Les mots de Gaby - Page 2 - test Gabrielle Staelens Les mots de Gaby En vrac… Edilivre – Éditions APARIS 3 Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20 rue des Grands-Augustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Edilivre, Éditions APARIS – 2008 ISBN : 978-2-35607-196-5 Dépôt légal : Janvier 2008 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. 4 Des mots Y’a des mots qu’on veut dire et qu’il faut savoir choisir. Y’a des mots pour écrire et d’autres qui font pâlir ! Moi j’en use, j’en abuse, sans modération ! avec eux je m’amuse, sans contrefaçon ! Et puis quoi ? Puis après ? Je fais ce qui me plaît ! Tant pis si ça déplaît… Y’a des mots qui font rire, qu’on peut pas contredire. Dans les mots du plaisir, Qu’il faut savoir pétrir… Moi j’en use, j’en abuse, sans modération ! Et j’aime ça, je m’amuse de vous tourner en rond ! Et puis quoi ? Puis après ? Je fais ce qui me plaît ! et pourquoi, devrais-je m’en priver ? 7 Rien ne sert de courir Rien ne sert de courir, il faut partir à point… Il me semble dormir, ce bon vieux refrain ! Visions des alentours : oh pressions ! Combien de pressés ? Regardons autour, ce vieux monde écorché : Je vois une ronde, de gens trop usés, la tête inféconde, de la moindre pensée… Je vois de la honte, sur les âmes envolées, sans se rendre compte, du mal qu’elles ont fait… Rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Certains veulent vieillir sans regarder demain… Rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Vivre pour mourir, tel est notre destin ! Regard du contour, d’un trait dessiné : Combien de vautours sur des vies non passées ? Regardons toujours la vie telle qu’elle est, et après chaque jour continuer à aimer ! Rien ne sert de courir, il faut partir à point, la vie sert à offrir alors, tendons les mains ! Rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Un jeune fruit doit mûrir, de chagrin en chagrin… Rien ne sert de courir après notre destin, heureux l’on doit mourir d’un pareil festin ! 8 Phoenix Hier au soir, un bel et grand oiseau mystique, fut touché en plein cœur, d’une balle empoisonnée. J’ai tout de suite pensé à une mort tragique, accouru sans savoir de quelle race il était… Je me suis accroupie, aux abords de ses ailes, caressant ses plumes d’un joli rouge feu… Son cadavre magnifique aux allures d’éternel, se mettait à bouger, l’écume au bord des yeux ! Je le pris sur mon dos, le traînant comme je pus, boitillant prestement, en direction de chez moi. C’est alors que de mes propres yeux, j’ai vu la magie opérer au creux de mes bras… Je laissai choir au sol, ce corps mort, ému, Quand je sentis sur mon cou, un souffle brûlant. La vie reprenait, un frisson me parcourut, son regard menaçant, j’étais figé, tremblant… En paon majestueux, il déploya ses ailes, guéri de ses blessures, merci il me disait. Dans le feu de ses yeux, j’ai compris tel quel : « que c’est de ses cendres qu’un phoenix renaît… » 9 Quand une question fait l’evidence Quand une interrogation une nuit nous assaille, quand un doute met pression, d’une envie qui déraille, L’insoutenable question, qui est ici née en maître, une réponse de l’amie, que vous vouliez connaître : Si deux êtres se rencontrent et se lient quelque peu, si ces âmes sont semblables, du plus doux, comme du mieux, pensez-vous mon ami, qu’un être même angélique, ne rêverait point romance on ne peut plus idyllique ? Quand les mots nous tourmentent, plus qu’on ne les voit, quand on fait attention, à tout ce qu’on ne dit pas, sachant placer ses pions, doucement, ici et là, on décroche à coup sûr, un cœur de reine, qui bat ! Pas d’échec, ni de mat, sur une avance stratégique Prétendant responsable, quelque peu romantique… Je ne veux point qu’avec vous, tout reste platonique, l’on se tient par la main, il nous reste la pratique… 10 L’envol Pendant que les ombres scintillent d’un bleu pétillant, je vois des voiles blancs flotter au grès du vent. Ils prennent leur envol dans un souffle de mystère, pour un paradis que nous n’avons pas sur Terre. D’ici je guette leur danse, alors qu’ils mettent les voiles, se tenant bien tissés, ils filent vers les étoiles. Une ascension réussie, pour chacune de ces âmes. Ici l’on vit, l’on meurt, en attendant la Dame ! Imaginez leurs grandes ailes joyeusement déployées ! Sentez avec moi le parfum de ce chant embaumé ! Ils s’en vont tour à tour rejoignant l’Eternel, se donnant la main, d’une pâleur sensuelle. 11 Histoire de vers Réunir nos âmes de nos proses échangées, judicieusement mêler, mes vers contre les tiens… Jamais un seul instant, je n’aurais pu rêver, d’avoir trouvé quelqu’un comprenant mon sein… Et tandis que mes maux, viennent panser des plaies, une insaisissable tornade, envahit mon esprit ! Je plaque ma plume tout contre ton cahier, pour venir te conter cette fusion qui grandit… Transpercée par le fond, brûlée de leur chaleur… Tes mots ont eu sur moi, un effet idyllique ! Plus profonds encore que l’abysse de mon cœur… Je les laisse m’étreindre d’une douceur sémantique ! Comme nos funestes vers, d’une sombreur colorée, s’entremêlent comme les langues d’un couple païen, Je jette l’émouvoir, pour l’esthète que tu es, d’avoir capturé mon être, par quelques quatrains ! 12 Etreintes Lorsque mes mains parcourent l’étendue de ton corps, j’entrevois ces endroits qui me disent encore… Quand tes bras et les miens s’étreignent sans efforts, Je comprends que ton désir monte bien plus fort ! Quand lorsque sur ma peau, tu fais glisser tes lèvres… Des frissons me caressent à m’en donner la fièvre ! Nos deux êtres s’abandonnent et nous laissent sereines, De ne faire plus qu’un seul, puisqu’ils sont les mêmes ! Quand nous sommes émues d’attention si soudaine, de nos doigts fatigués qui travaillent sans peine, Nous ne pensons à ceux, qui nous trouvent vilaines, D’avoir pour même sexe quelques pensées malsaines… Quand ta langue entre en moi pour fouiller mon endroit, Je bascule mon corps qui n’a plus jamais froid, De mes yeux qui demandent, je t’observe rapidement, si tu t’appliques à me faire jouir aisément ! 13 Si l’on échange nos mains, que l’on partage nos reins. J’enfonce mon désir au plus profond du tien ! Pour goûter à ta sève, flore humide et amère, Lécher sans retenue son goût d’eau de mer ! Nos deux corps épuisés, après tant d’audace, continuent à s’aimer et tendrement s’enlacent… Nous nous sommes offertes en toute légalité simplement, car nos corps sont une égalité ! 14
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