Le combat de Sissie - Page 1 - test Divine Kanza Le Combat de Sissie Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2009 5 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 81 42 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1817-3 Dépôt légal : Août 2009 © Divine Kanza L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 6 Sommaire Résumé de l’histoire ............................................. Ses premiers sentiments pour Evans Bell et son vif amour pour la musique ............................. A la rencontre d’Evans : la bonne nouvelle tant informée ........................... Déjà une vraie diva, mais qu’en est-il de ses amies ? ............................ Des sentiments profonds pour Evans ................... Le succès international tourne au cauchemar, elle en informe les siens ....................................... Sa perspective de carrière, mais qu’en est-il encore de ses amies ? ................ Le premier harcèlement de la rivale : Le réconfort de Cyprien ....................................... Des visites surprises au concert ............................ Sa vie de fiancée et le deuxième harcèlement ...... Le chemin qui mène vers la gloire : Merci Cyprien, merci grand mère, et à toi aussi Martha .............................................. 11 13 19 25 27 31 35 37 41 43 49 9 Les conséquences de la soirée dansante : Le troisième harcèlement ...................................... Le mariage (avec l’aide de ses amies) et le quatrième harcèlement .................................. De retour à la maison : les cadeaux, les papiers de chansons froissés .............................................. L’incarcération de la rivale ................................... La célébrité après le mariage et la découverte du carnet intime par Evans ................................... Commentaires de Sissie ........................................ 61 65 79 81 85 89 10 Résumé de l’histoire Une jeune femme orpheline, se battant pour sa carrière musicale et son amant, affronte les obstacles de la vie, mais rien ne l’effraie. Grâce à ses amies lui apportant leur soutien, elle finit par concrétiser ses rêves de chanteuse et d’épouse. Sa rivale (appelée l’ex de son amant) ne lui fait pas peur. L’auteur prévoit une série de suites inattendues, en y mettant un peu de raillerie entre les personnages, ce qui mènent à des scènes humoristiques. 11 Ses premiers sentiments pour Evans Bell et son vif amour pour la musique La première chose qui me vient à l’esprit est d’écrire, dans mon carnet intime, ce que je ressens pour Evans Bell. Il fréquente des endroits chics tels « Morning palace », « Morning café », « Hôtel de Marinia », « Dell coiffure » et bien d’autres, pour moi, difficiles à accéder. Sa sœur Martha Bell, avec qui je suis dans une même école de chant, possède une voix aussi remarquable que celle de la prof de chant, et brille par ses performances. Nous partageons, quelquefois, nos joies, notre amitié, par le biais téléphonique et nous nous rendons visite au moins une fois par mois. Un jour, je vais voir Martha, mais elle est absente de son domicile. Madame Margot Bell, mère de Martha et d’Evans, m’accueille. C’est une femme jolie, un peu enrobée et légèrement ridée. Bien que d’un naturel méfiant, elle 13 me reçoit avec joie et, autour d’un café chaud, nous entamons la conversation. – Quel âge as-tu ? Me demande t-elle. – 19 ans. – Et que veux-tu faire plus tard ? – Chanteuse ou chef d’orchestre. – Chef d’orchestre ! Le métier auquel, toute petite, je rêve, moi qui aime tant la musique classique ! Mozart, Beethoven, Brahms sont mes musiciens préférés. Le dit-elle. Retraitée, Mme Bell exerce depuis 30 ans, la profession d’infirmière dans un hôpital de Guarda Villa, au service pédiatrie. Elle n’a pas accédé à ses rêves de jeunesse, mais le métier d’infirmière ne lui déplaît pas. Il lui permet tout à la fois de se dévouer et de s’épanouir. Soudain, le téléphone sonne, Mme Bell décroche. Sa trop longue conversation me rend impatiente. Quand elle raccroche, la joie rayonne sur son visage. – Quelles nouvelles nous donnent-elles, Martha ? Suis-je entrain de lui demander, par curiosité. – C’est mon fils Evans, me dit-elle. Evans est promu gestionnaire de musées, après avoir été graphiste. Le prénom d’Evans me rend si émue et si tremblante que je fais tomber les affaires de Mme Bell, qui les ramasse avec amabilité. Nous nous quittons, Mme Bell et moi, en nous embrassant et je pars à la conquête de mon prince charmant. 14 En rentrant, je n’ai qu’une chose en tête : lire le journal que ma grand-mère vient de ramener. Evans est à « la une » : « Evans demain à quatorze heures, sera en réunion avec tous ses collaborateurs au Morning Palace » Je mets ma plus belle tenue égarée au fond de l’armoire, faute de sortie. Je me fais des boucles anglaises et chausse des talons aiguilles. Je me présente dix minutes à l’avance au « Morning Palace » mais je n’ai pas accès à la salle d’entrée, Evans ayant réservé tout le Morning. Il est arrivé plus tôt que prévu, juste avant mon arrivée. Je le guette à travers toutes les vitres. Je le vois enfin. Il est grand, doté d’un charisme éblouissant, avec un visage d’ange et une chevelure gominée. Frustrée de ne pouvoir l’approcher, je rentre. Puis, pendant un mois, on n’entend plus parler d’Evans ; cela me plonge dans la mélancolie. Je demande de ses nouvelles à Martha : – Cela fait un bout de temps qu’Evans Bell n’est plus à la une des journaux, que lui est-il arrivé ? Martha, étonnée, me dit : – Evans est mon frère. Il est en voyage, il a pris des congés. Je cache, à Martha, les sentiments que j’éprouve pour Evans. J’apprends d’autres nouvelles sur Evans, par Martha. Il habite dans une ville éloignée de la nôtre, une ville côtoyée par des gens aisés. Accaparé par sa carrière, il vient rarement chez ses parents. 15 Sa réussite me paraît si brillante que j’en suis certaine que, bientôt, on annoncera : « Evans gère tous les musées du monde. » Ce que j’apprécie chez lui, c’est son ambition, son enthousiasme et, bien sûr, le charme qu’il dégage. Chaque semaine, je ne manque pas d’acheter des journaux divers pour recueillir les informations sur lui, sans oublier de consulter celles de ma région. L’argent que je perçois provient de mamie Dora et des interventions que je peux faire à domicile, en ma qualité de lingère. Je ne veux pas trop m’investir dans ce job car je préfère, avant tout, privilégier ma carrière musicale. Elevée par ma grand-mère, je suis orpheline, à onze ans, de mère, et à treize ans, de père. Ma mère est morte d’un cancer aux poumons et, deux ans après, mon père, lors d’une guerre civile. J’use de liberté, chez mamie Dora. J’ai le loisir de fréquenter des lieux animés par la musique, de me rendre aux concerts. Les chanteurs tels Rubens, Pollins, Clerk, y compris ceux du gospel me font rêver. Je ne suis pas seule, Eva, Lauryne, Zoé et Camille (mes bonnes amies) me tiennent compagnie, sans oublier Martha que je considère comme ma meilleure amie. Je côtoie le plus souvent des amies aisées ce que je ne suis pas, mais je ne les envie pas pour autant. Lauryne ne m’appelle plus depuis un certain temps et cela m’étonne. Maintes fois, j’essaie de l’avoir au bout du fil mais en vain… Un jour, je vais chez le boulanger de la ville, acheter des confiseries. Alors que nous papotons, il 16 m’apprend la grossesse de Lauryne, une erreur de jeunesse. Et là, je comprends pourquoi elle ne me répond pas au téléphone. Je résous de lui rendre visite, sans la prévenir. Bien qu’elle me reçoit chaleureusement, je sens une certaine inquiétude dans son regard. Elle a du mal à accepter cette grossesse, étant donné son jeune âge. Je la réconforte et lui souhaite tout le bonheur qu’une mère peut espérer et le mariage aussi. Malheureusement, sa carrière musicale s’arrête ! Et la mienne continue. J’approche de mes vingt ans et je m’entraîne avec ma guitare. Je chante dans les rues, cabarets et autres, j’attire les jeunes. Je décide de tenter ma chance auprès de maisons de disques. Passé un laps de temps, le producteur Kévin Rail me contacte. Je sors mon premier single et, deux mois après, mon album. Hourra ! Je suis au « top 50 » des ventes ! En gagnant de l’argent, je change de style vestimentaire et je gâte ma grand-mère. Puis, je dois être prête pour commencer mon premier concert qui doit avoir lieu le samedi. Déjà mercredi ! Je suis impatiente et j’ai le trac, peur de mal faire. Je ne réalise pas ce qui m’arrive, je suis désemparée. Grand-mère me redonne du courage. Je répète d’arrache-pied. Il est très important pour moi que tout soit parfait, surtout pour un premier concert. 17
Le combat de Sissie - Page 1
Le combat de Sissie - Page 2
www.wobook.com