Contusions - Page 2 - test www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1965-1 Dépôt légal : Septembre 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire 01 – Sans rendez-vous .......................................... 11 02 – Apaise mon cœur .......................................... 14 03 – Les creux de mes nuits ................................. 16 04 – Le besoin m’a inventé .................................. 18 05 – L’argent ........................................................ 21 06 – La santé et ses limites ................................... 24 07 – Les compagnons de tous bords ..................... 26 08 – Que ton langage reflète ton aspect ............... 28 09 – Le maudit bip ................................................ 30 10 – La perle ......................................................... 32 11 – Sois toi-même ............................................... 34 12 – Ainsi je te préfère ......................................... 36 13 – Toi, mon ombre ............................................ 38 14 – Le burnous .................................................... 40 15 – Sautes d’humeur ........................................... 42 16 – Errance .......................................................... 44 9 17 – Clin d’œil ...................................................... 46 18 – La peau vieillie ............................................. 48 19 – Mon cœur souffre le martyr .......................... 50 20 – Cet amour que ton cœur ne peut contenir ..... 52 20 – Vingt-sept et demi ......................................... 54 22 – Crainte dans l’amour ..................................... 56 23 – Le supplice d’un éprouvé .............................. 58 24 – De la graisse dans le potage .......................... 60 25 – Je ne suis pas quelqu’un d’autre ................... 62 26 – Tant mieux .................................................... 64 27 – J’ai souffert dans ma chair ............................ 66 28 – Les plaies ...................................................... 68 29 – L’ouvrage détruit .......................................... 70 30 – J’avance prudemment ................................... 72 31 – La société ...................................................... 74 32 – La vérité est bonne à dire .............................. 76 33 – Oh ! Toi mon cœur qui gémit ! ..................... 78 10 01 Sans rendez-vous Toi, qui d’elle-même s’invite Sans aucun rendez-vous. Toi, qui me rends visite Dont j’ignore les dessous. Toi, qui me réjouis sans limites, Ton mérite dépasse le tout. Tu vaques à tes affaires Ignorant jusqu’à mon existence. Tu atteints ce que tu espères, Me laissant que des souffrances. Tu décides du temps comme tu le préfères, Te moquant toujours de mes préférences. Même si on s’est habitué en permanence Mon regard ne t’a guère admiré. Nous faisons des concessions d’allégeance Concernant nos communs intérêts. Quelles que soient nos différences, Je demeure ton fidèle passionné. Je suis sensible envers toi Bien que mes mains ne t’ont effleurée. J’écrirai tout ce qui sort par ta voie Bien que les oreilles n’ont rien écouté. 11 J’en ferai des poèmes toutefois, Dont la longueur sera inégalée. Même si je change d’emplacement Sans te communiquer mon adresse. Ton temps s’avère le moment, Dès que ton cœur est touché par la tendresse. Mon gouffre te paraîtra évident Et je comblerai tout ce qui t’intéresse. Tu n’as pas d’itinéraire singulier, Tous les chemins t’y conduisant. Ton viatique, est-il amer et déprécié Ou précieux comme je l’attends ? Même si le pique n’est pas aiguisé, Tout se résout comme par enchantement. La porte et la fenêtre sont fermées, J’ai même bouché les accès ouverts. Aucun coin n’est négligé Y compris les caniveaux divers. Par où es-tu donc passée, A travers le vent ou l’éclair ? Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi douce que désagréable. Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi délicate qu’insupportable. Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi familière qu’inabordable. Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi polie que décevable. 12 J’ignore par quel moyen tu arrives Quand tu atterris chez-moi ? Plutôt, comment tu t’esquives, Me laissant seul, pantois ? Il est temps que tu prennes l’initiative, Entendre un seul mot de toi. Restons ensemble à jamais si tu arrives, Sinon, rends-moi la paix que tu me dois ! 13 02 Apaise mon cœur Apaise et soulage mon cœur Toi qui viens sans tarder. Vide ma mer en profondeur De tout ce qu’elle a accumulé. C’est bien toi mon libérateur, C’est toi mon secours assuré. Quand tu te présentes devant mes yeux, Je vois renaître l’espoir en moi. Tu soulages mon cœur orageux dès que mon regard se pose sur toi. Ton écho est tantôt nuisible tantôt joyeux, Grondant à mon égard, combien de fois. Chemine toujours à mes côtés, Je te prie, ne m’abandonne pas. Aux ingrats, ne prête aucun intérêt, Qu’ils se taisent ou qu’ils aboient. Tu n’as ni ombre ni reflet Oh ! L’intime ! Tu es même privé de voix ! 14 Toute chose que tu verras, Fais-moi part de sitôt. Toute chose que tu entendras, Arrange-lui bien les mots. Tout ce que tu souhaiteras, Choisis-lui un nom beau. Viens, sans même m’avertir, A la porte inutile de frapper. Vas où il te plait de partir, Vas visiter toute la contrée. Quant à la rime, c’est à toi de choisir, De mon fond, tu peux encore t’inspirer. 15 03 Les creux de mes nuits C’est des poèmes qui remplissent Les creux de toutes mes nuits. Ils viennent et envahissent Ma solitude, sans répit. Ils m’attristent et me réjouissent, Contrariant le cours de ma vie. Soyez indulgents à mon égard, Vous tous, très chers amis ! Mes nuits sont des cauchemars Hantées par des sursauts en série. Même dans le rêve, par hasard, Ma tête pense et réfléchit. S’agit-il d’une ou de deux situations, Je passe toute la nuit à réfléchir. En plus des essoufflements, Peur et angoisse réunies. A l’aube, au premier rayon, Je perds ma force et je pâlis. 16
Contusions - Page 2
Contusions - Page 3
wobook