La révolte des marmottes - Page 1 - test Marie BASCOU La révolte des marmottes. Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2009 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 81 42 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-8121-1631-5 Dépôt légal : Octobre 2009 © Marie Bascou L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. Chapitre I. Julien était ravi. Il allait passer ses vacances d’été en Haute-Savoie chez son grandpère. Ce petit citadin adorait la montagne et ses beautés. Par un heureux hasard, ses parents avaient la possibilité de l’y expédier pour chaque vacances, y compris les plus courtes. Cela tombait bien : Julien se sentait si bien en compagnie de son grandpère. Le vieil homme lui faisait découvrir, au fil du temps, tous les trésors que recèle la montagne, lui expliquait la vie rude des ses gens, lui montrait toutes sortes d’animaux et de plantes. Il était intarissable. Aux yeux du petit Julien, son grand-père était une véritable encyclopédie vivante. Un jour, il lui avait même laissé entendre, avec un sourire en coin, que pour peu que l’on soit patient et à son écoute, on peut communiquer avec la faune des montagnes. A ces mots, Julien avait souri et s’était dit que son grand-père était décidemment un original. A bien y réfléchir, il aurait adoré que cette histoire soit vraie. La tête de ses copains d’école, à la rentrée, s’il leur racontait avoir conversé avec tous les animaux rencontrés. Il aurait pu ainsi faire taire ce prétentieux de Pierre-Henri, toujours à relater avec force détails les voyages grandioses qu’il effectuait avec ses parents chaque été : le Mexique, Tahiti, la république Dominicaine, le Brésil et encore tant d’autres où Julien n’irait sûrement jamais. Dès que Septembre pointait le bout de son nez et avec lui la rentrée scolaire, Pierre-Henri pérorait comme un jeune coq et se moquait de ceux qui n’avaient pas la chance d’admirer de « somptueux paysages » dans de « magnifiques pays étrangers », où l’on se rendait grâce à de « fabuleux avions » et où l’on séjournait dans de « merveilleux palaces ». Julien ainsi que quelques-uns de ses amis, aurait bien voulu donner une leçon à ce vaniteux personnage mais les filles étaient transportées en écoutant ses récits, pour la plupart enjolivés, Julien en était persuadé. Et dans le groupe de filles se trouvait justement Rose. Ah … Rose. Elle avait intégré sa classe peu de temps avant la fin de l’année scolaire. Elle venait de Bretagne. Ils n’avaient échangé qu’une courte discussion et quelques blagues, le jour de son arrivée. Elle était si jolie, si gentille, si douce mais aussi terriblement angoissée par cette nouvelle école. C’est pour cela que Pierre-Henri l’avait prise sous son aile dès le début et l’accaparait sans cesse. Julien avait bien essayé de se rapprocher d’elle mais PH, comme le surnommait Julien et ses amis, l’avait bousculé et rabaissé d’une telle manière devant Rose que le garçonnet en était mortifié et avait abandonné l’idée de parler à l’élue de son cœur. Il se disait qu’après l’été, Rose aurait sûrement oublié ce terrible incident. Et aussi qu’avec un peu chance, PH irait dans un prestigieux collège privé, non celui du quartier. Il fallait l’espérer car sa décision était prise : à la rentrée, il parlerait à Rose. Enfin, il essaierait. Pour l’heure, il préparait son sac et se languissait de revoir son grand-père. Il profiterait pleinement des vacances et du vieil homme, oubliant l’espace de l’été ce PH de malheur. De ça au moins, il en était sûr. Il passa une dernière soirée très agréable en compagnie de ses parents. Son père lui offrit une paire de jumelles et sa mère, une paire de talkies-walkies. Elle avait toujours un peu peur que Julien, grisé par la beauté de la montagne, ne se perde. Cela avait failli se produire une fois. Pendant que son grand-père s’occupait de ses chèvres, Julien était parti se promener sans prévenir. Il avait suivi un écureuil et avait eu beaucoup de mal à retrouver le chemin du chalet, le soir tombant. Elle lui fit promettre de ne pas s’en séparer et de les utiliser, s’il voulait baguenauder seul. - Ainsi, lui expliqua-t-elle, ton grand-père sera toujours en relation avec toi si d’aventure il t’arrivait quelque chose. Julien promit et embrassa chaleureusement ses parents. Le repas achevé, il aida sa mère à débarrasser et alla se coucher. Il imaginait déjà les nombreuses flâneries qu’il ferait, seul ou en compagnie de son grand-père. Il ne se lassait pas d’explorer le coin, d’autant que cet été il aurait des jumelles pour mieux observer tous les animaux sans les effrayer. Et qui sait ? Il pourrait peut-être leur parler. A cette pensée, il s’endormit en souriant. Le lendemain matin, ses parents l’accompagnèrent à la gare. Comme ils travaillaient tous les deux cette année, il avait été convenu que Julien partirait en premier, en train et qu’ils le rejoindraient au mois d’Août. Le garçon n’était pas peu fier. Il allait voyager seul, comme un grand. Enfin presque : un employé de la S.NCF était chargé de veiller sur lui, mais discrètement. PH pouvait bien faire le malin avec tous ses déplacements en avion : il était tout de même toujours accompagné de ses parents.
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