Protégeons nos enfants - Page 1 - test Alphonse Dattero Protégeons nos enfants Un danger qui préoccupe tous les parents Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1455-7 Dépôt légal : Juin 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Premier épisode Écrire le temps, c’est un peu comme filmer une histoire, il est difficile de comprendre que l’on puisse abandonner son enfant ! Nous avons tous nos dates historiques personnelles. Mai 67 est plus important pour bien des gens que mai 68. L’être humain le plus anonyme est un livre d’histoire. Cette histoire de Nathalie est une histoire vraie, qui vous intéressera tous. Le reste de sa vie lui arrachera-t-il un certain sourire de satisfaction ? Car Nathalie a su surmonter bien des obstacles. Abandonnée à travers les rues, Nathalie se sentait pourchassée jusque dans son sommeil. Autant de rêves récurrents qui survolent les nuits de Nathalie, comme des corbeaux moqueurs au-dessus du champ d’une bataille perdue d’avance. Nathalie, aujourd’hui âgée de vingt ans, a fini par éprouver le besoin vital de défroisser les vieux souvenirs que son traumatisme de fille abandonnée avait jetés en boule dans la corbeille de son inconscient. Pour remonter le sentier obscur, l’horizon de Nathalie sera tumultueux, car elle se souvient toujours de cette nuit du dix-sept 11 septembre, lorsqu’elle a été abandonnée ! Dès lors, Nathalie ne pouvait plus tourner le dos à sa mémoire, qui, en s’illuminant de nouveau, lui donnait la chaire de poule. « Je rêve toujours des meutes de chiens qui me pourchassent dans les rues. » Cette réanimation du passé lui donne la volonté de se battre, de continuer à poursuivre son chemin. Dans son âme il y a de la rage, qui, par la suite, va se traduire en rêve émotionnel. Pour la première fois depuis très longtemps, le vrai parfum d’un grand amour semblait flotter sur son existence, le cauchemar s’estompait enfin. Le rideau de toile bleue, tendu devant la porte, ne formait qu’un rempart dérisoire contre la lumière de l’été. Le quartier populaire ressemblait à un village dont l’activité serait rythmée par le clocher de l’église. La tranquillité qu’elle trouvait contrastait avec les bouleversements survenus dans sa vie. Après treize longues et terribles années d’une tempête de souffrance et de désespoir, Nathalie retrouvait les couleurs d’un bonheur absolu. Il était cinq heures du matin, Nathalie avait à peine dormi, la journée avait été excessivement chaude et ensoleillée. Un vingt août comme on n’en avait pas souvent connu. Le violent orage de la soirée, malgré le vent si fort et les énormes paquets d’eau tombés du ciel, n’avait pas vraiment rafraîchi l’air de la ville. Les nuits d’insomnie, quand elle étouffe des sanglots au creux de son oreiller, qu’elle hurle en silence sa détresse, Nathalie rêve que sa mère l’embrasse. Soudain elle se réveille, dans son esprit celle-ci reste aussi lointaine que la lune. « Je me souviens lorsque j’étais enfant, à l’âge de cinq ans, un 12 silence inhabituel régnait dehors, j’entrouvrais les volets et le blanc incendiait mes rétines. Un panorama immaculé, brillant, saturait l’horizon : la neige. J’avais cinq ans, l’instant était féerique. » Scrutant tant bien que mal l’horizon au-delà de la multitude amassée de splendeurs, un silence apeuré l’entourait. Dans la lumière enneigée, elle avait les yeux révulsés, le visage couvert de larmes. La vie est miraculeuse, la vie est fragile, c’est un don du ciel. Des vies brisées s’épanchent, et peu à peu, on prend conscience des dégâts psychologiques engendrés. Il règne un silence à vous glacer le sang, lorsque la nuit tombe et que la lune est ronde ; on peut voir les ombres, mais jamais je ne me retourne. Dans cette peur de la nuit, mon âme est triste et froide. Éduquer un enfant, c’est lui permettre d’intérioriser les interdits. Il faut savoir que sur Internet il y a quatre cent soixante-dix mille sites pédophiles en France. N’allez jamais sur ces sites ! L’orchidée est une fleur magnifique, mais difficile à cultiver ; élever ses enfants est bien plus difficile. Cette tâche réclame une attention toute particulière, il y a des parents qui se sentent désorientés, beaucoup éprouvent le besoin d’être aidés. Voulez-vous habituer votre enfant à employer un langage correct ? Dans ce cas, donnez l’exemple et il sera prompt à vous imiter. Ce qu’un homme sème, cela il moissonnera aussi. Les parents qui veulent que leurs enfants aient des principes moraux élevés doivent commencer par montrer qu’eux-mêmes vivent en accord avec ces principes. Si vous vouliez faire pousser une orchidée, 13 mais que vous redoutiez qu’elle ne fane, vous seriez probablement découragé d’avance. L’amour est la force désespérée avec laquelle Nathalie s’accroche, l’abandon est une atroce angoisse, amalgame de détresse. Au centre de ce moment fragile qui déclenche tout, bouleversante d’authenticité, ma plume maîtrise l’écriture sans fioritures. Mais avant de vous faire découvrir l’histoire de Nathalie, j’aimerais aborder des sujets très délicats : le suicide des adolescents, l’agression sexuelle et l’abandon des enfants. C’est pour ces motifs que j’ai écrit ce livre, Protégeons nos enfants. 14 Deuxième épisode Depuis notre naissance, nous sommes sans doute habitués à entendre de la musique ; bébés, peut-être nous endormions-nous au son d’une berceuse, fredonnée par notre maman. Chose que Nathalie n’a jamais eue. Pourtant la musique est présente dans presque toutes les cultures d’hier et d’aujourd’hui, la musique parle à l’esprit. Le mot « philanthropie » vient d’un terme grec signifiant « amour de l’humanité » : aimons nos enfants, protégeons nos enfants. Inimaginables il y a deux ou trois générations, ces préoccupations sont aujourd’hui mondiales. Rien d’étonnant à ce que bien des parents se demandent où va le monde et quel genre d’existence les attend, eux et leurs enfants. Tout comme des défauts sur des briques peuvent affaiblir une construction et la faire s’écrouler, les manifestations de l’imperfection héréditaire peuvent affaiblir la société. Celles-ci comprennent des inclinations à la corruption, à la malhonnêteté, à l’avidité et à l’abus. 15 Étant donné que le monde est de plus en plus méchant, les enfants ont besoin que leurs parents les protègent des individus qui cherchent à leur faire du mal, car jamais leur sécurité physique ou morale n’a été autant menacée. Une des plus grosses erreurs des parents est de ne pas tenir compte des signaux d’alarme de leurs enfants. Personne ne veut imaginer que son enfant ne va pas bien, alors certains parents nient l’évidence ; ils se disent : « C’est une mauvaise période, ça lui passera. » Cela est dangereux ! Toute menace doit être prise au sérieux, n’ayez pas honte de demander de l’aide pour votre fils ou votre fille, si il ou elle se replie sur soi-même, si il ou elle a des changements dans ses habitudes, tels que perte de goût dans les activités, changement notable dans la personnalité, pipi au lit. Il y a aussi beaucoup d’adolescents qui, après le drame, pensent au suicide car chaque année, des millions de jeunes tentent de mettre fin à leurs jours. Des milliers y parviennent. En raison de la fréquence des suicides chez les adolescents, j’aimerais traiter ce sujet. Certains jeunes sont désespérés, ils n’ont plus le goût de vivre. Il y a des jeunes qui, depuis plusieurs années, sombrent dans la dépression et ils pensent souvent au suicide ! Si vous connaissez quelqu’un qui a dit vouloir en finir une bonne fois pour toutes, ou si vous y avez songé vousmême, que pouvez-vous faire ? Voyons d’abord comment une telle pensée peut naître. 16 Derrière le désespoir Comment peut-on en arriver à vouloir mourir ? Divers facteurs entrent en jeu. Tout d’abord, nous connaissons des temps critiques, difficiles à supporter et beaucoup d’adolescents ressentent les tensions de l’existence avec une vive intensité. Ensuite, l’imperfection fait que des jeunes entretiennent des opinions extrêmement négatives, sur eux-mêmes ou sur le monde qui les entoure. Pour certains c’est à cause de maltraitances, pour d’autres d’un problème de santé. Naturellement, personne n’est à l’abri de l’adversité, il y a des jeunes qui peuvent être profondément affectés par des événements douloureux, tels que la mort d’un parent, d’un ami ou d’un animal de compagnie, des conflits familiaux, un échec scolaire, la rupture d’une relation sentimentale, des maltraitances (notamment physiques ou sexuelles). Certes, tôt ou tard, presque tous les jeunes rencontrent une ou plusieurs de ces situations. Pourquoi certains sont-ils mieux à même d’y faire face que d’autres ? D’après des spécialistes, ceux qui ont envie d’abandonner la lutte sont complètement désemparés et désespérés. Autrement dit, ils pensent ne rien pouvoir faire pour s’en sortir et ne voient pas le bout du tunnel. Très souvent, ces jeunes ne veulent pas vraiment mourir, ils veulent juste arrêter de souffrir. Connaissez-vous quelqu’un qui veut arrêter de souffrir, au point d’avoir exprimé l’envie d’en finir ? Si oui que pouvez-vous faire ? Soyez attentif. 17 Si un de vos amis est déprimé au point de souhaiter mourir, persuadez-le de chercher de l’aide. Puis, quoi qu’il en pense, allez trouver un adulte mûr, n’ayez pas peur que votre amitié se brise. En parlant du problème, vous vous révélez être un véritable compagnon, cela pourrait sauver la vie de votre ami. Si c’est vous qui avez des pensées suicidaires, appelez à l’aide, dites ce que vous ressentez à quelqu’un, père, mère, autre proche, ami, enseignant, ministre religieux, quelqu’un qui vous aime, qui vous prendra au sérieux, qui vous écoutera et aidera d’autres personnes importantes de votre entourage à entendre ce que vous avez besoin de dire. Vous n’avez rien à perdre et même tout à gagner à exposer vos difficultés. Vivez, soyez fort, car à un moment de sa vie, on peut éprouver du dégoût pour parler de son inquiétude. Vous pouvez parler de l’amertume de votre âme, si vous êtes désespéré, et du besoin de dire votre douleur. Vos parents sont là pour vous écouter. L’appui d’un confident sera peutêtre exactement ce qu’il vous faut pour trouver des solutions pratiques. Puis les choses changent. Dans la détresse, n’oubliez pas ceci : quelle que soit la gravité de la situation, les choses changent avec le temps. David, qui avait l’habitude de l’adversité a dit dans une prière : « Je me suis lassé de soupirer, tout au long de la nuit, je baigne mon lit de mes larmes, j’inonde mon divan. Seigneur, pour moi tu as changé mon deuil en danse. » Par expérience, je sais que les problèmes vont et viennent, il en est qui peuvent effectivement paraître insurmontables, au moins pour l’instant, mais soyez patient, les choses changent souvent en mieux. 18
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