit à respirer plus doucement pour mieux identifier ce son étrange en ce lieu, mais il était trop loin pour le discerner. Il s’avança délicatement pour ne pas se faire entendre, et pour pouvoir approcher son éventuelle cible. Alors qu’il sortait une flèche de son passe, il se blottit contre un arbre. À cent mètres devant lui se tenait un magnifique loup blanc et, à nouveau, un petit cri sortit du buisson à proximité du canidé. Le chasseur fut intrigué par ce spectacle des plus insolites pour lui; il n’avait pas l’expérience de ses frères ainés et il n’avait jamais approché un loup d’aussi près, de plus, un loup blanc. Soudain, l’animal l’aperçut! Craignant une attaque, il engagea sa flèche et banda son arc prêt à riposter, mais le loup ne bougea pas et se pencha vers le lieu d'où provenaient les gazouillis. La curiosité gagnant le jeune chasseur, ce dernier tenta de s’approcher prudemment; même s’il n’était pas expérimenté, il connaissait la menace que pouvaient représenter des loups. Ce mâle solitaire était-il seul ? Sa louve ou la meute étaient-elles à proximité ? Courait-il un danger ? Valait-il mieux renoncer à sa curiosité et rebrousser chemin ? 16 Il était intrigué par le comportement du mâle, peu agressif, manifestant un intérêt pour quelque chose qui était proche de lui, mais que lui, le chasseur, ne pouvait discerner. Était-ce un louveteau égaré ou blessé ? Contre toute attente, le carnivore s’éloigna peu à peu et disparut. Le chasseur ne baissa pas son attention : il fallait être sur ses gardes, car le loup pouvait attaquer à tout moment. Était-ce une stratégie de l’animal? Il décida tout de même de s’approcher pour voir exactement ce qui avait retenu l'attention ce beau mammifère. Il ne fut pas déçu de ce qui l’attendait : un enfant en bas âge, couché sur le dos, le regardait et lui souriait. Qu'est-ce que cet enfant faisait là ? pensa-t-il. Avait-il été abandonné ? Par qui ? En tout cas, il n’était pas originaire de la tribu ! Il décida de le ramener chez les siens. Il rangea son arc sur son épaule, se baissa, puis prit le nourrisson délicatement dans ses bras. L’enfant se laissa faire et ne manifesta aucune réticence : bien au contraire, il sourit à son nouvel ami. Tout au long de la descente, le jeune chasseur vérifia si l’animal ou quelqu’un d'autre l’observait, car il se sentait épié. À un instant, il fut même angoissé, au point de se cacher avec l’enfant der- rière un arbre pour savoir ce qui le troublait. Pourquoi ce sentiment ? Il en profita pour rassurer le nouveau-né par un sourire de complicité et d’apparente quiétude. Volait-il l’enfant d’un autre ? Aurait-il dû le laisser où il se trouvait ? Ses parents s’étaient-ils éloignés pour un court instant ? La culpabilité et le doute l’envahissaient progressivement. Quand, au bout d’un long moment d’immobilité absolue afin de se confondre avec les éléments, il se rendit compte que son malaise provenait du loup qui le suivait à distance; lui-même se fondait avec le paysage et l’observait, ce qui fit encore plus frémir le jeune indien. Pour se donner du courage, il sortit de sa cache, tout en tenant l’enfant dans ses bras, et il s’adressa à haute voix au loup : « Loup solitaire, tu as gardé cet enfant, le Grand Esprit l’a voulu ainsi ! Je prends maintenant la suite ! Tu peux aller en paix, parce que je veillerai sur ce bébé comme s'il était le mien ! Tu peux donc retourner auprès des tiens ! ». Le chasseur reprit son chemin, et câlina l’enfant sur le visage. Il venait de justifier son acte envers le loup, ce qui l'apaisa grandement. Enfin, il arriva à la tribu, où il fut accueilli et assailli de questions. Il tenait encore l’enfant tout contre lui, car il ne pouvait se résoudre à le passer aux bras quémandeurs des femmes du village. Il se sentait, en effet,
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