LE MONDE DE MARTHEMU - Page 1 - 3 Gérard BOURGUIGNAT Le Monde de Marthemu Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2010 4 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 41 62 14 42 – Fax : 01 41 62 14 50 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-319-67 Dépôt légal : juin 2010 © Gérard BOURGUIGNAT L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 7 Présentation. MARTHEMU est un personnage créé de toutes pièces par l’auteur. Agent commercial, puis gérant de supermarché, Gérard BOURGUIGNAT, a toujours eu la fibre artistique plus développée que celle du commerce. Auteur d’une soixantaine de chansons, en collaboration avec deux de ses amis (dans deux vies différentes), il s’est essayé à l’écriture d’un roman vérité jamais publié. Plus de huit cents textes à son actif, aussi hétéroclites que possible, au travers de différents sites dits « de poésie » et notamment sur JePoème.com, sous le pseudo de MARTHEMU. Ce recueil est le parfait reflet de l’esprit Marthemusien qui caractérise l’auteur. Passant du gai au triste, voire au sombre, de l’humour au loufoque le plus déjanté. MARTHEMU est un clown qui rit quand pleure son géniteur … 1 Tel est MARTHEMU (1) (1) Contraction des prénoms des deux amours de sa vie : sa fille Muriel et sa petite fille Marthe. 1 8 POÈMES EN VRAC … LAS, LÀ. Lassé, laissé longtemps lointain. Luttant l'été les longs lutins, Laver les longues lunes, Lessiver les lucioles, Lestes libertines. 9 BALTIMORE Je me souviens de Baltimore, Ses quais mouillés comme un décor. La peur au ventre matador, Certaines nuits j'en rêve encore. Cité du meurtre, côté du port, Où le sang coule et coule encore. Black embusqué respirant fort, Guettant son frère, voulant sa mort. Je me souviens de Baltimore, Et quand toute la ville dort, Si l'on n'entend plus qu'un accord, C'est la lourde chute d'un corps. Je me souviens de Baltimore... 10 BOURBON Mon cher whisky, dans ta trompette, Dans tes nuits roses de blues rayé Et dans ton Jazz, j'ai fait trempette, Bien que mes trompes soient enrayées. Si je n'me trompe, on s'est d'jà vu, Mais si, j't'assure, souviens-toi bien, Au fond d'un verre où j'avais bu Mon désespoir, mon vieux copain! Sur le trottoir, j't'ai rencontré. Dans l'caniveau j'étais tombé Tu étais là, coulant à flots, D'un robinet de lavabo. Ça f'sait longtemps qu'j't'avais pas vu, Avoue qu't'en reste sur le cul! 11 ALEX EN TRAIN Le quart de la moitié qui dormait en coulisse, Des ombres faméliques étendait le rideau. Un vieux patron usé comme vache qui pisse Laissa choir en deux fois, le plomb et le marteau. À mesure que la nuit ressemblait aux oranges, Il avançait vers eux en tendant ses oreilles, Sans qu'un bidon pourri, encore ne le dérange. Il pensait que jamais, rien ne serait pareil. Trouvant dans le matin un réconfort célèbre, Il disait à tous ceux qu'une horloge incommode, Qu'il vaut mieux être pris dans les noires ténèbres Que d'avoir endormi son cul dans la commode! 12 Un taxi vert infâme se déhancha soudain Dans un virage creux et presque inespéré, Le vieux tua dès lors l'animal enfantin Et le patron perdu retourna se coucher… 13 DIEU MERCI Et sortir à nouveau du ventre de sa mère. Savoir ce que l'on sait et en tirer profit. Dire au monde en folie de cesser toute guerre. Regarder le soleil et dire à Dieu merci Savoir marcher encore au fond des chemins creux, Vers la ville endormie, sans craindre un coup mauvais. Dire bonjour aux enfants et saluer les vieux, Boire l'eau des fontaines, s'en réjouir le palais. Tirer de sa guitare une chanson nouvelle, En faire don aux amis, avec eux la chanter. Et les voir revenir le soir en ribambelle. Leur partager son coeur et se sentir aimé, Et se sentir aimé, Et se sentir aimé, Et dire à Dieu, merci............. 14 REVOLUZZIONE ! Écroulez les battants, Portez les sortants, Abattez les croulants, Sortez les portants. Truandez les volants, Volez les marchands, Marchandez les truands, Marre chez les marchands. Explosez les pédants, Ramassez les rames à sang Pétez les courants, Courrez les exposants. Révoluzzione, révoluzzione !
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