Marrakech, Où le mâle m'a dit : la Mort ! - Page 1 - test Du même auteur : Carnet d’Asies, Editions Publibook, janvier 2008, EAN : 9782748340198 Chris-Tian Vidal Marrakech, où le mâle m’a dit : la Mort ! Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-0860-0 Dépôt légal : Juillet 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire Ces mots de mon Icaria. ........................................ 15 Salut ! .................................................................... 17 Dimanche soir........................................................ 19 Tanger.................................................................... 21 Et encore, encore, toujours Angkor ! .................... 23 Identités. ................................................................ 25 L’analyse en papiers.............................................. 29 En Place !............................................................... 39 Les maisons de torchis. ......................................... 41 Écrire ..................................................................... 44 J’ai dit : Il. ............................................................. 55 9 « Ô petite figure que j’ai caressée sous les feuilles ! Jamais assez d’ombre n’aura pu voiler ton éclat, et l’ombre des boucles sur ton front paraît toujours encore plus sombre. Je descendrai dans ce jardin, me pendant aux lianes et aux branches, et sangloterai de tendresse sous ces bosquets plus pleins de chants qu’une volière – jusqu’à l’approche du soir, jusqu’à l’annonce de la nuit qui dorera, puis approfondira l’eau mystérieuse des fontaines. Et les corps délicats épousés sous les branches. J’ai touché d’un doigt délicat sa peau nacrée. Je voyais ses pieds délicats Qui posaient sans bruit sur le sable. » André GIDE (Les nourritures terrestres) 11 Ces mots de mon Icaria En préambule : « Marrakech n’existe pas. Marrakech ou la destination lumière qu’Icare inventera. Ma Marrakech à moi a des airs d’allumeuse en robe d’apparat. Brillante ensorceleuse, Elle traîne autour de moi un parfum de conteuse, une histoire lointaine aux couleurs de la nuit, tel le bel oiseau-roi de sa délicieuse ; celui qui prend son vol et qui connaît le Ciel. Mon ciel, son ciel, le ciel noir des Icare. Comme une odeur d’école aux crayons bariolés, légère est la senteur familière et gentille. Je me laisse séduire, je me laisse approcher. Du bout des doigts, d’abord je frôle le présent, cadeau encore, cadeau toujours, cadeau du frère fou qui m’offre, généreux, les invisibles roses. Vient toujours le moment où le bouquet surgit, épanoui et vivant. Il danse autour de moi et personne ne voit, et personne ne sent au milieu de la foule ce que hume 15
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