Le Triomphe de la Vérité - Page 1 - test Du même auteur : Aux Éditions Bertout : Luneray… Berceau de mon enfance ou l’histoire de chacun – Juillet 1998 L’étrange destinée – Roman « La Reinty », Prix du meilleur roman 2001, décerné par l’Académie des Sciences – Belles Lettres et Arts de Rouen – Juin 2000 Brachy, Cent ans d’histoire sur l’élégante cité – Juin 2003 Paysage champêtre et Vie d’autrefois en Normandie – Octobre 2003 La fabuleuse épopée… de Neufmesnil au Lycée Jean Rostand d’Offranville – Avril 2004 Aux Éditions Leromb : Cinquante ans de composition : Chansons et poèmes – Mai 2005 4 Bernard Morel Le Triomphe de la Vérité - Roman - Le récit d’un vécu extraordinaire où toutes les scènes de la vie se trouvent représentées ! Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-0762-7 Dépôt légal : Mars 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Roman de pure fiction. Ainsi, toute ressemblance avec des personnages vivants ou ayant existé, la description des lieux, les appellations des noms d’établissement ou l’évocation de situations relatées, etc. seraient purement fortuits et de simple coïncidence. Avant-propos Le nouveau roman de pure fiction doit s’inscrire dans la durée, de la fin du siècle dernier à l’orée du 21e. Il se fixe comme narration les mille péripéties qui peuvent se greffer autour de relations sentimentales et amoureuses. Son déroulement a pour cadre notre quotidien et pour acteurs fictifs, des personnages classiques de notre environnement habituel. Comme toute histoire de fiction délectable, elle reste sujette à de multiples rebondissements. Son développement se situe en divers endroits de la planète, mais principalement en France. Les localisations des actions se déroulent essentiellement sur les régions, parisienne, en Haute-Normandie et Basse Normandie ; puis pour partie, dans le département d’Outre-Mer de la Guadeloupe. D’autres régions du territoire national et d’Europe sont aussi modestement évoquées. La description des personnages consiste à mettre en exergue toutes celles et tous ceux que l’on peut rencontrer et côtoyer dans la vie de tous les jours. En quelque sorte, c’est le récit d’une longue histoire de pure invention, mais qui par le fruit du hasard de 9 certains aspects, s’est peut-être partiellement produite, sans pour autant la concevoir dans sa globalité. Les événements majeurs s’interprètent, prioritairement, dans les milieux de l’Éducation nationale. De manière fortuite et plus occasionnellement, l’histoire se prolonge dans le monde industriel, de la justice et celui de l’agroalimentaire. L’auteur aurait pu la définir dans d’autres milieux, mais c’est une meilleure connaissance des lieux qui lui ont imposé ce choix. L’épistolier la nourrit d’une intrigue savoureuse et liée aux risques du métier. Il a la certitude que son récit, comme son aboutissement, sauront captiver la plupart des lecteurs de saine littérature, gardant toujours une priorité pour ces romans à « l’eau de rose ». En effet, délibérément et contrairement à la plupart des ouvrages actuels, l’auteur n’envisage pas de l’assortir de morts ou de cadavres à répétition, même si certaines situations énigmatiques risquent d’engendrer de sérieuses blessures du cœur, profondes et indélébiles. Afin de mieux la situer dans le temps, tout son cheminement va se dérouler dans la seconde partie du vingtième siècle et jusqu’à nos jours. Ainsi, son descriptif doit s’efforcer de mettre en évidence l’évolution de notre société, avec ses coutumes, ses différences, ses contradictions et les problèmes qu’elle engendre, où le sensationnel reste prioritaire. 10 Chapitre 1 Les aléas d’une naissance Le monde est ainsi fait que le destin de chaque être reste subordonné à de multiples paramètres, indépendamment de notre volonté. Au nombre de ceux-ci, citons la localisation des lieux de naissance, l’environnement de proximité et le milieu familial plus ou moins favorisé. Au regard de tous ces constats, a fortiori s’ils se trouvent cumulés, les chances d’insertion demeurent faibles ou plus problématiques. Notre actuelle société dépersonnalisée et cruelle à la fois se chargera bien de les rendre aléatoires ou caduques. Quant à la réussite sur le plan social, les mêmes incertitudes subsistent, selon que l’on émane de milieux aisés ou contrairement défavorisés. Devant ces situations familiales précaires où l’ange bleu a oublié d’être au rendez-vous, il sera malgré tout possible d’en contrecarrer les effets négatifs au fil du temps. Pour cela, le et les protagonistes devront s’employer à déployer tout un trésor d’ingéniosité et une volonté farouche de persévérance pour y parvenir. C’est à l’aide de ces propos lapidaires et 11 succincts que l’amorce de l’ouvrage peut se concevoir et s’interpréter dans son introduction. C’est donc l’histoire d’une banale famille populaire, comme il en existe tant, habitant dans l’un de ces immeubles impersonnels de la banlieue rouennaise que débute la narration. À la fin des années soixante, la femme du couple Fiernour se trouve enceinte de son cinquième enfant. Deux garçons et deux filles constituent déjà la cellule familiale. Le père Anatole occupe un emploi d’entretien sur les voies ferrées de la S.N.C.F. Le brave homme fait son travail consciencieusement et il ramène sa paie à la maison. Toutefois, il a un petit défaut qu’il ne peut corriger, malgré les pressantes recommandations de son épouse. Il lui arrive épisodiquement de boire un peu plus que de coutume avec deux ou trois de ses amis. Oh, ce ne sont que des petits « ballons » de vin rouge comme ils aiment le rappeler, mais leur répétition à les consommer font des dégâts au niveau financier, comme sur le plan de leur santé. Au delà , les retours à la maison sont souvent difficiles et il n’a qu’une envie d’aller s’allonger pour se dégriser. Il n’a pas à proprement parlé le caractère méchant ou agressif et ne se manifeste que très rarement. Sa principale caractéristique est de se faire le plus discret possible, conscient peut-être de son attitude peu raisonnable et enviable. Malgré tout, sa conduite d’égarements passagers ne le crédibilise pas du tout auprès de sa méritante femme et notamment près de ses quatre enfants, dont les plus grands comprennent déjà le côté pervers de l’alcoolisme. Par ailleurs, il n’affiche aucune autorité parentale et laisse volontiers le soin à son épouse de la faire à sa place. Se sentant diminué 12 comme Chef de famille, l’homme se contente de subir, de manger et de dormir. A contrario, Mme Simone Fiernour manifeste une omniprésence près de toute sa famille. Avec ses quatre enfants en bas âge et la grossesse du cinquième, ses journées sont bien remplies. En femme active, elle s’occupe de tout. Ses journées débutent de bonne heure et s’achèvent tardivement. Les aînés vont à l’école mais la petite dernière reste encore à la maison. Lorsqu’elle rentre de les conduire et de faire quelques courses, les nombreuses tâches ménagères la rappellent à l’ordre. Les travaux de lavage et de repassage sont quasi quotidiens. Les préparations des repas s’exécutent simultanément, tout en les complétant par quelques activités d’époussetage et de balayage. Les lits des chambres sont à refaire et la remise en ordre des affaires la mobilise une bonne partie de la matinée. En femme entreprenante et déterminée, elle laisse toujours un home accueillant aux siens. Néanmoins, de faible constitution, ses grossesses répétées ne lui permettent pas de s’épanouir pleinement. Si elle s’efforce de faire disparaître des signes de fatigue par des maquillages appropriés, il est certain que son état général n’a pas la possibilité de se régénérer. Quant à la nourriture familiale, elle a recours à des achats les moins onéreux, afin d’assurer l’équilibre de son précaire budget. C’est vrai que la modeste paie de l’ouvrier cheminot ne suffirait pas à garantir une alimentation décente, mais les quelques subsides de la Caisse d’Allocations familiales lui permettent de l’améliorer et d’assurer un relatif confort vestimentaire. 13 La discrète famille ne connaît pas de problèmes de voisinage. Elle réside dans l’un de ces appartements HLM des quartiers dits « Les Sapins » dans la banlieue Nord de Rouen. Les populations ouvrières sont nombreuses, mais elles vivent recluses sur ellesmêmes. Les habitants mènent leur vie de façon impersonnelle. Quelques rares amitiés naissent ça et là , mais la plupart des gens se contentent de leur petit chez soi. Leur seul dérivatif reste la télévision. Cette nouvelle forme de communication les satisfait. C’est aussi vrai que beaucoup de résidents ont un niveau culturel assez faible, ce qui ne les incite pas à s’intéresser aux phénomènes de société ou à lire pour s’instruire. D’ailleurs, ne leur a-t-on jamais montré à disséquer une littérature accessible ! L’image télévisuelle reste donc reine et ils semblent parfaitement s’en accommoder. Dans la plupart des foyers, le petit écran est fréquemment sollicité à des fins de distractions abêtissantes ou réductrices. Pourtant, certains n’hésitent pas à moduler les appétits des enfants ou à les refreiner. C’est le cas de cette méritante mère de famille qui veille à ce que son utilisation soit la plus rationnelle possible. Mme Fiernour contrôle ce que les enfants regardent au retour de l’école et elle n’hésite pas à modifier les programmes, le cas échéant, pour les remplacer par ceux plus intéressants pour leur âge. D’ailleurs, pour les deux aînés, elle s’évertue à s’assurer que leurs devoirs sont bien faits avant de leur accorder cette faveur. Au fil des mois, les rondeurs s’affirment et la naissance s’entrevoit. Sa démarche devient plus lente et ses activités ménagères s’effectuent plus difficilement. Cependant, elle continue de diriger la 14
Le Triomphe de la Vérité - Page 1
Le Triomphe de la Vérité - Page 2
wobook
edilivre.com