Un clin d'oeil des étoiles - Page 1 - test Jean MARCOU Un clin d'oeil des étoiles Candide et le Petit Prince à la rencontre de la science et de notre civilisation Edilivre – Éditions APARIS 3 Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20 rue des Grands-Augustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Edilivre, Éditions APARIS – 2007 ISBN : 978-2-35607-128-6 Dépôt légal : Décembre 2007 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. 4 Je tiens à remercier mon épouse Gisèle qui m’a aidé et soutenu dans la rédaction de ce conte auquel elle a accepté de collaborer. Sincères remerciements au Docteur C Botton, fondateur de l’A.B.E.R.A, qui m’a communiqué sa passion pour l’astronomie et à J.P. Boudin qui m’a initié à l’informatique. 5 « Rejette cette toute petite chose que l’on appelle moi, et tu deviendras le monde immense. » (pensée zen) PRÉFACE Quel avenir pour une civilisation qui semble avoir perdu ses repères ? Une crise planétaire majeure s’annonce. Nous continuons pourtant à danser aux derniers accords de l’orchestre du « Titanic » ! L’évolution rapide des techniques rompt les équilibres qui ont permis une évolution du vivant dont nous sommes les bénéficiaires. Elle accentue les déséquilibres politiques, économiques et culturels. Sur les ruines des « valeurs » ébranlées, triomphent les fondamentalismes religieux ou sectaires et la terreur qu’ils imposent. Est-il trop tard pour réagir ? 7 L’ironie du conte de Voltaire, « Candide » conduit à une sagesse limitée, mais efficace : « contentons-nous de cultiver notre jardin ». Mais le jardin aujourd’hui, n’est-ce pas notre planète ? Le regard du « Petit Prince » de St. Exupéry sur notre civilisation, est tout aussi caustique, mais ses questions « d’extraterrestre », ouvrent sur un enchantement et une authenticité porteurs d’une espérance mobilisatrice. Notre époque peut-elle faire la synthèse de ces deux aspects de la condition humaine : rationalité et utopie ? Ce conte confronte donc Candide et le Petit Prince, ces deux archétypes de l’innocence, aux impasses où nous conduisent les principaux acteurs de notre époque, soucieux de gérer l’immédiat. Les étoiles, contemplation des rêveurs, mais aussi des scientifiques et peut-être des sages, ne nous laissentelles pas entrevoir « l’essentiel » que nos yeux de taupes ne peuvent même pas imaginer ? La science nous rappelle en effet que nous sommes pétris des poussières que les étoiles ont forgées dans leur cœur nucléaire. Merveilleuse filiation qui nous rend coresponsables d’un avenir à construire. Une pincée d’ironie déstabilisatrice, atténuée par l’enchantement des étoiles, l’exigence d’authenticité, un pèlerinage aux sources d’une science et d’une tradition riches de sens, telle me semble la potion magique que peuvent nous offrir ces deux personnages ? Ne sont-ils pas tous les deux 8 emblématiques à la fois de l’absurdité de l’existence et de l’espérance humaine en une vie qui donne du « sens » à notre présence sur une petite planète perdue dans un insondable Cosmos ? L’objet de ce conte est donc d’esquisser une réponse à ces questions. Peut-on imaginer un avenir de l’aventure humaine ré enchanté par le sens que les « étoiles », filles de notre Univers, nous suggèrent ? Notre génération peut-elle y trouver la clef d’un avenir à la mesure de son attente ? Sommes-nous prêts à tester le « remède » proposé même s’il nous semble utopique ou indigeste ? * * * La poésie n’est-elle pas aussi une voie oubliée, vers le nécessaire ré enchantement du monde, qui a perdu le sens du rêve et de… l’utopie créatrice ? Les poèmes de Gisèle Marcou le suggèrent. * * * 9 « Aime le battement de l’aile de l’oiseau, Fuis donc le sol gelé pour le soleil brûlant. Car c’est toi, liberté, Univers enivrant, Nourriture infinie du frêle passereau ». (G. Marcou) 10 « Un clin d'oeil des étoiles » INTRODUCTION Une petite pluie fine assombrissait le ciel et… mon humeur ! L’écoute du journal télévisé et la lecture de la « presse » achevaient de noircir un « horizon » chargé de menaces ! Ré enchanter le quotidien, lui donner du sens, proposer une vision acceptable du futur ? C’est beaucoup demander à la télévision !!! Je me réfugiais donc, dans la lecture de quelques livres qui incitent à une remise en question salutaire des idées reçues et de la société de leur époque. Je relus successivement deux petits chefsd’œuvre qui m’avaient jadis enchanté. Le regard qu’ils portaient sur l’aventure humaine, à deux moments de son histoire, me paraissait aujourd’hui exemplaire. Au-delà des styles, ironie voltairienne ou enchantement créé par la magie du personnage et du style de Saint Ex. ; j’y ai en effet retrouvé le même message exigeant, destiné à corriger notre myopie sur la société dans laquelle nous vivons et sur un avenir digne d’être vécu ! 11 Cette nouvelle lecture a fait germer en moi une idée : Pourquoi ne pas inviter Candide et le Petit Prince, figures emblématiques de leur époque, à un voyage initiatique parmi les hommes de notre temps ? Nous semblons en effet avoir perdu la clef d’un avenir que la fraîcheur de leur regard peut nous faire découvrir. J’ai donc eu envie de les convier à poser à quelques personnages « incontournables » de notre société, les questions innocentes… qu’il ne faut pas poser… ! J’ai pensé en effet que leurs expériences, si différentes, de la société de leur époque, pouvaient révéler une certaine convergence avec la nôtre ! 12 Chapitre I Deux personnages emblématiques Candide en effet, l’optimiste impénitent, pourtant constamment déçu, avait éprouvé à ses dépens, combien la réponse de la philosophie de Pangloss à la souffrance et à l’angoisse humaines, pouvait être dérisoire et contraire à la raison. Mais c’est seulement au fond du puits de son fertile jardin potager qu’il apercevait distraitement l’image floue et tremblante des « étoiles » ! Elles n’étaient pas pour lui porteuses de sens et d’espoir. Cultiver en effet les fruits de cette terre généreuse lui permettait de tenir à distance les angoisses existentielles. Ne visitent-elles pas cependant la plupart des hommes à un moment de leur existence éphémère ? Sa seule concession à un au-delà du « monde » était son amour « irraisonné » pour Cunégonde qui lui avait fait découvrir un infini d’une tout autre nature !!! 13
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