Sérial killer malgré lui - Page 2 - test Aymeric GAILLARD Serial killer Malgré lui Edilivre – Éditions APARIS 3 Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20, rue des Grands-Augustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Edilivre, Éditions APARIS – 2008 ISBN : 978-2-8121-0173-1 Dépôt légal : Octobre 2008 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. 4 À ma chère Mylène, ma première Lectrice. Sans son précieux soutien, Ce livre n’aurait jamais pu exister… Merci !! Écrit entre le 25 novembre 2007 et le 18 février 2008 Préface de l’auteur Une des croyances que j’ai, est que tout le monde peut écrire un roman. Pour cela, il n’y a pas de recette miracle : il suffit d’une idée couverte de motivation. Structurez tout ça avec un peu d’organisation, ajoutez quelques grains d’imagination, un zeste de folie et une poignée d’envie d’écrire… Faites des recherches sur votre environnement, définissez vos personnages avec précision et lancezvous ! A ce moment-là, le plus dur est fait… Il ne reste plus qu’à vous accrocher à votre imaginaire, à faire évoluer vos créations en cherchant à surprendre vos futurs lecteurs ! Surtout, ne laissez pas votre intrigue se ramollir, et votre suspens retomber. Il faut semer, à chaque instant des évènements imprévisibles. Ne cherchez pas à tout prévoir avant de commencer à écrire, mais laissez plutôt votre esprit vagabonder au grès de vos envies… En tout cas, si vous vous lancez dans un projet de ce type, bonne chance et accrochez-vous ! Je vous prie d’être indulgent avec moi, car ce n’est que mon premier livre et je n’ai pas l’expérience nécessaire pour le juger… Bonne lecture ! 9 Chapitre 1 Mise en bouche et Déclic Macabres… Samedi 30 Septembre 2006, 5e avenue de New York, 19h06, Un homme, tout juste la quarantaine mais toujours séduisant, marche le long de la 5e avenue. Il vient de la tour, où niche son cabinet d’architecte « DLL & co. », et se rend à son confortable loft de 300 m² situé sur cette même avenue, au 3e étage d’un bel immeuble tout récent. Cet homme, c’est Marc De La Lygiria, un des meilleurs architectes de New York : en ce moment, il travaille, avec ses collaborateurs, sur le projet de reconstruction de Ground 0, l’ancien emplacement des fameuses tours jumelles tombées, il y a maintenant un peu plus de 5 ans. Son prestigieux cabinet est, pour le moment, le mieux placé pour remporter ce gigantesque contrat. S’ils le décrochent, ils seront à l’abri du besoin pour cinq ans au moins et cela ne fera qu’augmenter leur réputation déjà excellente. 11 Il arrive devant l’entrée de son immeuble, perdu dans ses rêves de prouesse architecturale pour ce site d’exception dont il espère se voir bientôt confier l’aménagement. Il salue d’un signe de tête son portier Miguel quand celui-ci lui ouvre la porte et rentre dans le vaste ascenseur. Moins de 30 secondes plus tard, il parvient à son étage et ouvre sa porte blindée, chose courante par ici. Il embrasse sa fille, Karine, affalée dans le canapé devant la télévision. Sa femme surgit alors de la cuisine et déclare de son air habituellement hautain qu’ils passent à table d’ici 5 minutes, juste après la fin des informations. A cet instant, la jolie présentatrice annonce que le tueur en série « Evil Killer » court toujours, malgré ses trois meurtres spectaculaires en un peu plus d’un mois. Le problème avec ce Serial Killer est qu’il est particulièrement minutieux et qu’il met le feu au domicile de ses victimes ce qui a pour conséquence de ne laisser aucun indice. La police est sur les dents face à ce manque de pistes et de preuves. Le journal se termine ensuite avec la sortie au cinéma du dernier film contre la peine de mort, « Dans la peau d’un condamné ». Une fois à table, personne ne parle, mais cela fait déjà longtemps que les repas se passent en silence et toute la famille paraît s’être habituée à ce manque de discussion. Comme à l’accoutumée, le repas n’est pas fameux mais personne ne semble réellement s’en soucier. Leur fille leur souhaite ensuite « bonne nuit » et va se réfugier dans sa chambre, seul endroit dans l’appartement où elle arrive à oublier l’indifférence de sa mère pour son père, qui fait pourtant tout pour lui prouver l’amour qu’il lui porte. Marc tente alors de détendre l’atmosphère en engageant la discussion : 12 – Ta journée s’est bien passée ? demande-t-il. – Affreusement mal. Je suis allée chez mon coiffeur habituel, ce que tu n’as même pas été fichu de remarquer… – Mais si, je n’ai juste pas fait la réflexion ; je voulais te dire que ta nouvelle coupe t’allait très bien quand on a parlé de EK à la télévision et cela m’est sorti de la tête ! – De toute façon, rétorque-t-elle, tu as toujours une bonne raison de me négliger ! – Et sinon, demande-t-il pour calmer l’atmosphère, tu as eu des nouvelles de notre fils ? – Maxime m’a appelée juste avant que tu n’arrives pour dire que ses cours à l’université se passaient très bien et qu’il ne rentrait pas ce week-end. – Et son prof de math est toujours aussi exigeant ? – Apparemment… Au moins, il deviendra quelqu’un d’important, lui, pas comme ta serveuse de fille… – NOTRE fille !! – Si tu veux… Donc, NOTRE fille qui a abandonné ses études à la rentrée parce qu’elle n’arrive à rien… – Bon, je suis crevé à force de bosser sur le projet Ground 0, mais on n’est pas loin de décrocher le contrat ! Je vais me coucher, bonne nuit ma chérie. – J’arrive d’ici une heure, répond-elle sans même décrocher son regard de la télévision, ne m’attends surtout pas pour dormir. Il s’approche d’elle et tente de l’embrasser tendrement mais elle détourne la tête, comme à chaque fois… Puis il s’éloigne doucement vers la 13 chambre et se couche, exténué par son travail et par les reproches quotidiens de sa femme, s’endort paisiblement. Deux heures plus tard, Emma le rejoint dans le lit conjugal en prenant soin de se tenir suffisamment loin de son riche mari. Cela fait au moins deux ans qu’elle refuse tout contact avec lui, mais ne peut se résoudre à « l’humiliation », selon elle, de faire chambre à part. Non loin de là dans Central Park, juste en face de l’immeuble, un homme se promène en observant discrètement les faits et gestes de la petite famille… Samedi 30 Septembre 2006, Appartement des De La Lygiria, 23h45, Une ombre se glisse dans la chambre de Karine et, sans même un regard pour sa charmante victime, lui tranche la gorge d’un geste très précis, presque trop chirurgical… Puis il se faufile jusqu’à la chambre parentale où il fait subir le même sort à la mère, Emma, qui meurt avant même d’avoir eu le temps de se réveiller. Ensuite, il assomme d’un coup sec et brutal le brillant architecte qui se tasse un peu plus sur lui-même… Maxime, dans sa chambre du campus de l’université de New York, se réveille à cet instant précis avec un étrange pressentiment, mais voyant sa douce compagne d’un soir dormir paisiblement, il se love tout contre elle et sombre dans de biens heureuses pensées… L’ombre silencieuse se concentre alors à répandre dans l’appartement toute sortes de liquides inflammables en s’appliquant tout particulièrement dans les deux chambres. Enfin, il récupère les têtes des deux femmes et emmène ses « trophées » à la 14 porte d’entrée. En passant, il ouvre les brûleurs de gaz dans la cuisine. Avec le sang mêlé de ses deux victimes, il marque sur le mur du couloir de l’immeuble, à quelques mètres de son funeste massacre : « EK 3 ». Il place les têtes au pied de sa macabre inscription, enlève ses gants qu’il jette dans l’entrée avec le couteau emprunté dans la cuisine de ses victimes. Dimanche 1er Octobre 2006, New York, 00h00, Une allumette craque. Une porte claque. Un brasier s’allume. Dimanche 1er Octobre 2006, New York, 00h12, Un appel anonyme informe les pompiers de New York qu’un puissant incendie s’est déclaré au 3e étage de l’immeuble situé au coin de la 5e avenue et de East 85e street. Dimanche 1er Octobre 2006, intersection de la 5e avenue et de East 85e Street, 00h23, Les pompiers arrivent sur le lieu du sinistre et tentent désespérément de maîtriser les flammes. La police parvient quelques minutes après pour constater une quatrième « œuvre » d’Evil Killer ; ils savent qu’ils ne trouveront aucun indice. Il ne faut pas non plus compter sur le témoignage du concierge retrouvé mort, à l’entrée de sa loge, d’une balle en pleine tête. Pourtant, ils cherchent avec l’énergie du désespoir la moindre faute qu’aurait pu commettre celui qui, depuis plus d’un mois maintenant, les ridiculise auprès des journaux new-yorkais. 15 Dimanche 1er Octobre 2006, appartement de Mike Tork, 00h32, Le téléphone sonne et extirpe Mike de son profond sommeil. C’est la police de New York : EK a encore frappé en faisant 4 victimes. Cela est devenu presque banal pour lui de se faire réveiller en pleine nuit par un meurtre d’Evil Killer. Jade, sa fiancée, râle un peu mais le laisse se lever pour aller faire son travail. Mike est profiler. A 28 ans, il est le meilleur de tout New York et probablement même des Etats-Unis. La journée commence mal et beaucoup trop tôt pour lui : un massacre de plus, quatre victimes et une petite amie qui sera d’humeur massacrante le soir. Elle ne supporte plus ces réveils intempestifs en plein milieu de la nuit. Il s’habille à la hâte, passe sa veste de cuir et descend dans la rue où il enfourche sa moto. Quelques minutes plus tard, il arrive sur les lieux du crime où les policiers en faction devant le ruban jaune le reconnaissent et le laissent passer sans qu’il ait besoin de sortir sa carte de police. Il est vrai qu’il est facilement reconnaissable avec son blouson de cuir, ses cheveux roux ébouriffés et ses yeux d’un vert perçant. Malheureusement, il ne peut accéder à l’appartement car les flammes ravagent toujours celui-ci malgré les efforts des soldats du feu. Il examine rapidement le corps du concierge mais celuici ne présente rien d’intéressant. Après visionnage des cassettes de vidéo surveillance du bâtiment (celles du Hall, des couloirs et des ascenseurs), le nombre de victimes dans l’appartement est estimé à 3 (ainsi que l’indique l’inscription de EK sur le mur) : Le père Marc, la mère Emma et leur fille Karine. Leur fils, 16
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