Algérie : Banquet des Nonchalances - Page 1 - test Du même auteur : – « Pensées Pensantes » (Poèmes) Autoédition, Tizi Ouzou, 2006. – « Espoirs Déchus » (Roman) Edition SEFRABER, France, 2008. 4 Noufel Algérie : Banquet des Nonchalances Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1660-5 Dépôt légal : Juillet 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire Cité détruite .......................................................... Le chant dérobé de nos enfants ............................ Mer de submersion ............................................... Hamdoullah ! ........................................................ Le printemps ......................................................... Sans sépulcre ........................................................ Martyr ................................................................... Soldat .................................................................... Rien ne nous appartient ........................................ Mon ombre ........................................................... L’opium et le bâton .............................................. Dors patriote ......................................................... Echapper… ........................................................... Le retour du boucher ............................................ Chants imbéciles ................................................... Enterrement d’espoirs ........................................... A nous de paître .................................................... Exilé ...................................................................... 11 13 15 20 22 24 26 30 32 34 37 42 44 45 48 49 51 54 9 Indignité fraternelle, maternelle… ....................... Vivre à moitié ....................................................... Moi au pluriel ....................................................... Mesdames et Messieurs ........................................ Ma fierté ................................................................ 56 58 60 62 66 10 Cité détruite Je sillonne, parcours Passé Présent Futur miroir sans glace Quête de fièvres qui détruisent Rêves et présomptions Qui embrasent songes et résolution J’arrive portant le goût de l’eau Qui étanchera soifs et frustrations Sur bouches et esprits incandescents Je glisse mes mains entre les seins De l’amante partagée Pour prolonger La circulation du sang entre nous Pour prévenir des hivers déchaînés Pour prévenir nos larmes conjuguées Que portera le ventre vide du vent Millions de pas esseulés ou assemblés Milliers de signes par temps absorbés Le sentier demeure, semble-t-il Depuis la naissance-rupture Détourné Par flux acharnés 11 Quand l’amour déborde zèle Quand l’ignorance accouche haine Les eaux du fleuve débordent et s’entremêlent Quand l’espoir nous caresse Non, ce n’est pas nous qui le caressons Gratuitement des mains s’élèvent Rompant les légitimes contestations Pour tisser la toile des contraintes infinies Qui agrippent les silhouettes des pierres aiguisées Et la jeunesse, entreprise entreprenante Fond, en mal de délices élémentaires Repus de misères Épuisant leur substance Et des engins électroniques Détournent leur réel Et accroît le fossé Entre eux-mêmes Et entre eux-mêmes et les autres Je suis une cité qui se détruit Où ne reste que le reste D’un mur de lamentations Auquel des amants et surtout des amantes Se sont adjugés Et au pied duquel Leur optimisme s’engloutit La mort rouge a tué le rêve vert L’aveuglement a noirci actes et paroles Regards et symboles Cécité de tout D’hier, d’aujourd’hui Et surtout de demain 12 Le chant dérobé de nos enfants Nos enfants ne chantent plus Leurs gorges semblent barreaudées Telles nos portes et fenêtres Dans les villages Dans les quartiers Salis, blêmis Miséreux ou tchitchi Vous n’entendrez Que silence, brouhaha ou cris Dans les cours tristes Des écoles doublement tristes Que jeux offensifs et dangereux Dans les maisons Querelles et rixes éternelles Télé, Playstation, numérique Quotidien désertique Nos enfants ne chantent plus Leurs gorges semblent barreaudées Telles nos portes et fenêtres Où sont : Romarin dans le jardin ? Memm-is u Mazigh ? Mouloud ya mouloud ? Nos grands-mères ne racontent plus 13 Andat Teryel ? Winha Djazya ? Où est Maître Corbeau ? Nos mères préfèrent sortir Nous fuir Prendre un magazine Fumer une cigarette Faire des courses Et conduire des voiturettes Nos enfants ne lisent plus Dégoût et psyché en misère Qui donc pourra stimuler Le rêve, le beau, la fantaisie L’amour et l’imaginaire A part le livre, les poésies Et les contes populaires ? Nos enfants n’aiment plus Ils cultivent la haine et la peur Adieu générosité et esprit compétiteur Bienvenus suicides, terrorismes Délinquance et torpeur ! Nos enfants ne savent plus chanter Leurs gorges ne semblent désormais Prédisposées Qu’aux insultes et aux pleurs Qu’aux lamentations et aux leurres Ainsi, nos enfants ne savent plus chanter Leurs gorges semblent barreaudées Telles nos portes et fenêtres ! 14 Mer de submersion Mer de submersion Je sens tes vagues battre Dans mon âme Je sens tes vagues s’accroître Au-dessus des âmes Tes barques, tes voiliers, brisés Affrontent la colère de ton eau agitée Tes barques et tes voiliers Les uns se noient Les autres te fuient Les nuages noirs, voilent ton ciel Ton soleil se fait rare La pluie, les éclaires, les tonnerres Le poison remplaça le miel L’honorable est renversé par le bâtard Blasphèmes, sacrilèges Diableries et manèges Mer de submersion Ni les fous derviches Par leurs danses démoniaques T’ont apaisée Ni les taleb 15
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