Retour de l'Au-delà à Burdigala - Page 1 - test Retour de l’Au-delà à Burdigala 3 Victor Ojéda-Mari Retour de l’Au-delà à Burdigala Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-0808-2 Dépôt légal : Janvier 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire PREMIERE PARTIE Avant la E.F.M I – Retour de vacances ................................. II – Chez les parents .................................... III – Xavier et Agnès au boulot ................... IV – La crise ................................................ DEUXIEME PARTIE Pendant la E.F.M I – De l’autoroute à l’hôpital ....................... II – Dans le monde des esprits ..................... III – Le monde pré-mortel ........................... IV – Retour dans le monde des Esprits ........ TROISIEME PARTIE Après la E.F.M I – Retour à la vie ........................................ II – Que du bonheur ! .................................. III – Rien ne va plus ! .................................. VI – Les voies du Seigneur… ...................... 189 221 253 267 9 13 27 107 139 151 159 167 181 PREMIERE PARTIE Avant la E.F.M1 1 Expériences aux frontières de la mort ou NDE (Near Death Experiences ou encore Expérience de Mort Imminente). 11 I Retour de vacances Ce jour-là le Tarbes-Bordeaux, présente des wagons à moitié pleins, selon les optimistes ou moitié vides, selon les autres. Dans un compartiment de seconde, on découvre, face à face, un couple seul à l’occuper. Il s’agit de Xavier et Agnès Férot. Il lit un journal. Elle feuillète un magazine dont la première page représente un embryon de quelques mois dans le ventre de la mère. Ils ne se parlent pas ; s’ignorent presque. L’homme accuse un peu plus de la trentaine. Son apparence au premier abord paraît froide. On sent une personnalité où la sensibilité reste reléguée au second plan. Il est plutôt grand, mince, bien fait de sa personne. Ses épaules larges, son cou de taureau lui donnent un aspect robuste. Son visage, de forme rectangulaire, ne déçoit pas. Des cheveux bruns coupés courts, fournis et soyeux, avec des entrées bien marquées, encadrent un large front droit, dénotant le contrôle de la pensée. Sous des sourcils arqués, des yeux noirs, petits, en amande, souvent miclos, dénotent un individu qui se révèle au comptegoutte, scrute avec méfiance et reste très sélectif. 13 Le nez se présente long, développé et courbé. On arrive à la bouche plutôt grande et charnue ; On remarque que de profil, elle avance ce qui indique de la sensualité, confirmée par de fortes mâchoires. Le menton saillant dévoile un caractère pragmatique et matérialiste. Le contraste du haut du visage froid, un peu hautain, méfiant, secret, avec le bas plus ouvert et passionné, établit un équilibre. Pourtant, malgré la fermeté, la force exprimée par la partie basse, il se dégage une impression de nonchalance, de mal-être. Il est simplement habillé d’un pull en laine bleu, échancré laissant apparaître une chemise blanche, d’un blue-jean et chaussé de mocassins noirs tressés. Nerveusement il balance sa jambe droite sur son genou gauche et poursuit sa lecture. La femme également la trentaine. Un mètre soixante-cinq avec un corps svelte aux formes harmonieuses. Des cheveux naturels châtains, tirant sur le blond, descendent jusqu’au-dessous des épaules. Son visage long, arrondi, plein de douceur, exprime la compassion, la prédisposition à l’écoute ; mieux à l’empathie. Dans son joli minois, instantanément tout se met en branle pour exprimer les sentiments ressentis sur le vif ; Un peu comme un simple zéphyr fait frisonner toute la surface calme et limpide d’un lac. En particulier ses grands yeux marron expressifs et sa bouche aux lèvres pulpeuses réagissent spontanément à toutes sollicitations extérieures. Son regard pétillant et son sourire communicatif charment. Son rire éclatant transporte. Mais également le reste de sa figure bouge à l’unisson : Son front large et droit se plisse, alors que ses sourcils froncent et que son nez légèrement retroussé vers le haut, palpite. Toute son âme, comme un livre ouvert, se dévoile à travers tous les 14 changements alertes de sa physionomie. Une chemise de soie rouge, aux manches longues, ajuste légèrement son torse aux épaules arrondies laissant deviner une jolie et ferme poitrine. Une jupe en cuir, jusqu’aux genoux, tenue par une large ceinture, enserre sa taille fine d’où jaillissent des hanches rebondies. Elle porte des bottes en cuir remontant juste au-dessous des genoux, très à la mode cette année. Bref, elle incarne une élégance faite de grâce et de simplicité. Une petite fille, d’environ trois ans, colle son nez à la vitre du compartiment, pendant que ses parents admirent momentanément le paysage. Xavier l’aperçoit le premier. Il la fixe durement en abaissant le sourcil gauche et en relevant le droit. Cela lui donne un air hautain ; plutôt idiot. La petite fille effrayée ouvre de grands yeux étonnés, prête à se réfugier dans les jambes de ses parents. Mais voilà, Agnès l’a vue ! Aussitôt elle inonde l’enfant de la lumière de ses yeux attendris. Lui adresse un sourire radieux qui prend tout son visage et découvre ses dents éclatantes de blancheur. En même temps, de sa main droite, elle lui fait un petit bonjour. L’enfant subjuguée, oublie le vilain monsieur, sourit à son tour et répond à son salut en levant une main potelée qu’elle agite fébrilement. Elles restent ainsi quelques instants à se dévorer des yeux, sous le regard froid de Xavier. Puis la mère, tire machinalement par la main l’enfant dans le couloir, tout en conversant avec son compagnon. Elles continuent, à agiter leurs mains et à se sourirent. Avant qu’Agnès disparaisse de sa vue, l’enfant de sa main libre lui envoie un baiser, auquel la jeune femme, répond identiquement. Le couloir, vide à nouveau, la plonge subitement dans une profonde tristesse. Dans 15 ses traits tellement expressifs se lit un grand désarroi. Un vide profond. Le train négocie un large virage autour du flanc de la montagne pyrénéenne, puis s’engouffre dans le tunnel, comme une flèche atteignant le centre de la cible. C’est le noir le plus complet. Le sifflement de la locomotive transperce le tunnel. Les roues martèlent d’un mouvement cadencé la voie ferrée. Le rythme et le son produit par les deux éléments d’acier associés, résonnent comme les battements assourdissant d’un cœur soumis à une grande tension. Enfin, tout au bout, apparaît une arcade de lumière qui s’agrandit au fur et à mesure, que la locomotive avale les mètres de rails. C’est la délivrance, le train émerge des ténèbres. Il entre dans la douce lumière de cette journée de février où les rayons de soleil se réverbèrent sur les cimes et les flancs des montagnes recouvertes de neige. De retour dans le wagon, Xavier complètement effrayé, se tasse dans le siège. Son journal gît à terre. Sa femme le regarde d’un air dédaigneux. De la fenêtre continuent à défiler les paysages majestueux. Ne pouvant plus se contenir, elle lui lance : – Je ne comprendrai jamais qu’à ton âge, traverser un tunnel, t’effraie à ce point ! Bien sûr, ce n’était ni le moment ni la chose à dire. Mais les femmes possèdent ce don inné de dire ou de faire ce qui peut agacer au plus haut point un mari qui se trouve dans une situation embarrassante. Pire en état d’infériorité. Cependant cette réflexion lui permet de se ressaisir et de contre-attaquer avec hargne : – Je sais ! Mais c’est comme ça ! Je n’y peux rien ! Si tu crois que ça m’amuse ?! Tu as bien peur des souris, des araignées ! Et j’en passe. 16 Poursuivant le cours de sa pensée, tout en prenant des précautions oratoires, elle lui rétorque : – J’ai peut-être l’explication ! Tu étais si bien dans le ventre de ta mère que tu en es sorti à neuf mois et demi ? C’est bien ça ?… Il la toise malgré tout intéressé. Après tout, si elle détenait une solution-miracle à cette peur insensée des tunnels ; pourquoi ne pas lui prêter attention ? Comme on dit : Ça ne coûte pas cher et ça peut rapporter gros ! – Ouais ! Et alors !? Elle pointe du doigt l’image de la photo représentant le bébé dans le ventre de la mère : – Regarde ! – Tu ne vas pas remettre ça ! Je t’ai déjà dit ! NON ! – Attends ! Ecoute pour une fois ! Tu vois le bébé est immergé dans le placenta. Pour naître il doit faire tout ce trajet. C’est comme un tunnel noir. – Je sais tout ça figure-toi ! Et alors ? – Et alors ? Réfléchis, toi qui es si intelligent ! – Réfléchis !? Tu en as de bonnes ! Allez, sors-la ton explication à la mords-moi-le-nœud ! Je meurs d’envie de l’entendre ! – C’est bien simple. Pour le nouveau-né, le passage dans l’utérus ressemble à celui d’un tunnel. Pour toi ça été particulièrement traumatisant. Et tu en as gardé des séquelles à vie ! – Conneries ! oui ! Elle reprend sa lecture et semble ignorer son compagnon. Elle tourne quelques pages et murmure suffisamment fort pour qu’il entende : 17
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