L'Errance des échos - Page 1 - 3 L’Errance des échos 5 Arnaud Luphenz L’Errance des échos Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2010 6 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-3843-0 Dépôt légal : Juin 2010 © Arnaud Luphenz L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 9 Le regard de la Lune est le plus doux : un sourire croissant. A.D. 11 A l’âme d’artiste de la Femme-Stradivarius. 12 Remerciements à Mark Gaylard pour la photographie de la couverture, à Madame P. et à Monsieur S. pour leur collaboration. 13 Dramatis personae Abricotine, contrôle des billets, s’il vous plaît Acronyme, le mentor de Candelmas et de Davre Agenor, le frère jumeau de Corrado Lazari Agonoir, un démon aux multiples facettes Alceo, gardien de cimetière Anton Corbin, le gérant de « La Galerie des âmes » Artémisia, la fille de l’oncle Luccozi Asphodèle, la compagne de Pentagellis au sein de la dyade infernale Aubépine, la marée d’un soir Cirrus, l’homme-nuage Comte de Lithrac, un auteur fictif Comte Miroslav de Moleskine, un défunt encombrant Corrado Lazari, un écrivain italien proche du narrateur Davre, la sœur de Candelmas Elisius, le conservateur du Musée des cendres 14 Ernesto Oricebé, un auteur fictif Eva, l’employée du narrateur Ezzo, un clown Faustine, une mineure en perdition Francesco DiPagio, ancien beau-père du narrateur Gamblër, un maquereau des trottoirs Kadir, un ancien potentat de Nephandia Kelandrov, le soudeur astral Tristan Morete, fausse identité du narrateur en France La Dame aux gants noirs, l’ancienne propriétaire de la Villa Des Décombres La mère et le père du narrateur La Poupée russe, toile de S. Gigogne. Elle abriterait une fée. La Pythie, la figure d’une hallucination éclairée L’Archonte, le tenancier du « Saint Fiacre » Le colporteur, la gargouille empathique du narrateur Les frères Morgue, les jongleurs macabres Les frères Lupertazzo, des mafieux Le spectre, la personnification des démons du narrateur L’homme-toucan, le passeur Lila, une dame de nuit L’Ouroboros, la clé-serpent imaginaire Luciole, l’amie d’Umberto Ludmilla, la femme du narrateur 15 Marcel Rivière, « le brûlé » Maxime, le garçon aux cheveux blancs Médusa, la cité natale du narrateur Melmoth, l’ange gardien du narrateur à Nephandia. Héros de Maturin. Miguietti, un faussaire Mona et Lisa, les sœurs siamoises du narrateur. Monsieur Pélican, le maître de cérémonie du Palais d’hiver. Murmure, mime et conteur aux mille voyages Nephandia, une ville-visage. Un reflet. Odessa, le cracheur de feu et ami de Paulus Oncle Luccozi, le frère aîné de la mère du narrateur Paulus, le magicien d’Oz Pentagellis, l’homme à la bague ténébreuse Santiago, un émissaire du « brûlé » Sargënza, le factotum de l’oncle Luccozi Selma, la logeuse Siméon, le chauffeur du « brûlé » S.Gigogne, un peintre aux toiles plus vraies que nature Umberto, gérant d’hôtel. Premier ami du narrateur à Nephandia Zetgër, héritier richissime de l’occultiste Candelmas 17 1 Médusa et ses canaux de pierre aspirèrent bien plus que ma jeunesse, après m’avoir trop donné et sans aucune distinction. Comme un souffle-tentacule ou des lèvres-brisures aux baisers passionnés. Les ombres de ses venelles italiennes avaient su rendre ma peau blême et mon esprit des plus secrets. Mes méninges en proie aux nuées avaient édifié des alcôves et des refuges aussi salutaires qu’inaccessibles. Des archipels de brouillards et de vapeurs dorées au cœur d’une mer déchaînée. Mais la cité avait ses séides, toujours prêts à pétrifier la moindre velléité de sécession. Avec le faste princier du chaos. Cela ne fit que renforcer ma volonté d’en découdre avec l’hégémonie de ma famille. Je me suis d’ailleurs toujours demandé quel enfant j’aurais été si nous n’étions pas dictateurs de père en fils. Depuis des temps immémoriaux. Cette question réitérée n’aura jamais de réponse, en véritable désastre amnésique. Une conjecture de porcelaine parmi tant d’autres lambeaux. Fissures de veines inachevées. Si mon père régnait encore sur le quartier de la Botte avec une main aussi orpheline que sanguinaire, ma mère s’était accommodée de cette fête au vin
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