Farewell, par Daniel Pierrejean - Page 1 - L'affaire Farewell est une histoire vraie qui se déroule au début des années 80. C'est celle d'un agent double soviétique, le colonel Vladimir Netrov qui, écoeuré par la corruption et l'absence de liberté qui règne dans son propre pays, va agir au service Daniel PIERRE JEAN Farewell, l’espion qui venait du froid Roman Éditions EDILIVRE APARIS Collection Coup de cœur 75008 Paris – 2008 Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement la présente publication sans autorisation du Centre Français d’exploitation du droit de Copie (CFC) – 20, rue des Grands-Augustins – 75006 PARIS – Tél. : 01 44 07 47 70 / Fax : 01 46 34 67 19. © Éditions EDILIVRE APARIS Collection Coup de cœur ISBN : 978-2-35335-205-0 Dépôt légal : Juillet 2008 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. En hommage à toutes les victimes du totalitarisme soviétique. A Anne. Ouvrages récemment publiés par l’auteur L’Envers du Jour J. Le guet-apens américain, Editions les Presses de la Cité, Paris, 1997. Les secrets de l’Affaire Raoul Wallenberg, Editions L’Harmattan, Paris, 1998. Philippe Séguin. Une certaine idée de la politique, Editions les Presses de la Cité, Paris, 1998. EDF, Tempêtes et solidarité, Editions Albin Michel, Paris, 2000. Les conflits du travail et la Médiation, À l’Institut de Recherche économique et sociale, Paris, 2003. Le Jour de la Victoire, Aux Editions Edilivre Aparis, Paris, 2006. Mourir à Soweto, Aux Editions Edilivre Aparis, Paris, 2007. Bernard Kouchner. Du Biafra au Kosovo, Aux Editions Edilivre Aparis, Paris, 2007. L’Envers du Jour J. Le Plan américain d’administration de la France, en 1944 (archives inédites).(Réédition), Aux Editions Edilivre Aparis, Paris 2007. Les Justes des Nations, de Raoul Wallenberg à Oskar Schindler, Aux éditions Edilivre Aparis, Paris, 2008 Avertissement Au début des années 80, la plus grande affaire d’espionnage, notamment entre la France et l’Union soviétique, éclate au grand jour. Pris dans le bourbier afghan et pour faire face à la Guerre des étoiles dans laquelle les a entraînés l’Amérique de Reagan, les Soviétiques n’ont qu’une solution pour résister à la puissance de l’Occident : accroître de façon considérable le pillage des connaissances, des technologies à l’Ouest et mettre sur pied la plus vaste opération d’espionnage technologique de l’Histoire. A la Maison Blanche, on sait que ce retard technologique est le talon d’Achille de l’URSS… Le KGB, les services secrets soviétiques, vont, bien sûr, être chargés de l’opération. C’est justement le service de l’espionnage technologique du KGB qui va coordonner l’action avec un certain colonel Vladimir Netrov. Il appartient à la direction « T » (sciences et techniques) du Premier directorat du KGB, l’un des principaux fournisseurs des renseignements technologiques et militaires récoltés 11 par les agents de cette centrale. Cet officier soviétique va être la principale et unique source d’informations qui va faire capoter le projet machiavélique du Kremlin. Au total, plus de 500 agents du KGB sont alertés aux quatre coins du monde en visant particulièrement un pays : la France. D’ailleurs, aucune entreprise française, travaillant dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace ou de la défense, n’échappe à cet espionnage technologique. De Dassault à l’Aérospatiale, en passant par la SNIAS ou encore la SNECMA. Pour les Soviétiques, ce pillage est vital. Et ils s’en donnent les moyens en corrompant, avec des sommes d’argent considérables, tous ceux qui leur apporteront les secrets qui leur manquent. La plupart des faits d’espionnage évoqués dans ce roman sont des faits avérés. Dans le cadre de ce qu’on a pu appeler « l’Affaire Farewell », ils ont fait l’objet d’une enquête longue, particulièrement minutieuse et approfondie… D. P. 12 Préambule La période de la Guerre froide, entre 1945 et 1990, a été marquée par d’importantes affaires d’espionnage opposant les deux grandes puissances, Etats-Unis et Union soviétique. Les alliés de l’Amérique, GrandeBretagne et France, ont connu aussi de sérieuses affaires d’espionnage qui ébranlèrent quelquefois les fondements de l’Etat. Il y eut tout d’abord la ténébreuse affaire Philby, en Grande-Bretagne, du nom de cet aristocrate anglais qui s’était mis au service. Ensuite, en France, ce fut l’affaire Farewell, nom de code d’un agent de Moscou. Elle a été certainement l’une des plus grandes affaires d’espionnage entre l’Est et l’Ouest durant les soixante-treize années de l’ère soviétique. Toutefois, depuis l’effondrement du Mur de Berlin et surtout après le 11 septembre 2001, on a le sentiment que l’espionnage et toutes les opérations qui s’y rattachent ont changé de visage et transformé celui du monde. Mais l’espionnage fascine toujours le grand public. La série des James Bond 007 de l’auteur anglais Ian Fleming connaît sans nul doute un succès 13 planétaire. Pour une fois, les services secrets français avaient réussi un immense coup : implanter une taupe, au plus haut niveau de l’Etat soviétique, qui renseignait les autorités françaises sur les orientations politiques du Kremlin L’Affaire Farewell est l’histoire vraie d’un agent double soviétique, le colonel Vladimir Netrov, qui va agir à Moscou, au service de la France. Il est l’un des premiers officiers supérieurs du KGB que les services français ont réussi à « retourner » et qui va transmettre, aux autorités françaises, des masses d’informations ultra-sensibles sur l’armée et les affaires politiques de l’Union soviétique. A tel point que les Américains eux-mêmes vont être subjugués par les révélations de l’agent Farewell. Le monde de l’espionnage, opaque par essence, est d’autant plus fascinant que c’est celui du silence, des succès et des drames qui ne s’ébruitent pas. Malgré la sophistication des systèmes d’écoute modernes, comme le réseau américain Echelon qui analyse plus de trois milliards d’informations par jour sous forme de fax, de communications téléphoniques, de données informatiques multiples, le rôle des espions reste prééminent. L’attaque des twins towers, à New York, le 11 septembre 2001, a été là pour le rappeler. Plus d’une décennie après la disparition de l’Union soviétique, la Russie, malgré un réel affaiblissement, notamment sur le plan militaire et stratégique, reste une puissance de premier plan. La guerre de l’ombre 14 continue donc même si la Russie n’est plus la puissance potentiellement ennemie qu’elle fut dans le passé. L’Affaire Farewell reste d’actualité puisque le problème du bouclier protecteur américain est relancé. L’administration Bush a prévu de déployer des systèmes anti-missiles sur le territoire polonais et d’installer des radars hautement sophistiqués en République tchèque. On parle donc de certains relents de la Guerre froide et d’une résurgence des blocs... 15
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