ANIMAEVUS II - Page 1 - test Marcel Jacques Guenoden ANIMAEVUS II « Ex Nihilo » Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1177-8 Dépôt légal : Mai 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire PREFACE..................................................... 11 LIVRE 1– NOUVEAU TESTAMENT DESINCARNATION ................................... 19 TECHNOPHILIE ......................................... 25 NAISSANCE DE MORRIGAN................... 39 LA LEVEE DES AMES............................... 51 AUTRES TEMPS......................................... 57 LIVRE 2 – GENESE LE VISAGE DE DIEU................................. 71 LA NAISSANCE DES EV .......................... 89 LES MARTYRS DES AMES ...................... 97 DEGENERESCENCES ............................... 105 AU RECOMMENCEMENT ........................ 117 9 LIVRE 3 – APOCALYPSE LA ZONE OMEGA ...................................... 127 ENTRELACS ............................................... 143 DU SANG SUR LES MAINS ...................... 147 NATURE REELLE ...................................... 151 LA FIN D’UN REGNE ................................ 159 10 PREFACE « Car puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. » « Le premier homme Adam devient un être vivant mais le dernier Adam est l’esprit qui donne la vie. » Saint Paul : 2ème Lettre aux Corinthiens « Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. » Apocalypse (1, 12-20) 11 APARTE Bien plus loin que les temps mythologiques fondateurs à l’origine des croyances, cultes, rites et coutumes des peuples sur leurs territoires, bien au-delà même de ce que la notion d’éternité peut signifier et évoquer à tous niveaux, voilà ce que représente à elle seule une ère chronoalgique. Opposée à la chronologie (du grec « Khronos » : temps et « Logos » : discours), suite de faits sur une durée déterminée, témoignage pur et simple du temps qui passe à l’image des grains de sable s’écoulant indéfiniment dans un sablier, l’ère chronoalgique est, elle, une faille à la fois spatiale et temporelle dans l’univers à un moment donné qui le fragilise mais qui le fait croître simultanément en parallèle, une blessure (d’où le suffixe grec « Algie » : douleur) dont il lui est extrêmement difficile de cicatriser en quelque sorte. L’appellation la plus courante et la plus appropriée, pour qualifier ce phénomène, est sûrement celle du trou noir illustrant la mort d’une étoile qui continuera pourtant de briller (corrélation symbolique entre la vie et la mort et leur caractère indissociable) Mais plus alarmant, une ère chronoalgique peut sous certaines conditions se rouvrir, laissant place alors à la création d’un autre univers au sein même d’un univers déjà existant sans l’assimiler ou le 15 dissocier. On peut alors concevoir ce phénomène comme un espace pluridimensionnel où tous les événements, générés en parallèle les uns des autres, peuvent pourtant se croiser et se heurter à l’infini sans avoir pourtant eu au départ des liens de cause à effet. Les nombreuses mythologies dues à ces phénomènes parlent d’elles-mêmes à ce sujet si on compare par exemple des figures légendaires telles que Nuada (Roi des Thuata Dé Danann chez les Celtes) et Thor (Fils d’Odin chez les Scandinaves), elles sont similaires en de nombreux points. Armé de son marteau, Thor, Dieu du Tonnerre protège le monde. Son attribut le plus célèbre était sa force prodigieuse qui surpassait celle de toute autre créature. Il était énorme, possédait une chevelure, une barbe et des sourcils roux et de farouches yeux rouges et brillants. Quant à Nuada, il était géant parmi les hommes, héros parmi les immortels, avait des cheveux rouge flamme et un de ses attributs était une épée de lumière. D’autres exemples de similitudes mythologiques subsistent, notamment chez les Grecs et les Latins où seuls les noms des dieux diffèrent mais les mythes nous content les mêmes récits épiques, etc.… Que cela nous apprend-il ? Que malgré tout, nous avons une origine commune qui dépasse notre entendement, que nous sommes tous appelés à nous rejoindre à un moment ou à un autre en dépit de toutes les éternités qui se seront succédées au sein des multiples ères chronoalgiques. La dernière ère chronoalgique ou ce que l’on pourrait appeler la fin des temps, pour peu qu’il y en ait une, serait annonciatrice d’un renouveau de l’humanité, après extermination de tout ce qui aurait pu polluer et entacher l’humanité dans le cycle naturel de 16 son évolution. Certains calculs scientifiques et/ou ésotériques, soutenus par des croyances superstitieuses et religieuses l’auraient déterminée dans notre ère comme la 666ème. « 666 », nombre apparemment maudit depuis bien des éternités et aussi dans notre histoire sous le chiffre de la bête, du diable, de l’antéchrist que l’on aurait assimilé à plusieurs personnages comme Néron dans la Rome Antique ou bien Adolf Hitler pendant la seconde guerre mondiale du 20ème siècle, etc… Dans l’Apocalypse (13, 11-18) « Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante six ». Quoiqu’il en soit, si c’était le cas cette fois-ci ? Si la science matérialiste et la religion spiritualiste avaient finalement trouvé un terrain d’entente qui mettrait fin à toute controverse même s’il était déjà trop tard ! 17 1 DESINCARNATION Aux frontières de l’inconnu, quelqu’un, non plutôt quelque chose, s’éveille. « J’étais passé de l’autre côté. Vers où ? Vers quoi ? Ça, je ne le saurais jamais. L’obscurité totale régnait à présent partout dans l’univers. Serais-je devenu aveugle pour avoir entrevu la connaissance suprême ? Subissais-je à ce moment les mêmes assauts qu’Œdipe ressentit lors de sa révélation après avoir tué son père et épousé sa mère, et l’ayant découvert ? L’accès à une connaissance plus « haute » devait-elle exiger une telle sanction ? Cette question ne pouvait que rester sans réponse. » « Seul semblait subsister un dernier point lumineux dans cet espace infini. Qu’était-ce ? La dernière âme, un ange ? Vu les circonstances, pourquoi eux aussi n’existeraient-ils pas ? Plus rien ne me semblait désormais impossible ! Ou simplement la lumière au bout de ce tunnel obscur avec la réponse à toutes mes questions ? Bien que ténébreuse et oppressante, cette 19 obscurité omniprésente ne m’effrayait plus. Je ne ressentais plus, à présent, ces sentiments de peur et de crainte terrestres, comme s’ils étaient annihilés. » « Je flottais désormais dans un univers vide à l’infini, sans aucune matière à perte de vue. Le temps, peut-être l’éternité serait mon lot. Il s’écoulait mais n’avait plus aucune influence ou action sur moi. J’étais devenu une conscience errante, consciente d’exister mais sans objectif, but ou projet de réalisation quelconque ; bref sans perspective d’évolution. J’existais, mais pour qui ? Pour quoi ? Aucune idée, seulement j’étais là ! Le célèbre « Je pense donc je suis » du philosophe du 17ème siècle René Descartes prenait enfin toute son ampleur ! Tout comme cette citation extraite de ses Méditations « Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant ». » « Etait-ce la mort ? Non, j’avais déjà franchi le passage, rencontré les âmes et conversé avec elles. Mais d’ailleurs, où sont-elles ? Ont-elles été, comme elles l’avaient envisagé, détruites suite à l’échec de leur « Projet Matière » ? Possible, pensais-je ! Non, cet endroit devait certainement être l’enfer, pas comme on pouvait se l’imaginer avec des flammes à perte de vue au milieu d’un brasier sans nom, mais rempli de ténèbres et d’incompréhension à se torturer l’esprit jusqu’à la fin des temps, avec les remords ou les regrets de sa vie humaine passée. » « Le sablier du temps semblait désormais s’être arrêté pour toujours, et je repensais donc à mes derniers moments de vie sur terre. Moi, le dernier homme de toute une humanité, fallait-il pour autant que j’en demeure la dernière conscience ? Probablement ! Cela devenait même logique à y penser. » 20
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