Martin Luther et sa réforme de l'enseignement, origines et motivations - Page 1 - Annick Sibué Martin Luther et sa réforme de l’enseignement, origines et motivations Éditions EDILIVRE APARIS Collection Universitaire 75008 Paris – 2010 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tél. : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-2447-1 Dépôt légal : Mars 2010 © Edilivre Éditions APARIS, 2010 6 Préface Avant d’entrer dans le vif du sujet et d’aborder les diverses raisons qui ont amené Martin Luther à appeler de ses vœux une réforme du système éducatif de son époque, je me propose d’effectuer au préalable un tour d’horizon des publications parues à ce sujet afin de faire le point sur l’état actuel de la recherche. Ce bilan conduira, dans un second temps, à définir la démarche que j’ai décidé d’adopter. Dans un troisième temps, seront évoquées les difficultés rencontrées en voulant mener à bien ce projet et la méthode utilisée pour les surmonter. Enfin, j’esquisserai les axes principaux de l’objet de mon étude. I/ Point sur l’état actuel de la recherche Le libellé du sujet de mémoire s’est précisé après la lecture de nombreux ouvrages relatifs à la Réforme. En effet, nous sont apparues des lacunes dans les publications destinées à faire connaître les raisons des prises de position de Luther en matière pédagogique. Les recherches entreprises nous ont conduite à nous tourner vers trois types de publications : les histoires de l’enseignement et de l’éducation, puis les monographies et enfin les thèses universitaires. A/ Les histoires de l’enseignement et de l’éducation La première de ces catégories consacre généralement au luthéranisme un, voire plusieurs chapitres et recèle des informations précieuses relatives à l’enseignement durant la période qui nous intéresse. Ce type de travail trouve toutefois ses limites dans les objectifs qu’il s’assigne. 9 Soit l’ouvrage le plus ancien, celui du philosophe Paulsen1, qui date du XIXème siècle : s’il est fort bien documenté sur le système scolaire, la période de la Réforme y fait l’objet d’un développement de taille très modeste. De plus, l’influence du protestantisme sur l’éducation n’y est pas traitée avec toute l’objectivité qu’elle mériterait. L’ouvrage de Ballauf et Schaller (1970)2 traite bien de la Réforme et a le mérite d’évoquer les différents pédagogues issus de ce mouvement ainsi que leur œuvre. Dans ce cadre cependant, seul un chapitre est consacré à Martin Luther dans lequel les auteurs s’attachent à approfondir quelques points particuliers de la pensée réformatrice. Les motivations qui ont suscité l’intervention du Réformateur ne sont qu’à peine évoquées. Le travail de Joachim Franck (1973)3, trop général, ne survole que les diverses formes d’écoles et n’apporte rien au sujet. L’histoire de l’éducation en Allemagne d’Étienne François (1987)4, en langue française, porte un titre certes prometteur, mais s’avère décevante puisqu’elle ne consiste qu’en une liste d’ouvrages de référence déjà parus sur la question. L’objectif de ces histoires de l’éducation n’étant de toute façon pas d’approfondir un sujet donné, mais d’en donner un aperçu dans une perspective historique, il faut examiner les monographies. B/ Les monographies A cet égard, les travaux de Johannes Meyer et Johannes Prinzhorn (1883)5 ont pour but essentiel de définir la notion d’éducation chrétienne et de reproduire de très larges extraits des principaux écrits pédagogiques de Luther en les situant dans leur contexte et en indiquant leur plan. Cette façon de procéder relève davantage de l’anthologie que de la monographie. Friedrich Paulsen, Geschichte des gelehrten Unterrichts Auf den deutschen Schulen und Universitäten, Vom Ausgang des Mittelalters bis zur Gegenwart, Volume I, Leipzig, 1896 2 Th. Ballauf und K. Schaller, Pädagogik Eine Geschichte der Bildung und Erziehung, Volume II, Freiburg, München, 1970 3 Joachim Frank, Geschichte des Deutschunterrichts von den Anfängen bis 1945, München, 1973 4 Étienne François, Histoire de l’éducation en Allemagne, de la fin du Moyen Âge à la fin du XIXème siècle, Paris, 1987 5 Johannes Meyer et Johannes Prinzhorn, Dr Martin Luthers Gedanken über Erziehung und Unterricht, Hannover, 1883 1 10 Ceux de Johannes Müller6, datant de la même année, proposent une paraphrase de ces mêmes écrits, s’étendent sur la création d’écoles latines, puis commentent les différentes disciplines qui doivent figurer au programme scolaire en mettant surtout l’accent sur l’enseignement de la religion. Les ouvrages de H. Keferstein (1888)7 et Paul Richter (1907)8 adoptent une démarche analogue. L’excellente étude de Mertz (1902)9 sur la contribution de la Réforme à l’enseignement aborde certaines des raisons qui ont incité Luther à se prononcer sur la question, à commencer par l’attitude des Illuminés dont il dénonce certains agissements. Il omet toutefois de préciser leur doctrine et leurs rapports avec le Réformateur. Son exposé est étayé de quelques déclarations faites par Luther, mais principalement par d’autres réformateurs à l’instar de Melanchthon, Bugenhagen, Eobanus Hessus et complété par d’abondantes citations tirées d’ordonnances ecclésiastiques. Son propos n’est donc pas centré sur le personnage même du Réformateur. Quelques pages abordent aussi ses motivations théologiques, mais celles-ci ne sont traitées que superficiellement. Le propos manque d’exhaustivité et de rigueur. Concernant la doctrine du sacerdoce universel par exemple, l’accent est mis sur les ordonnances scolaires qui demandent l’application de l’instruction religieuse, puis le développement dérive sur les moyens à mettre en œuvre, à savoir l’enseignement des langues pour la compréhension des Écritures saintes et l’étude systématique de la Bible. Ne sont pas analysées, parmi ces motivations, les résultats désastreux des visites d’inspection, les conséquences de la mise en place de la Réforme ainsi que l’ensemble des facteurs économiques et sociaux. Le livre de Theodor Pauls (1935)10 ne s’intéresse pas du tout aux mobiles de Luther. Johannes Müller, Luthers reformatorische Verdienste um Schule und Unterricht, Berlin, 1883 7 H. Keferstein, Dr Martin Luthers pädagogische Schriften und Äusserungen, Langensalza, 1888 8 Paul Richter, D. Martin Luthers pädagogische Schriften und reformatorische Verdienste um Schule und Unterricht Mit besonderer Rücksicht auf die Volksschule, Halle, 1907 9 Georg Mertz, Das Schulwesen der deutschen Reformation im 16. Jahrhundert, Heidelberg, 1902 10 Theodor Pauls, Erziehung und Unterricht in Luthers Theologie, Berlin, 1935 6 11 L’étude de Klaus Petzold (1969)11 s’attache surtout à mettre en perspective la vision de l’éducation du Réformateur par des comparaisons avec des conceptions passées ou contemporaines du XVIème siècle. Celle de Reininghaus12, datant de la même époque, met en lumière l’intervention de Luther dans son écrit Aux Magistrats de toutes les villes et insiste, comme son titre l’indique, sur l’éducation donnée par la famille et le rôle de l’autorité laïque ; pas un mot donc sur les motivations de Luther. C/ Les thèses Pour ce qui est des thèses qui ont été faites sur les sujets de l’instruction et de l’éducation, elles sont au nombre de trois. La première, De l’influence de Luther sur l’éducation du peuple d’Adolf Schaeffer (1853)13, n’a pas pour propos d’exposer les mobiles de Luther : le problème des prophètes célestes est traité en une quinzaine de lignes et le principe du sacerdoce universel évacué en ces termes : « Mais nous avons hâte de voir Luther à l’œuvre. Voilà pourquoi nous renonçons à un examen détaillé du dogme protestant. »14 Le thème des visites d’inspection n’est qu’effleuré. L’objet de la thèse est plutôt centré sur l’éducation populaire par les écoles et le culte, sur les obstacles rencontrés par Luther et le travail de Zwingli et Calvin. La seconde, de Daniel Pourchot, intitulée Luther et l’éducation (1949)15, ne cherche pas à faire un bilan des causes de la réforme éducative entreprise par le parti évangélique. L’auteur esquisse (la thèse ne fait qu’une petite trentaine de pages) les idées principales du Réformateur en insistant sur l’opposition au système éducatif du Moyen Âge et les objectifs religieux et laïques de l’instruction qu’il entend donner. La dernière, d’Ivar Asheim, traduite du norvégien en allemand et libellée Foi et éducation chez Luther (1961)16 représente un travail beaucoup plus conséquent. Y est analysée de façon très détaillée la manière 11 Klaus Petzold, Die Grundlagen der Erziehungslehre im Spätmittelalter und bei Luther, Heidelberg, 1969 12 Werner Reininghaus, Elternstand, Obrigkeit und Schule bei Luther, Heidelberg, 1969 13 Adolphe Schaeffer, De l’influence de Luther sur l’éducation du peuple, Strasbourg, 1853 14 Adolphe Schaeffer, De l’influence de Luther sur l’éducation du peuple, Strasbourg, 1853, p. 64 15 Daniel Pourchot, Luther et l’éducation, Paris, 1949 16 Ivar Asheim, Glaube und Erziehung bei Luther, Heidelberg, 1961 12 générale dont Dieu éduque les hommes par la pédagogie divine, ce qui ne fait pas partie du sujet que je me propose de traiter. L’éducation est aussi envisagée sous l’angle de l’instruction et de l’éducation donnée par les parents aux enfants. Mais la thèse défendue par l’auteur consiste à dire que c’est pour des raisons d’ordre purement doctrinal que le Réformateur intervient dans la politique éducative, ce qui est à mon sens une vue réductrice, étant donné que des évènements extérieurs viennent renforcer son engagement. La démonstration d’Ivar Asheim passe par la mise en relief des exhortations du prédicateur Luther adressées aux instances chargées de l’éducation, c’est-à -dire les parents et les autorités civiles. Sont bien vus les problèmes posés par l’action du Diable qui s’oppose à l’éducation et ceux de l’éducateur comme acteur pris au milieu de ce combat. Toutefois, dans le domaine même qu’il traite, des lacunes apparaissent dans les raisons religieuses qui ont poussé Luther à prendre la parole. Pour n’en nommer que les principales, il est étonnant de ne pas voir mentionné que le combat contre le Mal est la conséquence logique de la théorie des deux royaumes, théorie dont il n’est par ailleurs pas fait état. En outre, la doctrine du sacerdoce universel, qui est aussi à la base de l’implication de Luther dans les questions pédagogiques, est à peine évoquée. Enfin, la réaction de Luther à la propagande des Illuminés, hostiles à l’érudition, est traitée en deux phrases et une note en bas de page renvoie à d’autres auteurs. D/ Les lacunes constatées De manière générale, sur le fond, aucune parution ne traite de manière systématique des motivations qui ont poussé Luther à exhorter d’instruire la jeunesse. Il n’existe donc pas de synthèse à l’heure actuelle. Les raisons ayant présidé à l’intervention du Réformateur se trouvent dispersées au gré des ouvrages et toutes ne sont pas répertoriées. Ne sont pas identifiées en tant que telles le refus du droit canon et de la philosophie scolastique. Le refus du droit canonique constitue pourtant une motivation si forte que cette opposition a causé, sur le plan politique, la rupture avec Rome. Par ailleurs, soit une explication détaillée de la doctrine religieuse manque, soit l’impasse est faite sur le cadre historique. La thématique de la vision chrétienne de la famille n’est pas appréhendée dans sa globalité. Au fil des lectures, j’ai pu constater que la présence divine dans l’enfant est juste évoquée de manière superficielle : le concept des anges gardiens des enfants donne lieu à une simple mention, dépourvue du moindre commentaire. Le motif est probablement dû au fait 13 que les études protestantes ont voulu se recentrer sur le salut par la foi et que tout élément susceptible de détourner l’attention de la personne du Christ et de conduire à une vénération a été laissé de côté. De plus, l’idée de la Trinité à l’œuvre dans l’enfant est totalement absente. Pour ce qui touche à la vision chrétienne des parents, si celle-ci est souvent reconnue, peu d’intérêt a été portée à la terminologie employée. Quant au traitement de l’assistance divine aux parents dans leur travail éducatif, celui-ci ne fait pas l’objet d’un commentaire spécifique. A cet égard, le rôle des anges à leurs côtés n’a, à ma connaissance, jamais été mis en évidence. Sur le plan purement formel, les ouvrages existants sont rédigés presque exclusivement en langue allemande, ce qui les rend inaccessibles au public français. En outre, ces publications ne sont pas très récentes et sont pour la majeure partie imprimées en gothique, ce qui représente un obstacle supplémentaire, même pour un public germanophone. Du fait de leur ancienneté, elles ne correspondent pas non plus, sur le plan méthodologique, aux critères scientifiques actuels. En effet, les monographies ainsi que les thèses de cette époque ne respectent pas la neutralité de style. Ainsi, Adolphe Schaeffer se prononce sur l’opportunité de faire lire la Bible aux enfants et donne son avis personnel sur la question. Ou bien il s’attaque dès l’introduction à une thèse catholique parue sur le sujet : « (…) nul esprit sérieux ne se laissera prendre à la perfidie de cet écrivain. »17 et déclare vouloir rendre justice au protestantisme. Pour ce faire, il adopte un ton à la fois lyrique et sarcastique à l’encontre de l’église médiévale qui est pour lui « (…) semblable à ces édifices antiques dont l’intérieur n’est qu’un amas de ruines et de décombres et sur lesquels cependant on craint de porter une main destructrice. »18 De même, Mertz, au lieu d’exposer les faits objectivement, s’attache trop à défendre la Réforme contre ses contradicteurs catholiques et le ton qu’il adopte est souvent polémique. Plus récemment, Ivar Asheim a tendance à s’enliser dans le débat. En effet, il se réfère très fréquemment à d’autres publications pour donner raison ou tort à tel ou tel auteur, ce qui gêne la lecture. Par ailleurs, les nombreux renvois à l’œuvre du Réformateur dont il émaille fort justement son étude sont des citations en allemand du XVIème siècle ou en latin. Cette façon de procéder ne permet pas de vérifier l’opportunité de leur utilisation à un lecteur peu familiarisé avec la langue de l’époque et non latiniste. 17 Adolphe Schaeffer, De l’influence de Luther sur l’éducation du peuple, Strasbourg, 1853, p. 6 18 Ibid., p. 53 14 II/ Démarche adoptée Pour ces raisons, j’ai choisi d’adopter une démarche qui s’élève audessus de tout esprit partisan ou polémique et d’opter pour un « retour aux sources », c’est-à -dire pour l’exploitation directe des écrits de Luther dans leur version originale (édition de Weimar). C’eût d’ailleurs été faire injure à l’esprit de la Réforme que de ne pas faire la part belle aux citations de Luther ! Dans cette optique, j’ai choisi de faire figurer ces dernières dans le corps du texte, de les présenter dans leur traduction française et non de les reléguer dans des notes en bas de page ou en fin d’ouvrage, comme cela est systématiquement le cas dans les monographies du XXème siècle. Cette méthode offre l’avantage de présenter une étude de manière plus objective en permettant de mieux mettre en évidence la pensée de l’auteur. De plus, cette façon de procéder facilite la mise en perspective ou la mise en relief de certains éléments. De fait, dans certains passages où cela s’impose, des commentaires stylistiques ou des remarques sur le fond peuvent être faits. Enfin, bien que ce mémoire s’inscrive dans une perspective d’histoire des idées, il m’a semblé important de ne pas isoler ces dernières de leur cadre historique, sociologique ou économique. A cet égard, j’ai essayé, dans la mesure du possible, d’avoir recours à des citations du Réformateur lorsqu’elles permettaient d’illustrer un trait caractéristique de son temps. III/ Difficultés inhérentes à l’entreprise Les difficultés inhérentes à une telle démarche furent nombreuses. Le premier souci fut l’accès aux œuvres de Luther. Si la bibliothèque de l’université de Paris IV dispose bien de tous les volumes de l’édition de Weimar, ceux-ci ne sont pas en libre accès, le nombre que l’on peut consulter en une fois est limité et des insuffisances dans leur catalogage font que le volume désiré est bien souvent introuvable. Par chance, avec le temps le personnel de la bibliothèque m’a fait bénéficier de certaines facilités qui ont pallié beaucoup de ces inconvénients. Une recherche sur le site de googlebooks.com m’a par ailleurs permis d’accèder directement à un petit nombre de volumes numérisés de l’édition de Weimar. La consultation en ligne est cependant relativement complexe : pas de précisions sur le numéro des volumes et obligation de passer par un proxy car la connexion depuis la France est interdite pour des raisons de délais de vérification de droits d’auteurs. L’accès à la littérature secondaire n’est pas toujours aisé non plus, il faut recourir au prêt entre bibliothèques. Mais en raison de l’état de vétusté des ouvrages demandés, certains établissements allemands ne peuvent 15 prendre le risque d’envoyer en France le seul exemplaire dont ils disposent. La bibliothèque de Fribourg a néanmoins consenti à envoyer des photocopies. Aucun ouvrage recherché n’a été disponible dans une version numérisée, l’Europe accuse encore dans ce domaine un grand retard par rapport aux universités Nord-américaines. Une autre difficulté fut celle de l’exploitation des sources indiquées dans les monographies du XIXème et du début du XXème siècle. Certaines contiennent des citations du Réformateur qui semblaient être un bon point de départ pour une réflexion. Mais l’un des problèmes majeurs des travaux de cette époque réside dans l’imprécision quant à la provenance des citations. Renvoyant aux Propos de Table, Mertz déclare par exemple : « A un endroit il est indiqué que (…). A un autre endroit nous pouvons lire : (…) »19. La vérification d’indications plus précises révèle, quant à elle, maintes surprises : titre d’écrit fantaisiste, date de lettre inexacte doublée d’une erreur sur le nom du destinataire, numéro de page erroné… Bon nombre de renseignements se sont donc avérés inutilisables. En revanche, les recherches aussi fastidieuses qu’infructueuses pour retrouver ces sources ont souvent permis, au fil de la lecture, de tomber sur des passages intéressants qui n’auraient pu être découverts autrement que par hasard. A signaler encore, la barrière linguistique qui a parfois représenté une entrave à la compréhension. Pour l’allemand de l’époque, le recours à des versions en langue modernisée pour vérifier le sens d’un terme, d’une tournure, voire d’une phrase entière s’est imposé. A ce titre, un CD Rom en vente sur internet et réunissant un certain nombre d’écrits et lettres de Luther20 a fourni un bon support pour l’élucidation des points obscurs. Le nombre d’œuvres qu’il contient étant néanmoins assez restreint, un autre CD Rom avec une traduction en langue anglaise s’est révélé fort utile car offrant un choix beaucoup plus vaste21. Pour le reste, divers instruments de travail comme le lexique d’Alfred Götze ou le dictionnaire de Mathias Lexers22 ont été utilisés. Georg Mertz, Das Schulwesen der deutschen Reformation im 16. Jahrhundert, Heidelberg, 1902, p. 18 : « An einer Stelle heisst es (…). An einer anderen Stelle lesen wir: (…) » 20 Martin Luther, Gesammelte Werke, Digitale Bibliothek, Berlin, 2003 21 Luther’s works, Fortress Press and Concordia Publishin House 22 Alfred Götze, Frühneuhochdeutsches Glossar, Berlin, 1967 Mathias Lexer, Mathias Lexers mittelhochdeutsches Taschewörterbuch, Stuttgart, 1976 19 16
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