Imaginaires d'une ville : Barcelone par ses paysages. Une étude géolittéraire - Vol. 1 - Page 1 - 5 Sophie Savary Imaginaires d’une ville : Barcelone par ses paysages. Une étude géolittéraire. Volume 1, thèse Editions EDILIVRE APARIS Collection Universitaire 75008 Paris – 2010 6 Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20 rue des Grands- Augustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Éditions Edilivre – Collection Universitaire – 2010 ISBN : 978-2-8121-3465-4 Dépôt légal : Juin 2010 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays 9 À mes parents, ma sœur Hélène À Rémy, Kim et Tao 11 Remerciements Bien que défendue par une seule personne, une thèse n’est jamais un travail solitaire. Dans le cas présent d’une thèse où les maîtres mots sont le dialogue et la coopération, cette règle générale s’applique d’autant plus. Les résultats de la recherche et a fortiori les pages qui suivent, sont le fruit d’assistances multiples et l’on peut qualifier ce travail sans hésitation de collectif. Je remercie ainsi pour leur aide et leur soutien tous ceux qui, au sein de l’Université Paris I, de l’UMR-LADYSS, de l’Université Grenoble II, ont permis la réalisation de cette recherche. Les personnes impliquées sont trop nombreuses pour que je les cite toutes, je ne mentionnerai donc qu’une seule personne, mon Directeur de thèse, Yves Luginbühl. Tous mes remerciements également à la communauté littéraire qui m’a accueillie, formée et considérée comme l’une des leurs : Georges Tyras et l’ensemble du Groupe de Recherche sur l’Espagne Contemporaine de l’Université Stendhal de Grenoble ; Fernando Valls de l’Université Autonome de Barcelone. Adrián, Anna, Isabel, Joana et Jaime se sont prêtés avec gentillesse, sérieux et disponibilité à mes interviews. Un grand merci à eux aussi. Il est impossible de nommer tous ceux qui ont œuvré pour la rédaction et l’accomplissement de ce travail : ils savent toute la reconnaissance que je leur dois et sauront, dans ces quelques lignes ingrates, se reconnaître. Un grand merci spécifiquement à Rémy David. Enfin, je remercie le photographe Pierre Putelat pour les deux missions qu’il a consacrées à Barcelone pour ma thèse. Ses photographies, traitées et mises en page avec l’aide de sa collaboratrice Gaëlle Ducrot, ont considérablement enrichi cette recherche. Par ailleurs, Pierre Putelat offre à cette publication les droits de reproduction de ses photographies. Un grand merci, Pierre. 13 Sommaire VOLUME 1 Remerciements Sommaire Avant-propos Introduction PARTIE 1. Comprendre l’imaginaire de la ville par une géolittérature des paysages Chapitre 1 : Fondements théoriques Chapitre 2 : Éléments méthodologiques PARTIE 2. Premier niveau d’une géolittérature de Barcelone Chapitre 3 : Les noms et les langues de la ville Chapitre 4 : Cartographie et sociologie de la ville fictionnelle Chapitre 5 : Éléments de compréhension et d’interprétation de l’imaginaire barcelonais La ville des paysages PARTIE 3. Les paysages de la ville fictionnelle : approche analytique Chapitre 6 : Les points de vue des paysages barcelonais Chapitre 7 : Les lieux des paysages Chapitre 8 : Les combinaisons des paysages Chapitre 9 : Destinations et usages des paysages VOLUME 2 PARTIE 4. Approches thématiques Chapitre 10 : Paysages et mémoire Chapitre 11 : Le rapport ville / nature à Barcelone ANNEXES Annexes 1. Synopsis et extraits de romans d’intérêt paysager Annexes 2. Liste et transcriptions des entretiens Annexes 3. Documents informatifs sur Barcelone Annexes 4. Outils et données 15 Avant-propos Ce mémoire de thèse est marqué à plusieurs niveaux par sa nature pluridisciplinaire. Tout du long nous avons voulu adopter une démarche d’exposition la plus explicite possible afin que le document soit lisible et compréhensible par tous les membres de chaque discipline. Cela a pour incidence, sans doute quelque peu fâcheuse, d’étirer le propos et de générer un document très volumineux. Pour modérer cette tendance nous avons fait le choix d’adopter le principe d’abréviations pour désigner les romans les plus couramment mobilisés et cela dans la mesure où cela ne nuisait pas à la qualité du texte. Les clés de lecture de ces abréviations sont rassemblées dans la première rubrique de l’avant-propos. Restreindre l’ampleur du mémoire était certes une exigence, mais l’essentiel n’était pas là : le souci premier était bien de fournir aux lecteurs les outils indispensables à une lecture confortable et de rassembler les éléments essentiels du corpus d’étude afin qu’il puisse, le cas échéant, être réinvesti dans un autre travail de recherche. Ainsi le lecteur trouvera à sa disposition à la fin du premier volume du compte-rendu un glossaire et dans un second volume un ensemble de documents annexes, dont la connaissance est néanmoins, à notre avis, indispensable à la compréhension du mémoire. Ces deux appareils d’aide à la lecture sont brièvement présentés dans la seconde rubrique de l’avant-propos. Pluridisciplinaire ce travail l’est bien sûr, mais aussi plurilinguistique : français, castillan et catalan s’y côtoient. Ce qui dans un premier temps ne nous était pas apparu comme un obstacle, communiquer et lire dans deux langues qui ne sont pas nos langues maternelles, s’est avéré à l’étape du compte-rendu de thèse un véritable casse-tête. Ce qui n’était aucunement une difficulté pour les hispanistes (citer en castillan dans le texte sans traduction et utiliser des mots ou concepts couramment utilisés dans la sphère hispaniste) en devenait une pour les géographes qui ne comprennent pas le castillan. Mais les hispanistes et les géographes se trouvaient aussi éventuellement dans la même situation vis-à-vis du catalan, qui n’est pas compris de tous les hispanistes, ni même évidemment de tous les hispanophones. Si l’on ajoute à cela l’exigence d’effectuer les études de textes et les entretiens dans leur langue originale, et donc d’y faire référence dans cette même langue, on se trouve dans l’impossibilité d’adopter une solution satisfaisante pour tous. La seule solution véritablement consensuelle aurait été de traduire systématiquement tout énoncé dans une langue étrangère : l’ampleur de la tâche à l’échelle d’une thèse est telle que nous y avons renoncé, à quelques exceptions près. Les décisions prises concernant le choix d’usage des langues dans le compte-rendu sont exposées dans l’avant-dernière partie de ce court prologue. La dernière précisera les conditions qui ont déterminé la recherche tant sur le plan institutionnel que sur le plan pratique. Les abréviations utilisées dans l’étude pour les romans de Juan Marsé UTT pour Últimas tardes con Teresa STD pour Si te dicen que caí Ronda pour Ronda del Guinardó 16 Amante pour El amante bilingüe Embrujo pour El embrujo de Shangai Rabos pour Rabos de lagartija pour les romans de Eduardo Mendoza Savolta pour La verdad sobre el caso Savolta CP pour La ciudad de los prodigios Gurb pour Sin noticias de Gurb Tocador pour La aventura del tocador de señoras pour les romans ou nouvelle de Manuel Vázquez Montalbán SM pour La solitude du manager (pour ce roman nous n’avons travaillé que sur l’édition française) MDS pour Los mares del sur Delantero centro pour El delantero centro fue asesinado al atardecer ELG pour El laberinto griego Bolero pour Bolero o sobre la recuperación de los barrios históricos en las ciudades con vocación postmoderna HMV pour El hombre de mi vida autres types d’abréviation CH. 1 pour Chapitre 1 Ent.1 t.10 pour Entretien 1 tour 10, ce qui réfère aux entretiens retranscrits dans l’Annexe 2 du volume 2. [F] pour traduction française Les appareils d’accompagnement à la lecture Le glossaire Il est toujours confortable et rassurant de pouvoir se référer à tout moment à un glossaire rassemblant des concepts ou des notions dont le sens n’est pas immédiatement accessible. Dans le cadre d’une recherche pluridisciplinaire et plurilinguistique, le glossaire devient un instrument nécessaire à la compréhension du texte par tout lecteur. Le défi de la compréhension mutuelle, malgré les obstacles dressés par les notions et les tics d’expression de chacun des champs, n’est pas des moindres parmi ceux qu’une recherche pluridisciplinaire doit relever. Outre l’effort particulier de clarté et de simplicité que le scripteur se doit de réaliser par courtoisie pour les lecteurs étrangers à son monde disciplinaire, celui-ci doit expliciter sa terminologie et ses concepts encore davantage que dans le cadre d’une étude mono-disciplinaire. Le glossaire est dans ce sens un instrument commode auquel le lecteur pourra se référer chaque fois qu’un terme sera marqué du signe G , la lettre G majuscule en exposant (par exemple TransiciónG ). Ce signe apparaîtra à chaque première occurrence du terme dans le texte. Les documents annexes Le second volume du compte-rendu est consacré à la capitalisation du corpus rassemblé et fournit des informations d’ordre général sur Barcelone. On y trouvera également des données produites au cours de la recherche, trop volumineuses pour être intégrées au volume principal, et des outils d’analyses élaborés au cours de la recherche, cela toujours afin de préciser notre méthodologie et de fournir éventuellement des dispositifs d’analyse utiles à des recherches postérieures. L’annexe 1 rassemble ainsi des descriptions paysagères, de longueurs variables, représentations fragmentaires de la ville, et à quelques exceptions près, de lieux proches de la ville. 17 L’objectif et les modalités de collecte de ces extraits textuels seront précisés dans le Ch. 2. Comme toute première introduction à la ville, juste après les premières émotions surgies à l’observation des photographies qui ouvrent le présent volume, nous suggérons de s’adonner au délicieux plaisir de la lecture de ces fragments paysagers : le lecteur aura le loisir d’y vivre des expériences encore vierges de tout métadiscours et il sera ensuite davantage disposé pour entreprendre la lecture rugueuse du mémoire. L’annexe 2, d’une façon similaire pourrait être une seconde entrée dans la ville et de façon plus générale dans l’esprit de la recherche telle qu’elle s’est déroulée. Ce sont en effet les entretiens avec cinq habitants barcelonais, que l’on trouve dans ces pages intégralement retranscrits. Désormais enrichi par les expériences paysagères vécues ou revécues grâce aux textes fictionnels, désormais introduit auprès des personnes qui ont consacré un temps précieux à échanger avec nous sur la ville, le lecteur pourra compléter ses connaissances historiques sur la ville grâce à deux documents de nature différente, reproduits dans l’annexe 3. Un poème de José Agustín Goytisolo, dernier frère aujourd’hui disparu de la fratrie littéraire des Goytisolo, nous racontera l’évolution de la ville, de ses origines préromaines à la période post-olympique. Inscrite dans la longue tradition des odes dédiées à Barcelone, “Novisima oda a Barcelona” est un joyau de poésie contemporaine dont on ne doit pas se priver. La version reproduite est en français car elle est issue d’une revue française. Incidemment, nous remercions sincèrement Jean Tena de nous avoir fait connaître ce poème en nous fournissant la revue dans laquelle il a été publié. Parallèlement à la lecture du poème, le lecteur pourra suivre le cheminement de l’histoire urbanistique grâce à la reproduction de cartes qui rendent compte de l’extension de la ville dans le temps. Trois planches photographiques y sont également rassemblées ; elles font écho à des propos du développement. L’annexe 4 rassemble enfin des tableaux de données et des graphiques qui ont été réalisés dans le cadre des analyses. Nous y ferons référence dans le corps du texte à chaque fois que cela nous semble nécessaire. Le dernier volume du mémoire de thèse (volume 2 ou 3 en fonction du type de reproduction) est le résultat d’un patient travail de collecte tout d’abord, mais aussi de retranscription pour les entretiens, de reproduction pour les textes littéraires, et de mise en forme. Ces deux dernières réalisations n’auraient pu être accomplies sans l’investissement de mon compagnon Rémy David. Les règles d’usage des langues dans l’étude Après consultation de nombreux géographes et littéraires, hispanistes ou non, et d’un commun accord avec le directeur de cette recherche, nous avons choisi d’écrire ce compte-rendu en faisant usage de mots castillans ou catalans couramment utilisés parmi ceux qui fréquentent l’Espagne et la Catalogne. La raison principale de ce choix réside dans la volonté de rester au plus près du sens de certains mots, qui n’est véritablement accessible que dans leur langue d’origine. La posguerra, la transición sont des mots qui peuvent évidemment être traduits par « après-guerre » et « transition », il n’empêche que le passage d’une langue à l’autre laisse bien des connotations de côté. Et que dire alors de ramblear ou de charnego, qui ne trouvent aucun équivalent français satisfaisant… D’autres mots castillans ou catalans sont devenus des complices de tous les jours dans les analyses, tout simplement parce que le référent était énoncé dans ces langues. Parfois cela est dû au fait que le français ne distingue pas deux concepts différents, ou bien seulement par des périphrases lourdes et dénuées de la poésie du mot originel : descampado et solar sont généralement traduits indifféremment par terrain vague, et pourtant ils revêtent des réalités bien distinctes. D’autres mots sont parfaitement communs dans la langue espagnole ou catalane et paraissent totalement inconnus en français : il semble plus pertinent de conserver le terme initial qui, au moins pour les hispanophones, est évident et ne connote aucune érudition particulière. C’est le cas par exemple des lagartijas, qui sont une sorte particulière de petits lézards gris, bien connus des Catalans. Peut-être et surtout, le travail d’imprégnation que nous avons réalisé durant ces cinq années de recherche, la fréquentation constante du monde hispanique, rendait impossible la marche arrière dans la façon d’exprimer la réalité barcelonaise : constamment à cheval sur deux langues, exercée 18 au mélange linguistique, cette pratique a contaminé notre propre écriture. C’est une écriture métisse que l’on rencontrera dans ce mémoire, métisse comme l’est la recherche et comme l’est Barcelone. Dans tous les cas, les mots énoncés en castillan sont généralement traduits une première fois dans le texte, et lorsqu’ils revêtent un sens particulier et sont essentiels pour la compréhension, ils sont définis dans le glossaire. En ce qui concerne les mots catalans, le choix a été fait de systématiquement tout traduire, supposant que les locuteurs catalans étaient beaucoup moins nombreux que les hispanophones. La plupart des traductions sont des traductions libres : elles ne sont pas le fait d’un traducteur professionnel ; nous demanderons donc de les considérer avec indulgence. La question des citations extraites des romans ou des entretiens a été plus rapidement résolue. Dans la mesure où les lectures et les analyses étaient réalisées en castillan (à deux exceptions près dans le corpus principal1 Nous étions conscients cependant que ces choix imposaient de réelles difficultés aux non hispanophones. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé, lorsque cela était possible, une version originale et une traduction française des extraits paysagers rassemblés dans l’annexe 1. Les extraits en français ont été reproduits à partir des traductions publiées des romans : ce sont donc des traductions réalisées par des professionnels. Certains romans n’ont cependant pas leur équivalent en français dans le corpus de l’annexe 1: Recuento, car il n’est pas traduit en France, El embrujo de Shangai car nous avons tardivement choisi de reproduire ces extraits et nous ne possédions pas alors la traduction française. En revanche les extraits issus des romans n’appartenant pas au corpus de recherche et proposés comme compléments, sont soit en version française, soit en version espagnole en fonction des exemplaires que nous avons eus en notre possession. Dans la mesure où ils ne relèvent pas véritablement du corpus d’étude, nous n’avons pas jugé utile de les reproduire dans les deux versions. ), il devenait naturel et légitime de citer dans leur langue ces textes : acte de fidélité certes, c’était aussi une façon de ne pas priver les hispanophones du texte originel. Nous avons adopté une démarche identique dans les citations des articles ou ouvrages scientifiques. Les références des citations extraites des fragments rassemblés dans l’annexe 1 apparaîtront sous la forme suivante : MDS, E3 pour extrait numéro 3 du roman Los mares del sur ; Ronda, A4 pour allusion numéro 4 du roman Ronda del Guinardó (nous précisons dans l’annexe ce qui distingue les extraits « E », et les allusions « A »). Les conditions de la recherche On peut considérer que la présente recherche s’est déroulée sur à peu près six années, dans des conditions statutaires différentes. La première année, de l’automne 1999 à l’été 2000, fut celle de la formation doctorale effectuée au sein de la formation « Jardins, Paysage, Territoire », formation alors bicéphale entre l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1) et l’École d’Architecture de Paris la Villette. Le mémoire réalisé au cours de cette formation a ouvert les perspectives méthodologiques tant sur le plan de la pluridisciplinarité géolittéraire que sur les méthodes d’appréhension des paysages, outil à partir duquel nous avons abordé la ville de Barcelone dès ce premier travail. Nous avions centré l’analyse sur un roman de Manuel Vázquez Montalbán, El laberinto griego. De novembre 2000 à avril 2004, nous avons bénéficié d’une allocation de recherche du Ministère de la Recherche laissant ainsi les jeunes élèves du collège et du lycée avec qui nous avions passé six années. La mise en disponibilité accordée par le Rectorat de Grenoble depuis cette date nous a permis d’effectuer nos recherches dans des conditions optimales, puisque cela nous permettait de voyager entre Paris, site du laboratoire LADYSS dans lequel nous étions intégrée, 1 Je n’ai cependant pas toujours pu lire, scanner ou relever les citations des romans du corpus dans leur langue originale. Il était toujours plus satisfaisant de le faire, mais cela n’a pas toujours été possible. Deux romans n’ont été lus qu’en français, La solitude du manager et Le pianiste de Manuel Vázquez Montalbán. La pagination proposée sera celle de l’édition espagnole lorsque la citation est reproduite en espagnole et celle de l’édition française dans l’autre cas. 19 Barcelone et Grenoble, lieu de notre domicile. Durant cette période, nous avons tenté de mettre en place une cotutelle entre l’Université de Paris I et celle de l’Universitat Autònoma de Barcelona, avec pour co-directeur un professeur de littérature espagnole, Fernando Valls. Malgré les efforts continus de celui-ci auprès du recteur de l’Université, ce contrat de cotutelle n’a jamais été signé par l’Université espagnole, tandis qu’il avait été signé par Paris I, au bout de quelques années. Cette tentative de contractualiser une recherche pluridisciplinaire transeuropéenne n’a donc pas abouti. La coopération personnelle avec Fernando Valls ne s’est cependant pas altérée de ce fait et la réalité de sa co-direction dans le champ littéraire a montré que ce type de recherche dépassant les frontières repose encore aujourd’hui sur la bonne volonté des personnes. Depuis septembre 2004, un poste d’Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche accordé par l’Université Pierre Mendès France (Grenoble 2) au sein du Département de Géographie sociale, m’a permis d’intégrer une structure et une équipe qui ont favorisé tout au long de l’année mon travail de recherche. Le triangle Grenoble / Paris / Barcelone fut donc le territoire quotidien de la recherche pendant ces six années. A Barcelone, cela s’est concrétisé par neuf missions d’une durée d’une semaine à deux semaines et d’une année complète (juillet 2002 à juillet 2003) sur place. Avec évidence, c’est lors de cette année que nous sommes devenue habitante à part entière de cette ville. Cette année fut essentielle à plusieurs titres : cela a permis une véritable imprégnation du terrain, ce qui était nécessaire au type de recherche engagé. Durant cette année, outre réaliser les entretiens avec les habitants, poursuivre la recherche documentaire et arpenter la ville insatiablement dans tous ses recoins, nous avons travaillé assidûment à la rencontre de personnes qui pouvaient assister notre recherche, tant auprès des universitaires qu’auprès des habitants. Nous avons également réalisé avec un photographe professionnel, Pierre Putelat, deux campagnes de photographies qui complétèrent avec grand profit les nombreuses photographies volées à Barcelone durant ces six années. Il ne paraît pas vraiment utile de préciser les événements scientifiques qui ont particulièrement fait avancer la réflexion et la connaissance sur le terrain, ils apparaîtront au fur et à mesure de la thèse. Nous voudrions préciser avant d’ouvrir véritablement le propos de notre recherche un problème technique qui est intervenu au cours de la rédaction du mémoire. Il concerne les références bibliographiques dans le corps du texte. Elles ont été insérées avec le logiciel Endnote : un problème est survenu dans l’insertion des pages de référence et nous avons été contrainte de noter les pages après la référence selon cette modalité : (J. MARSÉ, 1973) p. 223. Cette solution a pour défaut d’interrompre encore davantage la lecture et de nuire ainsi à sa qualité. Nous prions le lecteur de nous en excuser.
Imaginaires d'une ville : Barcelone par ses paysages. Une étude géolittéraire - Vol. 1 - Page 1
Imaginaires d'une ville : Barcelone par ses paysages. Une étude géolittéraire - Vol. 1 - Page 2
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