Pêle-Mêle - Page 1 - test Ouiza Digne Pêle-Mêle Et si on s’envolait ? Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1356-7 Dépôt légal : Juin 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire SOURCE .............................................................. 11 NAISSANCE ........................................................ 13 AURORE .............................................................. 15 GIBOULEES ........................................................ 16 LE VENT ............................................................. 18 LA ROSE ............................................................. 20 LE GOELAND ..................................................... 21 OCEAN ................................................................ 23 LA PLAINE ......................................................... 24 LA MONTAGNE ................................................. 26 LA VALLEE DU HERISSON (Jura) .................. 27 LA FORET ........................................................... 28 VOIT-ON DE LA LUNE ? .................................. 30 SOLEIL ................................................................ 33 RIVIERE .............................................................. 35 L’ANTIQUE ........................................................ 37 9 MISERE, BOURGEOIS ET PETITS BOURGEOIS A LA MESSE DU DIMANCHE .................................................. 39 L’ESPRIT D’ENFANCE ...................................... 41 PRELUDE ............................................................ 42 LE SOURD MUET QUI PRIAIT DIEU .............. 43 ECOUTE MAMAN .............................................. 45 ETRE MERE ........................................................ 47 LES MAINS DE PASCAL ................................... 49 AU FOND D’UN VIEUX PLACARD ................. 50 LE DESTIN .......................................................... 51 RIMBAUD SELON MA VISION ........................ 52 CYCLONE ........................................................... 54 L’AUTOMNE ....................................................... 55 LE VIEUX COUPLE ........................................... 56 LA VIOLENCE .................................................... 58 FLAGRANTE DECADENCE (drame de l’alcool) ................................................ 60 PLANETE TERRE…. ALERTE ROUGE ! ........ 61 VAGUES .............................................................. 63 PAYSAGE HIVERNAL ...................................... 65 LA VRAIE BEAUTE ........................................... 66 10 SOURCE Source jaillissante de l’inconnue Tu coules sans cesse Depuis des lustres peut être Pour le bien être des perclus. Les fleurs aux grandes corolles Te caressent au passage, mine de rien Pour se gonfler de ta fraîcheur Dans l’heure chaude du matin. Tu coules sans cesse Dans un bruissement vague Qui ressemble de loin A celui d’un oiseau. Douce pérenne, ravissante vision Mes mains te ravissent Pour mon visage en feu. Douce rengaine, aria belle des fées File sereine Jusqu’à ta dernière coulée. Le ciel est vaste Au-dessus des moissons d’or Que tu effleures pour les abreuver de ton corps. 11 Source jaillissante de l’inconnue Tu coules sans cesse Depuis des lustres peut être Pour le bien être des perclus. Douce pérenne ! 12 NAISSANCE Elle était belle la grande biche De ses grands yeux, elle furetait Un endroit quiet pour accoucher Mettre bas, seule, dans sa forêt. Puis, il est venu, fragile bébé Aux jambes longues, fine frimousse. Tandis qu’au-dessus chantait l’oiseau L’oiseau bleu du printemps De l’amour et du vent. Elle était si belle, la grande biche De ses grands yeux, elle furetait Tous les buissons pour s’assurer De tous ces hommes, ces meurtriers. Puis, ses longs cils se sont froncés… En songeant à ces hallalis : atroces chevauchées Qui crevaient son âme sous les chênes ombragés Sans aucune pitié, aucun respect. Elle était si belle ! Sous ses larges flancs alors, elle l’a serré. Tandis que ses grands yeux laissèrent couler Deux larmes de peur sur son cœur brisé. 13 AURORE Tu t’étends, pourchassant de ton souffle Limpide, les derniers crépuscules Puis, tu t’installes, attendant l’heure Imprégnant de ta prime rosée Telle une cristalline auréolée Les champs, les berges, et les forêts. Tu vas alors, évanescente aurore Aux premières fortes clartés Laissant ta place humide et parfumée Au chaud soleil, ennemi de tes yeux. Ton passage s’enfuit comme s’enfuit l’oiseau. Mais bientôt, le crépuscule avalera ce zénith Ainsi va le cycle du temps Grâce auquel tu reviens Telle la vague inlassable contre le rocher. Aurore belle, je t’aime à respirer M’envelopper de tes atours De ton silence si particulier : profond Toujours loin des folies de notre humanité. « Il me plaît à penser que jamais les hommes ne pourront te posséder, te briser, aurore belle où toujours, je me perdrai à rêver ». 15
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