Comment trouver votre juste et bonne place - Page 1 - test Mathé Kaufmann Comment trouver votre juste et bonne place Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1896-8 Dépôt légal : Août 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Avant-propos Neuf chapitres vous sont proposés pour aborder : – L’histoire de nos origines, c’est-à-dire l’histoire de notre hérédité d’Être humain. – Le processus de notre développement dans la relation aux autres et à l’environnement, qui va inscrire chacun de nous dans une certaine vision du monde. C’est-à-dire nous faire prendre une certaine place, notre place unique. – La démonstration de ce que chacun de nous organise pour ne pas perdre pied et rester en vie, pour ne pas souffrir, pour combler ses manques, pour alimenter l’estime de soi. – Une manière de vous aider à prendre conscience de vous-même et de votre vraie, juste et bonne place au travers des expériences relatées et proposées. C’est-à-dire la place qui fait correspondre le fond – la personne que vous vous sentez être – et la forme – votre action – en toute liberté de réalisation. Et non pas celle qui vous met en difficulté et que vous croyez indéboulonnable, fatale. 11 En effet, votre bonne place c’est être qui vous êtes en personne libre et autonome pouvant jouir de la vie parce que vous choisirez, sans freins, ce qui vous fait vibrer le plus profondément. Tout ce que vous allez lire est fortement étayé par les auteur(e)s de la psychanalyse, de la psychiatrie et de la psychothérapie tels Freud, Winnicott, Dolto, Ferenczi, Lacan, Jung, Klein, Kohut, Nasio, Bion, McDougall, Kernberg, Roustang, Cyrulnik, Laborit, Sibony, Israël, Pagès, etc. Par les auteurs de la Gestalt-Thérapie dont Perls, Ginger, Salathé, Delisle, etc. Par les auteurs de la sociologie dont de Gaulejac, Serre, Bourdieu, Baudrillard, Benassayag, etc. Par les philosophes tels : Sartre, Merleau-Ponty, Bouveresse, Platon, Socrate, Buber, Misrahi, Rosset, Montaigne, Nietzsche, Lao-tseu, Saint Augustin, Kierkegaard, Ricoeur, etc. Par les Scientifiques : Edelman, Vincent, Goleman, Damasio, etc. Et par bien d’autres visions encore. Dans cet ouvrage vous ne trouverez pas de citations des théories des uns ou des autres car les théories, quoique absolument nécessaires, risquent de dégénérer en dogmes et dans ce cas, elles immobilisent la compréhension. Sachez, cependant, qu’elles sont le lit de la rivière. C’est-à-dire que les expériences s’appuient sur elles pour devenir du vécu sensible, de la connaissance de soi, de la compréhension. Une théorie intégrée physiquement – sensations, émotions, sentiments – devient un vécu qui réunit l’intellect et le corps, qui fait l’Être entier 12 se « reconnaissant » : littéralement, « de nouveau naissant avec ». Oui, l’importance de l’histoire de chacun est de considérer la NOUVEAUTÉ : ouverture fondamentale à la transformation. Petit exemple : au moment où vous lisez cette phrase, tout est neuf ! Ce moment n’a jamais existé et il n’existera plus jamais. Que vous apprend-t-il ? Que vous donne-t-il, que vous mêlez à votre acquis ? Et que ferez-vous de cette nouvelle alchimie ? Quel nouvel ajustement à l’environnement allez-vous opérer, favorisé par cette intégration ? C’est la magie de la réalité de savoir vivre la nouveauté dans le présent, qui fabrique un futur différent du passé. Il n’y a pas de fatalité, sauf le passé – impossible de revenir en arrière (nous n’aurons plus jamais deux, dix, quinze ans) – et la mort, inhérente à la vie. Mais, entre les deux, pour votre plus grand bénéfice, vous pouvez faire de vous qui vous êtes et non pas ce que l’on a fait de vous. Cet ouvrage est destiné à vous aider à croire en vous. 13 Chapitre I L’HOMME BIOLOGIQUE Votre Semblable Différent La sexualité est la base de l’histoire de vie de chacun de nous. Tout accouplement nécessite le désir d’au moins un des deux partenaires. Le désir, comme une énergie puissante, va propulser un spermatozoïde, plus fort, plus rapide que ses millions de copains avec qui il fait la course et qui constituent le sperme, pour qu’il arrive à pénétrer l’ovule. L’ovule, mu aussi (c’est mieux, plus efficace) par le désir, va récompenser le vainqueur de sa ténacité et de sa vigueur en le laissant entrer. Dès lors, une alchimie, un travail incroyable d’élaboration, de constructions complexes se met en mouvement de transformation continuelle qui ne s’arrêtera qu’à la mort de l’individu. (La transformation de la matière continue après la mort en nourrissant d’autres formes de vie.) 15 C’est le début de la cellule mère, LA CELLULE SOUCHE qui comporte toute la genèse de l’espèce ainsi que l’arbre généalogique de chacun des parents. Cette cellule va se diviser en différentes cellules ayant chacune une tâche bien définie : qui le squelette, qui les organes, qui le cerveau, qui les muscles, qui les systèmes circulatoires, etc. La première forme de ce travail montre l’ébauche de la colonne vertébrale et du cerveau. 1 Cette forme ressemble à un têtard, à un bébé d’animal aquatique, mais aussi au fœtus du cochon, mais aussi au fœtus de l’oiseau, mais aussi, vraisemblablement, au fœtus du diplodocus ! Ce serait la démonstration de notre appartenance, depuis les tous premiers temps, à l’espèce animale en évolution que nous continuons d’être. Ce qui peut être appuyé également, par le phénomène toujours incompris, montrant l’apparition de poils sur tout le corps du fœtus et quelques temps plus tard, leur disparition. Cinquante jours après la fécondation, apparaît le résultat de la combinaison opérée par les chromosomes (X féminin – Y masculin) accouplés eux aussi ! C’est à dire qu’apparaît le sexe du fœtus. Pendant neuf mois, environ, le fœtus est alimenté par la mère via le placenta et le cordon ombilical. Alors ce petit d’homme en devenir, bien au chaud dans sa poche natale, l’utérus, flottant dans le liquide amniotique, va grossir et développer son appareil sensori-moteur, c’est-à-dire, son corps et son cerveau. 1 « Le miracle de la vie » Film de Lennart Nilson – DVD (Oubliez le caractère traditionnel chrétien moraliste du film.) 16 Il se prépare à vivre hors de la mère. Pour ce faire, le cerveau, partie intégrante du corps, se constitue en trois niveaux. Chaque niveau est comme une couche qui vient s’ajouter, se superposer, en enveloppant la précédente. Ces couches correspondent à l’évolution de l’espèce humaine. Très schématiquement, cela débute par la couche archaïque, le cerveau reptilien, le bien nommé, qui prolonge la colonne vertébrale. C’est là où siègent les instincts. Ces instincts sont les gardiens de la survie de l’individu et de l’espèce. Ils font agir, sans réflexion, pour boire, manger, dormir, rêver, pour la sexualité, la sécurité, pour le groupe. Puis vient la couche du milieu, le système limbique, là où siègent, entre autres, les émotions et la mémoire. Enfin, la troisième couche, dernière née de notre évolution, recouvre tout, c’est le cerveau cortical, là où siègent langage, psychisme, raisonnement, pensée et volonté. Ces trois niveaux se divisent en deux parties : l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche. Entre les deux, le corps calleux qui permet le transit des informations de droite à gauche et de gauche à droite. Il est plus large chez la femme que chez l’homme. Il y a donc plus d’informations qui circulent chez la femme lui permettant d’intégrer plus de paramètres. Nous comprenons bien que ces informations sont nécessaires au rôle de mère qui doit nourrir et protéger les enfants. Tandis que l’homme, 17 lui, avec moins d’informations circulantes, peut se spécialiser davantage. Aujourd’hui, il est dit couramment que l’hémisphère droit est masculin et que le gauche est féminin. Il est dit aussi que le cerveau droit est émotionnel, intuitif, musical, artistique, que c’est le lieu du non verbal, de la vision globale, de l’espace et du mouvement et surtout le lieu de la testostérone. Pour le cerveau féminin, l’hémisphère gauche, il est dit que c’est le côté de la raison, du bon sens, de l’analyse, du verbal, du rythme et du temps, du scientifique et surtout, que c’est le lieu des œstrogènes. Durant les derniers mois de grossesse, le fœtus va commencer à exercer son cerveau et ses sens. Il entend les sons extérieurs mais sur une fréquence très différente. Il boit l’eau de son habitacle, l’urine et la reboit en circuit fermé. Il suce ce qui se trouve à portée de sa bouche, c’est-à-dire lui-même. Il se retourne au gré de ses convenances en rapport avec ses tout nouveaux ressentis. Enfin, le bébé finit par ne plus avoir assez de place. L’inconfort se fait sentir, il est l’heure de sortir. Nécessité fait loi. Ce bébé pourrait dire : « Je ne suis plus bien ici, j’ai besoin de sortir, je veux sortir, je désire sortir, et d’ailleurs, j’y vais, je m’engage. » Nous pouvons dire que l’homme naît du désir et naît désirant. La mère, elle aussi, veut bien que l’enfant sorte. Il est temps ! La naissance doit s’accomplir. Là, les difficultés commencent. Être comprimé dans un tunnel qui se rétrécit alors que l’on a besoin de place, d’espace, merci bien !… Puis se retrouver à l’air libre, obligé de prendre cet air qui fait mal aux 18 poumons parce qu’ils se déplient, ça fait crier aussi !… Comme tous ces nouveaux bruits, si aigus… Et puis encore il fait froid… Où est l’eau protectrice ? La maman est contente. Son bébé crie. Il est bien vivant ! Voilà un nouveau bébé, Être humain unique par une combinaison génétique jamais réalisée, résultant des lois de la vie et régi par elles. Ce petit d’homme va continuer à se développer dans son nouvel environnement. Contrairement à l’animal qui naît avec presque toute son histoire écrite, c’est-à-dire complètement fini, avec toutes les données qu’il utilisera sa vie durant, ce qui signifie qu’il apprendra très peu de son environnement, ce qui signifie également l’assignation à son destin donc un changement évolutif réduit, le petit d’homme, lui, n’est pas terminé. Il reste totalement dépendant de son environnement de qui il apprendra à s’autonomiser : marcher, communiquer pour satisfaire ses besoins. Ses trois cerveaux et ses deux hémisphères, avec tout le corps, c’est-à-dire, toutes ses cellules, travailleuses et organisées, seront en liens permanents pour assurer l’homéostasie (c’est-à-dire la recherche d’équilibre dans les échanges internes, assujettis aux échanges avec l’extérieur, ce que nous nommerons la bonne santé) et pour apprendre à vivre avec les autres. Le cerveau fonctionne en hyper texte, c’est-à-dire d’une connexion à l’autre, de neurone (ou cellule nerveuse) à neurone via les dendrites, petits fils qui terminent le neurone. Une connexion se nomme une synapse. Pour qu’il n’y ait pas de court circuit, le courant nerveux qui 19
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