L'école du crime - Page 1 - test Ouvrages récemment publiés par l’auteur : L’Envers du jour J. Le guet-apens américain, Éditions les Presses de la Cité, Paris 1997 Les secrets de l’Affaire Raoul Wallenberg, Éditions L’Harmattan, Paris, 1998 Philips Séguin. Une certaine idée de la politique, Éditions les Presses de la cité, Paris 1998 EDF, Tempêtes et solidarité, Éditions Albin Michel, Paris, 2000 Les conflits travail et la Médiation, À l’Institut de Recherche économique et sociale, Paris, 2003 Le Jour de la Victoire, aux Éditions Éditeur-independant.com, Paris 2006 Mourir à Soweto, Éditeur-independant.com. Paris 2007 4 Daniel Pierrejean L’école du crime Roman Éditions ÉDILIVRE APARIS Collection Coup de cœur 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Édilivre Éditions APARIS Collection Coup de cœur 56, rue de Londres, 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 - Fax : 01 53 04 90 76 - mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-917135-296-8 Dépôt légal : Avril 2009 © Édilivre Éditions APARIS, 2009 7 Sommaire SOMMAIRE ...........................................................11 AVERTISSEMENT ...............................................19 PROLOGUE ...........................................................21 PLAZA DE MAYO, BUENOS AIRES, 30 AVRIL 1977 ..........................................................................25 ALFREDO IGNACIO ASTIZ .............................35 CHILI, 11 SEPTEMBRE 1973.............................45 EXIL .......................................................................55 UNE REVOLUTION A LISBONNE....................63 ESMA (L’ESCUELA DE MECANICA DE LA ARMADA) ..............................................................73 11 JORGE ARMANVILLA...................................... 81 MESS DE BAHIA BLANCA............................... 87 LES « FOLLES DE MAI ». ................................. 95 LES VOLS DE LA MORT ................................ 101 « CONDOR »....................................................... 105 AVENIDA DE MAYO ....................................... 119 LA TRAQUE…................................................... 135 DAGMAR HAGELIN ........................................ 151 117 RUE CRAMER, SARANDI........................ 159 ENLEVEMENT.................................................. 171 QUARTIER DE SAN PABLO .......................... 189 ÉGLISE DE SANTA CRUZ .............................. 205 ARRESTATION ................................................. 211 1247, RUE RAMOS MEIJA .............................. 221 CAMPO DE MAYO ........................................... 235 12 BASE AERIENNE DE GALTIERI...................239 UNE MANIFESTATION A SAN PABLO........251 AEROPUERTO INTERNATIONAL MINISTRO PISTARINI – EZEIZA...................259 ÉPILOGUE...........................................................267 ANNEXES (LETTRES DE MM. MICHEL BARNIER ET BERNARD KOUCHNER, MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES). ................................................................................269 13 À la mémoire d’Azucena Villaflor de Vicenti, de Dagmar Hagelin, d’Alice Domon et de Léonie Duquet. En hommage à toutes les victimes de la dictature argentine (1976-1983). 17 Avertissement La plupart des faits rapportés dans cet ouvrage sont vrais. Les noms des protagonistes ont été changés sauf ceux des quatre victimes et celui du bourreau : Azecuna Villaflor de Vicenti, première présidente de l’association des « Madres de la Plaza de Mayo », Alice Domon et Léonie Duquet, religieuses françaises, Dagmar Hagelin, jeune ressortissante suédoise, furent enlevées en 1977 par les commandos de la mort et ont disparu à jamais. Alfredo Ignacio Astiz, capitaine de frégate de la Marine argentine est condamné par contumace, par la Cour d’Assises de Paris, à la détention à perpétuité dans une prison française. 19 Prologue Depuis le 24 mars 1976, l’Argentine, pays de Juan Manuel Fangio, et celui du tango, s’enfonçait dans la dictature. Une junte militaire avait pris le pouvoir par un coup de force, à Buenos Aires, en déposant la seconde femme et veuve du général Péron, Isabellita Péron. Sous l’impulsion de Washington, c’était toute l’Amérique latine qui avait basculé sous le joug des militaires : des généraux au Brésil à Pinochet au Chili, à Stroessner au Paraguay, à la Bolivie où avait été abattu le « Che », en octobre 1967, en passant par l’Uruguay… Partout, l’armée faisait régner sa loi. Des États d’exception qui n’en finissaient pas de bafouer ouvertement les Droits de l’Homme. L’Amérique de Nixon avait d’ailleurs ouvert des écoles de la contreguérilla et de l’antisubversion, au Panama, où venaient se former les jeunes officiers des États sud-américains. Au Chili, tout avait commencé par une grève des camionneurs financée par la CIA, les services secrets américains, paralysant le pays qui s’était donné un président socialiste, Salvador Allende. Puis, le 11 septembre 1973, le chef d’état-major de l’armée 21 chilienne, le général Augusto Pinochet, avait envoyé l’aviation bombarder le palais présidentiel situé au centre de Santiago. Allende, le président démocratiquement élu, n’avait eu qu’une seule issue : le suicide. Dans la capitale chilienne, le stade avait été immédiatement transformé en un immense camp de détention, où l’on parquait, torturait, exécutait les syndicalistes et les opposants au régime. Toutes celles ou tous ceux qui étaient soupçonnés de sympathies communistes ou socialistes et même des démocrateschrétiens étaient arrêtés, incarcérés et interrogés. Même l'ancien dirigeant de tendance politique centre droit, Eduardo Frei, sera arrêté et retenu longuement par les forces anticommunistes et antimarxistes, comme elles se dénommaient pompeusement. Après avoir conquis le pouvoir, le général Pinochet avait lancé l’opération « Condor », en liens étroits avec les cinq autres pays d’Amérique latine, afin « d’éradiquer » la subversion au-delà même des frontières. En effet, trois années plus tard, en septembre 1976, Orlando Letelier, ancien ambassadeur du Chili à Washington, était retrouvé mort et mutilé au Sheridan Circle, le quartier des ambassades de la capitale américaine. Une bombe télécommandée avait fait exploser sa voiture… En Argentine, une politique de répression allait être menée dans tout le pays, sous la direction des généraux et des amiraux de la junte et sous l’égide de groupes paramilitaires de l’Alliance anticommuniste argentine (AAA). Des généraux qui disaient « préférer leur cheval à un communiste… ». Des dizaines de camps d’internement s’étaient ouverts. L’armée arrêtait en masse des opposants et des sympathisants de gauche, des communistes, des 22
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