Tristan - Page 1 - Thierry Gerdolle Tristan Tome 1 Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2010 5 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 81 42 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2- 8121-2610-9 Dépôt légal : Janvier 2010 © Thierry Gerdolle L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 6 À mes enfants ; pour eux j’irai caresser les flammes de l’enfer ! À ma femme pour sa patience pendant mes longues heures d’écritures. Pour la petite Léa…. Merci à Grace pour son petit coup de main ! 9 Sommaire 1 – Tristan et Marie ........................ 2 – Pierre ........................................ 3 – Le souffle du chien ................... 4 – Ivonne et Ernest ........................ 5 – Une terrible angoisse ................ 6 – Le drame ! ................................ 7 – Les secours ............................... 8 – Maudit téléphone !.................... 9 – Le poids des maux…. ............... 10 – Le départ ................................. 11 – Le poids des mots… ............... 12 – Été revêt champs… ................ 13 – Cahu Tchu .............................. 14 – L’angoisse de l’attente............ 15 – Maurane .................................. 15 21 25 33 39 43 47 53 57 63 67 71 81 91 95 11 16 – Kerala ..................................... 17 – Aquila Chrysaetos .................. 18 – Le tunnel ................................ 19 – Le bout du tunnel ................... 20 – Retrouvailles .......................... 21 – Soin continu ........................... 22 – Départ pour un long voyage ! ............................ 23 – Sur les pas de Tristan ............. 24 – Grace ...................................... 25 – La forêt de Nohn .................... 26 – Jérémy et Mabo...................... 27 – Au pied du lit… ..................... 28 – Le match de foot .................... 29 – La descente infernale ............. 30 – Quelques gouttes de sueurs .... 31 – L’île d’Oléron ........................ 32 – Le chef ................................... 33 – Le rocher de la Vierge ........... 34 – La pointe de la baie ................ 35 – Problème de saturation .......... 36 – Les récifs ................................ 37 – Au bord d’un ruisseau ............ 38 – Le pont suspendu ................... 12 101 111 119 129 135 151 153 165 175 187 205 225 229 235 241 245 255 263 293 301 303 311 319 39 – La vipère aspic........................ 40 – Chloé ...................................... 41 – Ce garçon si charmant ............ 42 – Drôle de rêve ? ....................... 43 – Le retour ................................. 44 – Deux cercueils ........................ 327 339 355 361 377 381 13 1 Tristan et Marie Samedi ! La ville rose était en effervescence. La foule se promenait, direction le jardin botanique et le muséum de Toulouse. Joli mois de mai ! Le soleil, dans le ciel sans nuage, procurait une douce chaleur. Seul le vent d’autan venait rafraîchir l’allée Jules Guesde. Ils marchaient tous les deux, main dans la main. Heureux d’être ensemble, de passer une bonne après midi de détente, enfin ! La semaine avait été longue pour Marie et elle trouvait le besoin de souffler un peu. Tristan, six ans, espiègle comme un enfant de… six ans. En partie 15 responsable du surmenage de Marie, sa mère. Trop souvent seul à la maison, le petit garçon avait besoin de se défouler et Marie ne pouvait pas toujours répondre à ses attentes. Malgré tout, elle adorait son fils unique et la promenade au parc restait un moment privilégié pour elle. Les cheveux blonds de Tristan, fins et soyeux, volait sous l’effet de la bise cachant ses yeux bleu en amandes. Par réflexe ou pour profiter de le toucher un peu (ce qui devenait de plus en plus difficile) Marie voulu replacer les mèches de son enfant. Tristan, brusquement, tourna la tète. – Stop ! s’il te plait, on nous regarde ! – Mais qui nous regarde ? Lui répondit elle, feignant l’étonnement. – Tout le monde ! Le visage de Tristan se ferma. Il fit la « mou », sa bouche en accent circonflexe et ses joues gonflées, ressemblant à celle de l’écureuil quand il fait ses réserves de noisettes. Il tirait la main de sa maman pressé de se rendre parc. 16 Marie semblait soucieuse. Elle pensait à Pierre son mari. Elle était en colère ! Plus encore, peut être, frustrée ! Elle lui en voulait de ne pas être là avec elle, avec eux ! – Tristan, ça suffit, tu me fais mal à la fin, dit-elle agacée. – Marche plus vite ! Marche plus vite ! Maman, lui répondit il avec sa voie haut perchée, quand papa va venir ? Il va venir, hein ? – Oui… non… peut être, je n’en sais rien Tristan, je n’en sais rien ! Fait attention où tu marches s’il te plait, on va traverser la route et il y a plein de voitures. Je ne voudrai pas que tu te fasses écraser, ce serait le comble. Elle serra encore un peu plus fort la main de son fils de peur qu’il ne s’échappe. Le parc se trouvait en plein centre ville et la circulation était dense. – Ne me tiens pas comme un bébé, je sais marcher tout seul, lui dit il tout bas. Il venait d’apercevoir d’autre enfants qui criaient et sautaient partout, fort d’être en groupe. Il aurait aimé jouer avec eux. 17 – On va au musée ? Maman, çà serait sympa. On n’y va jamais ! Allez, maman… s’il te plait. – Pas aujourd’hui Tristan, il fait trop beau, il faut en profiter mon chéri. – Je ne suis pas ton chéri ! Bougonnât-il. Ils entrèrent dans un magnifique parc aux nombreuses allées ombragées par de grands arbres, aux diverses essences, plus que centenaires. Ils offraient de l’ombre aux gens assis sur les bancs, où directement affalés sur le gazon magnifiquement entretenu et ressemblant à un jardin anglais. Sur la droite, se trouvait un joli pont donnant accès à une petite colline dominant l’ensemble du jardin botanique. Tristan courut dans l’allée menant au sommet. Il aimait cette liberté ! Cette impression de pouvoir faire seul tout ce qu’il désirait. Voler de ces propres ailes, avoir la liberté de ses choix, de se sentir un… grand ! Heureusement dans ses jeux, il restait un enfant, s’amusant, simplement. Peut 18
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