Triste sort ou sort vaincu ? - Page 1 - test Sophie Télan Triste sort ou sort vaincu ? Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2009 5 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 81 42 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1937-8 Dépôt légal : Septembre 2009 © Sophie Télan L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 6 Que faire quand tout nous semble cassé ? Quand nous pensons que seul la mort pourra nous délivrer ? Quand nous avons perdu tout espoir ? Quand il nous semble qu’il n’y à pas de solution ? Alors que je crois que ma vie est un véritable enfer, qu’il n’y a pas d’issus. Que parce que j’ai été violé, trompé, abusé et que je me suis réfugié dans l’automutilation, ma vie est brisé à jamais. Pendant tout ce long temps, je passe à coté de quelque chose qui aurais pu me rendre la vie beaucoup plus simple : l’objectivité positive. 9 UNE VIE, UN DEPART Me voila prête a venir a la vie, j’ai hâte. Comment va-t-elle se dérouler ? Vais-je être quelque un de bien ? Ou pas ? Quel métier vais-je faire ? Que vais-je aimer ? Aurais je des frères et sœurs ? Ou bien serais je la dernière ? Mes parents ont décidé, je crois de m’appeler Sophie. Sophie s’est joli comme prénom, j’aime bien. Sophie Télan, oui ça sonne bien. Mais je dois avouer que la vie me fais peur, souvent j’entends maman 11 pleurer, ou crier après mes frères, parfois je l’entend rire, je me dits que la vie est très lunatique. Alors vais-je me sentir bien dans ce monde si sec ? 12 Le commencement Le 05 Août 1986 il est 15h25, aille ! Aille ! Aille ! l’air de dehors me fais mal, j’ai mal au poumons, je veux rentrer, je veux retourner dans mon petit monde humide. Tiens papa pleure, maman aussi, mais que ce passe-t-il ? Es ce qu’ils me regrette, peut être ne s’attendaient-ils pas à une fille aussi potelé ? Mais maintenant ils font la fête, je n’y comprends plus rien. C’est aussi dur la vie ? Aussi compliqué ? Finalement j’ai compris au fur et à mesure de ma vie que les grands pleurent pour diverses raisons, parce qu’ils sont content, émue, triste… Pouf !… nous, nous pleurons seulement parce que nous avons faim, mal, ou sommeil. Je sens que je vais avoir du mal. Déjà beaucoup de choses me frustes, je ne peux pas faire ce que je veux, on ne me comprends pas toujours, je 13 pleure et on me dit que je fais des caprices alors que je suis vraiment mal. Ainsi débute ma vie. L’acquisition de la préhension fine, de la marche. Le langage est venu beaucoup plus tard, parce que je n’entendais pas. Il a fallu attendre les quatre premières années de ma vie pour se rendre compte que je n’entendais pas. Et après ça on ne veut pas que je sois frustré ! Heureusement beaucoup de choses peuvent se résoudre. Mes parents et les médecins ont remédié à ça. J’ai donc pus acquérir le langage, je parlé très mal, mais c’était déjà ça. Avec le langage j’ai enfin pus m’exprimer, mais exprimer ce qui me gênait, mes sentiments ça je n’ai jamais appris. 14 L’insouciance J’ai également appris que les adultes peuvent avoir peur ou s’affoler pour pas grand-chose. Papa avait laissé l’échelle parce qu’il travaillé sur le toit, j’aime beaucoup escalader, j’étais fière de faire coucou à papa debout sur le toit. Il ne m’a rien dit mais j’ai bien sentis qu’il a eu peur, vraiment je ne comprends pas pourquoi, je suis une bonne escaladeuse. Une fois je suis allé chez mon copain Guillaume, nous sommes allé au stade, et quand je suis revenu, tout les voisins étaient dehors, tiens dont pourquoi ont-ils l’air tous affolé ? Pourquoi me gronde-t-on ? J’ai trois ans, je savais ou j’allais et puis je suis grande maintenant. Vraiment ces adultes qu’est-ce qu’ils se rendent malheureux pour peu, c’est triste. L’insouciance c’est tellement mieux. 15 Mon premier déménagement J’aimais bien mon village Saint Auban, j’y suis bien. J’ai des copines et des copains. J’aime ma maison, mes chats, ma balançoire, ma chambre. Puis je n’avais qu’à traverser le jardin pour aller faire un petit coucou à mes voisins. J’y était bien, mais voila, la maison est mise en vente, on a osé mettre Ma maison en vente, tout ça pour habiter dans un endroit complètement différent. Je n’ai rien demandé moi, je ne veux pas partir, je ne veux pas quitter ma vie, je sens que si on m’arrache de mon univers, des soucis nous viendrons. Je ne sais pas pourquoi, mais ce que je sais c’est que une déchirure ne peut pas avoir des conséquences anodines. Nous avons emménagé dans cette ville, elle s’appelle Sommières. La maison est nulle, l’école est nulle, les gens sont nuls, tout est nul. Mais il a fallut se faire une raison, c’était comme ça je n’avais pas le choix. Du coup j’ai essayé de m’adapter à ma nouvelle situation, je me suis fais de nouvelles copines. 16 Évidement juste au moment où je commence à m’adapter voila que nous quittons de nouveaux notre nid, certes peu douillé. Cette fois nous partons dans un village appelé Souvignargues. Bon ! La maison est mieux que l’autre, c’est vrai. Mais les gens sont pour la plupart racistes, je ne comprends pas que tant de personnes s’arrête sur une couleur, plutôt que sur ce que vaut le cœur. De nouveau je ne connais personne, l’école est toute petite, j’ai un maître au lieu d’une maîtresse. Heureusement nos voisins ont une fille de mon age elle s’appelle Lilie. Ils m’ont proposé de venir chez eux pour jouer avec elle. Depuis nous nous quittions plus. Tout les week and je dormais après le judo chez eux. Qu’es ce que nous rigolions, puis il y avait Éva et Jamy aussi. Ensemble nous faisions beaucoup de bêtises comme faire de l’appartement inhabité de pépé Victor une vraie patinoire, ou voler des bonbons à la 17
Triste sort ou sort vaincu ? - Page 1
Triste sort ou sort vaincu ? - Page 2
www.wobook.com