Statut absent - Page 1 - Paul-Louis Coudoumie Statut absent Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2009 5 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 81 42 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1059-7 Dépôt légal : Mai 2009 © Paul-Louis Coudoumie L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 6 Sommaire (Introduction) ................................... 11 (Statut absent) .................................. 15 (Fichier) ........................................... 33 (Anecdote) ....................................... 35 Le pacte ........................................... 37 (Say Good bye to Love) .................. 45 (Drogue, alcool et sentiment) .......... 51 (Une vie) .......................................... 53 (Dur) ................................................ 55 (La vie est chère) ............................. 57 (Un bordel mondial) ........................ 59 (Futilité morale) ............................... 63 (Provoc) ........................................... 67 9 (Introduction) Bon… par quoi commencer ? Alors dans un premier temps je vais vous expliquer que je ne suis pas un écrivain aux règles conformes, je n’ai aucune poésie, aucune fantaisie aucun programme de structuralisme littéraire, je n’ai que quelques composantes pour rendre mes phrases vivantes, « auteur, lecteur, langue et forme ». Je n’ai besoin de rien d’autre. Je suis bien comme je suis. Je suis le plus gros branleur pourri gâté que la France ai connu… j’en ai conscience, le mal est là. Par-delà le bien et le mal j’irai cracher sur vos tombes, j’entends la faculté d’accepter un jeune homme passionné d’écriture qui gâche sa vie à 11 petit feu et qui n’en éprouve pas le moindre regret moral. Je ne suis pas un écrivain, je suis le fils du temps. Nietzsche disait qu’il s’en écoulerait du temps avant que ses écrits soient lisibles… je me sens proche de Fred, mes écrits ne sont pas lisibles non plus. Bien sûr il y a un fossé immense qui marque la différence singulière de Frédéric Nietzsche et moi, si ses écrits ne sont pas lisibles c’est par ce que son niveau était trop élevé pour une grosse majorité de la société, alors que moi c’est uniquement par ce que je n’arrive pas à être lucide dans ce que j’écris. Un lycéen moyen peut écrire un livre, moi j’étais un mauvais lycéen. Dans cet ouvrage c’est assez anecdotique, il y a « Statut absent et quelques écrits qui n’ont aucune importance. Il y a des anecdotes sans nostalgie, il y a tellement de choses que je voudrais dévoiler au grand jour, mais la vie est un cycle et je ne veux pas bâcler les étapes, en espérant pouvoir publier d’autre nouvelles je vous ferai part de 12 mon expérience de la vie et de l’écriture au fur et à mesure du temps. J’ai souvent eu l’habitude de me justifier dans tout ce que j’ai entrepris pour ne pas être jugé trop vite, nous somme ce que nous sommes, abrutis, obtus, fiers, bêtes, moches, lunatiques, dramaturges, exigeants, handicapés, policiers, extra-terrestres, retraités de chez Dacia (autrement dit roumain), on peut tous être jugé, ont peut tous être des petits cons. Je n’ai jamais rien trouvé de plus intéressant que le comportement humain, d’ailleurs en étant logique c’est la chose a laquelle on devrait tous s’intéresser. Mais les gens sont trop différents maintenant, trop robotisés, le mieux donc et de n’en avoir rien à foutre… On est déjà trop avancé dans la connerie. Ceux qui vivent doivent faire leur chemin et ne pas s’éterniser sur une dispute concernant une table basse non nettoyée pour les invités… Il faut arrêter de se chercher des excuses pour ne pas profiter des bonne choses, la table basse sera nettoyée quand il y 13 aura des restes de pâtes et de soupe Liebig en activité sur le tapis. Tout ça c’est la vie mais quand on est forcé d’abandonner certaines habitudes, on s’aperçoit qu’on arrive à vivre sans et que ce n’est pas plus mal. Évidemment on a chacun son milieu, on fait des envieux, on fait des heureux et au final on peut ce poser cette question. Ce n’est pas plus mal pour qui ? Juste pour nous même. Aux cours de votre lecture vous n’allez pas comprendre quel est le but de cet ouvrage, mais est ce que tout doit avoir un but précis ? Je ne tente pas de faire prendre conscience de quelques choses en décrivant un quotidien parmi tant d’autres, laissez glisser les phrases et dites vous que cette écriture ne représente que le bordel de la vie et son évolution qui provoque le mal de tête permanent auquel nous nous sommes habitué, ce n’est pas une histoire, ce n’est pas non plus une morale, mais un sacré bordel, juste ça. 14 (Statut absent) C’est l’histoire d’un homme qui avait tout pour lui, la matière grise, la personnalité, la mentalité, le physique, le goût, la manière, le style et ses principes. Ténébreux à en faire mourir les femmes et tuer les mecs de jalousie. Sans rien faire tout lui tombait dans les bras. Du collège à la fac ce fut simple, il lisait une fois son texte pour le retenir, il conservait sa lecture en tête jusqu’au jour de l’examen, après ça il déballait tout sur feuille, le jour d’après il avait tout oublié car ça ne l’intéressait pas. Aimé de tous les gens qu’il connaissait, il allait a son rythme de vie, il avait 15 choisie la fac car ils se foutait de tenter une grande école, il ne savait pas ce qu’il voulait. Personne ne pouvait lui reprocher quoi que ce soit, même en ne foutant rien, il obtenait ses examens avec une mention très bien. A côté des cours qu’il appréciait sécher, il sortait avec ses amis, il n’en avait pas beaucoup, son niveau de sociabilité était énorme, il ne pouvait tenir une conversation politique, philosophique ou autre… Il faisait le tour de la discussion en cinq phrases, c’était dur de le suivre. Certaines personnes le trouvaient bête, merdeux et arrogant, car quand les gens le contraient sur un sujet divers sans le connaître, il riait… ce n’était pas un sourire jaune, c’était plus que ça, persuadé qu’il avait bien raison. Il préférait mettre fin aux débats avant d’humilier son vis a vis de connaissances pratiques. Pour lui la connaissance pratique avait un sens particulier, il ne connaissait pas l’histoire de France ni les plus grandes œuvres littéraires, il n’en avait vraiment rien a faire, la 16
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