Une vie moins ordinaire - Page 1 - test Claudia Da silva Une vie moins ordinaire Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1481-6 Dépôt légal : Juin 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire CHAPITRE 1 : Pourquoi moi ? ..................................................... CHAPITRE 2 : Alice Salven ......................................................... CHAPITRE 3 : Tensions à l’horizon ............................................. CHAPITRE 4 : La révélation de Lily ............................................ CHAPITRE 5 : Rencontre fracassante ........................................... CHAPITRE 6 : Cassie Kleyne ....................................................... CHAPITRE 7 : « Tu es Différente Sarah ! » ................................. CHAPITRE 8 : Solitude ................................................................. CHAPITRE 9 : Le Changement ..................................................... CHAPITRE 10 : Les amours d’Alice. ............................................. 19 33 51 67 81 95 105 117 125 135 9 Merci à : Edilivre pour m’aider à réaliser mon rêve. - Ma famille et plus particulièrement ma sœur. - Mes proches : Cécile Laiguillon, Shavidri Yapa, Natacha Benzekroufa, Axelle Jorite, Valerie Jorro, Sandra Haro, Jilly Lorenco, Alexandre Viera, Aurélie Beck, Marion Munoz Estevez, Marjolaine Go et tous les autres qu’il m’est impossible de nommer mais pour qui j’ai une pensée. - Mes fidèles lectrices du forum Love One Tree Hill & Leyton4ever : Sosso, Charlotte Besnard, Vanessa Maroille, Jessica Moriceau, BrookeScoot, Celine Vincendeau, Megan, Adeline Poitou…. - Deux filles sans qui ce livre n’aurait jamais abouti et pour qui j’ai une affection particulière : Laura Caffin et Céline Boschi. Merci les filles. - Et pour finir, merci à mon petit prince qui m’a inspiré ce livre et qui m’a appris qu’il fallait toujours croire en ses rêves. - 13 « Salut tout le monde, moi c’est Sarah Lawoen. J’ai seize longues années et avec ma mère nous venons d’emménager à Los Angeles en Californie. Oui, la Californie, un État qui fait rêver n’est-ce pas ? Les beaux palmiers, les belles plages, les surfeurs et tout ce qui va avec. Pourtant, moi cette ville ne me fait pas du tout rêver. Ma petite ville d’Oklins (en Oregon) me manque. Ici tout est grand, beau, époustouflant… En plus il n’y a aucune vraie saison, que du soleil toute l’année (moi qui aime la pluie je ne vais pas être gâtée !). Enfin, tout ça pour dire que pour le peu que j’ai vu en étant dans la voiture quand je suis arrivée en ville, c’est que la Californie est réellement le repère des beaux et grands milliardaires qui sont exactement tout ce que je déteste. Adieu paix et tranquillité que j’aimais tant à Oklins. Je déteste déjà cette ville. Et puis, pour ne rien vous cacher, le fait que ma mère y ait rencontré mon père (biologique !!!) seize ans plus tôt n’arrange rien. Vous devez vous demander pourquoi ? Et bien mon père s’est enfui quand ma mère était enceinte. Tout ce que je sais c’est que c’était un grand et célèbre photographe à l’époque où il a rencontré ma mère qui elle, était en deuxième année d’un lycée des environs. Bien sûr, quand il a su qu’il avait mis en enceinte une fille plus jeune que lui de six ans, il a eu peur de briser sa carrière (qui lui tenait tant à cœur) et a préféré abandonner ma mère enceinte, seule et sans argent. Un acte très courageux, n’est-ce pas ? Comment réussir à croire les hommes quand, dès 15 qu’ils ont une responsabilité à prendre, ils partent ? En m’écoutant parler vous devez penser que je suis une grande féministe. Et bien oui, je l’avoue. Pourquoi aurait-on besoin de garçons après tout ? Je vous l’accorde, le fait que ma mère change de copain (qu’elle rencontre dans les bars) tous les mois (bon d’accord j’exagère un peu mais c’est presque ça !) ne m’aide pas beaucoup. Ma mère non plus n’aime pas beaucoup cette ville, ça doit lui rappeler de mauvais souvenirs j’imagine. Quand ma mère a su que son cabinet de journalistes l’avait mutée en Californie, elle a essayé de tout faire pour arranger ça, mais c’était cause perdue. L’avantage, c’est qu’ici elle gagnera deux fois plus, voire trois fois plus qu’avant, ce qui me changera car je commençais à ne plus pouvoir gérer l’école et le travail après les cours. Parlons un peu de ma mère, le pilier de ma vie (oui je sais, c’est très gnangnan mais c’est la vérité). Je sais que ma mère n’est pas parfaite mais qui aurait la prétention de l’être ?!? Beaucoup de personnes de son ancien travail la jugeaient très mal, déjà par le fait que la moitié de ses collègues était des femmes âgées de la trentaine, déjà mères de plusieurs enfants, qui n’avaient plus de temps pour s’occuper d’elles. Alors quand elles voyaient ma mère arriver dans son tailleur qui la rendait hyperchic et qui par-dessus tout était tout propre (sans trace de vomi de bébé ou autre chose), elles étaient jalouses. C’est vrai, ma mère est une très belle femme, elle le sait et elle en joue. Moi, c’est tout l’inverse : je n’aime pas me mettre en avant. Je préfère rentrer dans la masse, me faire discrète, c’est moins de problèmes, que ce soit avec les filles ou avec les garçons. 16 Pourtant, beaucoup disent que je suis très belle (hou la ! Ce que je viens d’écrire fait légèrement narcissique, non ?!?). Mais je n’y crois pas vraiment et sincèrement je m’en fiche. Et puis je ne veux pas ressembler à toutes ces filles qui ne s’intéressent qu’à leur poids ou à leur stupide équipe de pompom girls. Alors me voilà, je m’appelle Sarah Laowen, j’ai seize ans et je suis officiellement une habitante de Californie et demain même une future lycéenne du lycée le plus coté de la côte ouest, le Right High School. Ah oui, j’ai oublié de vous préciser que demain c’est la rentrée et que je suis morte de peur, alors souhaitez-moi bonne chance ! » Sarah, qui venait de finir d’écrire dans le tout nouveau journal intime que sa mère lui avait acheté la veille, regarda autour d’elle. Sa nouvelle chambre était encore vide et seuls les cartons empilés autour de son lit étaient présents. Elle réalisa alors douloureusement qu’en effet, la rentrée dans ce nouveau monde allait être dure. 17 CHAPITRE 1 : Pourquoi moi ? Sarah dormait profondément quand elle entendit à son grand désespoir son réveil qui se mit automatiquement sur sa station préférée, Rock Generation. Depuis qu’elle avait été mise au courant de ce déménagement, Sarah n’appréhendait qu’une chose et c’était la rentrée. Elle avait rêvé des nuits et des nuits de cette journée. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’avait aucune envie de sortir du lit. Malheureusement, Élisabeth, sa mère, ne semblait pas du même avis. – Ahhhh non, laisse-moi dormir ! s’écria Sarah, jetant violemment son oreiller sur sa mère qui essayait tant bien que mal de la sortir du lit. – Sarah, dépêche-toi. C’est la rentrée aujourd’hui ! – Non, c’est vrai ? J’avais oublié. – Arrête ton cinéma, tout va bien se passer, répliqua Élisabeth en ouvrant les volets de la chambre. – J’aimerais en être aussi sûre. 19 Sarah, qui était toujours allongée sur son lit, regarda l’expression désespérée de sa mère, qui soupira avant de répliquer : – Écoute… Je sais que tu n’es pas ravie d’être ici et sache que moi non plus. Mais on n’a pas le choix alors il va falloir qu’on se reprenne en main et qu’on soit fortes ma chérie. – Si être forte, c’est de devoir se jeter dans la gueule du loup en allant dans ce lycée de fils à papa, je préfère rester faible. Élisabeth ne put s’empêcher de rire devant l’expression tellement sincère dont sa fille avait fait preuve. – Tu vas bien devoir aller à l’école un jour ou l’autre, non ? – Non, je n’aurai qu’à devenir serveuse comme ça, je n’aurai pas besoin de diplôme et hop… adieu l’école, s’esclaffa-t-elle toujours dans son lit. – Je suis très sérieuse Sarah, alors dépêche-toi de t’activer si tu ne veux pas être en retard pour ton premier jour. – Je n’ai pas envie d’y aller. – Sarah, aucune fille de ton âge n’a envie d’aller à l’école mais c’est le rôle de leur mère de les obliger à y aller. Et vu que je suis ta mère… Tu y vas ! Je sais que ces derniers temps, j’ai un peu délaissé mon rôle, je t’ai trop laissé te débrouiller seule, mais c’est fini. Sarah comprit très bien qu’il n’y avait rien à ajouter, sa mère était fixée sur sa position et n’était pas prête à vouloir changer d’avis. Elle allait donc devoir aller au lycée. Et même si cette idée ne l’enchantait pas, elle ne put s’empêcher d’être satisfaite car sa mère venait de lui promettre que les choses allaient changer. 20 – D’accord, mais tu promets que les choses vont être différentes ? – Je te le promets, on va s’en sortir ma chérie. On n’est pas des Lawoen pour rien, s’esclaffa Élisabeth. Sarah lui répondit alors par un faible sourire avant de se lever d’un air las. Tout en se préparant, Sarah repensa à ces dernières années et fut obligée de constater qu’avec sa mère, elles en avaient bien bavé. L’histoire était simple : Élisabeth qui était tombée enceinte à seize ans, s’était battue pour qu’elle et son enfant aient un toit au-dessus de la tête, et ses efforts avaient payé car tout juste après la naissance de Sarah, elle avait repris ses études de journalisme et les avait réussies haut la main. Jusque-là tout était bien parti pour qu’elle et Sarah puissent avoir une bonne vie, mais malheureusement la solitude avait commencé à peser chez Élisabeth. Elle avait enchaîné copain après copain et aucun n’était vraiment des modèles de réussite. Tous s’étaient fichus d’elle et avaient profité de la situation. Puis les années avaient passé et Sarah qui était assez grande pour comprendre, devait à chaque fois être là pour sa mère. Elle ne s’était jamais plainte mais au fond, elle en avait assez de devoir jouer le rôle d’une mère plutôt que celui d’une fille de son âge. Et même si ce déménagement dans cette nouvelle ville n’était pas ce qu’elle aurait souhaité, il représentait quand même à ses yeux un espoir… L’espoir d’une nouvelle vie… Une vie meilleure. Vingt minutes plus tard : Une fois préparée, Sarah qui venait de descendre rejoindre sa mère au premier étage ne put s’empêcher 21
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