Le destin de Laura - Page 1 - test Marie David Le destin de Laura 25 ans avant la réincarnation Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1898-2 Dépôt légal : Août.2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Je dédie ce livre en premier à ma maman, qui malheureusement, n’est plus auprès de nous et en second à mon amie virginie. Je remercie tous les lecteurs de mon premier livre qui m’ont donné l’envie d’écrire celui là, en espérant que je ne les décevrais pas… J’envoie tout mon amour, à ma petite Lucie, à toute ma famille et à toutes mes amies qui m’ont fait croire en moi… Un grand merci a Laurent pour le dessin de la couverture. 11 PROLOGUE Et si l’on imaginait un instant que le monde soit régit par l’amour. Si l’on imaginait un instant que chacun d’entre nous, lise sans apriori toutes les écritures saintes du monde entier avec dans l’esprit seulement de l’amour, et de la tolérance. Si l’on imaginait un instant que la notion de chef de religion ou de chef d’état n’existe plus, que la notion de pouvoir soit obsolète, et que les armes et l’argent soient bannis de la merveilleuse planète bleue. Si l’on imaginait un instant que l’espoir du paradis et la crainte de l’enfer soient des rails élaborés pour nous tenir en laisse. Si l’on imaginait un instant que nous avons tous la capacité d’être les enfants de dieu, les frères et les sœurs de l’amour. Si l’on imaginait que nul ne se prosternerait plus pour baiser l’améthiste du pape mais que le saint père distribuerait les richesses du vatican aux plus 13 miséreux, qu’il ouvrirait grands les portes de la bibliothèque du vatican pour que chacun puisse acquérir le savoir qui pourra lui permettre de créer sa propre image de sa croyance sans la conduite de qui que ce soit, juste guidé par son cœur et son âme… Si l’on s’imaginait que l’amour ne rime avec sexe que lorsque deux êtres s’aiment vraiment et que le sexe sans amour n’est que la copulation de deux mammifères… Si l’on imaginait que nous pouvons tous nous aimer sans distinction de race, de couleur ou d’idéologie car nous venons tous du même endroit et que nous y retournons ensemble depuis des siècles… Si l’on imaginait que les hommes d’état ne soient plus payés mais dirigent les hommes par vocation, par amour pour leur prochain. Si l’on imaginait l’elysée et la maison blanche habités par les requérants d’asile… Si l’on imaginait que l’on reprenne tout à zéro… Si l’on imaginait… 14 Chapitre 1 L’ACCIDENT Son corps sursauta une dernière fois. « c’est fini », dit le cardiologue « cela ne sert plus à rien, elle est morte. Nous l’avons maintenue en vie pour l’accouchement heureusement ! dommage ! il sera à demi orphelin, pauvre petit, il commence mal dans la vie. Ester ! prenez ses coordonnées et prévenez sa famille, elle s’appelle Laura Dumas » dit-il en lui tendant le dossier. – Mais non ! Je ne suis pas morte ! criait Laura. Mais le son de sa voix n’arrivait plus dans sa gorge. Elle voyait son corps inerte, mais elle se sentait bien vivante. Tout à coup, elle prit conscience de sa position saugrenue. Elle flottait en l’air, dans un coin de la salle de soins intensifs. Elle voyait tout d’en haut. Elle entendit une voix lui parler, une belle voix sonore et claire. – Laisse ton enveloppe corporelle, elle ne te sert plus à rien maintenant. Viens, tout le monde t’attend ! Laura se retourna en direction de la voix, mais elle ne vit qu’une immense lumière blanche. Elle avait 17 envie de pleurer de joie, tant l’amour qui émanait de cette clarté était intense, doux et violent à la fois. Imperceptiblement, elle se sentit monter. Elle commença d’entrevoir des petites bulles blanches transparentes. Chacune de ces bulles était une vie à part entière. Elle se souvenait d’en avoir vu avant… Elle n’en parlait pas souvent, car elle était quasiment seule à les apercevoir lorsqu’elle perdait son regard dans l’infini. A présent, son regard n’était pas perdu, elle voyait et… elle savait. Il lui semblait savoir tant de choses, tout et rien à la fois. Tout semblait si simple, et si compliqué. Deux de ces bulles se rapprochèrent d’elle. Elle reconnut son père et sa mère, morts douze et quatre ans plus tôt. Quel bonheur de les revoir bien vivants ! Plus vivants qu’avant, elle savait qu’ils savaient, les mots n’étaient pas nécessaires, ils étaient réunis, tout était vrai mais… différemment. Différemment de ce qu’elle avait imaginé. Mais elle-même ressemblait-elle à ces petites bulles ? La voix qui l’avait appelée lui parla doucement : – L’enveloppe corporelle n’est rien ici. Elle ne compte que pour vivre dans l’autre dimension. Ici nous n’avons besoin que de notre âme et l’âme n’a pas besoin d’enveloppe. Laura eut un mouvement de recul, une envie irrésistible de retourner d’où elle venait. – Pas maintenant, si tu y vas, tu souffriras. Et pour avancer ici, tu ne dois pas souffrir. Si tu ne t’éloignes pas, tu verras tes filles qui pleurent ton mari qui se 18 damne. Et au lieu d’accomplir ta tâche et de les aider, tu resteras à te morfondre à les regarder. A te demander : « pourquoi ? », le pourquoi est là bas, et je t’y emmène, Il sera temps demain de voir ta famille depuis le niveau de l’âme. Elle compte beaucoup plus que les autres aujourd’hui, tu as eu tant de familles… demain tant d’autres compteront autant qu’elle. – Viens suis-moi ! La voix était chaleureuse, mais ne laissait pas d’autre choix que de l’accompagner. Plus elle avançait, plus Laura rencontrait des âmes connues. Elle ne savait pas trop d’où elle les connaissait, mais elle savait simplement qu’elles avaient fait partie un jour de son existence. Oui, mais quelle existence ? elle se sentait différente de tout ce quelle avait vécu jusqu’à présent comme si, il y a quelques heures, n’était qu’un très lointain souvenir. Cependant, rien pour elle n’était inconnu, elle avait le sentiment de réfléchir de la même manière qu’avant sa mort. « Sa mort », elle ne parvenait pas à se croire morte, et pourtant, elle avait vu son corps. Elle pensait à sa famille, mais pour la première fois, elle n’était pas son centre d’intérêt principal, ni son souci primordial. Ce sentiment était tellement nouveau, ce qu’elle vivait semblait plus fort, plus dense. Sa vie d’avant faisait partie d’un autre plan… Et la voix reprit, chaleureuse, sonore, claire : – Une autre dimension Laura, sais-tu que tu as déjà vécu des multitudes de vies, qu’il te faudra de longues années, qui dans ce monde te paraîtront très courtes, pour comprendre ce que tu as encore à accomplir ? 19
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