Au pays des rêves et des cauchemars - Page 2 - test Pauline Labrande Au pays des rêves et des cauchemars Récits de rêves Edilivre – Éditions APARIS 3 Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20 rue des Grands-Augustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Edilivre, Éditions APARIS – 2008 ISBN : 978-2-35607-390-7 Dépôt légal : Février 2008 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. 4 Avertissements au lecteur : Tous ces textes sont des récits de rêves, n’y cherchez donc aucune logique, pas de fil conducteur, rien de rationnel, attendez-vous plutôt à de l’absurde, du bizarre, du délire et des aberrations ! Avis aux plus jeunes : la plupart de ces rêves sont plutôt des cauchemars et, bien que le pire en ait déjà été censuré par moi, ils peuvent contenir des images dérangeantes pour les plus sensibles d’entre vous. Je rappelle à tout lecteur qu’il convient de « distinguer le rêve de la réalité », et de ne pas confondre l’auteur avec le narrateur qui parle à la première personne… C’est important ! Gardez toujours à l’esprit que ce « je » n’est pas moi ! 7 Mauvaise mère J’accouche d’un bébé. Je suis très heureuse mais aussi très angoissée car j’ai peur de ne pas savoir m’en occuper correctement. Je rentre chez moi : j’habite dans la maison de ma tante. En arrivant, j’oublie le bébé dans la voiture. Je n’ai plus un seul, mais deux enfants : le plus petit est un garçon qui a entre zéro et deux ans, l’aînée est une fille de 6 à 13 ans. Après plusieurs heures, je réalise que les enfants sont toujours dans la voiture. Je suis horrifiée ! Je m’inquiète particulièrement pour le bébé, qui n’aura pas eu son biberon ! Je me dépêche d’y aller, mais la voiture est vide. A cet instant, je vois ma mère arriver de l’arrière de la maison, portant le petit sur un bras et tenant la fillette par la main. Elle me fait remarquer que je ne sais pas m’occuper de mes enfants, que je suis une mauvaise mère. Moi je suis rassurée de voir que le plus jeune doit avoir environ deux ans et que son biberon ne lui aura pas manqué. Je m’occupe de mes enfants un moment, puis, énervée que ma mère continue à me sermonner, je 8 vais expliquer à ma sœur, comme pour me justifier de ma mauvaise conduite, que je n’ai ces enfants que depuis trois jours et que je n’avais pas pu les voir avant car je n’avais pas le temps. 9 Une soirée très mouvementée Je suis dans la magnifique et très vaste demeure d’Anémone, l’actrice, pour une soirée que je l’ai aidée à organiser. La maison est immense, elle a un étage, un grand balcon, un jardin, de nombreuses baies vitrées. Les invités sont très nombreux et tout le monde s’amuse, jusqu’au moment où ça commence à mal tourner : des hommes se battent à coups de tessons de bouteilles. J’essaie de les arrêter, en vain, et finis par m’écarter de peur d’être blessée involontairement. Il va y avoir une explosion ! Tout va sauter ! Je sors en courant, affolée, me précipite dans la rue, suivie d’une fille à qui je montre où aller pour être hors de danger. Mais en tournant dans une autre rue, nous croisons plein de gens qui courent en sens inverse pour s’enfuir. Surprise, je demande ce qu’il se passe : on me répond qu’il faut s’éloigner le plus vite possible avant le « bug informatique » ! Je me retrouve dans une grande maison, sans doute un lieu de vacances, avec toute ma famille et 10 un groupe de jeunes. Parmi eux, une fille est en train de mourir d’un cancer de la peau. Ça me touche beaucoup, je suis triste, déprimée. Elle décède. Je pleure. On me montre une vidéo où elle est avec sa sœur jumelle et leurs petits copains respectifs : des jumeaux ! 11 Lézards et crocodiles Chez mes parents, je vais dans mon ancienne chambre. J’y trouve un petit lézard, puis un plus gros, un autre encore plus gros, ainsi de suite, jusqu’à ce que l’animal ait la taille d’un jeune crocodile. J’ai très peur, je grime sur un fauteuil, debout, et je crie. Je me réveille chez moi, dans mon lit, ouf ! Ce n’était qu’un rêve ! J’ouvre les yeux et dans ma chambre je vois… un crocodile ! Mais je me dis que je dois rêver encore et force pour ouvrir mes yeux réellement. 12 Etrange suite d’événements Avec d’autres jeunes, je suis chez le père d’une de mes amies. On me dit qu’il vient d’être « opéré », j’entends « enterré » ; je demande « Il est mort ? » On me répond : « Non pas encore mais bon… ». J’aide un type à prendre son bain, mais je refuse d’y entrer avec lui, ni même qu’il me touche ! Sa petite amie est derrière lui dans la baignoire, recroquevillée, elle pleure. Il faut partir. C’est moi qui conduis. Le trajet est très dangereux, parsemé de pièges et d’embûches : la route change au fur et à mesure, elle n’est jamais droite, ni plane, mais soit cabossée, soit très pentue, soit pleine de virages, d’autres voitures sont arrêtées sur le côté, débordant sur la chaussée, ou surgissent de nulle part, et pour couronner le tout : mes phares ne marchent pas ! Au bout d’un moment, nous faisons halte sur une aire de repos ; pas de chance : elle est envahie par des ours ! Il y en a partout, et de toutes sortes : des 13 petits, des gros, des jeunes, des vieux, certains méchants, d’autres qui veulent jouer à la balle… C’est la panique générale, tout le monde a peur, fuit, essaie de trouver un endroit à l’abri, mais moi, ce qui m’effraie le plus, et j’en suis tétanisée, c’est quand je me retrouve avec un asticot sur le pied ! 14
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