Réalisation d'un Intranet - Page 1 - test Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20 rue des GrandsAugustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Éditions Edilivre – Collection Universitaire – 2008 ISBN : 978-2-8121-0026-0 Dépôt légal : Août 2008 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. Thèse présentée en vue de l’obtention du grade de Docteur de l’Université René Descartes, Paris V Discipline Spécialité : Sciences de la Vie et de la Matière : Informatique par John SÉRAPHIN Sujet : Réalisation d’un Intranet : Cohérence d’un Ensemble Réparti et Communicant, autour d’une Architecture Réflexive Soutenue le 6 février 1998 devant le jury composé de : Richard CASTANET Jacques PITRAT Guy PUJOLLE Dominique SERET Léo CACCIARI Dominique PASTRE - Rapporteur - Rapporteur - Président - Directeur - Examinateur - Examinateur 0. Méta-thèse 1 0.1 Autour d’un titre............................................................................................3 0.2 Remerciements ..............................................................................................4 0.3 Préambule .....................................................................................................5 0.4 Organisation de la thèse ...............................................................................7 0.4.1 Polymorphisme ..........................................................................................7 0.4.2 Conventions de présentation ......................................................................9 0.4.3 Sommaire de la Thèse « manuscrite »......................................................10 0.4.4 Sommaire de l’hyper-Thèse .....................................................................15 2 0.1 Autour d’un titre Résumée en quelques lignes, cette Thèse trouve sans doute son origine dans une fable, extraite d’un livre de textes d’école, qui relatait les exploits d’un ordinateur apprenant à composer du Mozart au fur et à mesure qu’il en intégrait les partitions. Ainsi amené aux ordinateurs, j’ai eu la chance de faire partie des pionniers de la micro-informatique, avec l’acquisition du fameux ZX-80 de Sinclair, premier d’une longue lignée. Cette découverte a aussi marqué le début de l’apprentissage d’une interminable série de langages de programmation. Reprenant, dans chacun de ces langages, un même programme qui me sert à faire « des gammes » j’enrageais, mû par un souci viscéral d’économie de l’effort, que d’aucuns qualifieraient de paresse, de devoir reproduire sans fin des écrans et des procédures similaires. Après tout, n’avais-je pas sous les doigts une interface avec un objet qui ne connaît que des « 0 » et des « 1 », que la répétitivité ne dérange manifestement pas ? Pourquoi ne pas lui soumettre un programme qui comporterait une description du problème et le laisser faire le travail, tout seul ? Je ne vous con(mp)terai pas ici le nombre d’échecs cuisants, fruits de programmes maladroits, implémentés dans des langages inadaptés à une telle entreprise. Éludant quelques années plus tard la préparation de concours, jugés incompatibles avec cette « paresse » naturelle, j’ai exercé mon premier choix en m’inscrivant en informatique, à l’Université, au grand dam de mes proches qui me coiffaient d’un bicorne. C’est ainsi que j’ai acquis la traduction, qui venait de paraître, du « Gödel Escher Bach » de Douglas Hofstadter. J’y découvris, étonné, la réflexivité dans tous ses états : le théorème de Gödel, la diagonale de Cantor, Magritte, Turing et surtout une grille de lecture de Bach que le wagnérien que je suis trouvait jusqu’alors hermétique. Initiée au hasard de lectures puis dans le cadre d’un DEA en Intelligence Artificielle, la rencontre avec Jacques Pitrat, devait achever ma (dé)formation aux systèmes et architectures auto-référentiels qui continuent à me fasciner. Réalisée puis implémentée en contrepoint à une expérimentation à la RATP, cette thèse consacre un amorçage Récurrent depuis vingt ans, achevé grâce aux critiques, relectures, encouragements et conseils incessamment renouvelés de Dominique Seret et d’Olivier Houdé. Il était donc normal qu’elle réunît, ici, ses différents inspirateurs, au travers du thème central du GEB et de l’Offrande Musicale. 3 0.2 Remerciements Ce qui est enfin devenu une thèse n’aurait jamais été réalisé sans l’intervention d’une pléiade d’acteurs qui, chacun à un moment plus ou moins important de sa conception, de sa réalisation puis de sa rédaction ont suggéré des améliorations, prodigué le mot de soutien, la critique ou l’encouragement qui m’ont finalement permis d’aboutir. Un grand merci à Richard Castanet qui a eu la gentillesse d’accepter de lire et de rapporter cette thèse et ce, même après que j’ai eu exposé à Pau. Je ne remercierai jamais assez Léo Cacciari, Dominique Pastre et Guy Pujolle d’avoir respectivement accepté de faire partie du jury et d’en être le président. Merci aussi à Madeleine Bonnet qui m’a accueilli dans son laboratoire où j’ai pu disposer de tous les moyens techniques, de l’aide et du soutien de Jean-Pierre Heymann, de Christian Le Guen et de Thierry Raedersdorff. Plusieurs stagiaires ont eu l’occasion de m’en vouloir en essayant soit de comprendre soit d’améliorer RICERCAR. En tout état de cause, Laurent Courtois, Éric Denoual, Alassane Diedhiou et Brice Meudec se sont efforcé de suivre les méandres des évolutions du système avec un stoïcisme remarquable. Claude Bonnot a, dans un premier temps, bien voulu me consacrer plusieurs heures pour m’expliquer des subtilités de la programmation d’Access. Il a ensuite été volontaire pour développer, à ma demande, la première maquette réalisant la connexion d’un SGBD au Web. Il a enfin, sans hésiter, adopté et utilisé RICERCAR pour ses besoins propres sans exiger d’en connaître les arcanes. Son aide et ses conseils auront été précieux. Un grand merci à Joël Nicolas et Philippe Pallu qui ont su m’écouter et me prodiguer leurs encouragements dans les moments de doute et qui, surtout, ont bien voulu accepter de lire et de commenter les épreuves décousues de cette thèse. Francis Robino a, quant à lui, assisté à la naissance de RICERCAR. C’est grâce à ses conseils et critiques que le système s’est rapidement recentré sur les fonctionnalités concrètes d’un intranet. Michel Raison m’a accueilli dans son équipe à un moment où rares étaient ceux qui auraient voulu d’un pareil canard. Il m’a fait confiance et m’a laissé l’occasion de prouver que j’étais capable de réaliser. Qu’il en soit remercié. Ma déjà longue présence à la RATP ne peut, enfin, être dépeinte sans la présence contrastée de Janick Taillandier dont j’ai fait et continue à faire partie des équipiers les moins faciles à manœuvrer. Bien qu’il n’ait pas partagé des options et des choix critiques de la thèse, ce n’est toutefois qu’avec son accord que j’ai pu la mener à bien, aménager mon emploi du temps, disposer d’un matériel et des logiciels adaptés, participer à des manifestations scientifiques et avoir la liberté d’esprit de l’achever. Merci. 4 0.3 Préambule Le client-serveur, fonctionnel depuis de nombreuses années, s’est néanmoins heurté au problème aigu du coût du déploiement d’une application, de sa configuration sur des milliers de postes de travail hétérogènes (type, mémoire, capacité, niveau de système d’exploitation, etc.). L’appropriation des technologies du World Wide Web par l’entreprise lui ouvre un nouvel avenir. Ce nouveau paradigme, autour duquel semble devoir s’organiser le système d’information, n’est pas sans poser à son tour un ensemble de questions dont l’acuité est à l’échelle du succès attendu de l’intranet. Tant techniques que structurels et organisationnels [Martin_97, Schneider_97], ces problèmes sont d’autant plus difficiles à appréhender qu’ils concernent peu l’Internet dont le polymorphisme, parfois chaotique, ne fait en réalité que refléter la diversité de culture de ses différents acteurs. La réussite d’un intranet suppose en effet qu’une qualité de service soit assurée par une architecture et des outils modulaires, robustes mais simples. Il s’agit, à l’instar de toute application ayant pour cible l’ensemble de l’entreprise 1, de : • garantir la validité, la cohérence et la fraîcheur des informations publiées ; • assurer la pérennité de données issues d’applications plus anciennes ; • définir les règles permettant à un ensemble d’acteurs, de profils très variables, d’enrichir le système en minimisant les contraintes ; • fournir à l’utilisateur final, peu formé par définition, une ergonomie simple et évolutive ; • gérer les profils et droits éventuels de milliers d’utilisateurs ; • gérer des données dynamiques, réparties sur l’ensemble de l’entreprise ; • disposer de statistiques d’accès aux différents services, fiables et adaptatives ; • fournir aux exploitants des outils de gestion, de surveillance et d’audit. Établi par [Black_94, Berners-Lee_94a], le parallèle entre le Web et un système d’exploitation orienté objet souligne bien l’adéquation de ce modèle à la diversité, la modularité et la « transversalité » de l’Internet (et par restriction, de l’intranet). Il implémente en effet naturellement la persistance des objets (création, destruction et stockage des documents), leur invocation (un protocole - HTTP - compris de tous les objets, capable de leur transmettre des messages avec des paramètres - les méthodes GET, POST, etc.), un nommage uniforme (les URL [Berners-Lee_94b]) et une extensibilité du modèle sans recompilation d’un noyau (les CGI et API). 1 Cette thèse a été réalisée à la RATP et à l’Université René Descartes qui ont offert des terrains de discussion et d’expérimentation privilégiés mais variés. La grande homogénéité de la perception de l’intranet en France, vérifiée au travers de contacts réguliers nous amènera cependant à utiliser ici le terme « entreprise » dans son acception la plus générale. 5 Par ailleurs, le foisonnement actuel des recherches autour des nombreux concepts d’objets et de composants réutilisables tels CORBA [OMG_91], DCOM [Brown_96] ou JavaBeans [Colan_97] montre clairement l’intérêt du mariage de ces approches. Il masque cependant l’absence de maturité des standards et surtout le fossé technologique qui existe entre des groupes ayant une vision prospective évoluée de l’informatique et d’autres, plus traditionnels, où la taille et la culture d’entreprise induisent des lourdeurs et une inertie inévitables. Nous présentons ici une architecture de base, réflexive, orientée-documents et commune à un intranet qui associe dans sa phase actuelle le Web, les bases de données, un métalangage de manipulation de description et des techniques issues de l’Intelligence Artificielle, pour proposer aux utilisateurs connectés au réseau d’entreprise un accès fiable et uniforme à un ensemble facilement extensible de données locales ou transversales. RICERCAR met en place un ensemble de bases de méta-données fédérées qui décrivent et référencent les objets disponibles. Les serveurs Web associés à ces bases composent ainsi dynamiquement les documents correspondants, indépendamment du serveur interrogé ou de la localisation effective de ces données. Cette architecture garantit la qualité de service en assurant notamment la permanence des URL publiées et la génération dynamique de la structure (l’arborescence) d’un serveur. Elle propose un modèle de navigation uniforme, gère l’authentification et les accès des utilisateurs et, enfin, autorise une surveillance d’ensemble ainsi que des statistiques de fréquentation modulaires et significatives. À la suite de ses différents amorçages (bootstrap), RICERCAR enregistre, dans cette même base répartie, la description et les références de ses propres données ainsi que celle des méta-scripts utilisés pour générer dynamiquement les documents de l’intranet. Cette réflexivité, qui lui permet de manipuler et d’enrichir ses structures, en fait ainsi un système ouvert et adaptatif. Nous analyserons donc les spécificités techniques et organisationnelles qui singularisent à notre sens l’intranet par rapport à l’Internet ainsi que leur implémentation dans RICERCAR dont nous présenterons ensuite les applications concrètes ainsi que les perspectives d’évolution. 6 0.4 Organisation de la thèse 0.4.1 Polymorphisme Il nous a semblé qu’un minimum de cohérence dans la présentation d’une thèse proposant une architecture réflexive pour assurer la cohérence d’un intranet imposait que sa rédaction même respectât les principes qui la sous-tendent. Nous avons donc rapidement décidé, avec l’accord de Mme le Professeur Seret, de communiquer de façon interactive ce travail en assurant sa publication sur un serveur HTTP. Ainsi, à l’ombre d’illustres prédécesseurs [Hofstadter_85, Pitrat_96], avons-nous été séduit par l’idée d’ajouter un niveau méta supplémentaire à RICERCAR, en mettant en place une instance auto-référentielle dont le contenu et le fonctionnement soient totalement dévolus à la défense et à l’illustration de son propre fonctionnement. L’exercice a priori banal, consistant à publier une thèse sur l’Internet, s’est cependant avéré à l’usage bien plus périlleux que ne le laissait supposer notre enthousiasme initial. Il est en effet normal que la conception et la présentation d’un travail universitaire, en vue d’être « manuscrit », offrent un confort de lecture indiscutable au prix d’une souplesse de lecture et d’une interactivité moindres que celle d’un parcours hypertextuel. Il est cependant avéré que l’accès à des textes longs et parfois ardus à partir d’un écran est généralement fastidieux (et ce, en dépit de nos efforts constants de simplification) . Une thèse n’étant pas encore un objet polymorphe (cf. § 2.2.6, p.40), nous avons donc dû nous livrer à une gymnastique constante, envisageant d’une part une lecture « aléatoire » au gré des liens hypertextes et, d’autre part, une consultation plus traditionnelle, linéaire, de sa version imprimée. Aussi, par crainte d’appauvrir le tout en cherchant un dénominateur commun à ces deux rédactions, en avons-nous privilégié résolument la forme hypertextuelle, à défaut de pouvoir éliminer toute version imprimée 2. L’indépendance des différents chapitres et sections ainsi que la « navigabilité » de l’ensemble ont imposé l’introduction d’une certaine redondance afin que chaque partie puisse être éventuellement lue séparément. Nous nous sommes néanmoins efforcé d’exploiter ces redondances pour préciser les notions présentées, en fonction du contexte. De façon pragmatique, la disponibilité sur des serveurs RICERCAR, de l’ensemble varié de documents que constitue cette Thèse, est une démonstration en grandeur réelle des fonctionnalités proposées. Le lecteur pourra notamment s’assurer de l’indépendance et de la transparence à la localisation, de la cohérence des liens, consulter le code des méta-scripts, vérifier l’implémentation des modèles et le respect d’une charte graphique, etc. 2 Laquelle est d’une part, à ce jour, la seule qui fasse foi administrativement et devrait être, d’autre part, à l’épreuve de tout acte de malveillance (notre serveur étant directement sur l’Internet) ! 7 Tout au long de la rédaction de cette Thèse, nous attirerons son attention par des liens hypertextes dont l’apparence varie en fonction de la signification : • l’activation d’un lien vers une [référence bibliographique] provoque l’ouverture d’une fenêtre secondaire du navigateur. Celle-ci génère la liste bibliographique et l’affiche à la référence demandée ; • un lien hypertexte en italique signale la « première » apparition d’un STL dont l’explicitation à partir du glossaire est, de même, proposée dans une fenêtre séparée ; • les renvois vers des documents internes (au sens de RICERCAR) sont signalés par un lien hypertexte normal ; • la référence à un document accessible ailleurs sur l’Internet (ou non géré par le système) est visualisée sous la forme d’un pictogramme suivi du lien hypertexte; • les références à des URL absolues, citées en tant que telles, respectent le format c’est-à -dire recommandé dans la RFC-1738 [Berners-Lee_94b],
avec un lien hypertexte associé, précédée éventuellement de ; • les références à des URL relatives à RICERCAR, citées en tant que telles, respectent (l’esprit de) la RFC-1808 [Fielding_95]
avec le lien hypertexte associé ; • nous citons, pour bonne fin, le cas d’un document indisponible (détruit, dont l’identifiant a été mal orthographié ou non encore publié), qui est visualisé par un lien hypertexte, précédé de , qui illustre son inaccessibilité. Cette Thèse est donc disponible sous sa forme imprimée et sous deux formats électroniques : en tant que fichier PDF,
, et surtout sous sa forme hypertextuelle,
(plus exactement
et
respectivement, pour vous qui lisez ces lignes à partir d’un navigateur) . En tout état de cause, nous enjoignons le lecteur à se référer, dans la mesure du possible, à cette dernière version 3 qui répercute les modifications et mises à jour les plus récentes. 3 Un exemple caractéristique de mauvaise réflexivité consisterait à indiquer ici un renvoi hypertextuel. 8
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