Chroniques afro-américaines - Page 1 - test Claude Staniszewski Chroniques afro-américaines Le séquoia et le baobab Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1966-8 Dépôt légal : Octobre 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire AVANT-PROPOS.............................................................................. GENESE............................................................................................. LE CLIQUETIS DES CHAÎNES....................................................... DEBUT DU XVIIème SIECLE ........................................................... QUELQUE PART SUR LA CÔTE ATLANTIQUE......................... LA FIN DU CALVAIRE ................................................................... LES ESCLAVES EN AMERIQUE DU NORD ................................ DEBOUT, FRERES DE MISERE !................................................... LA VIE QUOTIDIENNE DES ESCLAVES EN AMERIQUE DU NORD ............................................................. 1810 LA DEPORTATION................................................................. RECIT D’AMOS SALOMON ANCIEN ESCLAVE DANS UNE PLANTATION DU SUD EN ALABAMA .................. LA CREATION DU LIBERIA OU QUAND L’AMERIQUE SOUHAITE LE DEPART DE SES ESCLAVES .............................. L’ERE DES NOUVEAUX MAÎTRES.............................................. L’HISTOIRE DE NATHANIEL « NAT » TURNER ....................... TOUSSAINT LOUVERTURE .......................................................... LA CONSPIRATION DU BOIS CAÏMAN ...................................... TOUSSAINT ! NOUS VOILA !! ...................................................... L’HEURE DE LA RECONCILIATION ........................................... 13 21 25 29 31 37 43 45 51 57 63 67 77 93 97 101 103 105 9 LE COMMENCEMENT DE LA FIN............................................... FORT DE JOUX................................................................................ QUAND L’AIGLE BAISSE LA TÊTE ............................................ HAÏTI, AUJOURD’HUI ................................................................... L’ERE DES DUVALIER .................................................................. LA GUADELOUPE OU LE SANG DES BRAVES ........................ LES PREMIERS JALONS................................................................ 1635 ARRIVEE DES PREMIERS COLONS EN GUADELOUPE. L’EPOQUE DES « PETITS SEIGNEURS » .................................... QUAND LA GUADELOUPE EST A VENDRE ............................. LA FIN D’UN MONOPOLE ............................................................ Louis DELGRES – Magloire PELAGE – Joseph IGNACE et les autres ........................................................................................ LE SUD AUX ETATS-UNIS............................................................ DEUXIEME RECIT D’AMOS SALOMON .................................... QUAND SOUFFLE LE VENT DU NORD 1854 – 1861 LA GUERRE CIVILE OU LA GRANDE ILLUSION 1861 – 1865 ....................................................................................... JOHN BROWN OU L’INUTILE COMBAT.................................... FREDERICK DOUGLASS............................................................... EPOQUE DU MILITANTISME....................................................... L’EXIL .............................................................................................. ENFIN LIBRE ................................................................................... HARRIET TUBMAN........................................................................ « L’UNDERGROUND RAIL ROAD » ............................................ HARRIET S’EN VA-T-EN GUERRE.............................................. LINCOLN, OU LA CRAINTE DE VOIR LA NAISSANCE DE DEUX ETATS-UNIS.................................................................. CREATION DES PREMIERS REGIMENTS NOIRS ..................... 113 119 123 127 129 135 139 143 147 151 155 161 169 171 177 179 187 195 199 203 211 215 221 225 229 10 NAISSANCE et MORT du KU KLUX KLAN ORIGINEL K. K. K ....................................... TROISIEME RECIT D’AMOS SALOMON..................................... L’APRES GUERRE, LE TEMPS DES DESILLUSIONS ................ BOOKER T. WASHINGTON ........................................................... RENAISSANCE DU KU KLUX KLAN........................................... LES GRANDS SPORTIFS AFRO AMERICAINS........................... JACK JOHNSON, LA LEGENDE .................................................... JOE LOUIS, L’AUTRE LEGENDE.................................................. JESSE OWENS.................................................................................. LA RELEVE ...................................................................................... LA MUSIQUE NOIRE AMERICAINE ............................................ LE CINEMA ...................................................................................... HATIE MAC DANIEL ...................................................................... WOODY STRODE ............................................................................ SIDNEY POITIER ............................................................................. L’EPOQUE DES GRANDS LEADERS POLITIQUES AFRO AMERICAINS ....................................................................... MARTIN LUTHER KING ................................................................ LA MACHINE EST EN ROUTE ...................................................... STOKELY CARMICHAEL .............................................................. ANGELA DAVIS .............................................................................. LES EMEUTES DE LOS ANGELES ............................................... QUAND LES AFRO AMERICAINS ACCEDENT AUX HAUTES RESPONSABILITES .............................................. QUAND LE RÊVE DEVIENT REALITE ........................................ ETAT DES LIEUX DE L’AMERIQUE ............................................ EPILOGUE ........................................................................................ 235 239 245 251 257 265 267 271 275 281 289 301 303 307 311 319 327 333 353 357 363 371 377 383 389 11 AVANT-PROPOS Après ses « Chroniques Amérindiennes – le sabre et le tomahawk », l’auteur consacre cette fois une chronique sur les Afro Américains, peuple originaire d’Afrique, qui fut en grande partie déraciné de son milieu naturel à partir du 15ème siècle et qui paya un lourd tribut à l’esclavage. Il nous entraîne dans une épopée qui va nous conduire de la traite négrière Arabe et Européenne, jusqu’à l’élection de Barack Hussein Obama à la Présidence des Etats-Unis. L’auteur a tenu à rendre hommage à l’ensemble des Africains déportés aux Amériques, (Etats-Unis, Cuba, Haïti, St Domingue, Jamaïque, Antilles Françaises, Amérique centrale, Amérique du Sud, notamment Guyane et Brésil). Devenu à l’heure actuelle un vaste sujet brûlant où la polémique ne cesse d’alimenter quotidiennement les médias, l’esclavage – en particulier la traite négrière – se trouve au centre d’un débat entre l’historiquement correct et la réalité historique. Il est indéniable et personne ne peut le contester, que l’esclavage est en soi une abomination mais si l’on se réfère aux différentes civilisations qui se sont succédées à travers le monde au cours des millénaires, on peut constater que cette pratique fut couramment utilisée par tous les peuples et parmi les principaux, citons les Chaldéens, les Assyriens, les Egyptiens, les Babyloniens, les Médo-Perses, les Arabomusulmans, les royaumes Africains, les Ottomans, les Indonésiens, les Malais, les Chinois, les Grecs, les Romains et plus tard, les Européens. L’asservissement est une méthode vieille comme le monde, employé par les puissants pour se doter d’une main d’œuvre à bon marché. Dans l’antiquité un pays défait voyait son peuple déporté en esclavage, ce dernier faisant partie intégrante du butin de guerre. Les esclaves masculins étaient utilisés dans de nombreux domaines, telles les tâches domestiques, l’agriculture, construction de voies carrossables, travaux forcés dans les mines de sel ou de souffre, galères, carrières de pierres, taille de pierres, maçonnerie, porteurs d’eau, bûcherons, charpentiers, jardiniers, 13 manutentionnaires et aussi, au service de militaires et négociants fortunés. Les plus instruits servaient de répétiteurs aux enfants de riches notables ou étaient employés aux écritures comptables ; d’autres, servaient en qualité de musicien afin d’égayer les fêtes et certains, officiaient en qualité de gestionnaires ou de chefs de travaux. Quant aux femmes, surtout les plus jeunes, elles étaient placées comme servantes, dans la haute aristocratie ou chez des gens aisés. Les plus âgées se voyaient confier des tâches subalternes, cuisine, nettoyage, couture, nourrice, mais le plus souvent la plupart travaillait dans les champs au moment des semailles et des moissons. Il va s’en dire que les plus belles femmes étaient choisies afin de satisfaire aux désirs de la gente masculine fortunée et des soldats de haut rang. Les maîtres avaient droit de vie ou de mort sur leurs esclaves et malheur à celle ou à celui qui regimbait ou qui essayait de s’enfuir. L’utilisation courante du fouet était un moyen dissuasif pour inciter les plus récalcitrants à rentrer dans le droit chemin. Il était également interdit à un esclave de pratiquer son culte, de critiquer le chef suprême du pays conquérant ou de se marier sans le consentement de son maître. Un esclave pouvait être affranchi mais les cas n’étaient pas légion, l’esclave mourait esclave. Voici donc dans les grandes lignes la vie d’esclave telle qu’elle était et ce, à travers les différentes époques. N’essayons surtout pas de transposer notre pensée philosophique Aristotélicienne avec celle des hommes des civilisations anciennes, tout était différent, les droits de l’Homme n’existaient pas et le religieux au sens que nous lui avons donné aujourd’hui, leur était totalement inconnu. Adorant et rendant un culte à d’innombrables dieux et déesses violents et sanguinaires, les hommes dans leur ensemble ne privilégiaient pas l’amour du prochain, pas plus qu’aujourd’hui d’ailleurs. C’était la loi de la jungle, le plus fort survivait au détriment du plus faible et la puissance d’un pays se mesurait au nombre impressionnant de ses soldats, de ses bateaux, à l’étendue de son territoire, au nombre de ses esclaves et à son potentiel commercial. La couleur de la peau était sans importance, les esclaves issus de tous les pays étaient Noirs, Sémites, Asiates, Arabes ou Blancs selon les régions ou les pays d’où ils avaient été capturés. La notion de race supérieure guidée par l’idéologie n’existait pas et pour cause, la théorie de l’évolution n’avait pas encore vue le jour et c’était un bien. A ce propos, il est bon de rappeler que cette théorie de l’évolution – qui ne reste qu’une théorie avancée par l’Anglais Charles Darwin au XIXème siècle – discrédita le créationnisme, rejetant l’existence même de Dieu. Divisant les scientifiques en deux camps farouchement opposés, de nombreux procès furent intentés entre les deux parties, surtout aux Etats-Unis où le Christianisme primait. Puisque, selon la théorie de l’évolution, l’homme descendait du singe et que l’évolution en fit l’homme que nous connaissons aujourd’hui, cela signifiait que les 14 primates qui n’avaient pu s’adapter, avaient péri sous la domination des plus forts. C’est ainsi que les Nazis et bon nombre de sociétés secrètes se servirent de cette théorie afin de « justifier » leurs actes et de faire valoir la supériorité d’une race sur une autre. Jadis en temps de guerre, on n’exterminait pas un peuple mais on le déportait en esclavage, ce qui était bien plus rentable pour le vainqueur. Il faut cesser également de croire que tous les esclaves étaient mal nourris et mal traités, un esclave coûtait assez cher à son acheteur ; affamé, il n’aurait eu aucun rendement et serait mort en peu de temps, occasionnant ainsi à son maître un préjudice financier important. En général, les esclaves étaient nourris suffisamment, sans être gavés, il va de soi. Sans leurs centaines de milliers d’esclaves, les Pharaons n’auraient pu édifier les pyramides et autres monuments mondialement connus ; les Babyloniens n’auraient pu élever leurs immenses jardins suspendus, aménager les plans d’eaux, étendre la ville, élever la tour de Babel et le pont sur l’Euphrate ; les Romains n’auraient pu assoir leur puissance maritime dans tout l’empire sans un apport massif de galériens et construire toutes les voies carrossables, aqueducs, thermes, arènes, amphithéâtres, camps militaires, temples et cités. Idem pour les Phéniciens, les Philistins, les Ninivites, les Grecs, les Médo – Perses et les Ottomans. N’oublions pas non plus que l’Afrique Noire a traversé des époques prépondérantes et glorieuses entre le XIIème et XIIIème siècle de notre ère avec les puissants royaumes Achantis (actuel Ghana) et Songhaï, qui s’étendaient de l’actuel Mali au Niger, jusqu’à la moitié nord du Nigéria. Ces royaumes qui avaient assujetti leurs voisins, se voyaient contraints de payer un lourd tribut en esclaves. Le Songhaï, qui exportait des milliers d’esclaves vers le Maghreb ainsi que de l’or, des peaux de léopard, du sel et de la gomme arabique, recevait en contrepartie des bijoux, des armes, des étoffes, des céréales et des pur-sang arabes pour sa cavalerie. Nous constatons ici, que des royaumes de type négroïde pratiquaient sans états d’âme la traite d’esclaves noirs, afin d’assoir leur puissance économique ; ce qui explique qu’à l’heure actuelle, de nombreux Arabes d’Afrique du Nord ont la peau noire. D’autres Arabes à la peau noire, notamment d’Arabie Saoudite, des émirats et des sultanats, tirent leurs origines de la traite négrière pratiquée par les Arabes en Afrique orientale au Mozambique, à Zanzibar, en Tanzanie et en Abyssinie au XIVème et XVème siècle. Les Barbaresques – pirates Arabes et Ottomans – qui ratissaient les côtes Méditerranéennes, enlevaient et emmenaient des milliers de captifs afin d’alimenter les marchés aux esclaves de Meknès, Tripoli, Le Caire, Alger ou Tunis ; les femmes les plus belles étant destinées aux harems des Cheiks, Califes, Emirs et autres Sultans. Contrairement aux Européens qui pratiquèrent une 15 traite de travail (capture des noirs les plus forts), les Musulmans se livrèrent à une véritable razzia sur les jeunes enfants pour en faire des eunuques destinés à la garde des sultans, à administrer et à garder les harems. Malheureusement, le taux de mortalité de ces jeunes captifs fut très élevé (99 %). La traite négrière Arabo-musulmane, qui commença huit siècles avant celle des Européens, est divisée en trois étapes, celle d’Afrique du Nord jusqu’au Sahel, celle du Nil jusqu’au Soudan et celle de Zanzibar. Cette traite, fut plus terrible que celle pratiquée par les Européens, les Musulmans en firent en partie une affaire religieuse et les esclaves capturés au cours des combats maritimes ou achetés furent contraints d’embrasser plus tard la religion Islamique. A ce sujet, nous avons l’exemple type des Janissaires, jeunes captifs chrétiens (Slaves, Caucasiens et Latins) issus de toutes les contrées d’Europe et qui, au cours des différentes guerres contre les Ottomans à l’époque des croisades, furent emmenés en esclavage par les Turcs et convertis de force à l’Islam. A noter que les Ottomans ne pratiquèrent que la traite d’esclaves blancs. Avec le temps, les Janissaires furent incorporés dans une nouvelle milice (Yéniçeri) en langue Turque) créée en 1329 par le Sultan Orkhan. Estimée comme l’élite combattante de l’armée par son savoir et sa valeur militaire, cette milice contribuera largement à la grandeur de l’empire Ottoman et sera en cela récompensée par l’attribution de grands privilèges. Bien qu’ils fussent convertis à l’Islam, les Janissaires seront toujours considérés comme des esclaves et des infidèles, le mariage leur étant interdit. Au cours des siècles, ils vont acquérir un pouvoir tel, qu’ils n’hésiteront pas à contester l’autorité des sultans, créant ainsi une sorte d’état dans l’état. A partir du XVIème siècle, les Janissaires se lancent dans une succession de révoltes, d’intrigues, d’assassinats et de conspirations contre les sultans. En 1826, las de ce corps militaire devenu très dangereux et craignant pour son autorité, le Sultan Mahmoud II supprime définitivement la milice en faisant massacrer tous ses membres. Quant à la Sérénissime Venise, elle dut ses énormes richesses et sa prospérité à son intense trafic d’esclaves avec le monde Musulman et Byzantin ; à ce propos, il est intéressant de noter que c’est à Venise que fut créé en 1516, le premier quartier réservé aux Juifs (une sorte de ghetto avant l’heure), d’où ils jouissaient d’un espace de liberté contrôlé où on leur avait attribué des logements relativement décents ; ceci ne les empêchant nullement d’entretenir de bonnes relations avec leurs voisins Chrétiens. Les Amérindiens pratiquaient également l’esclavage, notamment les Cherokees, les Cheyennes, les Navajos, les Apaches et les Iroquois, pour ne citer que les principales tribus. Les Cherokees étaient propriétaires de centaines d’esclaves noirs alors que les autres tribus, lors de conflits inter – ethniques souvent meurtriers, emmenaient les femmes et les enfants captifs pour les 16 revendre aux Mexicains ou à d’autres tribus. En Amérique du Sud, les Aztèques, les Mayas, les Incas, les Toltèques, les Olmèques, les Chichimèques, les Mixtèques et les Zapotèques entre autres, disposaient de milliers d’esclaves provenant des différentes tribus vaincues. Les Vikings, les Francs, les Germains, les Celtes, les Slaves, les Mongols et les Huns étaient également esclavagistes. La Sainte Russie Tsariste pratiquait également l’esclavage, asservissant les serfs (moujiks), corvéables à merci et, ce n’est qu’en 1863, sous l’impulsion du poète Vassili Joukovski et de Léon Tolstoï entre autres, que le tsar Alexandre II l’abolira mais il faudra attendre la révolution de 1917 pour que les moujiks soient totalement émancipés. Dès le début de l’ère industrielle au XIXème siècle, les industries anglaises et françaises exploitaient des milliers de jeunes enfants Blancs de moins de 12 ans et les utilisaient pour travailler dans l’agriculture, les aciéries et les mines de charbon. La plupart de ces enfants mouraient avant d’atteindre l’âge adulte, victimes d’accidents graves, de maladies telles la tuberculose ou la silicose, de mal nutrition ou de mauvais traitements. L’Amérique et les Antilles ont eu également leurs lots d’esclaves Blancs, Irlandais, Anglais, Français et Allemands travaillant sous contrat pendant des années afin de rembourser les frais de voyage avancés par les maîtres et de pouvoir recouvrer leur liberté. L’esclavage est un sujet trop important pour être confié à des « politiques » ; depuis l’aube des temps, tous les peuples de la terre se sont livrés à cette abomination et seuls les Historiens objectifs, sans parti pris, sans étiquette, ceux qui veulent faire avancer les choses, sont qualifiés pour traiter du sujet. L’esclavage ne fait pas partie de l’histoire d’un seul peuple quelque soit sa couleur de peau ou sa confession, il concerne tous les peuples de la terre. Tous les peuples en ont été victimes et en ont souffert. Aujourd’hui, il est regrettable que certaines personnalités du monde politique, journalistique et associations dont les connaissances approfondies sur l’histoire de l’esclavage font défaut, utilisent encore aujourd’hui des arguments apocryphes, au risque de se rendre ridicules et d’induire les gens en erreur, afin de faire valoir leurs idées. Ceux-là feraient bien de lire ou d’étudier des ouvrages sérieux et de faire des recherches approfondies plutôt que de s’entourer de pseudo-conseillers incultes en la matière. A l’heure actuelle, la repentance et « l’auto flagellation » sont très « tendances », ce qui est absolument ridicule ; les nouvelles générations de quelque peuple soientelles issues, ne sont aucunement responsables des erreurs commises par leurs ancêtres, c’est au Pouvoir de veiller à ce qu’un travail de mémoire réaliste et positif soit enseigné dans les écoles. Dans le cas contraire, nous risquons de connaître un jour des situations insensées comme par exemple – et pourquoi pas – une réclamation de pardon émanant des Israéliens aux Egyptiens, pour les quatre siècles de captivité et d’esclavage à l’époque des 17
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