Jusqu'au jour où, de l'Au-delà - Page 3 - test CHARLOTTE ANDRÉ JUSQU’AU JOUR OÙ, de l’AU-DELÀ,… Témoignage autobiographique Edilivre, Editions APARIS 75008 Paris – 2007 3 Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) - 20 rue des Grands-Augustins - 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 /Fax : 01 46 34 67 19. © Edilivre, Editions APARIS – 2007 ISBN : 978-2-917135-08-2 Dépôt légal : Mai 2007. Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. 4 INTRODUCTION. Comment et pour quelles raisons j’ai reçu la plus grande richesse qui soit, qui, chaque fois que j’y pense, me donne tant de courage pour le restant de mes jours que j’ai absolument voulu vous la transmettre : LA CERTITUDE DE LA VIE IMMÉDIATE APRÈS LA MORT, ENRICHIE DE REMERCIEMENTS POUR NON-ACHARNEMENT THÉRAPEUTIQUE ! Il a fallu DES années pour que je comprenne et écrive les tenants et aboutissants de toute ma vie marquée, épisodiquement d’abord puis péremptoirement, par des messages de l’« Au-delà ». Un besoin inné de dire la vérité, faire abstraction du «qu’en dira-t-on», mettre mon orgueil aux oubliettes et beaucoup d’obstination... ont été indispensables pour vous faire connaître les phénomènes extraordinaires que j’ai vécus et les messages que j’ai reçus ! J’ai dû avoir beaucoup de courage car je devais replonger sans cesse dans mon passé fort éprouvant. Mais il m’était inconcevable d’avoir eu le privilège de recevoir CES MESSAGES, VALABLES POUR TOUT UN CHACUN, et de ne pas les transmettre ! 7 Puisse ce livre aplanir la voie et donner de l’énergie à tous ceux qui ont perdu un être très cher, qui connaissent la désespérance et la solitude intérieure, à ceux qui doutent et n’en sortent pas avec eux-mêmes ! Pour sauvegarder l’anonymat des personnes qui, d’une façon ou d’une autre, ont contribué à mon destin, j’ai bien évidemment changé leurs noms et dû prendre un pseudonyme. 8 PREMIÈRE PARTIE. 9 ENFANCE, JEUNESSE, ENNUIS FAMILIAUX ; GAÎTAN, LUCIEN… Chez l’être humain, la femme accouche généralement d’un seul enfant à la fois. Mais il arrive qu’elle en ait NATURELLEMENT deux ou plus. C’EST CE QUI EST ARRIVÉ À MA MÈRE EN CE VENDREDI SAINT 7 AVRIL 1939 ... Mon père faisait les cent pas dans le couloir, quand le médecin lui a présenté son fils, premier-né HENRI. ... Papa s’est précipité sur le téléphone pour annoncer la naissance à sa famille, réunie au grand complet à Anvers : — C’est un garçon ; il pèse 2 kilos 500. ... Il allait raccrocher, quand tout à coup : — Attendez, il y a encore «quelque chose» ! Ce quelque chose de 2 kilos 700 était moi, CHARLOTTE, QU’ON N’A JAMAIS ATTENDUE ! ********** En ce temps-là Papa, Ingénieur, et Maman habitaient à CHARLEROI. Ils s’étaient mariés le 24 mai 1938, six mois après avoir été présentés l’un à l’autre dans un but marital par « Tante Esther », très riche sœur de ma grand-mère maternelle et « Tante Lucie », son amie de pension, cousine de mon grand-père paternel. Enfant, Maman faisait déjà preuve d’un caractère ferme et décidé. Quant à Papa, c’était un homme trop doux et trop bon. La vie allait le malmener à cause de sa naïveté, sa trop grande douceur, son éducation 11 pleine de tabous... qui finiront par entraver sa faculté d’adaptation, le conduiront de perte d’emploi en perte d’emploi et le rendront sujet à de terribles dépressions. Mais, n’anticipons pas. Pour le moment, en naissant sans crier gare, j’ai semé le désordre dans tout ce qui avait été programmé pour accueillir le premier bébé dans ma famille bourgeoise. Maman avait la chance d’avoir l’aide ménagère de « Ninasse », femme d’un mineur, « Ziré ». Pour Henri et moi, Ninasse sera celle qui, avec sa chaleur maternelle, adoucira la dureté de notre mère..., qui nous voulait mieux élevés et plus parfaits que les autres enfants de notre âge. Elle était très fière de nous. Mais l’idée qu’elle avait de l’éducation l’emportait sur ce qu’aurait dû dicter son cœur et cela empirera au fur et à mesure que la famille s’agrandira et qu’elle devra affronter des situations de plus en plus frustrantes. Une semaine après nos 3 ans, en 1942, nous avions un petit frère DAVID. Le 29 novembre de la même année, le fils aîné du frère de ma mère, qui est médecin, décédait subitement. Né après deux frères morts-nés, André était le futur digne représentant de la lignée des médecins Uytterhoeven, mes ancêtres qui ont été des sommités médicales fin XVIIIème, début XIXème siècle, à Bruxelles et à Anvers mais aussi dans d’autres villes. L’un d’entre eux a même été nommé 1er chirurgien du Roi Guillaume er I des Pays-Bas. Julien, frère d’André, subira toute sa vie l’impact de ce décès ! Mes parents sont restés environ 4 ans à CHARLEROI. Ensuite nous avons déménagé à GAND, d’où sont issus mes premiers souvenirs. Pour nos 5 ans et les 2 de David, nous avons eu une petite sœur, CAROLINE Ninasse venait souvent aider Maman. Quand elle repartait, Henri et moi pleurions la tendresse que nous ne trouvions QUE chez elle. Après environ 5 ans à GAND, nous avons déménagé en 1946 à NINOVE. 12 L’école avait déjà commencé depuis 1 mois quand nous y avons été pour la première fois de notre vie... en 2ème année... et en néerlandais ! Pour pallier à l’impossibilité de comprendre élèves et cours, j’allais parler à l’oreille du professeur en français. Et, pour nos 8 ans, les 5 de David et les 3 de Caroline est née MARTINE … A partir de là — et malgré qu’aucune de nos sœurs n’ait été désirée — Henri et moi allions être relégués aux 4ème et 5ème places dans le cœur de notre mère, qui préférait les petits. C’est de Ninove que j’ai pour la première fois le souvenir de LA « PHRASE-LEITMOTIV SOUS FORME DE QUESTION »..., QUI ME TRAVERSERA L’ESPRIT EN DIVERSES CIRCONSTANCES DE MA VIE, sans que quoi que ce soit ne paraisse la justifier ni que j’en connaisse la raison ni ne sache d’où et pourquoi elle me venait : « C’EST PEUT-ÊTRE ÇA QUI DOIT M’ARRIVER !? » Jamais je n’approfondissais cette question, qui me paraissait dénuée d’intérêt. ... Ce n’est que des dizaines d’années plus tard, quand j’aurai vécu des évènements tels qu’ils justifient l’écriture de ce livre, que je comprendrai que soit « ON » me dictait cette phrase soit elle me « venait » parce qu’au plus profond de moi je savais depuis toujours que quelque chose d’important devait m’arriver ! Et c’est aussi à Ninove, quand j’avais environ 10 ans, que j’ai rétorqué à ma mère, à propos de je ne sais plus quelle réflexion : — QUI TE DIT QU’ON NE CHOISIT PAS DE NAÎTRE !? Maman m’a regardée avec stupéfaction : — Toi, tu as des idées que les autres n’ont pas ! Le dimanche nous allions souvent chez nos grands-parents à Anvers où habitaient aussi les 3 sœurs de mon père et Claudine et Etienne, enfants de l’aînée. Que d’espiègleries et de rires... ! 13 Nous recevions une bonne éducation point de vue langage, politesse, bonnes manières, application à l’étude, apprentissage à l’hygiène... Mais avec une main de fer et SANS TENDRESSE. Quel impact cela aura tout au long de notre vie : pas de tendresse maternelle, comme il en avait été pour notre mère par « Bobonne », qui préférait son fils, Oncle Martin, probablement parce qu’elle avait été veuve, à 42 ans, de «Grand-père André», Colonel qu’elle adorait. Elle était alors restée seule avec Oncle Martin, 15 ans, et ma mère, âgée de 13 ans. Quand nous avions désobéi, la fessée volait et Henri et moi étions souvent mis dans l’obscure cave à charbon. Nous vivions mal cette injustice par rapport aux frères et sœurs et mon jumeau et moi deviendrons agressifs, surtout vis à vis de notre mère. Papa, lui, n’était jamais pris en considération car il n’intervenait jamais pour nous défendre et se laissait de loin dominer par Maman, qui nous inculquait un grand manque d’indulgence pour qui n’était pas comme elle. Dans l’ensemble j’ai néanmoins gardé de bons souvenirs de notre enfance à Ninove où, que je sache, nos parents n’avaient pas de problèmes d’argent. Comme à Gand, « Ninasse », qui préférait Henri et moi, venait parfois nous réchauffer de ses bras maternels. Ensuite, la famille a déménagé à OVERPELT, dans le Limbourg. Maman a dit à cette époque à la plus jeune sœur de Papa : — Ici je peux enfin mettre de l’argent de côté. Nous avons tous gardé d’Overpelt de beaux souvenirs empreints de campagne, de sapins, de courses à vélo, même dans le grand jardin. ... Pourtant cette époque, qui n’a duré qu’un an et demi, a été marquée, pour l’adolescente que j’étais, par des faits qui me marqueront longtemps parce que je les subissais sans comprendre. A l’école, mixte cette fois, j’étais la seule fille à suivre les cours de latin. Je suivais ces cours avec 6 garçons et n’y excellais pas, au contraire de mon jumeau, premier en tout. Un jour, j’ai décidé de montrer à tous ce dont j’étais capable : JE TRAVAILLERAI TANT ET SI BIEN QUE JE RATTRAPPERAI HENRI ! Après 6 semaines de travail acharné, j’ai pédalé à toute vitesse pour franchir les 4 kilomètres jusqu’à la villa. — Maman, j’ai battu Henri ! Ma mère a parcouru mon bulletin, a levé le nez et j’ai entendu: 14 — Tu vas donner des complexes à ton frère ! Jamais, plus jamais, je ne ferai l’effort dont j’étais capable. Ma mère venait, par cette remarque, de me dégoûter de penser pouvoir lui plaire en surpassant Henri et les autres garçons par mes résultats scolaires. De toutes façons, à quoi bon: même Bobonne servait d’abord les garçons aux repas ! En 1953, à 14 ans, nous avons enfin déménagé vers BRUXELLES. Après toutes ces pérégrinations, Maman a voulu louer une maison près de sa famille. Combien, aujourd’hui, je puis la comprendre ! Quittions-nous Overpelt parce que Papa avait perdu sa place ? Ni mes frères ni moi ne connaissons la raison pour laquelle nous avons si souvent déménagé : était-ce pour une meilleure situation ? Jusque-là le « enfin je peux mettre de l’argent de côté » de ma mère à Overpelt semble le confirmer. Mais alors, pourquoi y être restés si peu de temps..., nous forçant à changer d’école et en plus de régime linguistique en plein troisième trimestre !? Etait-ce le début de « Papa qui perd ses places » ou en avait-il perdu d’autres ? Nous habitions près de chez Tante Esther, qui avait une magnifique propriété de près d’un hectare tout près du centre-ville. Et comme notre tante était TRÈS pratiquante, elle voulait que les garçons aillent au Collège et les filles à l’Institut des Dominicaines. Nous n’aurions pu rêver pire car, outre le changement linguistique, il y avait un grand décalage entre les programmes Officiels, que nous connaissions, et les programmes Catholiques. ... Et que dire de notre intégration dans un nouveau milieu, car nous passions pour la première fois de « condisciples paysans », ainsi que Maman les qualifiait, à une majeure partie de « condisciples issus de haut rang social et même nobles »... Pour la première fois, j’ai dû doubler : encore avoir à me faire d’autres amies, alors que je m’adaptais déjà mal à la mentalité « Ecole Catholique ». J’ai demandé de changer d’Ecole. Mais eu égard à la notoriété de Tante Esther dans cette école et sans égard pour moi, qui n’étais qu’une fille, Maman s’y est opposée. 15
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