La surprise de Cathleen et ses amis d'un autre monde - Page 1 - test Monique Azemat La surprise de Catheleen et ses amis d’un autre monde Conte illustré pour enfants Illustrations de Monique Azémat Éditions ÉDILIVRE APARIS Collection Coup de cœur 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Édilivre Éditions APARIS Collection Coup de cœur 56, rue de Londres, 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 - Fax : 01 53 04 90 76 - mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-35335-321-7 Dépôt légal : Octobre 2009 © Édilivre Éditions APARIS, 2009 6 Du même auteur aux éditions EDILIVRE Mélodie et le secret du petit âne gris, 2007 Carine, ses cousins, le livre magique et les Baby’s Chanteurs, 2008 7 À ma très chère fille Carine, à ma petite fille Ilona et à mon petit-fils Raphaël avec toute ma tendresse. À mon très cher mari Gérard pour ses précieux encouragements. À ma famille, et à ma fille de Cœur Christelle et à ma grande sœur de Cœur Dany. Au Docteur Françoise mon amie. À la Famille Princière de Monaco pour sa Simplicité, sa Noblesse, et la Gentillesse qu’elle m’a témoignée. Et à Monsieur Bruno Masure pour ses encouragements et sa compréhension, un grand merci. Sans oublier mes autres amis, et tous ceux qui m’ont soutenue. 9 La surprise de Catheleen et ses amis d’un autre monde Il était une fois une petite fille qui s’appelait Catheleen et qui avait tout juste deux ans quand elle perdit son papa dans un incendie de forêt, il était pompier et il s’appelait Louka. Catheleen ne l’avait jamais connu qu’à travers des photos et des récits racontés par sa maman ; il ne lui restait plus qu’elle. Elle aimait beaucoup sa maman et elle avait très peur de la perdre, car elle la savait très malade depuis bien longtemps. Ce jour tant redouté arriva. Catheleen venait de perdre sa maman et elle pleura, pleura, pleura beaucoup… Catheleen pensait souvent à elle. Elle lui manquait énormément et elle regrettait de ne plus partager avec elle les tendres moments où sa maman savait si bien la consoler lorsqu’elle avait du chagrin. C’était très dur pour Catheleen qui n’avait jamais connu son papa, et qui sept années après sa mort, voilà qu’elle n’avait plus de maman. Depuis lors, Catheleen était devenue une petite orpheline, bien triste. Elle ne savait plus sourire et s’était repliée sur elle-même et elle était devenue une enfant sauvage, préférant jouer et se promener seule. Catheleen fut alors adoptée par sa tante Milaine qui ne s’était jamais mariée et qui n’avait pas d’enfant. 11 C’était la sœur de sa maman, une femme très douce qui s’occupait d’elle avec amour, comme si elle avait été sa propre fille. Catheleen aimait aussi beaucoup sa tante, mais ce n’était pas sa maman et son petit cœur souffrait toujours de son absence. Catheleen avait toujours pour habitude de se promener dans la prairie qui côtoyait le jardin de la maison de sa tante Milaine et il y avait aussi un petit bois ; c’était un très bel endroit. 12 Un après-midi d’été qu’elle y était retournée pour se promener et cueillir quelques fleurs pour sa tante, soudain, Catheleen se mit à pleurer, à pleurer si fort, que tout son petit corps en fut secoué. Catheleen venait de s’apercevoir qu’elle avait perdu le médaillon que lui avait donné sa maman en souvenir, il y avait quelques mois de cela, juste avant de mourir. Ce médaillon qu’elle portait à son cou elle y tenait énormément, car, où qu’elle se trouve, elle pouvait à tout moment l’ouvrir et regarder à l’intérieur une photo de ses parents avec elle tout bébé sur les genoux de son papa. Pour elle, c’était comme si sa maman était là et qu’elle la prenait dans ses bras chaque fois qu’elle regardait la photo et quand elle fermait un instant les yeux. Cela procurait à Catheleen une chaleur bienfaisante, pleine de douceur qui la ramenait à de doux souvenirs. Toujours secouée par de gros sanglots, inconsolable, Catheleen se laissa lentement glisser à terre contre son arbre préféré, enraciné en pente douce près d’un petit fossé où personne ne pouvait la voir. C’était son coin à elle, là où elle se réfugiait quand elle avait du chagrin. Sa petite tête blonde cachée dans ses bras, elle ne s’était pas aperçue que deux étranges petites têtes l’observaient avec compassion et, surprises elles avaient été attirées par ses gros sanglots. Soudain, Catheleen entendit des petites voix la saluer et lui demander : « Bonjour ! Qu’est-ce qui te cause tant de peine pour pleurer si fort ? » Trop peinée, Catheleen ne relevait pas la tête, elle pleurait toujours. Alors, les deux étranges petits personnages s’approchèrent d’elle aussi doucement que possible et d’un battement d’ailes léger, se posèrent sur ses genoux, puis les lui caressèrent pour attirer son attention. 14 Intriguée par leurs petits chatouillis, Catheleen leva alors la tête et révéla un visage mouillé de larmes. Avec ses petites mains et le bord de sa robe elle sécha tant bien que mal ses yeux tant elle avait pleuré. Les yeux séchés, Catheleen posa maintenant le regard sur ses genoux, sur lesquels, deux papillons assis et souriants la regardaient en balançant de gauche à droite et de droite à gauche leur petite tête ! Catheleen se frotta alors les yeux pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas ! Ébahie, les yeux écarquillés, elle les voyait bel et bien ! Et en plus, elle les entendait parler ! – Bonjour ! Moi je m’appelle Voltyg et ma sœur Syrenna, dit le petit papillon bleu et jaune. – Et toi comment t’appelles-tu ? Demanda la sœur aux belles couleurs jaune, rose et verte. – Je m’appelle Catheleen, s’entendit-elle répondre avec surprise ! Puis elle se ressaisit et leur dit en les regardant fixement. Non je rêve ? – Non tu ne rêves pas. Nous sommes bien là, nous existons, lui confirmèrent les deux petits papillons, et grâce à toi. – Et pourquoi ça grâce à moi ? avait répété Catheleen étonnée. – Parce que les contes de fée « se réalisent pour ceux qui y croient » et toi Catheleen tu fais partie de ceux-là, lui répondit convaincu Voltyg, suivi de sa sœur qui approuva d’un hochement de tête. 16 – Oui c’est vrai, reconnut Catheleen maintenant toute souriante et heureuse d’avoir fait la connaissance de nouveaux amis et quels amis ! des petits hommes-papillons ! Puis elle leur demanda aussi : – Mais, comment saviez-vous que je crois aux contes de fée ? 17 – Tu oublies Catheleen que nous sommes nés d’un conte de fée et que par conséquent nous savons beaucoup de choses, lui répondit Voltyg, ce que confirma d’un hochement de tête sa sœur. Dès cet instant allait naître une amitié hors du commun entre Catheleen, Syrenna et Voltyg. Ensemble désormais, ils allaient vivre de merveilleuses aventures, et, avec toi aussi, si tu veux bien lire la suite de l’histoire pour les accompagner dans leur première aventure qui continue ainsi. C’est alors que Syrenna et Voltyg redemandèrent à Catheleen : « À présent, veux-tu nous dire ce qui te cause tant de peine pour avoir tant pleuré et si fort tout à l’heure ? » – Et bien, juste avant de mourir, ma maman qui s’appelait Harmonie, m’a donné en souvenir un médaillon qui renferme une photo d’elle avec moi bébé sur les genoux de mon papa que je n’ai jamais connu ; lui aussi est mort mais dans un incendie, il était pompier. Je le portais toujours autour de mon cou et je l’ai perdu. Il représentait tant pour moi. Comprenezvous ? Leur répondit Catheleen à nouveau en pleur. « Oui, bien sûr nous comprenons ta peine. Nous sommes désolés. Mais à présent, calme-toi Catheleen. Syrenna et moi allons t’aider à le retrouver. Maintenant peux-tu nous dire à quel moment t’es-tu aperçu de sa perte et où te trouvais-tu ? Ta réponse nous aidera à mieux localiser éventuellement l’endroit 19
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