Fati son combat contre le cancer - Page 1 - 3 Fati, son combat contre le cancer 5 Alphonse Dattero Fati, son combat contre le cancer Une histoire vraie Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2010 6 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-3839-3 Dépôt légal : Mai 2010 © Alphonse Dattero L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 7 Prologue Pendant que j’écrivais ce petit livre, tout rempli et tout palpitant de souvenirs, ton nom, Fati, est venu tant de fois au moment de rédiger ces pages. Je le retrouve tout naturellement sous ma plume, elle te fera mieux reconnaître les horizons décrits, ce livre donnera plus vive et plus sincère la vision rétrospective des choses en volées. Ces évocations sont notre seule chance de revivre le parcours de Fati, autant dans leur aspect physique que dans leur physionomie morale. Lorsque je rapporte ce que j’ai vu, je le fais avec autant de fidélité, doté d’une vivacité d’esprit extraordinaire et d’une originalité de caractère. Fati représente une enfance vigoureuse et saine qui affronte la vie et ses luttes. Combien de fois où caresses rafraîchissantes des brises, aux mille et une splendeur ébrasées du couchant soleil, le secret de ces émotions si délicieusement au cœur de tes quinze ans, premiers cris de l’âme, premières vibrations intérieures, premiers tressaillements de la jeunesse qui va fleurir ! Combien de fois tu t’es arrêté par des soirs limpides et parfumés 8 respirer le parfum suave des fleurs ! Ce que nous avons appris à aimer ensemble nous quitte, ce qui fait la gaieté de notre printemps s’efface. Le passé non seulement n’est plus, mais encore les derniers vestiges qu’elle avait laissés s’oublièrent rapidement, ou on les verra revivre progressivement dans ces pages. Ces jours se ressemblaient comme des grains de sable, elle possédait ce qui peut tout aimer, tout adoucir, tout colorer : un grand amour. J’ai décrit les événements tels qu’ils sont arrivés, m’en tenant toujours à la réalité, persuadé qu’elle doit toujours remporter l’avantage sur la fiction la mieux ourdie. À l’heure matinale au commence ce récit, à l’heure d’une belle journée de printemps, à Bellegarde, le mardi 21 mars 1961 est née Fati. En effet c’était ici qu’elle a vécu puisque c’est ici qu’elle a attendu la vie. Là elle a jeté son premier cri sous l’œil de sa mère, c’est la que s’est épanoui son premier sourire. Le récit que je vais vous offrir, résume les impressions qui me sont restées d’une jeune femme courageuse, ambitieuse, aimant la vie ; elle rappellera le plus fidèlement possible l’existence éphémère de sa mère Rose, d’origine italienne, qu’elle adorait. Fati lui semblait destinée à une vie plus longue et plus heureuse, tant elle avait mis de foi, d’amour et d’énergie. Cette longue narration aura la proportion d’un livre ; c’est une histoire vraie, vécue, la biographie de Fati. Le lecteur jugera lui-même si elle renferme les qualités qui font un bon livre, je ne puis rien promettre de plus, seulement des efforts consciencieux pour arriver à ce but, je n’aurais jamais eu l’idée d’écrire ce 9 livre, si on ne m’avait pas demandé de le faire. L’exquise sensibilité qui y vibre et le style souple dont s’enveloppent mes réflexions d’une haute portée morale, pour le motif très pur que m’ont dicté ces pages. La confiance qu’ils m’ont témoignée a été pour moi un grand honneur. Ce livre va donc voir le jour, comme un enfant conçu dans le bonheur. Tous les peuples ne conservent-ils pas dans leurs annales, des souvenirs qui rappellent leur vie ? Qui n’aime pas laisser errer sa pensée sur quelque époque écoulée, déjà enfuie bien loin, mais qui revient comme d’elle-même nous rendre les joies et les peines d’un temps qui n’est plus ! Les années s’écoulent, tombant une à une dans l’éternité et ne nous laissant à chacun, que l’âge et les souvenirs. M’étant engagé à faire un souvenir de Fati, une œuvre littéraire, j’ai cherché au milieu de mes souvenirs dans les sphères de sa personnalité, un thème qui pu me fournir beaucoup de vertus, beaucoup de courage et de persévérance à admirer, car dans le parcours de Fati tout se passait le mardi. Ces pages que j’ai consacrées à sa mémoire sont probablement peu de choses, mais elles peuvent faire verser des larmes sur les souffrances que Fati a subies, elles servent à retremper vos cœurs dans la foi. Fati avait plusieurs inspirations dans sa vie ; toutefois, malgré cette apparente impatience, Fati avait en elle le germe de ces talents originaux qui sont destinés à triompher. Elle avait dans le cœur et dans la tête la fièvre ardente, Fati comprenait que son chemin apparaîtrait 10 dans toute sa splendeur à ses yeux éblouis ; elle était rarement triste, le plus souvent sa physionomie portait l’empreinte d’une insouciance et d’une tranquillité parfaite. Parfois elle rêvait, mais ses rêveries à elle avaient pour objet un monde fantastique, un monde réel considéré d’un point de vue trop poétique peut- être, mais embrassé d’un coup d’œil vaste et perçant, son rêve était d’aider les gens malades, de leurs apporter force et courage. Elle manifesta dès son bas âge une rare précocité d’intelligence, une carrière brillante attendait cette enfant précoce, dont l’esprit était déjà plus orné que la plupart des élèves qui achevaient leurs cours d’études. Elle eut l’occasion aussi de donner une idée frappante de la hauteur de ses sentiments et de la générosité de son caractère. Cette biographie, Fati, son combat contre le cancer, dont le dénouement fut, pour ainsi dire, dérobé à la maladie et à la mort. Quand on réfléchit au néant du bonheur purement humain, on reste atterré. La Névrose, cette divinité qui donne la mort avec le génie, a tout consumé, tout emporté. Un frisson fugitif qui n’effleure que l’épiderme de l’âme. Qui sait si l’hommage suprême à la beauté n’est pas le silence ébloui de l’âme ? Au courant du mois de janvier, Fati travailler à Genève, après un examen d'une otite mal soignée, les résultat annonçait que Fati était atteinte du cancer. Elle se disait; pour moi à l'instant de cette annonce, ce n'était rien ! On pouvait me soigner, mes hélas, de 11 jours en jours son état c'était aggravé et Fati à arrêté son travail, qu'elle aimait tant. Fati n'a pas eu de chance, car elle à commencé ses traitements et chimio en parallèle et de ce cancer tout c'est infecté, son corps était envahit par le cancer. Fati pensé à un espoir de guérison, mais le sort en à voulu autrement. Cette lueur d'espoir Fati la ressentie pensant de survivre à la maladie , car elle pensée à la perte de ça sœur Maria qui est décédée en 7 mois en laissant 2 enfants. Pendant ce laps de temps Fati c'est consacrée à se soigner et à l'éducation de ça fille Jessica, qui à l'époque n'avait que une année. À l'annonce de ça maladie, ayant un fils d'un premier mariage , Stéphane, qui lui était en couple ayant eu le bonheur d'être mamie d'une petite Lou et profiter de chaque instants , mais dans tout ça la déception de ne pas voir encore grandir l'avenir de Jessica. Fati ne voulait pas se résigner, la vie qui l’attendait était au-dessus de ces forces, , elle se dit : « Mon cœur oisif et désert se remplit de tristesses désespérées, je le sens à la surabondance de vie qui m’accable. » Chez les jeunes, d’ordinaire, cette sève ardente s’épanche en espoirs infinis ; pour elle c’était différent, tout fermante au-dedans, ou se répandant en flots de tristesse, souffrance et larmes. Fati n’était pas disposée à croire à l’éternité de son malheur, à vingt ans elle soulevait des montagnes, maintenant elle se fait des vides terribles, elle creuse des abîmes, cependant elle regarde toujours devant, l’œil souriant, la lèvre avide. 12 Dans notre condition mortelle, la douleur nous est nécessaire, c’est évident, mais la joie l’est-elle moins ? Que deviendrons-nous si les jours de pluie ne se mariaient aux jours de soleil ? tout périrait et on s’en irait en poussière, comme le cœur s’enracinerait au plus épais de la terre. Quelle furie de vivre ! Quel désespoir aux approches de la mort ! Fati, c’était l’intelligence, la vivacité, la fougue endiablée. Quelle âme de feu et de poudre devait sortir de là, quelle âme aussi d’élan, d’effort intérieur, de lutte, d’illusion et de souffrance ! Pour sa mère, son beau-père Daniel montre qu’elle avait gardé toute la fraîcheur du sentiment filial, et cette mère et son beau-père le méritaient bien, car elle avait l’amour et le respect de trop de choses. 13 Première partie De l’âme où elle a son centre morbide, cette tristesse s’épand sur les êtres et les enveloppes d’un voile de deuil. Elle promène sur tout ce qui est vie, lumière, éclat, son éteignoir funèbre, ainsi cette souffrance envahit tout, s’assimile tout, s’exacerbe et grandit de toutes les victimes qu’elle s’immole. Ah ! Comme Fati l’a vécue, cette douloureuse souffrance ; mais aussi quand elle s’y livre, quelle sincérité poignante elle apporte ! Alors, ce qui est le fond essentiel, c’est une tristesse sombre et désolée, non la tristesse qui flotte, vaporeuse et douce sur l’âme des purs mélancoliques, non plus celle qui se justifie et se raisonne, mais la tristesse sans consolation, lame implacable, torture aiguë, amère, enfiévrée. Si j’ai laissé subsister plus haut mes appréciations premières, c’est pour me donner le franc plaisir de les recréeer ici, dans Fati Femme bionique. Elle se disait que c’est une chose grande de comprendre qu’on a une âme immortelle, je l’éprouve et je songe souvent à ces régions éternelles, où je dois
Fati son combat contre le cancer - Page 1
Fati son combat contre le cancer - Page 2
wobook