Vie d'un jeune sorcier - Page 1 - G. E. Mallory Vie d’un jeune sorcier Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2009 5 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 81 42 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1066-5 Dépôt légal : Juin 2009 © G. E. Mallory L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 6 A ceux qui résident dans mon cœur et pour ceux qui sont ouverts à l’inconnu, je leur dédie ce livre. 11 Je suis venu au monde le quatre juillet mille neuf cent quatre vingt cinq. Le jour où j’ai vu la lumière pour la première fois, je ne savais pas ce qui allait m’arriver, mais déjà, mon destin était tracé. Ce fut bien des années après que je commençais à me poser des questions, à me demander qui j’étais et d’où je venais. Normalement, les psychologues iraient dire que je suis dans l’âge où je remets mon identité en question. C’est possible, mais je n’en suis pas sûr. Il faut savoir qu’à l’école primaire, je commençais déjà à être bizarre. Je me mettais à imiter tous ceux que je fréquentais. C’est comme cela que l’on se forge une identité me dit-on. 15 Il s’était même produit des choses inexplicables. Par exemple, lorsque j’avais huit ou neuf ans, avec la nuée d’abeilles qui avait commencée à faire son essaim dans la cheminée de l’école, ce qui avait interrompu notre cours de sport, ou encore la pluie de grêle de fin mai avec des grêlons gros comme des balles de ping-pong, et j’en passe. Certaines de mes questions allaient enfin prendre leurs réponses. En cet instant, j’ai eu une révélation. Durant une nuit, j’ai fait un rêve drôlement réaliste, dans lequel on m’avait chargé d’une mission. Je devais apprendre le plus possible, connaître tout sur tout, ou du moins essayer. Il faut dire, pour un enfant de mon âge, que ce n’est pas simple, mais ce rêve était tel que j’allais quand même m’y fier. Quelques jours plus tard, après avoir pris conscience de ma mission, je me suis plongé dans les bouquins. Je lisais beaucoup de livres de différents auteurs, des livres de Jules Verne, comme « Michel Strogoff », « Vingt mille Lieues sous les Mers », puis je m’attaquais aux livres d’Agatha Christie ainsi qu’au Club des Cinq, etc. Mais il restait encore une catégorie de bouquins 16 que je n’avais pas consulté, étant donné qu’on m’en bloquait l’accès, du simple fait que cela pouvait être dangereux pour moi. Bien évidemment, tout ce qu’on m’interdit, je le brave. Donc, ces livres, soi-disant refusés, étaient en fait basés sur l’isotérie et la sorcellerie. Malgré le fait qu’ils soient d’une catégorie que je n’aurais jamais dû lire, je l’ai quand même fait. Cela m’a apporté de nouvelles connaissances qui, par ailleurs, m’avaient fait découvrir certains dons qui sommeillaient en moi. C’est de cette manière que j’ai commencé à pratiquer la sorcellerie. Je n’aurais pas crû cela possible. Désormais, je pouvais jeter des sortilèges et j’arrivais à faire bouger des objets par la télékinésie. Il est vrai que j’avais toujours rêvé d’avoir des pouvoirs, et même dans mes rêves les plus fous, je ne pensais pas ça possible. Malgré tout, un problème subsistait. Si l’on venait à découvrir mon secret, j’allais sûrement être traqué sans relâche. Utiliser mes pouvoirs était pour moi une véritable tentation. Par exemple, au collège, j’avais souvent de bonnes raisons ainsi que des occasions 17 pour les employer. Je dois avouer avec regret que j’en ai abusé à tord. En effet, je n’étais pas le préféré en cours ; on me considérait le plus souvent comme un bouffon, ou comme une personne qui n’avait pas les qualités requises pour être comme les autres, d’autant plus que certaines personnes m’énervaient et ne cessaient de m’importuner. Alors, pour me venger, je leur avais jeté un sort qui, à ce jour, était toujours actif. Durant les quatre années passées dans ce collège, je faisais attention pour ne pas me faire démasquer, sinon les répercutions pouvaient être catastrophiques. Malgré ça, j’avais des soupçons, je sentais une autre présence qui me surveillait. Je ne savais pas ce que c’était, mais quelque chose me disait que je n’allais pas tarder à le savoir. Pendant environ trois mois, en sixième, je ne cessais d’être épié. J’avais beau regarder autour de moi, je ne voyais rien, et pas moyen de savoir qui m’observait. J’avais même pensé à une personne en particuliers, mais j’avais eu tort. Je sentais encore et toujours cette force. C’était la même chose en cinquième. Je commence à comprendre que cette présence revenait 18 toujours à la même époque, soit au printemps. J’avais pris peur de l’inconnu, ce qui me força à arrêter la magie, de faire un petit break. Et au printemps de l’an deux mille, la présence avait disparu. En quatrième, c’était rude. J’en ignorais les raisons, sans doute la magie. J’avais pu développer mon intelligence et mon système mental grâce à elle. Je me sentais vulnérable, aucun doute possible. Pendant l’année, j’avais découvert une force encore plus puissante que la sorcellerie. Je la savais présente sans pouvoir appréhender sa force. A ma transition de la quatrième à la troisième, je me mettais même à y croire sérieusement, à cette sainte force. Elle me donnait beaucoup de puissance et surtout de la chance. C’est ainsi que j’ai perdu mes facultés de sorcier. En fin d’année de troisième, le jour où notre collège organisa un match de base-ball, j’ai eu la brillante idée d’utiliser cette force pour jouer. En frappant dans la balle, je sentais cette puissance la propulser très loin. Enfin, une fois au lycée, je commençais à devenir fragile, mais quelque chose m’aidait, toujours 19 cette sainte force. Un jour, en serrant la main d’un de mes camarades, j’ai pu sentir son énergie venir en moi, une façon de me ressourcer en quelque sorte. Lorsque le printemps revenait, j’ai pu ressentir cette présence pendant la journée et même la nuit. Et à ce sujet, l’idée du pentriacle m’était justement venue en rêve… Peut-être que cette présence avait pour but de me montrer sa voie ? Enfin bref. Je savais à quoi il devait ressembler. Il s’agissait d’un triangle, avec en son centre un cercle contenant un pentacle et aux trois extrémités un élément, à savoir le vent, l’eau et le feu. Il ne me restait plus qu’à faire le symbole sur un morceau de bois pour ainsi le porter toujours sur moi. J’ai découvert une autre force au lycée mais je n’y avais pas accès ; c’était l’amour. La perle rare qui pouvait me donner une force plus grande ne m’était toujours pas apparue, exceptée que cette force risquait de me faire basculer du côté sombre à mes dépends. Grâce à ma marraine, à ma mère et bien d’autres personnes que je ne citerais pas, j’ai pu constater que j’avais cinq vies antérieures, soit l’équivalent de quatre 20 cent quatre vingt dix ans et quelques jours. J’avais raison de dire que ma vie était assez spéciale, qu’en moi résidaient des pouvoirs très anciens, mais je ne pouvais les utiliser correctement à cause de mon inexpérience. J’ai pris contact avec La Magicienne sur le Net. Elle m’avait fourni pleins d’informations sur la magie. Par conséquent, j’avais décidé de faire la dédication, ce qui pouvait me donner d’énormes pouvoirs. Il suffisait de rester sans manger durant six heures, de mettre mon costume, et de tracer un cercle de couleur blanc avec quatre bougies, une pour chaque point cardinal. Je devais faire cela un jour de pleine lune, c’est à dire le soir même. C’était un soir de Venus. En regardant vers le ciel, j’ai pu apercevoir la Lune qui se levait doucement. Elle était d’une couleur jaunâtre. Je m’étais donc décidé à faire la dédication. Une fois le cercle tracé, j’ai demandé aux Dieux et Déesses de me conférer leurs pouvoirs pour le bien de tous. Puis, je me suis évanoui, et réveillé le matin suivant. J’étais comme d’habitude, mise à part un mal de crâne et un torticolis. Je suis sorti me promener, je me disais qu’il 21
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