Solo - Page 1 - test Stéphane DELAPLACE Solo Edilivre – Éditions APARIS 3 Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20, rue des Grands-Augustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Edilivre, Éditions APARIS – 2008 ISBN : 978-2-35607-486-7 Dépôt légal : Août 2008 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. 4 Antidestin Je veux que ma poésie soit intemporelle. Certains mots sont attachés à notre présent, D’autres, sont, depuis toujours, comme des diamants ; Ils ont pour vertu de me procurer des ailes. Quand ma dépouille grisera dans un tombeau, Mes mots recèlerons une âme chahutée, Par une déraison ou la lucidité. Mais ils s’attarderont peut être, beaux ou sots. 7 Distinguer Un vers nouveau ?… Donc un nouvel art poétique, Autant de conceptions se disputant la gloire, Au cœur du vers quelques règles d’un vieux grimoire, Unique contrainte pour jouer le Prophétique. Autant de mondialisations qu’il y a d’homme, Pour seul règle : Le respect de la différence. Elle me vient de mon enfance, sans défense, Edictée par le bon sens, loi de la somme. 8 En adéquation avec les forces cosmiques, Le poète ici bas, cherche la connaissance. Il scrute le ciel pour en connaître l’essence, La connaissance du tout lui est fatidique. Il passe pour un comique ou un illuminée, Car l’enseignement du tout dépasse les hommes, Il faut être fou pour en connaître la somme, Pourtant cette connaissance lui est innée. Une idée préexistait avant sa naissance, Il comprend le langage des choses muettes Et tous les jours qu’il peut compter sont une fête. Cette intuition du monde il la doit à ses sens. Il veut découvrir les origines du monde, Il pense avoir se secret au fond de lui-même, Quand on l’écoute bien la réponse est en germe. Dans son royaume toutes les idées abondent. 9 Je me cache parmi huit milliards d’êtres humains, Nul ne me soupçonne, je passe incognito, Pour mener à bien ma recherche du très haut. Mon unique travail est d’être le témoin. Aucun problème n’est un problème pour moi, Ma confidente est la vérité révélée, Elle vient à moi car j’ai hélé le mot ailé. Du doute je n’en connais pas le désarroi, Je connais les chemins de notre vérité, Je me suis confessé à l’oreille de Pan. Les chemins sont sinueux comme des serpents. Je ne m’étonne pas de ne plus m’étonner L’existence à pour moi un air de déjà vue 10 Je ne prétend pas rivaliser avec Poe, Ni avec Mallarmé, ni avec Baudelaire ; Mais quand j’écris un vers, je m’abstrait de la terre. Je suis au ciel et ma vie n’est plus un fardeau. L’inspiration me guide à penser par moi-même, Dans cette époque où la science à prit les devants, Avec ses modèles éphémères, brise du vent, Soufflant dans les belle voiles de notre thème. Elle occupe la place au détriment de l’art. Elle n’est plus moyen, mais une finalité, Certains y voient l’objet de la félicité, Comme le progrès émergeant de toutes parts. Bannissons l’esprit scientiste de notre siècle, Bientôt les carrés auront la forme d’un cercle. 11 La vertu du vice Quand j’étais enfant, je fumais du cannabis Plus tard j’ai gardé cette mauvaise habitude. Le soir la drogue me donnait de l’altitude, Dans ces moments j’étais complice de ce vice. Mon existence m’apparaissaient dérisoire, Je riais de moi-même, je riais de tout, Je riais sans motif, je riais d’être fou. Fort de cette humeur, je négligeais mes devoirs Et je comprenais l’existence comme un jeu. 12
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