L'axe Dakar-Touba (Sénégal) - Page 1 - test Ousmane Thiam L’axe Dakar-Touba (Sénégal) : analyse spatiale d’un corridor urbain émergent Editions EDILIVRE APARIS Collection Universitaire 75008 Paris - 2008 Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20 rue des GrandsAugustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Éditions Edilivre – Collection Universitaire – 2008 ISBN : 978-2-8121-0043-7 Dépôt légal : Novembre 2008 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. Préface de François Moriconi-Ebrard* Si l’on considère l’ensemble de la production des études qui ont été produites en Géographie sur l’Afrique de l’Ouest, force est de constater que l’immense majorité se compose de monographies dont l’échelle ne dépasse guère l’échelle d’une ville, la comparaison entre deux ou quelques villes, ou, au mieux, d’une petite région. A l’exception de rares études (telle celle de Frédéric Giraut sur le concept de petite ville en Afrique de l’Ouest), les approches thématiques globales d’un phénomène tel que l’urbanisation ou l’émergence d’axes urbains en Afrique relèvent, dans ce contexte, exclusivement de la synthèse de monographies individuelles. Cette démarche pose la question de la cohérence méthodologique de l’ensemble d’une telle production. En effet, si de nombreuses monographies sont bien entendu remarquables, chaque auteur utilise des définitions, identifie des objets géographiques ou propose une acception des concepts qui lui est propre. Cette hétérogénéité des approches pose les limites de la compréhension globale d’un phénomène qui se déroule à l’échelle continentale, voire mondiale, tel que l’émergence de nouvelles régions urbaines. L’exemple de l’« urbain » est le plus fameux, puisque les villes ne sont jamais définies officiellement de la même façon d’un pays à l’autre. Alors même que l’on ne cesse de dénoncer le caractère « artificiel » des frontières nationales en Afrique ; alors que l’urbanisation est considérée comme un changement économique, social et politique qui défie les frontières, comment comparer les processus d’urbanisation entre deux pays africains ? Autrement dit : comment dégager le concept d’« urbanisation » de sa gangue politico-administrative, sans passer par une déconstruction et une reconstruction scientifique des catégories statistiques ? Dans son ouvrage, Ousmane Thiam ne se contente pas de soulever cette contradiction. Pour la première fois, un géographe africain ose enfin une solution. Ainsi, la zone étudiée n’est pas une « région » officielle ou administrative du Sénégal, de même que, comme le montre par la suite l’étude, certains « villages » des catégories officielles et légales du Sénégal, présentent d’indéniables caractères « urbains ». Autant dire qu’en écrivant son manuscrit à l’Université d’Avignon, Ousmane Thiam prenait un risque. Le risque de présenter une véritable thèse. Une thèse au sens noble du terme, c’est-à -dire : une démarche scientifique (a) qui part d’une série d’hypothèses basées sur des choix méthodologiques argumentés en géographie, (b) qui les met en œuvre à partir d’outils ad hoc, et (c) qui aboutit à des résultats fondés sur l’identification de structures spatiales qui deviennent finalement l’objet de l’étude. A partir des structures spatiales mises en évidence à différentes échelles selon une logique de « zooms » progressifs, l’auteur, partant de généralités sur l’urbanisation de l’Afrique dans le temps et dans l’espace, arrive à un cadrage de plus en plus précis sur le peuplement du Sénégal, puis sur ses territoires les plus actifs (littoraux et fleuves), avant de s’attacher à l’originalité de la zone étudiée, qui constitue le cœur de l’étude : le corridor Dakar-Touba, véritable épine dorsale du peuplement urbain du Sénégal. L’auteur fait ainsi progressivement émerger son objet d’étude d’un questionnement scientifique et ne se contente pas, comme il est souvent le cas dans une géographie régionale, de prendre un territoire pré-défini, pré-délimité. Ousmane Thiam offre donc ici, et en toute modestie, une leçon magistrale, exemplaire pour une école de géographie quantitative fondée sur les méthodes cartographiques et statistiques de l’analyse spatiale. Cette reconstruction passe par la mise en œuvre de nouveaux outils de recherche inédits : notamment d’un système d’information géographique en coordonnées terrestres permettant d’étudier les données des recensements de la population au niveau de l’ensemble des 13 166 villages du Sénégal. Lorsqu’on connaît la difficulté d’accéder aux données statistiques agrégées sur les mailles fines du découpage territorial en Afrique, l’effort qu’a réalisé Ousmane Thiam n’est plus seulement remarquable : il tient de la véritable prouesse. I En effet, comme l’a souligné la toute récente « Déclaration de Québec » du Réseau Démographique de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF, juin 2007), dans le domaine de l’approche statistique, le problème de l’Afrique procède moins de l’absence de données ou de défauts de fiabilité, que de leur accessibilité pour les scientifiques. Ce problème touche plus précisément les données des recensements de la population et les résultats des grandes enquêtes nationales (surveys). La « Déclaration de Québec », signée par des dizaines d’acteurs, de chercheurs et d’institutionnels, visait justement à inciter les institutions nationales statistiques des pays d’Afrique à diffuser, à valoriser et à conserver ces documents qui tendent désormais à être considérés comme un « patrimoine » et non plus comme des produits consommables, jetables après leur usage par les administrations. Ainsi, le Sénégal a-t-il réalisé 3 recensements nationaux : 1976, 1988 et 2002 qui permettent de saisir non pas seulement un « état le plus récent » du peuplement mais des processus dynamiques qui se déroulent sur un quart de siècle. Force est donc de constater que cet ouvrage s’inscrit pleinement dans l’actualité de la demande institutionnelle adressée par la communauté internationale, aussi bien par les chercheurs que par les acteurs des institutions publiques nationales et internationales (UNFPA, AUF, AFD, etc.). Il ne se contente pas d’accompagner cette demande sociale : il la précède, puisque Ousmane Thiam a commencé à rédiger sa thèse trois ans avant la Déclaration de Québec. En s’inscrivant au cœur de l’innovation méthodologique, de l’actualité de la demande sociale et du renouvellement des approches technologiques en géographie, cet ouvrage est finalement à ranger du côté des travaux pionniers. Il ne s’adresse pas seulement à ceux qui pensent, comme le déclarait Voltaire, que la géographie ne doit se préoccuper que des phénomènes les plus récents, mais à ceux qui s’intéressent aux structures profondes qui organisent l’espace géographique. Et cet ouvrage nous livre à cet égard des documents d’anthologie qui feront référence dans les années à venir. Ce faisant, tout en marquant un tournant dans les recherches quantitatives sur l’Afrique, la démarche d’Ousmane Thiam a contribué à stimuler un aspect encore relativement délaissé des recensements : la localisation de la population dans un cadre territorial et toponymique stable. Cette dimension est indispensable à toute action réaliste de développement. En s’intéressant à la maille fine des « villages », Ousmane Thiam incite en effet les autorités à mieux prendre en compte la réalité quotidienne des mailles du peuplement, dans la mesure où le « village » se révèle être à la fois une unité sociale qui contribue à forger pour ses habitants, une identité trans-ethnique fondée davantage sur une appartenance territoriale que sur un système de relations interpersonnelles. Le village ou la ville sont également des unités opérationnelles pour les acteurs du développement (éducation, santé, accessibilité, sécurité…). Par exemple, pour augmenter l’offre de scolarisation et accélérer le processus d’alphabétisation, il ne suffit pas de débloquer des crédits au niveau national : il convient de construire des écoles très précisément à proximité des enfants. Or, cette échelle d’action nécessite une connaissance de leur répartition géographique aux niveaux à la fois les plus fins et les plus opérationnels possibles. C’est dire l’utilité de ces travaux dans une perspective opérationnelle, qui est bien perçue par l’auteur, notamment dans sa série de « zooms » finaux (Thiès, Dakar-Pikine, Touba-Mbacké…). La démarche exploratoire de l’auteur est enfin propice à la découverte scientifique. Envisagée à long terme, cet aspect est l’un des aspects les plus prometteurs de la démarche proposée par l’ouvrage. Certes, la place prépondérante de l’axe Dakar-Touba dans le dispositif territorial du Sénégal n’est pas une « découverte » de l’auteur, mais une structure déjà mise en valeur par de nombreux chercheurs depuis une vingtaine d’années. L’apport proposé par l’auteur se situe dans la façon d’aborder la problématique à partir d’outils méthodologiques inédits, qui permettent à leur tour de saisir pour la première fois en géographie les configurations et les structures de l’espace sénégalais à l’aide de modèles théoriques généraux de la géographie quantitative. En développant sur un pays d’Afrique une approche qui – faute de données ad hoc - était jusqu’auparavant réservée aux pays « développés », les travaux d’Ousmane Thiam permettent d’envisager l’insertion de l’étude des dynamiques spatiales du Sénégal dans le schéma général de l’école de la géographie quantitative et de l’analyse spatiale. II L’avantage de cette posture consiste à ne pas poser « a priori » une spécificité supposée de l’Afrique face aux processus d’urbanisation – et plus généralement du développement et de ses avatars – mais de la démontrer à partir d’une série de mesures et de cartes basées sur des outils utilisables dans n’importe quelle autre région du Monde. L’apport à la connaissance de l’objet d’étude se conçoit ainsi bien dans une approche comparative que dans une démarche théorique de recherche fondamentale, articulant différentes échelles entre le local (échelle du village et de la ville de l’échantillon) et le global (mondialisation), en déclinant toutes les échelles classiques de l’analyse : le national et la macrocéphalie de son urbanisation, le régional et les différentes configurations qui exercent une influence sur le peuplement (littoraux, fleuves, routes…). Enfin, cette approche théorique et quantitative, résolument novatrice, est finement articulée avec une excellente connaissance du terrain. Citoyen sénégalais, Ousmane Thiam connaît à l’évidence intimement son pays, et non pas seulement sa région natale. Ainsi, ce regard à la fois « intérieur » et « extérieur » s’équilibrent-t-ils pour conférer à l’ensemble de l’ouvrage un intérêt heuristique évident. En témoignent la diversité des documents qui complètent cette approche modélisatrice : photographies, extraits d’articles de journaux, citations d’acteurs locaux et bribes d’interview, reproduction de schémas d’aménagements. L’ensemble de ces développements témoigne en permanence d’un souci d’équilibre entre la recherche fondamentale et une volonté pédagogique d’inscrire cette recherche dans l’utilité et la réponse à une demande sociale. François Moriconi-Ebrard Directeur du SEDET Laboratoire SEDET (UMR CNRS 7135) Université Paris Diderot - Paris7, Case courrier 7017, 75205 PARIS Cedex 13 Téléphone : 01 57 27 72 79 et 01 57 27 72 78 E-mail : laboratoire.sedet@univ-paris-diderot.fr III Remerciements Un proverbe Wolof (Sénégal) dit que « si un enfant arrive à danser correctement alors qu’il ne sait pas encore marcher, c’est par ce que sa mère lui a tenu les épaules ». Autrement dit, derrière tout accomplissement individuel se cache un investissement collectif. L’évocation de cette maxime n’est pas ici gratuite. En effet, si notre thèse a pu connaître son épilogue, c’est grâce à deux personnes qui m’ont tenu les épaules tout le temps qu’a pris ce travail et auxquelles j’aimerais adresser mes très sincères remerciements. Tout d’abord à mon Directeur de thèse Loïc Grasland qui a bien voulu accepter d’encadrer notre travail de thèse. Tout au long de ce travail, il n’a ménagé aucun effort pour que les recherches se passent dans les meilleures conditions. Grâce à sa rigueur scientifique et à son extrême disponibilité, j’ai pu capitaliser une expérience extraordinaire, mais aussi accéder à des valeurs sûres dont principalement deux : la confiance en moimême et le sens de la méthode. Je dois dire - sans fausse modestie - que j’ai particulièrement admiré sa fine connaissance du terrain alors qu’il ne l’a découvert qu’en janvier 2005. Tout ceci pour dire tout l’intérêt et le plaisir qu’il a toujours eu pour ce travail qui lui a énormément tenu à coeur. Je ne peux pas parler de Loïc sans évoquer les très bons moments que nous avons passés ensemble et avec ses deux familles (à Rennes et à Lunel). Ainsi, je profite de cette occasion pour dire un grand merci à sa femme, à ses enfants, à ses parents et à ses soeurs. A Joël Charre : jamais je ne pourrai exprimer combien son soutien a été déterminant pour la réalisation de notre thèse. Joël dont la pertinence du « style » - pour reprendre le terme de Roger Brunet -, la finesse scientifique et l’humanité du caractère ne sont plus à démontrer. Ces qualités, je ne suis pas le premier à en parler et je ne serai pas le dernier à les évoquer. Pour un thèsard désemparé - comme je l’ai parfois été - une heure de discussion avec Joël vaut plus qu’une journée de cure mentale chez un psy, quelle que soit sa réputation. Essayez-le si vous ne me croyez pas. Son discours toujours rassurant et très réaliste, ses très sages conseils m’ont toujours aidé à remonter la pente et à aborder les situations les plus incertaines avec confiance et détermination. Joël, mes remerciements 1 pour vous n’ont pas de limites. Alors merci pour toujours ! Pour moi, vous êtes plus qu’un directeur scientifique ! Vous êtes un père spirituel ! Je vous remercie vous et Loïc également pour m’avoir fait confiance en soutenant ma candidature à un poste d’ATER durant les deux dernières années de thèse. Je dois dire que j’ai vécu, avec ce poste, une expérience passionnante et inoubliable. Mieux ce poste m’a permis de finir ma thèse dans de très bonnes conditions. Je remercie également l’ensemble des membres du jury de ma thèse qui ont bien voulu accepter d’évaluer ce travail. J’aimerais accorder une mention spéciale à Danielle Riva et à Michel Guerin du Secrétariat de l’UMR 6012 ESPACE. A Danielle Riva, je témoigne toute ma gratitude. Je lui dis surtout merci pour son extrême disponibilité et son investissement sans faille pour la réussite de notre thèse. Merci pour toujours Danielle. Merci aussi à Michel, votre gentil mari. A Michel Guerin, j’aimerais dire tout le plaisir que j’ai toujours eu à travailler avec lui. Son soutien, à tout point de vue, a été particulièrement déterminant pour la réussite de notre thèse. J’aimerais aussi lui dire que je n’oublierais jamais les bons moments que nous avons passés ensemble, que ce soit à Carpentras (chez Michel) ou à Avignon. J’associe à ces remerciements la très active Nathalie Brachet - technicienne CNRS UMR 6012 ESPACE - dont l’apport technique pour la finalisation de ce travail a été particulièrement déterminant. Ainsi, je lui exprime toute ma satisfaction et lui dit merci pour toujours. Ces remerciements vont également à l’endroit de Marie Madeleinne Usselmann pour la lecture finale du manuscrit. Sa participation a été absolument déterminante. Je tiens tout particulièrement à adresser mes très sincères remerciements à François Moriconi-Ebrard pour non seulement ses conseils méthodologiques, mais aussi pour m’avoir accueilli chez lui à Paris (en séances de travail) et conseillé à chaque fois que je l’ai sollicité. Je remercie également sa femme Hélène qui m’a toujours réservé un très bon accueil à Paris. Pour moi, François est plus qu’un ami ou un collègue, c’est un frère. J’associe également à ces remerciements Cécile Helle qui a bien voulu accepter de guider mes premiers pas dans la recherche en encadrant mon mémoire de DEA. Il m’est 2 impossible de parler de cette année de DEA sans penser aussi Philippe Ellerkamp dont les conseils et l’appui méthodologique ont été particulièrement déterminants par la suite. J’adresse aussi mes sincères remerciements à Philippe Martin pour m’avoir conseillé et orienté même si l’Afrique n’est pas son terrain favori. J’associe aussi à ces remerciements tous les collègues et doctorants de l’UMR avec qui j’ai partagé des moments de convivialité inoubliables : ski, ballades en Provence, etc. Je pense plus particulièrement à Didier Josselin, Cyrille Genre-Grandpierre, Mounir Redjimi, Janine Lemaire, Lahouari Kaddouri, Alain Richaud, Laure Casanova, Rémy Tauleigne, Laurent Ségura, Safouk Al Kélifah, Hilène Mahfoud, Hiba Alawad, Elodie Castex, Rémy Chevrier, Thierry Garaix, Pierre Chabot, Adrien Mangiavillano, Sophie Houzet, Boubacar Camara, Maxim Forriez. Je ne saurais terminer cette section de remerciements sans penser à des personnes comme Laurent Bossard (OCDE), Jean-Marie Cour (ex-consultant OCDE), Jérôme Lombard (IRD), Cheikh Guèye (ENDA Tiers-Monde), Alioune Bâ (UCAD), Aziz Touré, Ousmane Baucoum, Mamadou Sall et Déthié Ndiaye (CSE), Pierre Sarr (DAT), Bacary Djiba (DPS), Pape Guèye (UCAD), Philipe Bocquier (Afristat), Cheikh Faty Faye (ENS). Je remercie également toute ma famille du Sénégal ainsi que tous les amis (Alioune Guèye, Cheikh Gadiaga, Balla Diop, Bouba, Ousmane Mbaye, Cheikh Mbacké Seck, Gora Diouf, Samba Ndao, Nodongo Dièye, Abdoulaye Gning…). Pour finir, je dis merci à tous les Africains avec j’ai pu sympathiser durant mon séjour avignonnais. Je pense ainsi à tous les Sénégalais d’Avignon (je me permets de ne pas les citer au risque d’omettre des noms) et de France (Maguèye, Oumar, Amadou, Serigne Dia, Dialor, Ousmane Syll, Prési de Nice, Sarr Ibrahima, Faye Cheikh, Chérif Daha Aïdara et sa femme Djamil,….), ainsi qu’à tous les étudiants des autres nationalités. Enfin, je remercie tous ceux qui, de près ou de loin, ont bien voulu nous apporter leur contribution. A tout le monde, merci ! 3 Sommaire Remerciements ...................................................................................................... 1 Sommaire ............................................................................................................... 4 Résumé général ..................................................................................................... 5 General abstract..................................................................................................... 6 GLOSSAIRE........................................................................................................... 7 SIGLES .................................................................................................................. 9 INTRODUCTION.................................................................................................. 10 Partie 1. Territoires et urbanisation en Afrique occidentale et au Sénégal : approche spatio-temporelle, analyses statistique et cartographique .................... 17 INTRODUCTION PARTIE I .................................................................................. 19 CHAPITRE I. Eléments de méthodologie............................................................. 23 CHAPITRE II. La ville africaine : des formes historiques aux nouvelles tendances de la croissance urbaine ...................................................................................... 39 CONCLUSION CHAPITRE II ............................................................................... 83 CHAPITRE III. Démographie, peuplement et urbanisation des territoires au Sénégal : une approche spatio-temporelle ........................................................... 84 CONCLUSION CHAPITRE III ............................................................................ 119 CONCLUSION PARTIE I.................................................................................... 120 Partie 2. L’axe Dakar-Touba : villes, urbanisation et dynamiques territoriales émergentes ........................................................................................................ 122 INTRODUCTION PARTIE II ............................................................................... 124 CHAPITRE IV. Le réseau urbain sénégalais : de la macrocéphalie dakaroise à l’émergence de nouvelles configurations spatiales ............................................ 126 CONCLUSION CHAPITRE IV ............................................................................ 167 CHAPITRE V. L’urbanisation sénégalaise : du système urbain post-indépendance à la question de l’émergence d’un axe urbain Dakar-Touba .............................. 168 CONCLUSION CHAPITRE V ............................................................................. 233 CHAPITRE VI. L’axe Dakar-Touba : projets actuels et perspectives d’aménagement du territoire............................................................................... 234 CONCLUSION CHAPITRE VI ............................................................................ 251 CONCLUSION PARTIE II................................................................................... 252 CONCLUSION GENERALE ............................................................................... 254 Annexes ............................................................................................................. 260 Bibliographie....................................................................................................... 286 Table des cartes................................................................................................. 299 Table des figures................................................................................................ 300 Table des tableaux ............................................................................................. 301 Table des matières............................................................................................. 302 4 Résumé général L’urbanisation dans les pays en développement suscite depuis quelques années de nouvelles interrogations. Plus que jamais, ses mécanismes comme ses logiques de production se sont complexifiés au point de remettre en cause des idées reçues et d’obliger à refonder le questionnement sur l’urbain sur de nouvelles bases. Autour des grandes agglomérations surtout, l’attention est de plus en plus attirée par les transformations spatiales qui s’y opèrent et à travers lesquelles s’esquissent de nouveaux rapports entre villes et espaces environnants. Au Sénégal, les schémas de la production urbaine ont, à l’instar de ce qui se passe dans la plupart des pays de l’Afrique côtière, constamment évolué ces deux dernières décennies. S’inscrivant de plus en plus dans une logique de développement axial, la dynamique urbaine s’apprécie désormais à l’échelle locale à deux niveaux : le niveau urbain et le niveau périurbain. La dynamique de ce dernier est mécaniquement liée à celle du premier. Cependant, la situation est spatialement très différenciée. C’est surtout dans la partie ouest-centrale du pays et sur l’axe Dakar-Touba plus particulièrement que l’on observe les nouvelles dynamiques urbaines les plus importantes. Les évolutions observées autour des agglomérations de cet axe posent beaucoup de questions. L’une d’elles concerne la capacité des évolutions en cours à influer durablement sur la dynamique du système urbain sénégalais. L’objectif principal de ce travail est d’identifier les dynamiques nouvelles qui marquent une rupture dans la configuration et le fonctionnement du système urbain traditionnel particulièrement influencé par la macrocéphalie dakaroise. Si elle se confirme, cette nouvelle configuration constituera une alternative à la suprématie urbaine de Dakar et de son agglomération. Mots clés : Sénégal, axe Dakar-Touba, corridor urbain, dynamiques territoriales, émergence, villes, périurbain. 5
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