Etudier et travailler à l'étranger - Page 1 - Des conseils Des témoignages Des adresses Organiser son séjour Les études Les stages Les carrières + de 40 pays en fiches Étudier et travailler à l’étranger Prix France & Dom-Tom 9€ Avril 2010 Étudierettravailleràl’étrangerdossiersavril2010 4,62 34 CouvOK_Etranger_2010.indd 1 5/03/10 17:13:20 Étudier et travailler à lʼétranger 2010 - Page 2eme de couverture Etudier a l'etranger2010:M 26/02/10 16:48 Page 2 Ministère de l’Éducation nationale - Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Office national d’information sur les enseignements et les professions - 12 mail Barthélemy Thimonnier, Lognes - 77437 Marne-la-Vallée Cedex 2 - Tél : 01 64 80 37 00 - Publication de l’Onisep - © Onisep avril 2010 l Directeur de la publication : Pascal Charvet - Directeur adjoint : Alain Taupin l ÉDITIONS - Rédactrice en chef : Aline Duvicq - Chargée d’édition : Anne-Marie Féret - Rédaction : Martine Bouteldja,Isabelle Hallgren, Françoise Martin,MurielleWolski-Quéré - Relecture :Valérie Doineau,Marjorie Champetier l RESSOURCES DOCUMENTAIRES - Directrice du département : Catherine Méric - Documentation : Chantal Brige,Arlette Deroche l FABRICATION - Directrice du département : Marie-Christine Jugeau l STUDIO ONISEP : Conception maquette et mise en page : Corinne Dastot, Evelyne Delzescaux, Isabelle Sénéchal - Conception graphique couverture : SEPEG l PÔLE IMAGE - Iconographie : Brigitte Gilles de la Londe - Cartographie : Franck Dastot l DIFFUSION ET COMMERCIALISATION - Onisep VPC, 12 mail Barthélemy Thimonnier, Lognes, 77437 Marne-la-Vallée Cedex 2 - Internet : www.onisep.fr - Relations clients : service_clients@ onisep.fr - Code de diffusion Onisep : 900850-1 - ISSN : 0984-6905 - ISBN : 978-2-273-00-850-1 l PUBLICITÉ - IDéePOLE - Groupe Bygmalion - 25 rue de Clichy - 75009 Paris -Tél.: 01 42 12 70 80 - Fax : 01 42 12 74 12 - Directeur de publicité : Thierry et Romuald Lestrehan l Plan de classement ONISEP : MON 80 00 l Photogravure : Key Graphic (Paris) - Imprimé en France/printed in France : Roto Aisne - Dépôt légal : avril 2010 - Reproduction, même partielle, interdite sans accord préalable de l’Onisep. Vous êtes nombreux à souhaiter partir à l’étranger, pleins de ce désir que nous avons tous à certains moments de poursuivre un projet d’études ailleurs, ou de prendre un peu de recul, ou encore de simplement découvrir d’autres univers. Mais peu d’entre vous osent franchir le pas et souvent restent bloqués par des craintes sur le coût du séjour, leur niveau de langue ou également par peur de la solitude. Pourtant, vous le savez bien, ceux qui avant vous sont déjà partis vous l’ont dit : cette expérience est unique pour votre formation personnelle et profes- sionnelle. Nous avons, en effet, besoin de forger notre identité, en effectuant cette expérience des études à l’étranger. C’est ainsi que vous pourrez acquérir une culture dynamique qui vous permettra de vous repérer plus facilement dans la complexité du monde d’aujourd’hui. C’est ainsi encore que vous vous comprendrez mieux, car vous vous serez confrontés à un autre univers linguistique, social et culturel. Il n’est plus question aujourd’hui de limiter ses projets professionnels aux seules frontières de son pays. N’hésitez pas à partir ! Mais préparez-vous, car un départ à l’étranger ne s’improvise pas. Dans ce dossier, vous trouverez les questions essentielles à vous poser, pour construire méthodiquement votre projet, ainsi que tous les programmes, réseaux et organismes, et les « fiches pays » indispensables, qui vous aideront à réussir cette expérience irremplaçable. Pascal Charvet Inspecteur général de l’Éducation nationale Directeur de l’ONISEP Étudier et travailler à l’Étranger LEKIOSQuE: ENSEIGNEMENT SuPéRIEuR TravEtranger_001_052.indd 1 5/03/10 17:33:47 Étudier et travailler à l'étranger / sommaire 4. Partir, partir ! 7. Étudier à l'étranger 8 6 bonnes raisons d'étudier à l'étranger 12 Mobilité étudiante, mode d'emploi 15 Quand et où partir ? 16 Comment partir ? 17 Les programmes d'échanges 19 DUT et BTS à l'international 20 Les grandes écoles à l'international 21 L'université à l'international 22 Comment financer son séjour ? 23 Les bourses d'études 24 Faut-il être bilingue ? 25 Tester son niveau 27 Partir hors études 29. Travailler à l'étranger 30 6 bonnes raisons de travailler à l'étranger 34 Mobilité professionnelle, mode d'emploi 38 Démarrer par un stage 39 Les stages à l'étranger 41 Le statut d'expatrié 42 Rechercher un poste à l'international 44 Fonctionnaire à l'étranger 46 Jobs et petites boulots 48 Le volontariat international 50 Préparer son retour 2 2010 Étudier et travailler à l’étranger onisep.fr TravEtranger_001_052.indd 2 9/03/10 14:40:57 112. Guide pratique 112 Carnet de route 116 Les adresses utiles 53. Fiches pays 54 EUROPE 54 Allemagne 57 Autriche 58 Belgique 59 Danemark 60 Espagne 63 Finlande 64 Grèce 65 Hongrie 66 Irlande 68 Italie 70 Luxembourg 71 Norvège 72 Pays-Bas 74 Pologne 75 Portugal 76 République tchèque 77 Royaume-Uni 81 Russie 82 Suède 83 Suisse 84 CONTINENT AMÉRICAIN 84 Argentine 85 Brésil 87 Canada 91 États-Unis 95 Mexique 96 ASIE 96 Chine 97 Inde 98 Japon 99 Singapour 100 OCÉANIE 100 Australie 103 Nouvelle-Zélande 105 Continent africain 105 Afrique du Sud 106 Maghreb 108 Proche-Orient 108 Pays arabes, Israël, Turquie Pour commander nos publications, rendez-vous en page 110. 32010onisep.fr Étudier et travailler à l’étranger TravEtranger_001_052.indd 3 9/03/10 14:41:14 Partir, partir! Une expérience à valoriser Pour que le séjour soit enrichissant sur le plan personnel, mais aussi pour la connaissance de la langue, du pays, de sa culture… on doit essayer de se construire un réseau de relations. Cette expérience pourra être un tremplin en vue d’une insertion professionnelle. Mais il faut savoir la valoriser (ouverture d’esprit, adaptabilité, mobilité géographique et réelle maîtrise d’une autre langue…), et faire en sorte qu’elle s’inscrive dans la logique du parcours professionnel. Claire, master LEA, un an en Allemagne Jeunes, ouverts et dynamiques, ils sont partis à l'étran- ger! Soit pour y étudier, soit pour y travailler. Ils livrent ici leurs impressions sur cette aventure internationale. Moins difficile qu'on ne croit Il faut dépasser ses appréhensions, notamment en raison d’un niveau de langue médiocre, car on réussit très vite à se faire comprendre. On peut craindre aussi de partir seul, mais en fait on noue beaucoup plus facilement des contacts lorsqu’on se retrouve dans un pays étranger. Et puis il y a toujours des structures pour nous renseigner et nous aider: ambassade, centre culturel français, etc. D’un point de vue pratique, il faut penser à se procurer la carte internationale d’étudiant ISIC qui donne droit à de nombreux avantages et, pourquoi pas, se renseigner sur l’obtention du permis de conduire international. Aurélie, master d'anglais, un an en Finlande L'humanitaire, un cas à part Pour travailler dans l’humanitaire, la bonne volonté ne suffit pas. Il faut pouvoir apporter une compétence technique qui puisse être vraiment utile. De plus, certains événements peuvent déstabiliser des personnes fragiles ou trop jeunes. Certaines expériences mar- quent les esprits! On ne fait pas de l’huma- nitaire pour se construire, il faut déjà avoir un bagage solide. Fabio, logisticien, ancien volontaire à l’ONG Solidarités, Kaboul, Afghanistan 4 2010 étudier et travailler à l’étranger onisep.fr TravEtranger_001_052.indd 4 5/03/10 17:33:52 La connaissance de soi Les premiers temps sur place ne sont pas toujours faciles : l’éloignement de la famille, l’arrivée dans un nouveau pays avec une culture, une langue dif- férentes… mais c’est une expérience formidable! On vit quelque chose d’uni- que et on apprend plein de choses sur soi-même, comme sur les autres ! Frédéric, master de droit, six mois en Espagne Rigueur et créativité Dans les laboratoires américains, les chercheurs sont soumis à plus de pression qu’ailleurs. Il faut être capable de fournir des résultats. C’est beau- coup plus compétitif et cela demande rigueur et organisation sans faille. Une erreur d’étiquetage peut devenir une catastrophe! En revanche, ils sont très ouverts à des idées nouvelles et nous donnent les moyens de les réaliser. Gaël, généticien chercheur à l'université de Cornell, États-Unis Une formation bien adaptée Après ma maîtrise d’histoire, j’ai choisi de pour- suivre mes études en Belgique, car j’avais envie de travailler en relation avec les institutions euro- péennes. Une fois diplômé, j’ai décidé de perfec- tionner mon anglais dans un pays anglophone. J’ai été embauché par une entreprise française implantée en Irlande où je rédigeais les fiches de poste de tout le personnel de l’entreprise… Une mission délicate, pour laquelle il fallait quelqu’un qui soit formé à la diplomatie! Olivier, master d’études européennes à Louvain-la-Neuve, Belgique Accepter le pays Travailler à l’étranger, c’est une chance tant sur le plan humain que professionnel. On a souvent une vision étriquée de la vie ailleurs. Il ne faut pas comparer en permanence avec la France, mais accepter le pays comme il est: ici, ce n’est pas pareil, mais ça fonctionne quand même! Par exemple, l’image que l’on se fait du monde arabe est différente de la réalité. Les pays ne sont pas aussi fermés que l’on croit… De plus, les Français y sont très appré- ciés! David, responsable de mission à l’ambas- sade d'Amman, Jordanie Un job étudiant pour l'intégration Les accords interuniversitaires comme Erasmus sont les garants d’une expatriation réussie et utile. Non seulement pour l’apprentissage d’une langue et d’une culture étrangères, mais aussi pour obtenir un diplôme de son pays natal. Mais même s’il n’y a pas de besoin financier réel, trouver un job étudiant sur place est un plus pour une intégration locale réussie, car sans cela, on a souvent tendance à rester entre expatriés. Lise, étudiante en commerce international, un an en Grande-Bretagne La surprise du début Quand j’ai débuté dans la pub aux États-Unis, j’ai été étonné car, dans ce pays, la relation avec le client est bien plus importante que la créativité. Celle-ci, souvent, fait cruellement défaut. En France, nous essayons de donner plus de personnalité à une campagne de publicité. J’ai dû m’adapter. Mais du coup, mon côté créatif est un atout. En revanche, je rencontre plus de rigueur et de profes- sionnalisme. Cinquante personnes peuvent intervenir auprès du même client et le travail en équipe est très efficace. Franck, account director à New York, États-Unis 52010onisep.fr étudier et travailler à l’étranger TravEtranger_001_052.indd 5 5/03/10 17:33:54 Étudier et travailler à lʼétranger 2010 - Page 6 Etudier a l'etranger2010:M 26/02/10 16:48 Page 1 8 / 6 bonnes raisons d'étudier à l'étranger 12 / la mobilité étudiante, mode d'emploi 15 / Quand et où partir ? 16 / Comment partir ? 22 / Comment financer son séjour ? 24 / Faut-il être bilingue ? 27 / Partir hors études Étudier à l’étranger TravEtranger_001_052.indd 7 5/03/10 17:33:54 Étudier à l’étranger bonnes raisons d’étudier à l’étranger Pour découvrir d’autres méthodes d’apprentissage Partir dans une université étrangère vous permet de vous confronter à de nouvelles méthodes de travail, de découvrir d’autres savoir-faire. Pour beaucoup d’étudiants, ces différences sont vécues comme une expérience stimulante. Ainsi, Chloé, étudiante à l’IUFM de Créteil, estime qu’elle a tiré profit de son séjour Erasmus en Espagne grâce à une conception différente de l’enseignement : « En France, on est plus porté sur le raisonnement, la dissertation. On se focalise sur l’étude d’une seule œuvre, alors qu’en Espagne, on apprend de manière plus synthétique, afin de découvrir davantage d’auteurs. Cette méthode a développé ma curiosité littéraire et m’a donné envie de lire plus. Cette expérience redonne confiance en soi, car on a le sentiment d’accéder à une culture plus large. » 1 Pour acquérir une ouverture internationale Découvrir d’autres cultures permet de s’adapter à un langage et une manière de penser différents : une valeur ajoutée, sur un marché du travail de plus en plus exigeant sur le plan international. Les employeurs ne s’y trompent pas et gardent l’œil braqué sur des profils polyglottes capables aussi d’intégrer d’autres savoir-faire. Un pari réussi pour Julien, qui a obtenu son doctorat en sciences appliquées à l’université de Toronto. « À mon retour, j’ai décroché un emploi dans la fonction publique européenne. Mes interlocuteurs sont de toutes les nationalités. C’est d’une telle richesse, que je ne conçois pas de travailler autrement. » 2 Un séjour d’études à l’étranger ? Une aventure tentante, bien sûr, mais… partir n’est pas une décision qui se prend à la légère. À l’heure actuelle, seuls 4% des étudiants européens peuvent mentionner un séjour universitaire ou professionnel à l’étranger sur leur CV. Voici six bonnes raisons de relever le défi. 6 réfléchir à son projet «J’ai choisi un programme d’échan- ges de 4 mois à Taiwan pour amé- liorer mon niveau en chinois. Cet objectif est atteint, même si je pense, néanmoins, qu’il faudrait un séjour d’un an pour acqué- rir une bonne fluidité verbale. Mais ces 4 mois ont été riches en échanges avec des Taïwanais, des Coréens, des Thaïlandais, des Chinois, un Américain et des Latino-Américains. Ce qui donnait une diversité vraiment intéressante, même sur un séjour assez court.» Joséphine, formation d’interprète de conférence à l’iSit (Paris) TÉMOIGNAGE 8 2010 étudier et travailler à l’étranger onisep.fr TravEtranger_001_052.indd 8 5/03/10 17:33:55
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