Centurion, le règne du mal - Page 1 - test Franck CERQUEIRA Centurion, le règne du mal Éditions Éditeur Indépendant 75008 Paris – 2007 3 Le Code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992 interdit expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation de ses ayants droits. Toute reproduction, partielle ou totale, de la présente publication est interdite sans autorisation de l’auteur, de son éditeur, ou de Centre Français d’exploitation du droit de copie (CFC, 3 rue Hautefeuille, 75006 PARIS). Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L. 122-5, 2° et 3° alinéas, d’une part que des copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite (Article L. 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. © Éditions l’Éditeur Indépendant – 2007 ISBN : 978-2-35335-140-4 Dépôt légal : Octobre 2007 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. 4 Préface Durant la Deuxième Guerre mondiale, les Allemands nazis effectuent dans les camps de concentration des expériences sur des milliers de personnes, et plus encore sur les Juifs. Ils font toutes sortes d’horribles séances sur les contaminations bactériologiques, chimiques, expériences d’exterminations massives par inoculation de virus recueillant ainsi des milliers de résultats. Les avancées technologiques de leur armée sont stupéfiantes dans bien des domaines. Au sein de l’armée allemande une cellule secrète dirigée par des savants nazis expérimente sur des centaines de femmes juives la possibilité de clonage humain afin de créer une armée secrète dont les soldats seraient la copie conforme de tout être vivant. Le but est d’infiltrer chaque pays et ainsi de pouvoir exterminer les races inférieures sans être accusés d’anéantir des générations d’êtres humains 7 et effaçant toute trace vivante de leurs expérimentations par les fours crématoires. Les services secrets américains infiltrent cette organisation secrète et s’emparent de renseignements précieux. Le débarquement de Normandie et la fin de la guerre mettent au grand jour les horribles exterminations et expériences que les nazis ont effectuées dans les camps de la mort. Les recherches effectuées par les chercheurs nazis intéressent les Américains qui offrent de recueillir certains savants allemands afin de profiter des résultats de ces nombreuses expériences. Les Américains feront une avancée prodigieuse et commencent leur conquête de l’espace. Mais, dans l’ombre, en secret, l’armée américaine lance un programme de clonage avec la complicité des savants nazis à qui ils ont promis l’asile, une nouvelle identité, une nouvelle vie. Ce programme « CENTURION ». a pour nom de code Aucune cause ne mérite un tel sacrifice ! Malheureusement ceux qui déclenchent les guerres ne versent pas leur sang sur les champs de batailles. Pourtant, des milliers d’hommes sont morts pour sauvegarder notre liberté et notre identité. Nous devons tous nous en souvenir, mais hélas ! la soif de pouvoir de certains d’entre nous est plus forte que tout ! Y compris la mort. 8 Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les Américains se posent en rempart contre les états dont les régimes politiques multiplient les injustices et la dictature, justifiant ainsi leur présence dans le monde, multipliant les terrains destinés à tester toutes sortes d’inventions en toute légalité, leurs premiers tests réels furent « Hiroshima et Nagasaki ». L’histoire qui suit n’est que pure fiction. Pourtant, les guerres et les crimes qui y sont perpétrés relèvent bien de la réalité. C’est à chacun d’entre nous de trouver sa vérité, de prendre conscience des atrocités que nous sommes capables d’engendrer. Demandez-vous où est le mensonge, où est la vérité ! Et si la fiction était réalité… 9 Désert du Nouveau-Mexique, base américaine de Roswell Les recherches des savants allemands, résultat de cinq années d’expériences sur des humains, doivent impérativement rester secrètes et ne doivent éveiller aucun soupçon. L’ingéniosité de l’armée américaine entre alors à son apogée. Profitant du partage de certaines découvertes en matière d’armement, certains savants allemands sont livrés aux mains des Soviétiques. Le plan de l’armée américaine consiste à faire croire à l’Union soviétique que son désir est de devenir la nation la plus avancée en technologie militaire. Jouant sur deux tableaux, l’arme bactériologique et la conquête de l’espace, en vérité le but des Américains est déjà établi. Ils sont très vite conscients de l’enjeu du clonage. La ruse consiste à faire en sorte que tout le monde s’intéresse au phénomène ovni et en particulier l’apparition d’un engin non identifié à Roswell. Ils inventent le mensonge le plus redoutable de ce siècle : la capture d’un vaisseau spatial et d’un extra- 11 terrestre laissant ainsi l’illusion qu’ils possèdent maintenant une technologie inconnue sur terre. La fabrication de nouveau type d’avions pour l’armée Américaine, permet durant les essais d’affoler les populations, sans le moindre soupçon les gens confirment l’existence d’engins volants non identifiés. Dans les esprits du monde entier il se passe quelque chose d’étrange à Roswell. Ils peuvent ainsi, dans le plus grand des secrets, opérer en toute tranquillité. Les Russes tombent dans le piège et commencent alors la course aux étoiles. Les services secrets américains forment une unité ultra-secrète qui peut ainsi financer et avancer le clonage, laissant volontairement de l’avance aux Russes. Afin de ne pas éveiller leur méfiance, mais tout en exerçant une pression pour relancer le processus, « Gagarine dans l’espace mais Armstrong sur la lune ». Pendant que les Russes pensent « espace », les Américains, eux, voient plus loin beaucoup, plus loin ! Les époques se suivent mais ne se ressemblent pas, la guerre du Vietnam et Cuba mettent un frein aux financement des recherches, ces conflits alimentés en armement par les soviétiques, poussent les États-Unis à combattre sur tous les fronts laissant la porte ouverte aux malfrats de toutes espèces, les services secrets américains sont remplis de gens assoiffés de pouvoir, infiltrés à leur tour par une secte aux ordres d’un être démoniaque voulant s’emparer du projet Centurion. 12 *** Un jeune prêtre français du nom de Sébastien Vernier, en voyage aux États-Unis, se retrouve au milieu d’un séminaire sur les nouveaux modes de communication. En ces années difficiles, la religion chrétienne n’est plus beaucoup pratiquée depuis maintenant plus de dix ans. L’image de la religion est ternie par des scandales redoutables de prêtres pédophiles et vivant dans le mensonge avec des compagnes, ou sont parfois homosexuels. Sébastien, lui, est chargé par ses supérieurs de comprendre et de redonner une image respectable des hommes de Dieu. Dans ce but, Sébastien doit rencontrer les victimes et les prêtres mis en cause, emprisonnés, révoqués, mis au ban de la société. Jusqu’à ce jour, aucun n’a survécu : ils sont tous morts souvent par suicide. Sans doute contraints par la honte et la pression qu’ils ne supportaient plus. Mais une question hante Sébastien : le suicide n’est pas chez un prêtre un acte de grande foi. Ainsi, il faut bien reconnaître que ces disparitions alimentent les scandales. Tenter de comprendre, de trouver une réponse est la quête de ce prêtre. Le séminaire sera l’occasion de rencontrer d’autres confrères et de pouvoir chercher un début de piste, une trace et justement, aujourd’hui, Sébastien va rencontrer un pasteur dont le frère fut lui aussi considéré comme criminel car il a été accusé de tentative d’assassinat 13 sur une jeune femme. Une affaire si dramatique que le coupable en est mort dans d’atroces conditions qui demeurent bien étranges. Dans la salle, évêques, cardinaux, pasteurs, prêtres et autres hommes d’église sont réunis afin de donner des directives, tenter de comprendre ce qui se passe, ce qui peut pousser un représentant de l’église à rompre un vœu sacré. Il faut reconnaître que la religion n’est plus au centre de la vie, la fréquentation des églises et des cathédrales est en chute libre depuis les années soixante-dix, et, il faut bien l’avouer, dans notre société, devenir prêtre n’est pas le rêve idéal. Ces hommes et ces femmes qui consacrent leur vie à Dieu en se donnant sans compter pour servir les plus malheureux, ils ne sont guère nombreux. Même au sein du Vatican, les affaires nuisent gravement à l’image de Dieu : crimes, argent, scandales divers, tout ceci ne représente pas la foi en notre Seigneur, enfin ! Dieu n’a pas sacrifié son fils pour voir l’humanité se détourner de lui pour ne plus honorer que l’argent et le pouvoir avec toutes ses dérives ! Il faut comprendre, aider, pardonner, et retrouver cette foi qui pourra tous nous emmener sur le chemin de la paix. Paroles et prières se succèdent tout l’après midi. La clôture de ce séminaire s’effectue dans le calme et l’inquiétude, la peur du devenir, le doute quant à l’issue finale de tout cela. La politique est devenue bien cruelle, ces mots résonnent dans la 14 tête de Sébastien quand il arrive sur le parvis du bâtiment où il rencontre le pasteur Richard : « Il faut que je vous parle mon père, je viens de France, je suis Sébastien Vernier ». La discussion prendra le reste de la soirée, environ trois heures, où Sébastien apprendra du pasteur Richard qu’il ne reconnaissait plus son frère, tout ce qui était souvenirs en commun était tabou. Ils ne pouvaient plus partager le moindre récit, la moindre tentative de discussion était impossible, comme s’il désirait éviter toute conversation. Pourtant, des souvenirs, il y avait de quoi en écrire un livre ! Ils avaient décidé de devenir prêtres pour consacrer leur vie à Dieu, forts d’une foi imperturbable et bien ancrée. De leur père pasteur, il conserverait la foi intacte en l’amour de son prochain et de Dieu. « Je ne le reconnaissais plus ! Ce ne pouvait pas être mon frère ! C’était un autre homme ! ». En prononçant ces mots, le pasteur s’écroula dans des sanglots courts mais peu retenus, comme cela doit être difficile pour cet homme de reparler de tout ça. Sébastien apprit aussi que ce prêtre avait de lourdes charges. En effet, détaché au Vatican, il effectuait des recherches sur la disparition de centaines d’objets religieux dérobés par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale et plus spécifiquement sur les objets pouvant servir aux rituels des prêtres exorcistes. C’est après un voyage 15
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