La quête du faydit - Page 1 - test Gilles Delatour La quête du faydit Roman initiatique Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1441-0 Dépôt légal : Juillet 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire Remerciements ..................................................... 13 Avant-propos ........................................................ 15 Partie 1 Campus ................................................................. Ténèbres ............................................................... Le projet ............................................................... Le temps des massacres ........................................ Balade en Languedoc ........................................... Sur la route ........................................................... La crypte ............................................................... Dans les flammes .................................................. Partie 2 Le réveil des Chiens de Dieu ................................ Deuxième voyage ................................................. Première morsure ................................................. Travaux ................................................................. Deuxième morsure ............................................... 21 33 41 57 65 79 107 127 143 151 171 181 189 9 Quête en Languedoc ............................................. L’enquête s’enlise ................................................. Le trésor des Cathares ........................................... Dénouement .......................................................... 211 227 245 261 10 A mon épouse et mes enfants, A ma famille, A mes amis. A la mémoire de Gérard Bouilly. Remerciements Mes remerciements vont chronologiquement au guide du petit musée de Minerve qui a su, au fil d’une discussion, me communiquer sa passion pour le monde cathare. A Jean-Louis GASC pour son livre captivant sur l’épopée cathare, Jean ODOL et Lucienne JULIEN pour leurs écrits historiques et très pédagogiques. J’ai aussi une admiration sans borne pour l’œuvre immense de Deodat ROCHER. Ce livre n’aurait pas pu voir le jour sans l’aide de Michel PAUMERO 1 , qui a su me conseiller et m’apporter son aide pour l’écriture de ce premier roman, et le support fraternel de Gérard BOUILLY dont j’ai admiré l’abnégation et la passion du travail. Merci Gérard. Merci aussi à tous mes amis – ils se reconnaîtront – pour leur disponibilité et leur passion à débattre sur les sujets qui nous rassemblent. Gilles Delatour « La Cure » – Editions Thélès – 2002, « Les chevaliers du Tau » – Publibook – 2005. 13 1 Avant-propos Il est dix heures du matin en ce début de semaine estivale. Un moment de tranquillité et la douceur de l’air m’exhortent à méditer dans mon fauteuil. Installé sur la terrasse ombragée, le chant des cigales me berce, me rappelant que je suis dans le midi de la France, dans le Sud comme on dit communément ici. Les douces collines qui modèlent le paysage sont zébrées par des rangées de vignes, elles-mêmes bordées d’amandiers, de noisetiers et d’oliviers. A l’arrière plan, quelques montagnes tapissées de garrigue s’étendent sous l’horizon bleu azur. Ce tableau séduisant est celui du Languedoc, province que j’ai le plaisir de retrouver chaque été pour une partie de mes vacances. Cette région m’est chère, sans doute parce que j’en suis originaire et que ce soleil, si généreux, me ressource à chacune de mes visites. Mes promenades dans les petits villages des Corbières, le folklore si présent et les gens du cru, à la fois pudiques et attachants, sont autant d’aspects qui ont ancré mes racines en Languedoc. Les vacances sont propices à la lecture et à la réflexion. En cet été de canicule, une 15 question me taraude : où cette région a-t-elle puisé son attachante particularité ? Mon désir d’écrire cet ouvrage trouve sans doute son origine dans le besoin de comprendre mes racines : quelque chose me pousse à découvrir l’identité de ces grandes villes occitanes comme Béziers – ma ville natale – ou celle de petits villages comme Minerve, qui renferment les cicatrices d’un passé douloureux, caché mais toujours présent. J’ai aussi envie d’ouvrir aux autres la magie de ce terroir, de ces gens, de leur histoire. Je m’interroge alors sur ce qui caractérise pour moi l’esprit du Languedoc : le tempérament méridional, qualifié trop souvent de superficiel alors qu’il résulte d’un subtil mélange de tolérance et d’ouverture vers autrui ; l’esprit « festival », multiculturel, issu de la longue tradition des ménestrels et troubadours qui officièrent dans cette région dès le Moyen Age ; l’importance du vin, boisson conviviale qui scelle les amitiés ; la croix occitane, croix d’or sur fond rouge dont trois perles terminent chaque branche, emblème du Languedoc. Le Languedoc est-elle une région repliée sur ellemême ou une terre de progrès ? Il m’apparaît que c’est avant tout une terre quelque peu dédaignée par l’Histoire de France, en tout cas celle qui est enseignée. Mais d’où vient cette impression que tout ne m’a pas été dit quand j’étais assis sur les bancs de l’école ? J’admets qu’avant de travailler à ce livre, mes connaissances historiques sur un tel sujet étaient plutôt maigres et que mes sentiments restaient mitigés quant au rôle du Sud dans notre passionnante Histoire de France. Les livres nous indiquent que cette région a atteint son apogée durant l’Antiquité et la période médiévale. 16 Citons entre autre le grand port antique de Marseille, les infrastructures romaines comme l’Oppidum d’Ensérune ou la voie Domicienne, et l’Université médiévale de Montpellier. Après son rattachement à la couronne de France, le Languedoc apparaît moins rayonnant, car sous la coupe du pouvoir royal et de l’influence de Paris. Depuis, le régionalisme occitan n’a pu que subsister jusqu’à nos jours, et il n’existe dans l’esprit des français que par quelques petits crus viticoles, des artistes « très provinciaux » et de vieux hippies aux penchants écolos œuvrant sous la bannière de gardarem lou Larzac et du « retour à la terre ». Laissant ces clichés de coté, je préfère de loin m’intéresser à l’histoire chevaleresque et épique de l’Occitanie. Car cette épopée médiévale se déroule sur fond dramatique, dans une trame où rivalisent à la fois la fierté d’un peuple et la douloureuse tragédie des Croisades. Ces guerres ont pour origine les divergences entre l’église catholique romaine et les représentants de la foi cathare. Prenant comme prétexte des motifs politiques et religieux, Rome reproche avant tout à l’église cathare son idéologie : le catharisme prône l’élévation spirituelle de l’Homme vers la sagesse, sa prise de conscience entre le Bien et le Mal, sa liberté spirituelle. A cette époque, le catholicisme n’apparait pas si émancipé… 17 Campus La science est au centre de la culture moderne. Tout scientifique, citoyen impliqué dans la société dans laquelle il vit, peut et doit soulever les problèmes posés par le développement des pseudo-sciences et des croyances. Georges Charpak et Henri Broch. La jeune femme pénétra dans l’enceinte du campus universitaire d’un pas mal assuré. Elle resserra ses doigts sur le dossier qu’elle portait sous le bras, jusqu’à en faire blanchir le bout de ses ongles. Plusieurs groupes d’étudiants déambulaient nonchalamment sur la grande esplanade qui trônait au centre des nombreux bâtiments de briques rouges. Bien que ces jeunes gens aient presque son âge, elle se sentit intimidée à l’idée de pénétrer leur université et mesura alors l’abîme qui les séparait. Car elle se considérait comme une fille de la campagne depuis qu’elle avait consentit à poursuivre ses études à domicile, avec son père. A l’époque cela n’avait pas réellement été son choix. A la mort de sa mère, 21
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