Autres lumières sur le néo-existentialisme et la conscience - Page 1 - test Jubil Boissy Autres Lumières sur le néoexistentialisme et la conscience Essai – Document philosophique Edilivre – Éditions APARIS 3 Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20, rue des Grands-Augustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Edilivre, Éditions APARIS – 2009 ISBN : 978-2-35607-457-7 Dépôt légal : Juillet 2009 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. 4 Du même auteur L’IMMUABLE RÉALITÉ EXISTENTIELLE, NÉO-EXISTENTIALISME ET PHILOSOPHIE DES TEMPS À VENIR, Le Manuscrit ; Paris ; octobre 2005. LE NÉO-EXISTENTIALISME : UNE PROPHÉTHIE DE LA PHILOSOPHIE DE RUPTURE, Edilivre ; Paris ; juin 2007. SECONDE THESE NÉO-EXISTENTIALISTE SUR LA CONSCIENCE ET AUTRES CONSIDÉRATIONS Edilivre, Paris, décembre 2007 6 Dédicaces À ma très chère et très brave THYS Marie-Ange de Belgique ; À ma très chère défunte mère Hélène Mendy décédée et enterrée en 2004 à Toulon en France ; À mes très chères sœurs Marie Louise Vanceslas BOISSY, Bernelle BOUCAL et Marie BAKHOUM ; À mes chers amis Ismaïla GOUDIABY, Nicolas Dores VOSGES, Malick DIALLO, Toumany DIALLO, Omar CISSE, Amadou NDIAYE, Abdourahmane NDIAYE, Makhtar NGOM, Omar Madiagne FALL, Sanoussy BA, Safnat Panea. Je dédie ces « Lumières néo-existentialistes ! » 7 Préface Le Néo-existentialisme est la nouvelle pensée existentialiste voire le vrai existentialisme comme jamais il n’a été conçu jusqu’ici ! Et le vrai existentialisme aurait dû, est ou sera tôt ou tard les vrais sens et mission de la philosophie. Aussi annonce-t-il l’ère des temps nouveaux ! À supposer que la vraie mission de la philosophie soit la recherche vers la trouvaille et la révélation de la « Vérité », celle-là qui soit à mesure de dépouiller l’homme de tous ses préjugés, craintes, maux et faiblesses, mais qui aussi soit à mesure même de le dépouiller de son humanité, sa nature humaine au cas où celle-ci aurait été une erreur, un accident de parcours, un état « anormal » dans l’Existence, quel aurait dû alors être le premier objet de cette activité curieuse de philosophie ? Les branches du Savoir se sont constituées et chacune s’est élancée de son côté avec son propre objet et jusqu’à nos jours l’on ne cesse de s’émerveiller et de savourer leurs esquisses vraisemblables de la « Vérité », leurs débuts vraisemblables de la « Vérité », leurs fruits vraisemblables de cette 9 « Vérité » si celle-ci en est la réelle qui soit supposée et qui se fait encore trop désirée. Mais encore une fois de plus quel aurait dû être le premier objet de la philosophie ? Si celle-ci peut se vanter d’avoir soulevé et identifié les objets des sciences, d’avoir explicitement esquissé leurs chemins respectifs et d’y avoir circonscrit individuellement chacune d’elles, force est de reconnaître qu’aucun de ces objets, qu’aucun de ces chemins n’est à proprement parler celui qui puisse suffire à la philosophie comme le véritable et seul champ d’investigation. Serait-ce dire que la philosophie est de l’errance, que le philosophe vit dans l’erreur au point d’être toujours proie aux accidents et chutes comme Thalès dans le puits, ou serait-ce dire que la philosophie a déjà rempli sa mission, que le philosophe est quelqu’un de déjà accompli au point que tout ce qui lui arrive est tout de suite vu comme apportant son pesant de salut et de bonheur comme si c’en est le cas avec Socrate buvant comme une coupe salutaire la coupe de ciguë ? La réponse demeure en tout cas trop hésitante, parce que trop sombre, trop opaque, et la situation trop ambiguë. Toujours est-il que celui qui cherche est celui qui se sait être proie à l’errance et qui sait que cette errance demeure la condition de sa recherche qui à son tour est la condition d’un quelconque bout de savoir. Cependant une chose paraît et demeure trop curieuse à savoir le fait que tout le Savoir de l’Homme avec sa pluralité de branches coïncide et découle d’un seul et simple état d’un seul « être ou 10 présence ou phénomène » dans ce Monde-ci et dans l’organisme charnel, nous voulons nommer la « conscience » dans son activité toujours et totalement déployée sur le dehors à elle la « conscience. » Or toute cette activité concerne toujours et incessamment tout objet autre que la « conscience », ce qui alors semble trop curieux. Aussi pourrait-on se demander naturellement pourquoi, au lieu d’aller s’empêtrer exclusivement dans tout ce qui coïncide et découle de l’activité de la « conscience » tel que tout le Savoir humain, la philosophie ne pourrait-elle pas retourner et se concentrer sur et autour de cela même à savoir la « conscience » qui en tous les cas se fait le vecteur et le support incontestable de tout ce Savoir avec sa pluralité de branches. Certes beaucoup d’initiatives ont été menées depuis longtemps dans ce sens vers la « conscience » mais jusqu’aujourd’hui l’on peut toujours craindre que tous les résultats présentés jusqu’ici n’aient pas été à la mesure du soupçon encore trop grand et sournoisement très dense que nourrit toujours en nous le cas de ce phénomène de la « conscience. » Or ce soupçon fait naître un autre et pas des moindres, soupçon qui alors porte cette fois-ci sur la nature ou la signification même de la « Vérité » qui naturellement pourrait se révéler voire risque même de se révéler comme ne s’orientant aucunement pas vers le sens du plus grand service ou profit de la nature humaine et anthropocentriste. Cela d’ailleurs reflèterait le côté impartial de la philosophie ce qui est en outre très souhaitable puisque cette impartialité doit faire partie de ses caractères qui lui sont 11 nécessaires pour être en mesure de pouvoir dépouiller notre espèce de ce qui se nomme préjugés, craintes, maux, faiblesses et peut-être même de ce qui se nomme nature humaine. Ne serait-ce pas d’ailleurs ce soupçon qui aurait poussé F. Nietzsche à prophétiser pour le « surhomme ? » Vous avez là , si nous en croyiez, ce qui a alors motivé la réflexion néo-existentialiste dont Jubil Boissy s’est fait le précurseur (…) tellement que le fond semble inédit… 12 1 Naissance du Néo-existentialisme La pensée néo-existentialiste procède de la vision en laquelle d’une part Tout est Plénitude physique sans possibilité de néant ni d’immobilisme et d’autre part que le doute cartésien n’est pas poussé jusqu’à son extrême limite en vue de la découverte apodictique de la Conscience. D’ailleurs si affirmer que Tout est de Nature uniquement physique peut paraître trop gratuit, trop facile, la découverte apodictique de la conscience dans sa nature intrinsèque adviendra alors en démonstration et preuve de la première affirmation selon laquelle Tout est physique. Pour ce faire la méthode de doute cartésienne va être reprise et complétée donc perfectionnée afin de déboucher sur cette découverte apodictique et originaire de la nature intrinsèque de la Conscience, découverte qui rend caduque la conclusion cartésienne sur la Conscience comme d’ailleurs elle dépasse toute autre thèse de la Conscience. En effet le Néo-existentialisme procède d’une part de la vision et affirmation de l’unicité de la Nature 13 physique et d’autre part du perfectionnement de la méthode cartésienne de doute ; en cours de route et sans tarder cette pensée se voit éclaircie davantage et renforcée par la démystification et démythification des phénomènes de Dieu et du Néant. De fait du visionnage et de l’affirmation de l’unicité de la Nature physique ; du perfectionnement de la méthode cartésienne de doute ; de la démystification et démythification des phénomènes de Dieu et du Néant a surgi et s’est élaborée la pensée néo-existentialiste. C’est dire que : La Physique fait l’unique Nature sans possibilité de Néant en soi. La conscience n’est ni le langage ni la Pensée ni la connaissance ni un intérieur mystique ni « une présence existentielle » mais plutôt « un agir, un flux, un comportement existentiel. » Quelque chose comme le Néant ne saurait aucunement être constatée au point d’être saisie ni par la « conscience » ni par quelque autre procédé que ce puisse être afin d’être ainsi nommée de Néant. Car le contraire signifierait qu’il ne s’agirait que d’une chose d’un quelconque aspect physique relevant absolument de cette Physique-ci puisque seul ce qui relève de ce Monde-ci, cette Physique-ci est propre à être constaté au point d’être nommé. Dieu ne saurait être diffus au sens de couvrir toute la Physique au sens de se confondre avec celle-ci car dans ce cas il ne pourrait que relever alors de la Nature physique et non de la nature divine. Dieu ne peut contenir la physique car il n’y aurait là aucune raison de distinguer une Nature physique au sein d’une nature divine et qu’il s’agirait alors 14
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