Correspondance chronologique des 4 Évangiles - Page 1 - test Victor Ojeda Correspondance chronologique des 4 Evangiles Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-2163-0 Dépôt légal : Septembre 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 INTRODUCTION Le but de cette chronologie des 4 Evangiles est d’aider à la fois celui qui débute comme celui qui excelle dans l’étude du Nouveau Testament ; à voir les 4 Evangiles en parallèle du premier coup d’œil et d’en déceler leurs points communs avec leurs petites inégalités qui sont toujours complémentaires amenant chaque fois davantage de lumière. Les titres et sous-titres présentent des points de doctrines évangéliques importants et de nombreuses notes y figurent pour amener chacun à réfléchir, méditer et prier. Les différences que l’on trouve dans les Evangiles, qui pour les spécialiste de la critique historique de la Bible, sont la preuve de leurs mensonges, démontrent au contraire leur véracité car, s’ils étaient identiques à la virgule près, les Evangélistes auraient démontré une collusion, comme des malfaiteurs qui préparent leur alibi avant de perpétrer leur mauvais coup. Dans une enquête policière, tout le monde sait qu’une même scène vue par plusieurs témoins donne lieu à plusieurs versions quelques peu différentes ; certaines ajoutant des détails, d’autres les omettant, mais finalement se complétant. Les policiers se méfient quand les témoins disent tous exactement les mêmes choses. C’est par l’analyse impartiale et intelligente que l’enquête aboutit à l’arrestation du coupable et au rétablissement de la vérité. Les Evangélistes étaient des personnalités différentes qui écrivirent leur Evangile en des temps et lieux différents pour des peuples et besoins particuliers. Par conséquent, même s’ils prêchaient le même Evangile, ils ne pouvaient pas les écrire identiquement. Tout le monde reconnaît par exemple que Matthieu écrivait en particulier pour les Juifs, Marc pour les Romains et Luc pour les Grecs. 9 Par conséquent chacun prenait ce qui pouvait intéresser le plus son auditoire. Ensuite si l’on considère que chaque Evangile contient environ une cinquantaine de pages et que les apôtres vécurent trois ans avec le Christ partageant nuit et jour des expériences, on peut imaginer à quel point ils furent sélectifs dans le choix des expériences et enseignements. Il est certain aussi que beaucoup d’écrits furent perdus. Les Evangiles sont de loin les principaux ou seuls documents permettant de connaître les principaux personnages et les scènes mentionnés. Pourtant 2000 ans plus tard des experts de la critique historique de la Bible, tentent de démontrer que tel verset est une invention, tel autre a été falsifié comme s’ils furent des témoins oculaires. Ces soi-disants spécialistes, n’appliquent pas : – La maxime d’Aristote que tout critique littéraire impartial et honnête devrait respecter : « Le bénéfice du doute doit aller au document lui-même, sans que le critique ne se l’arroge pour son propre compte. ». – Le principe de John W. Montgomery : « L’on doit prendre en compte les assertions du document en question et non supposer la fraude ou l’erreur, à moins que l’auteur ne se disqualifie lui-même par des contradictions ou des inexactitudes reconnues concernant les faits. » Par contre, ils appliquent un standard ou un test à la littérature séculière et un autre à la Bible, alors qu’ils devraient être obligatoirement le même. Si tous les documents de l’Antiquité auraient été étudiés selon les critères aussi multiples que contradictoires, utilisées pour critiquer la Bible, tous les documents anciens auraient comme auteurs : ANOMYME et comme genre FABLES, MYTHES, ROMANS. Quelques exemples pourtant connus et reconnus : – Nous disposons des écrit de Thucydide (460 à 400 avant Jésus-Christ) par l’intermédiaire de huit manuscrits seulement, datant des années 900 de notre ère, donc quelques 1300 ans après qu’il l’ait écrite. – Aristote écrivit vers 343 avant Jésus-Christ, cependant la copie la plus ancienne que nous en ayons date de l’an 1100 après Jésus-Christ, ce qui représente un fossé de presque 1400 années ; De plus, il n’en existe que cinq manuscrits. – Par contre, nous disposons plus de 20 000 copies des manuscrits du Nouveau Testament ; seule L’Iliade détient 643 manuscrits et vient bien loin en second après le Nouveau Testament quant à l’autorité de ses manuscrits. Des savants montrent à quel point les auteurs critiques de l’historicité des Evangiles qui se targuent d’être rationnels et scientifiques manquent de méthodes rationnelles et scientifiques : 10 « 1Le Dr. J. W. Mendenhall a fait le compte, dans un ouvrage de valeur, des théories diverses avancées par les critiques depuis l’an 1850 pour expliquer l’origine de la Bible. Il en a trouvé 747, dont 603 ont dû être abandonnées, tandis que les 144 autres sont en voie de l’être aussi. Il y en a à peine deux qui soient d’accord, et la plupart se contredisent. » A. N. Sherwin-White, un historien classique, écrit : « Quant au livre des Actes, la confirmation de son historicité est écrasante. » Il poursuit en disant que « toute tentative pour rejeter son caractère fondamentalement historique, même dans les questions de détail, doit maintenant apparaître comme absurde. Les historiens romains l’ont depuis longtemps considéré comme un fait établi. » Après avoir personnellement essayé de détruire l’historicité et la validité des Ecritures, j’en suis venu à la conclusion qu’elles sont dignes de foi sur le plan historique. Si quelqu’un rejette la Bible sous prétexte qu’elle n’est pas crédible, alors il lui faut rejeter presque toute la littérature de l’antiquité. Un problème auquel je suis constamment confronté, c’est la tentation, pour beaucoup, d’appliquer un standard ou un test à la littérature séculière et un autre à la Bible. Il faut appliquer le même test, que la littérature faisant l’objet de notre investigation soit séculière ou religieuse. Une fois cela fait, je crois que nous pouvons dire : « La Bible est digne de foi et historiquement valable dans son témoignage concernant Jésus. » La datation des Evangiles et la langue du Nouveau Testament De plus en plus, les découvertes récentes en matière d’archéologie avec les Manuscrits de la Mer Morte, avec papyrologie et autres, sciences démontrent la véracité des faits et des personnages du Nouveau Testament comme de l’Ancien. Voici un exemple qui démontre que la théorie des critiques qui veut que les Evangiles furent écrit bien après la destruction du Temple en 70 et lors du deuxième siècle, est totalement fausse. 2 « Le philosophe ( Claude Trémonstant), en publiant en 1983 le Christ Hébreu, entendait montrer que les Evangiles, avant d’avoir été rédigés en langue grecque, avaient été composés en hébreu peu de temps après la mort et la résurrection du Messie. 1 2 La Bible source de bonheur de MARCEL Claude François Junior. Extrait d’une entrevue du Pr Carsten Peter Thiede parue en avril 1995 dans le n° 899 de 11 Ce qui allait à contre-courant de l’opinion la plus répandue parmi les exégètes et théologiens qui situaient la rédaction des Evangiles entre les ans 65 et 120. Si l’Evangile de Luc par exemple avait été écrit en grec à la fin du 1er siècle, il y aurait eu un commentaire, au moins une remarque sur la destruction du temple une trentaine d’années auparavant. Cet Evangile ignore la prise de Jérusalem, les massacres par Néron, la mise à mort de Jacques. La zone de probabilité pour la composition de cet Evangile paraît être entre 40 et 50 après JC. En France le Père Jousse avait le premier suggéré l’idée d’une rédaction antérieure des Evangiles. C’est la voie qu’a empruntée en s’appuyant sur sa parfaite connaissance des langues anciennes (hébreu, grec, latin)… “c’est à cause de cela que nous pouvons, en cette fin du XX° siècle, démontrer que nos quatre Evangiles grecs sont de part en part, de bout en bout, des traductions faites à partir de documents écrits hébreux antérieurs.” Pour Tresmontant donc, “les documents hébreux originaux sont des notes prises au jour le jour et donc contemporaines du Rabbi”. Or la découverte selon laquelle, le fragment de papyrus trouvé dans la septième grotte de Qumran et répertorié sous le sigle 7Q5, sur lequel O’Callagham a retrouvé les traces des versets 52 à 53 du chapitre VI de l’Evangile de saint Marc, confirmerait les hypothèses de Tresmontant puisque ce manuscrit est antérieur à l’an 50. Cette découverte du grand philosophe français “est un des faits les plus importants de ces dernières décennies pour l’Eglise”, selon le mot de Don Divo Barsotti, auteur de commentaires spirituels de l’Ecriture Sainte (parus en 12 volumes chez Téqui) ». Manuscrits d’Oxford « Les manuscrits d’Oxford sont trois petits fragments de papyrus écrits recto-verso. Cela signifie qu’ils proviennent non d’un rouleau mais d’un codex, l’ancêtre de notre livre. En 1995, le papyrologue allemand Thiede a démontré par la paléographie comparative, que les fragments d’Oxford sont datés autour de 50 de notre ère et viennent du chapitre XXVI de l’Evangile de saint Matthieu, qui relate la passion. Ce sont les premiers documents à conserver des paroles de Jésus, ainsi que des réponses. » « Ce que tu as reçu, tu le transmets » « Le fragment de Marc, pour le rouleau et les fragments de Matthieu pour le codex, constituent les deux pièces les plus anciennes connues à cette date dans chaque aspect de la tradition écrite du Nouveau Testament. 12 Le fait que le fragment de Marc à Qumrân soit narratif et que ceux d’Oxford combinent paroles et récits, prouve bien qu’il s’agit là d’œuvres complètes, élaborées, et non de “logia”, paroles du Christ mises bout-àbout. Ils ont été rédigés dans la fidélité absolue à l’enseignement du Christ, car il y avait dans les communautés judéennes des normes éthiques, formulées dans le Deutéronome et qu’on retrouve dans l’Apocalypse : “Ce que tu as reçu, tu le transmets. Tu n’ajoutes rien, tu ne retranches rien.” Les premières communautés chrétiennes, issues du judaïsme, ne pouvaient pas ne pas avoir cette fidélité absolue, ce respect, à la virgule près, pour la parole de leur Maître. » Documents des Pères de l’Eglise Papias : évêque de Hiérapolis au 2° siècle, écrivit un ouvrage « Exégèse des Faits et Gestes du Seigneur », dont nous connaissons des extraits car ils sont cités par Eusèbe de Césarée dans son « Histoire de l’Église ». Voici ces extraits : « Marc, qui était l’interprète de Pierre, a écrit avec exactitude, mais pourtant sans ordre, tout ce dont il se souvenait de ce qui avait été dit ou fait par le Seigneur. Car il n’avait pas entendu ni accompagné le Seigneur, mais plus tard, comme je l’ai dit, il a accompagné Pierre. Celui-ci donnait ses enseignements selon les besoins, mais sans faire une synthèse des faits et gestes du Seigneur. De la sorte, Marc n’a pas commis d’erreur en écrivant comme il se souvenait. Il n’a eu, en effet, qu’un seul dessein, celui de ne rien laisser de côté de ce qu’il avait entendu et de ne tromper en rien dans ce qu’il rapportait. » « Matthieu réunit donc en langue hébraïque les faits et gestes [du Seigneur] et chacun les traduit comme il en était capable. » Irénée : Evêque de Lyon, a écrit, dans les années 180-185, « Contre les Hérésies » dans lequel on trouve : « Matthieu publia chez les Hébreux dans leur propre langue une Écriture d’Évangile, Pierre et Paul évangélisant à Rome et fondant l’Eglise ; après leur départ, Marc, le disciple et traducteur de Pierre, lui aussi nous a transmis par écrit la prédication de Pierre. Luc, le compagnon de Paul, mit dans un livre l’Évangile prêché par lui. » Eusèbe de Césarée : Né vers 265, mort vers 340, est l’auteur du livre « Histoire ecclésiastique ». Pantène dirigeait « l’Académie » d’Alexandrie dans les années 180192 ; Eusèbe, en parlant de lui, écrit : « On dit qu’il alla dans les Indes ; on dit encore qu’il trouva sa venue devancée par l’Evangile de Matthieu, chez certains indigènes du pays qui connaissaient le Christ : à ces gens-là, 13 Barthélemy, un des apôtres, aurait prêché et il leur aurait laissé, en caractères hébreux, l’ouvrage de Matthieu, qu’ils avaient conservé jusqu’au temps dont nous parlons. » Ailleurs, Eusèbe ajoute : « Matthieu prêcha d’abord aux Hébreux. Comme il devait aller aussi vers d’autres, il livra à l’écriture, dans sa langue maternelle, son Évangile, suppléant du reste à sa présence par le moyen de l’Ecriture, pour ceux dont il s’éloignait. » Origène : Né en 185, mort en 253 ou 254, dit dans son « Commentaire sur saint Matthieu » (écrit vers 245) : « Comme je l’ai appris dans la tradition au sujet des quatre Évangiles qui sont aussi seuls incontestés dans l’Eglise de Dieu qui est sous le Ciel, d’abord a été écrit celui qui est selon Matthieu, premièrement publicain, puis apôtre de Jésus-Christ : Il l’a édité pour les croyants venus du Judaïsme, et composé en langue hébraïque. Le second [Évangile] est celui selon Marc, qui l’a fait comme Pierre le lui avait indiqué. » Il existe encore une vingtaine d’autres témoignages plus tardifs affirmant que Matthieu avait écrit son Évangile en hébreu. Résumons – Les témoignages de nombreux Pères de l’Eglise primitive. Deux documents authentiques : – Le 3papyrus d’Oxford ( trois petits fragments de papyrus écrits rectoverso, identifiant un passage de Matthieu). – Un fragment de rouleau de Qumrân (identifiant un passage de Marc). Datés scientifiquement autour des années 50. Prouvèrent que Claude Trésmontant avait raison. Or celui-ci écrit : « C’est à cause de cela que nous pouvons, en cette fin du XX° siècle, démontrer que nos quatre Evangiles grecs sont de part en part, de bout en bout, des traductions faites à partir de documents écrits hébreux antérieurs. » Ce qui voudrait dire que cet Evangile en hébreux serait encore plus antérieur aux années 50 : « Les documents hébreux originaux sont des notes prises au jour le jour et donc contemporaines du Rabbi. » On peut imaginer les nombreux témoins oculaires (pensez à ces 500 disciples qui virent Jésus-Christ ressuscité au cours de ce qui devait être une grandiose réunion) qui ont pu le lire et l’approuver, tout comme les suivants traduits en grec. 3 Voir Livre Témoins de Jésus de Carsten Peter Thiede et Matthew d’Ancona 14 Ce qui veut dire qu’il ne pouvait pas y avoir de la part des apôtres, des Evangélistes, falsification, invention, affabulation… Les Evangiles étaient, pour ainsi dire, un journal écrit jour après jour ; ils ne se sont pas constitués progressivement pour les besoins de la cause à la fin du premier siècle et au cours du second. Quelques pensées sur Jésus « Toutes les autres religions ont été fondées par des être humains et sont basées sur des philosophies, des règles, des normes de comportement qui viennent de l’homme. Si vous prenez le fondateur d’une de ces religions et que vous retirez sa personne des pratiques et des disciplines de cette religion, elle sera très peu changée. Mais si vous ôtez Jésus-Christ du christianisme, il ne reste plus rien. Le christianisme biblique n’est ni une simple philosophie de vie, ni une norme d’éthique, ni une obéissance à des rites religieux. Le véritable christianisme a pour fondement une relation vivante avec un Sauveur et Seigneur ressuscité et vivant. » 5 « L’Ancien Testament comme le Nouveau ont en commun le même personnage central : le Christ. La Bible mise à part, nous ne possédons aucun renseignement sûr au sujet de Christ, en sorte qu’il est impossible de dire qu’on croit en lui, si l’on n’accepte pas au moins les paroles que la Bible lui attribue, car que savons-nous de lui autrement ? Quand bien même les athées feignent de considérer les écrivains sacrés comme des illuminés et des faussaires, on doit se référer à la Bible, et, plus particulièrement à l’Ancien Testament et aux nombreuses prophéties concernant Jésus-Christ. Celles-ci tirent leur force de leur clarté, de la variété de leurs auteurs et de la manière dont elles s’adaptent à la Personne qui en est l’objet. Blaise Pascal : « Quand un seul homme aurait fait un livre de prédictions de Jésus-Christ, pour le temps et pour la manière et que JésusChrist serait venu conformément à ces prophéties, ce serait une force infinie. Mais il y a bien plus ici. C’est une suite d’hommes,… qui constamment et sans variation, viennent, l’un en suite de l’autre, prédire ce même avènement ». 4 4 5 La source de bonheur de MARCEL Claude François Junior. La Bible source de bonheur de MARCEL Claude François Junior 15 Bougaud : 6« Et cette variété de “peintres” ne nuit en rien à l’unité du tableau. Dans cette multitude de peintres, se servant de pinceaux différents, chacun d’eux contemple le même personnage ; mais aucun d’eux ne voit sa physionomie totale. Ils annoncent tous le même événement ; mais nul ne l’annonce tout entier. Ils se lèvent à leur heure ; ils donnent un trait, un coup de pinceau ; puis disparaissent sans se douter de ce qu’est-ce trait, ce coup de pinceau dans l’ensemble… Et cependant, de ces touches multiples, de ces coups de pinceaux si divers, jetés sur la toile, de siècle en siècle, naît une peinture d’une unité profonde, qu’on sent bien qu’il y a une main unique sous toutes ces mains, un regard souverain qui voit tout et qui seul a le secret de cette peinture anticipé du Christ qui va venir ». Jean-Jacques Rousseau : « 7« La mort de Socrate, philosophant paisiblement parmi ses amis, est là agréable qu’on puisse souhaiter. Celle de Jésus, agonisant aux milieu des injures, des insultes et des accusations de toute une nation, est la plus horrible qu’on puisse craindre. Socrate, en recevant la coupe de poison des mains du bourreau en larmes, le bénit. Mais Jésus, alors même qu’il était douloureusement torturé, pria pour ceux qui le tourmentaient sans pitié. En vérité, si la vie et la mort de Socrate furent celle d’un sage, la vie et la mort de Jésus furent celle d’un Dieu. » Quelques pensées sur Dieu Pascal : « Qu’est-ce qui nous crie donc cette avidité de bonheur chez l’homme et son impuissance, sinon qu’il y a eu, autrefois dans l’homme, un véritable bonheur dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace toute vide et qu’il essaye inutilement de remplir de tout ce qui l’environne ; choses qui en sont toutes incapables, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini, c’est-à-dire Dieu même ». Abraham Lincoln : « Je crois possible qu’un homme regarde vers la terre et soit athée, mais je ne puis concevoir qu’il lève les yeux vers le firmament et soutienne que Dieu n’existe pas ». La Rochefoucauld : « La nature est un grand livre qui nous parle le plus clairement de l’existence de Dieu. » 6 7 Bougaud : « Le christianisme et les temps présents » J.J. Rousseau, Emile IIV, Vol. ii, page 110 16
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