Intégration et usages des Technologies de l'information et de la communication dans l'éducation en - Page 1 - test Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20 rue des GrandsAugustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Éditions Edilivre – Collection Universitaire – 2008 ISBN : 978-2-35607-848-3 Dépôt légal : Septembre 2008 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. SOMMAIRE DÉDICACE............................................................................................................................................................4 REMERCIEMENTS .............................................................................................................................................6 INTRODUCTION GÉNÉRALE ..........................................................................................................................9 - DE LA SOCIETE DE L’INFORMATION A LA SOCIETE DE LA CONNAISSANCE. ................................10 - LES INITIATIVES COMMUNAUTAIRES POUR LE DEVELOPPEMENT D’UNE SOCIETE DE LA CONNAISSANCE EN EUROPE ET EN AFRIQUE. ..........................................................................................15 - LE PLAN DE DEVELOPPEMENT DE L'INFRASTRUCTURE NATIONALE DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION EN COTE D’IVOIRE (2000 – 2005).- NICI. ..............................................................26 - INTEGRATION DES TIC ET MUTATIONS ENGENDREES DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET LA RECHERCHE. ................................................................................................................................................28 - LA QUESTION CENTRALE.............................................................................................................................30 - DEFINITION DES CONCEPTS : INTEGRATION, USAGE, TIC, FRACTURE NUMERIQUE ET ENSEIGNEMENT SUPERIEUR..........................................................................................................................31 -INTERET DE L’INTEGRATION DES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET LA RECHERCHE EN COTE D’IVOIRE............................................................................................................................................35 MÉTHODOLOGIE.............................................................................................................................................50 1 - RECHERCHE DOCUMENTAIRE. ................................................................................................................52 2- L’ENTRETIEN. ................................................................................................................................................56 3- L’ENQUETE PAR QUESTIONNAIRE ...........................................................................................................60 PREMIERE PARTIE : LES TIC DANS LES INSTITUTIONS UNIVERSITAIRES EN OCCIDENT ET EN AFRIQUE. .....................................................................................................................................................69 CHAPITRE I : INTRODUCTION DES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR. ...............................................................................................................................................................................70 1- LES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DANS LES PAYS OCCIDENTAUX..........................72 2- INTEGRATION DES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN AFRIQUE FRANCOPHONE SUBSAHARIENNE. .............................................................................................................................................93 CHAPITRE II : SITUATION DES TELECOMMUNICATIONS ET DES LIAISONS A INTERNET EN AFRIQUE............................................................................................................................................................118 1- ÉTAT DE L’INFRASTRUCTURE. ...............................................................................................................123 2-LE DEVELOPPEMENT DES TELECOMMUNICATIONS ET SES OBSTACLES. .............................................................................................................................................................................136 3- ÉTAT DES LIEUX DES TELECOMMUNICATIONS EN COTE D’IVOIRE (1995-2007). ......................139 CHAPITRE III :BREF ETAT DES LIEUX DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D’IVOIRE 151 1- L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D’IVOIRE DEPUIS LA REFORME DE 1995. .................153 2- LA NOUVELLE REFORME DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN AFRIQUE OCCIDENTALE. ...167 DEUXIEME PARTIE: INTEGRATION ET USAGES DES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D’IVOIRE................................................................................................................176 CHAPITRE IV : INTRODUCTION DES TIC DANS L’EDUCATION EN COTE D’IVOIRE. ....................177 1- L’EXPERIENCE DE L’ENSEIGNEMENT TELEVISUEL DANS LE PRIMAIRE PUBLIC EN COTE D’IVOIRE DE 1968 A 1982. ..............................................................................................................................179 2- QUELQUES EXPERIENCES AVEC LES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DE 1980 A NOS JOURS................................................................................................................................................................. 183 3- INTEGRATION DES INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS EN MATIERE D’INFORMATIQUE ET DE TELECOMMUNICATIONS A L’EX-UNIVERSITE NATIONALE D’ABIDJAN. ................................. 190 CHAPITRE V : ANALYSE DE L’ACTION DE L’ÉTAT DE COTE D’IVOIRE EN FAVEUR DE L’INTEGRATION DES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN 2003. ........................................ 196 1- INTEGRATION ET USAGES DES TIC DANS L’EDUCATION : QUEL BENEFICE POUR L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE ? ...................................................................... 198 2-LIMITES A L’UTILISATION DES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR................................... 207 3- LES INFRASTRUCTURES, EQUIPEMENTS INFORMATIQUES ET DE TELECOMMUNICATIONS DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D’IVOIRE EN 2003..................................................... 211 CHAPITRE VI: SITUATION DE L’INTEGRATION ET DU DEVELOPPEMENT DE L’USAGE DES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR IVOIRIEN EN 2005 ...................................................................... 236 1- INTEGRATION DES TIC ET DEVELOPPEMENT DES PRATIQUES DANS LES ETABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D’IVOIRE EN 2005............................................................... 241 2- PRATIQUES EN LIGNE DES ENSEIGNANTS ET ETUDIANTS DANS LE CADRE DE LEURS ACTIVITES DE RECHERCHE. ........................................................................................................................ 252 3- LE RISQUE DE DISCRIMINATION DANS L’ACQUISITION DES COMPETENCES ET L’ACCES AUX TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D’IVOIRE. ........................................................... 260 4– UTILISATION PEDAGOGIQUE DES TIC DANS L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D’IVOIRE. .......................................................................................................................................................... 268 CONCLUSION GÉNÉRALE........................................................................................................................... 287 INTRODUCTION GÉNÉRALE 9 - De la société de l’information à la société de la connaissance La nécessité pour le continent africain de participer de façon pleine et entière à la société de l’information n’est certainement plus à mettre en évidence. Elle représente pour les pays africains un enjeu à la fois social, culturel, économique et politique. On peut relever de nombreux points d’application avec notamment la nécessité de rompre l’isolement et de développer des synergies par le biais du travail collaboratif, de rénover le système de santé et d’enseignement, ou encore de s’inscrire dans les nouveaux courants d’échanges internationaux aux contenus et aux supports de plus en plus virtuels. L’apparition de l’expression « société de l’information » remonte aux années 1970, c’est en 1973 que le sociologue américain Daniel BELL a introduit la notion de société de l’information dans son livre intitulé vers la société post-industrielle1 où il avance que celle-ci sera axée sur la connaissance théorique. Il considère que les services fondés sur la connaissance devront devenir la structure centrale de la nouvelle économie et d’une société s’appuyant sur l’information, dans laquelle les idéologies seraient superflues.2 Selon Armand MATTELART3 : Cette notion de société de l’information se formalise dans le sillage des machines intelligentes mise au point au cours de la seconde guerre mondiale. Elle rentre dans les compétences académiques, politiques et économiques à partir de la fin des années 1960. Durant la décennie suivante, la fabrique à produire de l’imaginaire autour du nouvel « âge de l’information » tourne déjà à plein régime. Les néologismes lancés à l’époque pour désigner la nouvelle société ne livreront toutefois leur véritable sens géopolitique qu’à la veille du troisième millénaire avec ce qu’il est convenu d’appeler la BELL, D., Vers la société post-industrielle : essai de prospective sociologique, Paris, Robert Laffont, 1976. BURCH S., « Société de l’Information/Société de la connaissance », Enjeux de mots, Caen, C&F Éditions, 2005. http : vecam.org/article516.html. 3 Professeur de sciences de l’information et de la communication à l’université Paris-VIII. 2 1 10 « révolution de l’information » et l’émergence d’Internet comme nouveau réseau d’accès public.4 En établissant un parallèle avec d’autres périodes de l’histoire sur les moyens de partage de l’information et de la connaissance, on peut considérer comme équivalent à l’émergence de l’Internet à la fin du troisième millénaire, le développement de l’imprimerie pendant la Renaissance (du XIVe siècle jusqu’au début du XVIIe siècle) ou celui de la presse écrite pendant le siècle des Lumières (XVIIIe siècle) et au XIXe siècle. Le développement de l’usage d’Internet au début des années 1990 marque l’émergence de la société de l’information, avec notamment la généralisation de l’usage d’une messagerie électronique universelle et l’essor du Web dont la croissance organique, exponentielle et rapide en fait un véritable phénomène de société qui ne peut être entravé. La société de l’information désigne une société dans laquelle les technologies de l’information jouent un rôle central et on la place en général dans la continuité de la société industrielle. L’expression « société de l’information » a véritablement connue sa consécration au milieu des années 1990, lorsqu’elle fut reprise dans les discours officiels du monde politicoéconomique. Elle est issue du programme du gouvernement américain de « National Information Infrastructure » requalifié par son promoteur Al GORE5 en « Global Information Infrastructure », elle a assez rapidement inspiré les politiques de développement de l’Union Européenne (UE) avec notamment la création de la commission « politique industrielle et société de l’information » et le lancement de l’ambitieux programme « e-Europe »6. À partir de 1995, elle figure à l’ordre du jour des réunions du G7 (devenu G8)7, elle est examinée dans les instances de la communauté européenne et de l’OCDE8 (composée de trente pays parmi les plus développés au monde), les différentes agences de l’ONU9 et le groupe de la Banque mondiale l’ont également adopté. À partir de 1998, elle a été choisie tout d’abord par l’UIT10, puis par l’ONU comme titre des sommets mondiaux qui ont eu lieu en décembre 2003 à Genève et en novembre 2005 à Tunis. Ces sommets ont réuni des chefs d’État, des chefs de 4 5 MATTELART A., Histoire de la société de l’information, Paris, Éditions La découverte, 2001, P4. Ancien vice-président américain (1992-2000). 6 COMMISSION NATIONALE FRANÇAISE POUR L’UNESCO, La société de l’information : glossaire critique, 2005, p.9. 7 Coalition des chefs d’États ou de gouvernement des huit nations les plus industrialisées au monde. 8 Organisation de Coopération et de Développement Économique. 9 Organisation des Nations Unies. 10 Union Internationale des Télécommunications. 11 secrétariat des institutions spécialisées des Nations unies, des représentants du secteur privé, des organisations non gouvernementales ainsi que des médias et des représentants de la société civile. La notion de « société de l’information », en tant que construction politique et idéologique a connu son développement dans le cadre de la globalisation néolibérale qui avait pour ambition l’instauration rapide d’un marché mondial ouvert et « autorégulé »11. Cette politique était menée en étroite collaboration avec des organismes multilatéraux comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, afin que les pays peu développés abandonnent les réglementations nationales ou les mesures protectionnistes risquant de « décourager » les investissements. Cette politique a pourtant engendré le résultat que l’on connaît : le scandaleux accroissement du fossé entre riches et pauvres dans le monde. En effet, vers la fin du 20e siècle, alors que la plupart des pays développés avaient déjà adopté des politiques de mise en valeur de l’infrastructure des TIC, le marché des actions du secteur de la communication a connu un essor spectaculaire. Cependant, les marchés du Nord ont commencé à être saturés et on s’est mis à faire de plus en plus pression sur les pays en développement afin qu’ils laissent le champ libre aux investissements des entreprises de télécommunications et d’informatique, en quête de nouveaux marchés pour pouvoir absorber leurs revenus excédentaires. C’est dans ce contexte que le sommet mondial de la Société de l’information a été organisé12, mais la situation a changé quand, à partir de l’année 2000, la bulle spéculative a éclaté. La société de l’information comme le souligne Sally BURCH13 aura joué un rôle « d’ambassadrice de bonne volonté » de la globalisation de l’économie même si l’image publique des technologies de la communication est davantage associée aux aspects « conviviaux » de la globalisation tel que Internet, la téléphonie cellulaire et Internationale, la télévision par satellite, etc. La fracture numérique que l’on peut déplorer entre les pays ou au sein même des communautés nationales ou locales incontestablement, empêche une grande partie de la communauté mondiale de tirer profit des avantages de cette globalisation. De même, un 11 12 BURCH S. Op.Cit. http : vecam.org/article516.html. Idem. 13 Journaliste indépendante d’origine britannique, directrice exécutive de la Agencia Latinoamericana de Información (ALAI). 12 certain nombre de conséquences graves liées au développement de cette nouvelle société tels que les comportements criminels, la piraterie, l’insécurité ou encore les usages pervers sont sources d’inquiétude et nécessitent une mobilisation au niveau planétaire en collaboration avec les acteurs concernés afin de les combattre. Les questions juridiques liées au droit d’auteur, au droit de diffusion, au droit d’édition, au droit d’accès à l’information pour tout individu, etc. doivent également trouver des solutions idoines afin que la société de l’information puisse continuer son développement. Le développement de la société de l’information a pour fondement l’ambition d’oeuvrer pour une meilleure fluidité de l’information, pour un accroissement de l’accès universel à l’information tout en favorisant une réduction maximale des coûts. Internet s’est développé dans les communautés scientifiques avec pour ambition d’œuvrer pour la disparition des pratiques de cloisonnement. L’idée étant de réussir un partage universel des connaissances, avec pour objectif l’accélération du progrès des idées. Les TIC sont devenues des vecteurs de l’échange universel et font fi de l’autarcie que peuvent générer les frontières entre États ou entre communautés. Le monde ouvert que propose la société de l’information ou société de la connaissance (terme utilisé en particulier dans les milieux universitaires, comme une alternative jugée préférable par certains à la notion de « société de l’information ») devient dès lors source d’innovations profondes aussi bien communautaires qu’individuelles. L’UNESCO14 va adopter le terme « société de la connaissance » (apparue vers la fin des années 1990) ou sa variante « société du savoir » dans le cadre de ses politiques institutionnelles. Abdul Waheeb KHAN 15 (cité par Sally BURCH16) définit la société de l’information comme la pierre angulaire des sociétés du savoir. Selon lui, la notion de « société de l’information » est liée à l’idée d’innovation technologique, tandis que la notion de « société du savoir » comporte une dimension de transformation sociale, culturelle, économique, politique et institutionnelle, ainsi qu’une perspective de développement plus diversifiée. Il considère que la notion de « société du savoir » est préférable à celle de « société de l’information », car elle fait une place plus large à la complexité et au dynamisme des changements qui sont à l’œuvre. Enfin, Il considère que le savoir est utile non seulement 14 15 Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture. Sous –directeur général de l’UNESCO pour la communication et l’information. 16 BURCH S. Op. Cit. http : vecam.org/article516.html. 13 pour la croissance économique, mais aussi parce qu’il contribue à l’autonomie et au développement de la société dans son ensemble. Yves COURRIER17 écrira en se référent à Manuel CASTELLS18 que « la société de l’information » met l’accent sur le contenu du travail (processus de saisie, de traitement et de communication de l’information nécessaire) tandis que la « société de la connaissance » met l’accent sur le fait que les agents économiques doivent posséder des qualifications supérieures qu’ils mettront à contribution dans l’exercice de leurs métiers19. Manuel CASTELLS définit cette société de la connaissance comme une société où les conditions de création des connaissances et traitement de l’information ont été en grande partie modifiées par une révolution technologique axée sur le traitement de l’information, la création des connaissances et les technologies de l’information20. En somme, on peut estimer que cette société de la connaissance, même si elle reprend en partie la notion de « société de l’information » dans laquelle se généralisent la diffusion et l’usage de l’information en s’appuyant sur des TIC à des tarifs bas, met davantage l’accent sur le savoir, la créativité, l’expertise et l’innovation. Bien que portée par un développement technique, on peut considérer qu’elle a une vision plus humaine. Elle a également pour centre d’intérêt l’impact de la création et diffusion des connaissances sur le développement économique par l’intermédiaire de l’intelligence économique dans les entreprises et les territoires. La nécessité pour tous les pays du monde de participer activement à cette société de la connaissance, afin de tirer le plus possible profit des avantages qu’elle offre, est perçue comme un impératif au point que d’importantes organisations régionales telles que l’Union européenne et l’Union africaine ont mis en place de très ambitieux programmes pour l’atteinte de cet objectif. Yves Courrier est spécialiste de programme dans le secteur de la communication, l’information de l’informatique de l’UNESCO. 18 Né en 1942 à Barcelone, il est professeur de sociologie et de planification urbaine et régionale depuis 1979 à l’Université de Berkeley en Californie. Auteur de la trilogie : L’ère de l’information. Parue aux éditions Fayard. 19 COURRIER Y., « Société de l’information et technologie », http://www.unesco.org/webworld/points_of_views/courrier_1.shtml 20 CASTELLS M., « La dimensión cultural de Internet. » Universitat Oberta de Catalunya, juillet 2002. http://www.uoc.edu/culturaxxi/esp/articles/castells0502/castells0502.html 17 14 - Les initiatives communautaires pour le développement d’une société de la connaissance en Europe et en Afrique En Europe, le conseil européen qui s’est tenu à Lisbonne les 23 et 24 mars 2000 a fixé pour ce continent l’ambitieux objectif de devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde en 2010. Pour atteindre cet objectif les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne ont invité le conseil et la commission européenne à établir un plan d’action global appelé e-Europe. L’initiative e-Europe a été lancée en décembre 1999 par la commission européenne afin de « mettre l’Europe en ligne »21. Cette commission pour la compléter a également présenté en janvier 2000 une communication intitulée : « Stratégie pour l’emploi dans la société de l’information »22. Elle a été accueillie favorablement par les États membres du parlement européen et les principaux acteurs ; ce qui a emmené la commission à présenter un rapport d’avancement au conseil européen de Lisbonne le 30 mars 2000. Les chefs d’État et de gouvernements européens se sont engagés à l’occasion de ce conseil à prendre un certain nombre de mesures, assorties d’échéances précises, pour assurer le succès et la progression de cette initiative23. C’est ainsi que la commission européenne a adopté un projet de plan d’action le 24 mai 2000 qui a fait l’objet d’une discussion avec les États membres en vue d’un accord du conseil européen de Feira au Portugal des 19 et 20 juin 2000. Le but de ce plan d’action était de définir les mesures nécessaires pour que les objectifs fixés par le conseil européen de Lisbonne puissent être atteints. Si l’initiative e-Europe originellement a recensé dix domaines dans lesquels une action à l’échelle européenne apporterait une valeur ajoutée, en ce qui concerne le plan d’action e-Europe 2002, les actions ont été regroupées autour de trois objectifs qui sont : 1. Un Internet moins cher, plus rapide et sûr. - Un accès moins cher et plus rapide à l'Internet. - Un accès Internet rapide pour les chercheurs et les étudiants. Union européenne, e-Europe 2002, une société de l’information pour tous, Conseil de l’union européenne et commission des communautés européennes, 10-20 juin 2000, p.1. 22 http://europa.eu.int/comm/commissioners/diamantopoulou/infosoc_fr.htm 23 http://ue.eu.int/fr/Info/eurocouncil/index.htm 21 15
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