Power of hate - Page 1 - test Power of hate 3 Sean Charles Power of hate Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 5 www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-0431-2 Dépôt légal : Février 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 Sommaire CHAPITRE 1er – LA VOYANTE ........................ 11 2ème CHAPITRE – LE DEPART .......................... 23 3ème CHAPITRE – LES RETROUVAILLES ...... 33 4ème CHAPITRE – LA LEGENDE ...................... 45 5ème CHAPITRE – LE RENDEZ-VOUS ............. 59 6ème CHAPITRE – LA VISION ........................... 67 7ème CHAPITRE – LE COMMENCEMENT DE LA FIN ........................................................... 75 8ème CHAPITRE – LE SACRIFICE ..................... 87 9ème CHAPITRE – MALY ................................... 101 10ème CHAPITRE – TRAHISON ......................... 121 11ème CHAPITRE – L’ULTIME COMBAT ........ 129 9 CHAPITRE 1er LA VOYANTE Le soleil venait juste de disparaître, faisant place à une obscurité plutôt pesante. Quelques rares lumières apparaissaient de la fenêtre du train qui roulait à fond vers PARIS. Il avait le front contre la vitre et se laissait ballotter par les soubresauts des wagons. Il venait à peine de se remettre de la nouvelle qu’il venait d’apprendre. Quelque part dans le monde, il avait un frère jumeau. Une voix à travers un haut-parleur grésillant lui permit de constater que le train était arrivé à destination. PARIS ! Pensa-t-il, vite ne perdons pas de temps. Une fois son titre de transport composté, il s’engouffra dans un métro qui venait juste de s’arrêter à quai. Le trajet fut bref, de quelques minutes. Il se retrouva bientôt dans une ruelle plutôt étroite et sordide où une petite porte semblait mener à une impasse. Après y avoir frappé deux fois, celle-ci s’ouvrit avec un sinistre grincement. 11 Une femme d’un certain âge, un foulard autour de la tête tentant d’emprisonner une mèche rebelle de couleur grise, l’invita à pénétrer dans sa demeure. L’atmosphère était lourde et une fumée blanchâtre s’élevait d’un coin de la pièce. Une table ornait ce sombre intérieur et pour toute décoration une bougie à demi consumée imprégnait les murs d’une ombre curieuse. – Asseyez-vous et tendez-moi votre main ! Avec beaucoup d’hésitation il s’exécuta, mais se raidit aussitôt. Il avait comme un pressentiment : comme si tout ce que dirait cette voyante serait négatif ! – Vous pouvez lire quelque chose ? demanda-t-il, d’une voix blanche. – Calmez-vous, nous commençons à peine, mais je puis vous certifier que vous attirez l’antipathie de certains, une personne en particulier, mais vous êtes protégé par les astres. – Les astres ? Comment ça, et qui me voudrait du mal ? Christian savait dans son for intérieur que depuis son arrivée en France, il n’avait pu s’intégrer. Il était originaire des Antilles où il avait passé la majeure partie de son enfance. C’était un jeune homme noir, d’un mètre quatre vingt, qui pesait soixante kilos. Il était le benjamin issu d’une famille composée de cinq enfants, non fortunée dont le père, anciennement agriculteur, vivait du côté de la Guyane, et qui avait divorcé de sa mère depuis plus d’une vingtaine d’années. 12 Sa mère, elle vivait en Martinique, elle avait récemment épousé un ami d’enfance avec qui elle vivait maintenant. Il ne connaissait pas les autres membres de sa famille. Il existait une énorme différence d’âge entre lui et ses frères et sœurs. C’était dans cette ambiance qu’il avait grandi, se débattant toujours seul pour s’en sortir. Il avait un jour débarqué en France, désirant commencer une vie féconde et prospère, mais il avait vite déchanté et attendait le moment propice pour se hisser dans la société. Actuellement il vivait à Joigny, ville d’art et d’histoire située aux environs de Sens et Auxerre dans l’Yonne. Il s’était dépêché d’aller voir cette voyante, qui l’avait contacté en lui envoyant une lettre, lui assurant une aide dans sa situation professionnelle. Antillais, il avait gardé au fond de lui cette habitude, d’associer le surnaturel au destin. Chez lui ses amis et parents croyaient en une force supérieure, bonne ou mauvaise, qui gérait la vie de tout un chacun. C’était avec cette intime conviction qu’il s’était décidé à se rendre chez cette femme. A travers la clarté que dégageait la bougie, il pouvait discerner le visage de son interlocutrice. Elle ne paraissait pas trop âgée, mais plutôt fatiguée, très certainement par toutes ses communications avec l’au-delà. Il ne la quittait pas des yeux et se sentait presque en confiance. Elle devait avoir dans les quarante ans, 13 de couleur basanée, les yeux bleus, qui dégageaient une grande force de caractère. Après un court instant de silence, qui avait paru une éternité, elle reprit la conversation à l’endroit même où ils s’étaient arrêtés. Cette fois elle s’était emparée de sa main droite, la fixant intensément elle marmonna quelques mots incompréhensibles. – Cela fait bien longtemps que je vous attends, et ce que j’ai à vous dire vous permettra de savoir qui vous êtes et ce que vous avez à faire. Son visage s’était tout à coup détendu et le regard qu’elle lança à Christian, le poussa à sourire malgré lui. Il tremblait mais n’y pouvait rien, c’était plus fort que lui. Il se demandait finalement s’il avait bien fait de venir. Tout cela lui paraissait si étrange, mais la curiosité le poussa à rester. – Avant de commencer, s’était-il écrié, j’aimerais savoir qui vous êtes réellement, et comment affirmezvous me connaître ? – Je me prénomme Karma, je suis l’une des dernières voyantes de ce siècle capable d’expliquer le pourquoi du comment. – Mais revenons à nous si vous me le permettez. Nous avons peu de temps, il faut agir au plus vite. Vous êtes le dernier d’une famille descendant d’une grande lignée royale, et vous avez depuis toujours vécu avec votre mère. Personne et encore moins vos parents, ne savent que lors de votre naissance il y avait un second enfant qui fut immédiatement remis à une riche famille des Etats-Unis, qui s’est envolée après que le médecin et l’infirmière qui avaient accouché votre mère avaient été grassement payés. 14 Christian n’en croyait pas ses oreilles. Il est vrai que sa mère lui avait toujours raconté que lors de son accouchement, l’atmosphère à la maternité avait été tendue, mais comment imaginer pareil stratagème. Un frère jumeau….. – Mais croyez-vous qu’il soit toujours en vie et quel rapport avec ma propre existence, mes échecs ? Après avoir consulté les cartes, elle lui expliqua que son frère était l’inverse de lui-même et qu’étant donné le lien spirituel qui les unissait, tout ce que celui-ci entreprenait modifiait sans préavis son quotidien. Ce mystérieux frère se prénommait Donovan, il s’était voué corps et âme aux esprits sataniques, leur faisant don de sa vie en échange de protection et de réussite dans tout ce qu’il entreprendrait. C’était pour cela que les problèmes et les difficultés s’abattaient en contre partie sur lui. Il était devenu un bouc émissaire malgré lui. – Alors, dites-moi comment faire pour enrayer tout cela ? demanda Christian d’une voix courte et grave. – C’est simple, lui répondit la femme, il suffit tout simplement de vous rendre non pas aux Etats-Unis, mais aux Antilles, en Martinique plus précisément et là-bas vous saurez quoi faire ! Elle se leva alors, et se dirigea vers une petite armoire située au fond de la salle. Les yeux de Christian étant maintenant habitués à la semi-obscurité, il pouvait ainsi mieux découvrir l’intérieur de cette triste demeure. Les murs de couleur orangés laissaient apparaître des fissures. D’un rapide coup d’œil il avait estimé la dimension de cette salle. Elle mesurait près de trois 15 mètres sur quatre puisqu’il ne fallu que trois pas à madame Karma pour se retrouver au fond de la pièce, où contre le mur reposait une armoire bancale. Juste à côté de celle-ci, une petite table devait faire office d’autel puisqu’elle était recouverte d’un drap rouge, et placées ça et là, des figurines de bronze complétaient ce tableau rendant ainsi l’atmosphère surnaturelle à son paroxysme. Il n’y avait que deux chaises et Christian était sagement installé. Après avoir déplacé quelques objets, la femme s’était alors saisie d’un mouchoir roulé en boule et, s’approchant de lui, extirpa un petit médaillon qui représentait un angelot. Elle le remit à Christian lui expliquant que seule une foi aveugle aux forces spirituelles positives pouvait l’aider à mener à bien sa mission. Son frère ennemi était possédé par des esprits malsains et il n’y avait que deux possibilités, deux choix, et ce serait à lui de faire la part des choses. Il fallait soit convertir Donovan, le poussant ainsi à accepter d’être exorcisé, soit l’éliminer purement et simplement. Le combat qu’il allait livrer contre le « Vaudouisme » le remplissait de terreur. Il n’avait pas le choix. Le talisman était le seul objet qui pouvait lui assurer une protection au cours de ces confrontations spirituelles avec son frère ennemi. Après avoir reçu quelques conseils qui pourraient lui être utiles, Christian prit congé de la voyante et se retrouva bientôt dans la ruelle qui semblait moins sordide à présent. Il n’avait qu’une hâte, rentrer et retrouver sa « moitié » en espérant au fond de lui que tout se passe en douceur. Tout cela était si étrange mais pourquoi ne pas essayer de découvrir la vérité ! 16
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