Les Déchets Éthérés - Page 1 - Geoffrey Ginoux Les Déchets Éthérés Les Ailes Sempiternelles de l’Esprit Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2010 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-2478-5 Dépôt légal : Février 2010 © Edilivre Éditions APARIS, 2010 6 Tri sélectif Les déchets recyclables ......................................... 11 Les déchets sonores ............................................... 25 Les déchets cultivés............................................... 41 Les déchets quotidiens........................................... 57 Les déchets toxiques.............................................. 87 Les déchets interdits .............................................. 101 Les déchets organiques.......................................... 117 Les déchets fantastiques ........................................ 137 Les déchets visuels ................................................ 171 Note de l’auteur à propos des quelques remerciements qui s’imposent ......... 221 9 Les déchets recyclables Note de l’auteur à propos des déchets recyclables : Dans le but d’être réutilisés ultérieurement, ces déchets sont la base de la plupart des textes et offrent une approche de l’œuvre. Ainsi, il est préférable de réutiliser cette partie pour une meilleure compréhension des textes suivants, même si les portes vers l’émerveillement ne connaissent nullement les affres de la réflexion intensive. 11 L’Éther Un monde de mondes. Une dimension sans dimension. L’Éther regroupe tout dans l’immatériel. Des rêves, des pensées, des sentiments, des idées, tout est dans l’Éther sans y être. Imaginez tout ce qui peut vous passer à l’esprit. Saisissez donc cet être qui vous est cher ou que vous désirez, ou bien votre terre natale avec toutes ses sensations d’odeurs, de touchers et de sons, ou même encore le lieu où vous vous trouvez. Visualisez votre espace et introduisez-le dans votre esprit. Vous venez d’accéder à l’Éther, ce plan de pureté. Les plans éthérés sont vides, vierges, purs. Ils sont les lieux matériels façonnés dans l’immatériel. Tout est possible, ils regroupent tout ce que le monde réel regroupe ainsi que les mondes créés par l’humanité et bien plus encore. L’Éther est le lieu où tout existe sans exister en même temps. Tout se retrouve dans tous les états puisqu’un monde peut posséder son inverse ou même n’être connu de personne. Reconnaissez l’Éther comme la résidence de l’âme et de la pureté qu’il est impossible d’approcher dans le monde réel. Le monde de la quintessence vous attend… 13 L’absent et la cataracte Cet œil est noir. Il est le symbole de la contemplation immortelle. Son jugement ne peut être corrompu. Tout est jugé, fixé et tranché. Rien ne peut lui échapper. Il ne voit pas l’Éther, il l’est. Vide, tel est le sentiment du cœur le portant. Les larmes se sont jointes à l’œil dans les affres du monde éthéré. L’œil de la justice sans nom. Cet œil est la pleine lune, perle grise perdue dans l’univers. Il est le souvenir fiché du rêve mouvementé. Gris comme la cendre du phénix, il contemple la renaissance. Les griffes s’accrochent au nid, les pattes trébuchent puis les ailes l’enlèvent vers l’Éther. Sagesse sans émotions, salie des impies, surveillante des astres ; elle descend des cimes pour occire le sifflement des serpents. Elle dénoue les doutes et brise les masques. L’œil de la vérité pourfendeuse. 14 J’imagine un sac de billes J’imagine un sac de billes vide. Emballé dans un papier rouge et vert sous un sapin aux senteurs fraîches près d’un feu de cheminée. La chaleur du feu réchauffe autant que le cœur de l’enfant qui découvre ses jouets. Attrapant, secouant, déchirant, tâtant. L’enfant n’est plus qu’un large sourire et rien d’autre que des yeux pétillants de la joie de l’insouciance. L’insouciance, un mot cachant tout un monde et créant tout un autre. Le sac de billes de velours bleu comme la nuit et au cordon jaune comme un rayon solaire qui apporte le bonheur. Il est vide et n’attend qu’à être rempli. J’imagine un sac de billes rempli. L’enfant a amoncelé beaucoup de billes que sa famille lui a données. Il est heureux mais ne peut jouer avec. Il ressent le besoin de rencontrer d’autres personnes. Ces personnes, ce sont d’autres enfants qui possèdent chacun leur propre sac de billes différent des autres. Avec eux, l’enfant va jouer, sur le sable et le béton, et les billes seront échangées ; un amassement de billes venues de toutes parts. J’imagine un sac de billes renversé. Le sac s’est ouvert et toutes les billes se sont déversées dans la 15 boue. L’enfant paniqué puis attristé remarque que chacune est différente et possède sa particularité. Un mélange de billes qui ne sont pas en harmonie se retrouve dans la salissure. L’enfant se penche et remet les billes dans le sac. Mais pas toutes. Seules les plus belles qui auront attiré son attention sont récupérées. Les plus viles sont abandonnées. J’imagine un sac de billes sali. Avec toutes ces billes boueuses, le sac s’est encrassé de l’intérieur. Les billes sont retirées, le sac lavé. L’enfant nettoie ses billes et deviennent encore plus brillantes qu’auparavant. Un sourire s’étire à nouveau. Toutefois, le sac reste toujours légèrement sale. Les yeux gardent un soupçon de mélancolie… J’imagine ce que serait ma vie. Un corps vide de pensées rempli par les doctrines de la famille, des idées s’échangeant à partir d’évènements vécus auprès d’autrui, se perdant dans la confusion. Un réceptacle qui serait empli de pensées erronées qu’il faut nettoyer par soi-même et qui en garderait les séquelles. 16 L’origine du sifflement Devas, les dieux, et asuras, les démons, tournèrent le mont Mandara grâce à Vasuki, grand chef des nagas. Le mont Mandara baratta la mer de Lait et, au millénaire, Kalakuta et Amrita fut produits. Kalakuta, le poison violent que Shiva dut boire pour empêcher la fin du monde et qui le marqua d’une tache bleue, coula en quelques gouttes vers les terres qui furent léchées par les serpents qui se dotèrent du poison dans leurs crochets. Amrita, l’élixir d’immortalité promit aux devas par Vishnu les rendit immortels. Jaloux de ce bien, les devas le défendirent aux asuras qui furent envoyés dans les Enfers. Depuis la prairie, au pied de la montagne divine, glissa une ombre. Dans les airs, Garuda, le Dévoreur et monture de Vishnu, fondit vers la montagne et s’empara du nectar d’immortalité. Ainsi, Kadru, mère de Garuda mais également mère des serpents, qui retenait sa sœur Vinata prisonnière, relâcha sa captive pour s’emparer de sa monnaie d’échange. Garuda abandonna l’Amrita et depuis les souterrains sortirent les serpents qui léchèrent l’élixir répandu sur les herbes. Depuis, leurs langues furent fendues et sifflèrent dans les airs. 17 Le frêne qui relie les mondes Jadis, une graine transcendante germa et forma un majestueux frêne d’où s’échappa le commencement. Arbre cosmique reliant les terres sacrées, il embrasse chaque monde par ses multiples bras. Midgard, terre des humains. Ces êtres de savoir aux vices innombrables y vivent entourés d’un serpent. Le monde des simples vivants fructifient l’enceinte bâtit des cils d’Ymir dans l’équilibre parfait. Asgard, terre des Ases. Esprits mystiques aux compréhensions impénétrables. L’enclos des Ases placé au centre de l’univers établit le Paradis. Muspellheim, monde du feu. Le lieu est de flammes, illuminé d’une incandescence infernale. Le brasier consume toute chose sans discernement et réduit en cendre rougeoyante. Vanaheim, monde des Vanes. Divinités magiques à la fertilité imposante ; la création fleurit au sein de ce lieu. Alfheim, monde des elfes blonds. La beauté de ces êtres éclipse le rayonnement solaire. La lumière est telle que tout pêché est pardonné ; absolution divine. Helheim, monde des morts. La fin des vivants s’amasse dans les ténèbres avec un tourbillon 18
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