91 tests d'objectifs pour le Nikon D300 - Page 1 - test E-book publiés aux éditions EyrollEs Et VM J.-M. Sepulchre, Tests d’objectifs pour le Nikon D90 (à paraître). J.-M. Sepulchre, Tests d’objectifs pour le Nikon D300s (à paraître). J.-M. Sepulchre, 103 tests d’objectifs pour le Nikon D700, 2009, 218 pages. J.-M. Sepulchre, 110 tests d’objectifs pour le Nikon D3, 2008, 216 pages. S. Abric, DPP pour les photographes, 2009, 122 pages. G. Theophile, Les nouveautés de Lightroom 2.0, 2008, 166 pages. liVrEs papiEr publiés aux éditions VM J.-M. Sepulchre, Tout photographier en numérique, 3e édition, 2009, 286 pages. J.-M. Sepulchre, Apprendre à photographier en numérique, 2e édition, 2008, 136 pages. J.-M. Sepulchre, Photographier avec son téléphone, 2007, 90 pages. E. Delamarre, Profession photographe indépendant, 2009, 236 pages. C. Domens et al., Photographie de voyage, 2009, 170 pages. E. Balança, Photographier les animaux, 2e édition, 2009, 188 pages. G. Blondeau, Photographier la nature en macro, 2008, 204 pages. B. Bodin, C. Bruno, Photographier la montagne, 2008, 168 pages. T. Dehan, S. Sénéchal, Guide de la photographie ancienne, 2e édition, 2008, 160 pages. C. Lamotte, S. Zaniol, Photojournalisme, 2007, 200 pages. T. Seray, Photographier la mer et la voile, 2007, 200 pages. C. Harnischmacher, Fabriquer ses accessoires d’éclairage photo, 2007, 104 pages. B. Peterson, Pratique de l’exposition en photographie, 2007, 160 pages. R. Bouillot, La pratique du reflex numérique, 2e édition, 2007, 480 pages. R. Bouillot, Le langage de l’image (avec B. Martinez), 2006, 200 pages. I. Guillen, A. Guillen, La photo numérique sous-marine, 2e édition, 2006, 194 pages + CD-Rom. I. Guillen, A. Guillen, La photo numérique sous-marine – Guide expert, 2005, 230 pages. H. Rossier, Éclairer pour la prise de vue, 2005, 116 pages. P. Bachelier, Noir & Blanc – De la prise de vue au tirage, 3e édition, 2005, 232 pages. Boîtiers V. Luc, M. Ferrier, Maîtriser le Nikon D300, 2008, 426 pages. M. Ferrier, C.-L. Tran, Découvrir le Nikon D5000, 2009, 176 pages. M. Ferrier, C.-L. Tran, Découvrir le Nikon D90, 2009, 176 pages. A. Santini, Découvrir le Nikon D60, 2009, 160 pages. V. Luc, Maîtriser le Nikon D80, 2007, 336 pages. V. Luc, Maîtriser le Nikon D200, 2006, 352 pages. V. Luc, Maîtriser le Nikon D50, 2006, 316 pages. J. D. Thomas, Le système flash Nikon, 2007, 132 pages. V. Luc, Maîtriser le Canon EOS 5D MarkII (à paraître). V. Luc, Maîtriser le Canon EOS 500D, 2009, 320 pages. M. Ferrier, C.-L. Tran, Découvrir le Canon EOS 1000D, 2009, 160 pages. V. Luc, M.-P. Albert, Maîtriser le Canon EOS 450D, 2009, 314 pages. V. Luc, B. Effosse, Maîtriser le Canon EOS 40D, 2008, V. Luc, B. Effosse, Maîtriser le Canon EOS 400D, 2007, 328 pages. V. Luc, Maîtriser le Canon EOS 350D, 2006, 316 pages. J. D. Thomas, Le système flash Canon, 2007, 132 pages. liVrEs papiEr publiés aux éditions EyrollEs P. Ricordel, Capture NX2 par la pratique (à paraître). V. Gilbert, Développer ses fichiers RAW, 3e édition, 2009, 516 pages. M. Evening, Photoshop CS4 pour les photographes, 2009, 630 pages. M. Evening, Lightroom 2 pour les photographes, 2009, 524 pages. P. Ricordel, Capture NX2 pour les photographes, 2008, 292 pages. G. Theophile, Les nouveautés de Lightroom 2.0, 2008, 190 pages. L. Alsheimer, Le noir et blanc avec Lightroom et Photoshop CS3, 2008, 230 pages. J.-M. Sepulchre, DxO pour les photographes, 2008, 200 pages. J. Delmas, La gestion des couleurs pour les photographes, 2e édition, 2007, 448 pages. T. Legault, Astrophotographie, 2006, 160 pages. A. Frich, La photographie panoramique, 2004, 184 pages. ÉDITIONS VM 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com © Groupe Eyrolles, 2009, ISBN : 978-2-212-85014-7 Remerciements Je tiens à remercier le groupe Eyrolles, spécialement Stéphanie Poisson et Eric Sulpice, pour m’avoir fait confiance pour poursuivre ce très lourd challenge qui consiste à mesurer la quasi-totalité des optiques Nikkor sur plusieurs boîtiers numériques de la marque. Merci aussi à Véronique Dürr pour sa relecture attentive. Je dois une grande reconnaissance à Nikon France , et en particulier à Thomas Maquaire, pour le prêt de matériel et la 2 documentation nécessaire, et à toute l’équipe de la Boutique Nikon à Paris pour le prêt d’objectifs à tester. DxO Labs , et notamment Cyrille de la Chesnais et Fréderic Guichard, m’ont apporté la plus entière collaboration et ont mis à ma disposition le dispositif de mesure DxO Analyzer qui était indispensable pour analyser les caractéristiques de toutes ces optiques. Je ne saurais oublier, et ils se reconnaîtront ici, tous les passionnés « nikonistes » ou collectionneurs qui ont su me dénicher des documentations et surtout des optiques rares et anciennes que nous avons fait revivre sur capteur numérique ! Je remercie 4 aussi et je félicite pour sa haute qualité le site malais « Mir Photography » qui est une mine de documentation ancienne incontournable, notamment pour les optiques historiques. Merci à Ronan Loaëc pour nos dialogues fructueux sur les modes de mesure et de notation, à René Bouillot pour sa relecture attentive du chapitre sur les techniques de mesure, et à Louis-Bernard d’Outrelandt pour son accueil et la mise à disposition de son exceptionnelle documentation historique et technique. Enfin, je dois rendre un hommage particulier à mon épouse et à ma famille qui continuent d’endurer durant de longues semaines la présence de matériel de mesure au beau milieu du salon de ma résidence et qui m’ont néanmoins soutenu dans ces projets de fiches techniques d’optiques ! 3 1 Toutes les mesures présentées dans cet ouvrage ont été effectuées avec la mire et le logiciel DxO Analyzer. 1 2 3 http://www.europe-nikon.com/home/fr_FR/homepage/broad/site.html http://www.laboutiquenikon.com/ http://www.dxo.com/fr/photo http://www.mir.com.my/rb/photography/companies/nikon/nikkoresources/index.htm 4 IV © Groupe Eyrolles, 2009 Avant-propos photographes habitués au système Nikon à pouvoir sélectionner leurs optiques (notamment d’occasion) selon leurs préférences. La notation est effectuée pour le format A3 désormais très accessible aux particuliers avec la démocratisation des imprimantes à jet d’encre. Mais tous les objectifs qui atteignent le grade excellent sur tout le champ de l’image seront sans aucun problème très efficaces sur un agrandissement A2 effectué à partir d’un fichier NEF, voire d’un JPEG de la plus haute qualité. Le système reflex Nikon a presque…cinquante ans, mais les reflex numériques de la marque fêtent leur dixième anniversaire : le modèle D1 a en effet été annoncé le 24 août 1999 ! Ce modèle inaugurait un format de capteur (homothétique 2/3 comme le 24 × 36, avec des dimensions de 16 × 24 mm environ) qui fut nommé « DX » par la marque. Ce petit capteur induisait un facteur de recadrage de ×1,5 par rapport aux focales habituelles. Ainsi, le classique 50 mm semblait être un 75 mm, et le grand-angle 24 mm devenait un classique 36 mm. Dès lors, Nikon a développé toute une gamme optique destinée à ce format, notamment les zooms destinés aux appareils grand public qui ont succédé au premier appareil professionnel. Évidemment, après la sortie de cet ouvrage, d’autres objectifs seront disponibles, car la marque investit fortement et vient de présenter des évolutions avec la version « s » du D300. Dès que ces nouveautés passeront au test, vous bénéficierez d’une actualisation gratuite des résultats sur mon site Pictchallenge5, avec les mêmes résultats synthétiques que ceux présentés dans cet ouvrage. Jean-Marie SEPULCHRE 4 août 2009 Le D300 est l’héritier d’une longue lignée de modèles DX qui continue à être modernisée, puisque les numériques 24 × 36 lancés depuis 2007 sont une partie seulement de l’offre de la marque. Comme tous les appareils ayant une vocation professionnelle, le D300 accepte non seulement les nouveaux objectifs spécialement conçus pour le numérique, mais aussi des optiques qui auraient été acquises en 1959 pour être montés sur un modèle F… le premier reflex pro de baroud et de reportage ! Certes, si cela n’a pas déjà été effectué à la fin des années 1970, il faut opérer une petite modification mécanique pour permettre à l’optique de se monter sur la baïonnette du modèle numérique, mais cette opération chirurgicale (moins de 50 euros chez un spécialiste parisien) n’empêche nullement de se servir encore de l’objectif sur un ancien appareil argentique. Avec le numérique, on disposera de l’automatisme d’exposition à priorité diaphragme, d’une assistance électronique à la mise au point manuelle et d’une visée sur pied d’une précision totale grâce à la visée Live-view sur l’écran arrière ! La sélection d’optiques testées dans cet ouvrage comporte donc d’anciennes références et inclut les dernières nouveautés présentées au printemps 2009. Il est à noter que la continuité affichée par Nikon depuis 2005 en matière de définition de capteurs permet de se référer de façon sûre à nos fiches pour un usage sur un autre modèle DX de 12 Mp, tels les célèbres D2x et D2xs, dès lors que l’on opère en RAW et en faible sensibilité. C’est en effet sur le format JPEG et sur le traitement des hauts ISO que les efforts récents de Nikon ont porté leurs fruits, mais la netteté, la distorsion et l’aberration chromatique des objectifs ne changent quasiment pas selon que l’on utilise un D2x ou un D300. Le Nikkor 50 mm f/1,4 faisait merveille en argentique (cidessus)… Il constitue toujours un excellent objectif à portrait sur le D300 (voir page 160), dès lors que l’on utilise une ouverture de f/2,8 à f/5,6. © Groupe Eyrolles, 2009 Comme pour l’ouvrage sur le D700, en examinant une sélection d’objectifs, depuis de très anciens modèles jusqu’aux derniers zooms, en les passant aux mesures avec un protocole normalisé, j’ai tenté d’aider les 5 http://www.pictchallenge-archives.net/ V Sommaire Dans le sommaire des fiches de test, les smileys indiquent la qualité globale qui tient compte du piqué et des défauts optiques : ☻☻ (faible) ☻☻☻ (moyen à bon) ☻☻☻☻ (très bon) ☻☻☻☻☻ (excellent) Ces notes s’appliquent aux optiques en mesures de base à partir de fichiers NEF et pour des tirages haute qualité format A3. __________________________________________________________________________________________________ Chapitre 1 Le système reflex Nikon A l’origine le mythique Nikon F L’apogée des boîtiers manuels La révolution de l’autofocus Les premiers reflex Nikon numériques Le choix initial du format DX Le retour du 24 × 36 Le D300 dans la gamme DX Les optiques compatibles 1 1 2 2 4 4 6 7 9 12 12 13 18 18 18 19 20 23 23 23 24 24 27 28 28 32 33 34 35 35 36 37 38 41 44 47 51 54 57 60 Chapitre 2 Découvrir et configurer le Nikon D300 Le cœur de l’appareil Le boîtier Les réglages déterminants Qualité et taille d’image Avantages du fichier RAW de 14 bits Optimisation d’image Sensibilité et bruit numérique Colorimétrie Mesure de la lumière D-lighting actif Chapitre 3 Les mesures et la qualité optique La mesure du piqué Les tests en format A3 à 254 dpi La variabilité du piqué selon le logiciel L’influence de l’aberration chromatique Des défauts de piqué moins quantifiables Le vignetage La distorsion Les défauts propres à un exemplaire d’une optique Apprécier la qualité globale ? Exemple de fiche de test Chapitre 4 Les optiques spécifiques DX 10-24 mm f/3,5 – 4,5 AFS 12-24 mm f/4 AFS 16-85 mm f/3,5 – 5,6 AFS VR 17-55 mm f/2,8 AFS 18-55 mm f/3,5 – 5,6 AFS VR 18-70 mm f/3,5 – 4,5 AFS 18-105 mm f/3,5 – 5,6 AFS VR 18-135 mm f/3,5 – 5,6 AFS ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻ VI © Groupe Eyrolles, 2009 18-200 mm f/3,5 – 5,6 AFS VR ☻☻☻☻ 55-200mm f/4 – 5,6 AFS VR ☻☻☻ 35 mm f/1,8 AFS ☻☻☻☻☻ 63 67 70 71 72 75 78 81 84 87 90 93 96 99 100 103 106 109 112 115 118 121 124 127 130 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 Chapitre 5 Les zooms 24 × 36 professionnels 14-24 mm f/2,8 AFS 17-35 mm f/2,8 AFS 20-35 mm f/2,8 AFD 24-70 mm f/2,8 AFS 28-70 mm f/2,8 AFS 35-70 mm f/2,8 AFD 70-200 mm f/2,8 AFS VR 80-200 mm f/2,8 AFD 80-200 mm f/2,8 AFS ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ Chapitre 6 Les zooms 24 × 36 amateurs et experts 18-35 mm f/3,5-4,5 AFD 24-85 mm f/3,5-4,5 AFS 24-85 mm f/2,8-4 AFD 24-120 mm f/3,5-5,6 AFD 24-120 mm f/3,5-5,6 AFS VR 28-85 mm f/3,5-4,5 AF 28-105 mm f/3,5-4,5 AFD 28-200 mm f/3,5-5,6 G 70-210 mm f/4-5,6 AF/AFD 70-300 mm f/4-5,6 AFD ED 70-300 mm f/4,5-5,6 AFS VR ☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻ ☻☻☻ ☻☻ ☻☻☻☻ Chapitre 7 Les focales fixes et standards 14 mm f/2,8 AFD 18 mm f/3,5 AIS 18 mm f/2,8 AFD 20 mm f/3,5 F 20 mm f/2,8 AIS 20 mm f/2,8 AF/AFD 24 mm f/2,8 F 24 mm f/2,8 AF/AFD 24 mm f/2 AIS 28 mm f/3,5 AI 28 mm f/2,8 AFD 28 mm f/2 AI/AIS 28 mm f/1,4 AFD 35 mm f/2,8 F 35 mm f/2,5 E 35 mm f/2 F 35 mm f/2 AIS 35 mm f/2 AF/AFD 35 mm f/1,4 AIS © Groupe Eyrolles, 2009 ☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻ Chapitre 8 Les focales fixes de moyenne et longue focale 45 mm f/2,8 AIP 50 mm f/2 AI 50 mm f/1,8 E ☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ VII 50 mm f/1,8 AIS 50 mm f/1,8 AFD 50 mm f/1,4 F 50 mm f/1,4 AI/AIS 50 mm f/1,4 AFD 50 mm f/1,4 AFS 50 mm f/1,2 AIS 58 mm f/1,2 AI/AIS 85 mm f/1,8 N 85 mm f/1,8 AF/AFD 85 mm f/1,4 AIS 85 mm f/1,4 AFD 105 mm f/2,5 F 105 mm f/2,5 AI/AIS 105 mm f/2 AF/AFD 105 mm f/1,8 AI/AIS 135 mm f/2,8 F 135 mm f/2,8 AI/AIS 135 mm f/2 AI/AIS 135 mm f/2 AF/AFD 180 mm f/2,8 AIS ED 180 mm f/2,8 AF/AFD 200 mm f/4 AI/AIS 200 mm f/2 AFS VR 300 mm f/4 AFS 300 mm f/2,8 AFI 300 mm f/2,8 AFS VR ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 Chapitre 9 Les optiques fixes spéciales 24 mm f/3,5 PC 28 mm f/3,5 PC 35 mm f/2,8 PC 45 mm f/2,8 PC 55 mm f/2,8 AIS 60 mm f/2,8 AFD 60 mm f/2,8 AFS 85 mm f/2,8 PC 105 mm f/2,8 AIS 105 mm f/2,8 AFD 105 mm f/2,8 AFS VR ☻☻☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ ☻☻☻☻ ☻☻☻☻☻ VIII © Groupe Eyrolles, 2009 Chapitre 1 Le système reflex Nikon À l’origine, le mythique Nikon F Un système photographique est constitué de boîtiers, d’optiques adaptables et de multiples accessoires, et Nikon a lancé le sien avec la monture actuelle il y a 50 ans ! C’est en effet en juin 1959 qu’a été commercialisé le Nikon « F », qui permettait non seulement la visée exacte à travers l’objectif (visée « reflex » par miroir), mais aussi de conserver l’image claire jusqu’au déclenchement par la présélection automatique du diaphragme, et surtout le changement de viseur selon le type de sujet traité. En 1962, un viseur incorporant une cellule photo-électrique au sulfure de cadmium (CDS) fait son apparition : il est désormais possible de choisir l’exposition sans quitter le sujet des yeux grâce à ce prisme « Photomic » ; en 1965, la version T de ce viseur intègre la mesure de la lumière directement sur l’image de visée, donc à travers l’optique utilisée. Le Nikon F devient l’équipement de base du photo-reporter des sixties, notamment dans les zones de conflit, à une époque où seules deux marques offrent à la fois la qualité et la gamme optique nécessaires au photo journalisme : Leica et Nikon. Mais Nikon propose également des moteurs, des longues focales adaptées au sport, des fish-eye permettant des cadrages ronds ou déformés spectaculaires, et les premiers zooms lumineux de reportage (f/3,5 et même f/2,8) dès le début des années 60. Ce modèle va fonder le système Nikon : si les optiques d’origine ont connu une cure de jouvence par une petite modification mécanique de la bague de diaphragme, elles fonctionneront en permettant la mesure de la lumière sur un D300 ou sur un autre modèle numérique de la gamme professionnelle ! En effet, toutes les optiques Nikon manuelles présentent une petite excroissance solidaire de la bague de diaphragme, poétiquement dénommée « fourchette » en France et « oreilles de lapin » aux États-Unis, qui permet d’actionner un curseur situé dans le viseur afin que la mesure de lumière se fasse en fonction de la position de cette bague. Un modèle plus léger à viseur fixe, baptisé « Nikkormat », complète le modèle F et supporte les mêmes optiques. Il sera décliné en plusieurs versions, dont le modèle EL qui est le premier Nikon compact à automatisme priorité ouverture. Nikon F de 1959 et Nikon F2 de 1971 En 1971 est présenté le Nikon F2 qui offre une ergonomie améliorée (chargement du film), un obturateur plus rapide (on atteint e alors le 1/2 000 de seconde) et une motorisation plus musclée pour la photo sportive. C’est durant la carrière du F2 qu’intervient une modification importante sur la monture optique, puisqu’à partir de 1977, un nouveau mode de couplage interne permet au boîtier de connaître automatiquement l’ouverture sans que la fameuse fourchette n’actionne un curseur. Les optiques nouvelle formule se nomment « AI » pour Auto Indexing, et c’est une découpe sur la bague de diaphragme elle-même qui prend appui sur une pièce située en périphérie de la baïonnette. Simultanément, les nouveaux reflex perdent le curseur proche du viseur et ne peuvent mesurer la lumière avec les anciennes optiques. Heureusement, la plupart d’entre elles sont transformables par le changement en atelier de la bague de diaphragme, et elles gagneront le nom de « modifiées AI », tandis que les optiques restées dans l’état d’origine sont rebaptisées « non AI » ou « F » par la clientèle. Dans le même temps, Nikon présente des boîtiers compacts FM et FE, uniquement compatibles avec les optiques AI. © Groupe Eyrolles, 2009 Nikkormat EL, le premier Nikon automatique, et sa version compacte FE2 1 91 tests d'objectifs pour le Nikon D300 L’apogée des boîtiers manuels Le F3 de 1980 inaugure une cellule de mesure de lumière incorporée au boîtier, tout en conservant le viseur interchangeable. Il ne peut accueillir les optiques non transformées, sauf en usage manuel. Des versions très économiques de Nikon (EL, FG) apparaissent sur le marché, et des optiques AI simplifiées sont baptisées « série E ». Lors de la sortie en 1983 du Nikon FA, premier appareil Nikon multi-programmes capable de mesurer la lumière sur plusieurs zones de l’image (mesure matricielle), une nouvelle série d’optiques voit le jour : les AI-S (Auto Indexing Shutter). Elles sont identiques aux AI à un détail près : une petite cuvette est creusée à l’arrière de la monture, et quelques (rares) boîtiers de la marque possèdent un palpeur qui en reconnaît l’emplacement, permettant ainsi à l’automatisme programmé de choisir une vitesse d’obturation appropriée à la focale de l’optique. Le Nikon F3A était le premier reflex autofocus de la marque, et le Nikon FA le premier appareil à mesure matricielle. La révolution de l’autofocus En 1985, Minolta déclenche sur le marché la révolution de l’autofocus, avec un système tout nouveau qui va forcer tous les autres constructeurs à se lancer dans la mise au point automatique sur les reflex à optiques interchangeables. Pourtant, Nikon avait introduit en 1983 le F3 autofocus, mais cette tentative s’était révélée infructueuse car seuls deux objectifs à moteur interne de mise au point étaient proposés, ce qui est manifestement insuffisant pour constituer une gamme. Nikon va renoncer pour un e temps à cette technique (ce n’est qu’au XXI siècle qu’elle sera généralisée sur la gamme !) pour adopter comme Minolta un moteur dans le boîtier, lequel actionne mécaniquement le mécanisme de mise au point de l’optique AF. À la différence de son concurrent qui change totalement sa monture à baïonnette, Nikon décide en 1986 (modèle F501) de conserver la compatibilité dans les deux sens : les nouveaux boîtiers autofocus expert et pro (à l’exception de certains modèles d’entrée de gamme) pourront utiliser les optiques aux normes AI et AI-S, et les nouvelles optiques autofocus se monteront sur tous les appareils à mise au point manuelle commercialisés depuis 1977. Mais seuls les nouveaux boîtiers pourront bénéficier des informations transmises par une puce électronique (CPU, Central Processing Unit). Le F4 de 1988 est le premier boîtier professionnel autofocus de la marque doté de tous les perfectionnements et compatible avec tous les objectifs construits depuis 1977, ou modifiés à la norme AI. Il conserve le principe des viseurs interchangeables et offre plusieurs modes de contrôle de l’exposition, une mesure spot en plus des systèmes matriciel et centré, et plusieurs poignées d’alimentation. Il est complété par le F801 puis par le F90, toujours compatibles avec les AI et AI-S, mais sans offrir la mesure matricielle du F4 pour ces derniers. Nikon F4 et Nikon F801, les premiers appareils pro et expert de l’ère argentique autofocus À partir du F90 se développe une nouvelle série d’optiques autofocus Nikon, les AF-D (la lettre D est inscrite à côté de l’indication de focale) qui transmettent à l’appareil la distance de mise au point choisie par le système autofocus, notamment 2 © Groupe Eyrolles, 2009 91 tests d'objectifs pour le Nikon D300 pour améliorer l’exposition au flash. Cette série D est largement diffusée à partir de 1992, mais certaines optiques resteront uniquement AF « non D » durant toute leur période de commercialisation. La même année, Nikon présente ses premières optiques de longue focale à moteur de mise au point incorporé, les AF-I, car même avec la motorisation interne surpuissante du F4, les grands téléobjectifs lumineux sont beaucoup trop lents en usage sportif par rapport au concurrent Canon qui a, d’entrée de jeu, décidé de changer totalement de monture en 1987 et de motoriser la totalité de ses optiques. Les AF-I seront remplacés en 1996 par les AF-S de même principe, mais animés par des moteurs ultrasoniques et non plus rotatifs. Le Nikon F5 est le dernier boîtier pro à viseur interchangeable. Le F5 de 1996, toujours à viseur interchangeable, abandonne les couplages mécaniques complexes qui permettaient au F4 d’utiliser la mesure matricielle avec les AI-S, mais inaugure la mesure matricielle couleur pour toutes les optiques autofocus. Il dispose d’un autofocus très rapide à cinq collimateurs et permet aussi d’utiliser les optiques dotées d’un système de réduction de vibration (VR). Il est complété en 1998 par le F100, plus simple (mesure matricielle noir et blanc) mais aussi plus léger. Le F5 sera suivi en 2004 du F6, sans doute le dernier boîtier argentique Nikon, qui reprend la formule du F100 avec un viseur fixe, mais qui est construit pour la photo tout terrain en milieu difficile, dans des zones où le numérique n’est pas toujours à son aise. En effet, lors de sa sortie, la majorité du marché professionnel de Nikon et la quasi-totalité du marché amateur sont déjà passées au numérique. En 2009, le F6 est toujours au catalogue et reste apprécié des baroudeurs en milieu hostile ! © Groupe Eyrolles, 2009 Nikon F6, le dernier modèle argentique de la marque ? 3
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