ANIMAEVUS III - Page 1 - test Déjà publiés : Editions Bénévent • Conscience, le regard sur la vie (poèmes) • Le dernier battement de cœur Editions Mémoires et Cultures • Pensées amères et Hommages (roman) (poèmes) • L’Echiquier de l’existence (essai) Collaboration avec Martial Michel Editions Edilivre • ANIMAEVUS I - Le dernier battement de cœur (roman) • ANIMAEVUS II - Ex Nihilo (roman) Retrouvez tout l’univers artistique, musical et poétique de l’auteur sur son site internet http://www.guenoden.eu Merci à vous tous, chers lecteurs et internautes pour vos encouragements 4 Marcel Jacques Guenoden ANIMAEVUS III « La Main de Dieu » Éditions EDILIVRE APARIS 75008 Paris – 2009 Illustration de première de couverture : Cédric LUCAS www.edilivre.com Edilivre Éditions APARIS 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 91 10 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : actualites@edilivre.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1294-2 Dépôt légal : Mai 2009 © Edilivre Éditions APARIS, 2009 6 SOMMAIRE Préface .................................................................. 11 CHAPITRE 1 – LE MUSEE DE L’HORREUR ................................................. 13 CHAPITRE 2 – LE REVEIL DE M-ORGANE .................................................. 39 CHAPITRE 3 – REVELATIONS ........................ 59 CHAPITRE 4 – LA MAIN DU DESTIN ............ 67 CHAPITRE 5 – LE BERCEAU DU MAL .......... 73 CHAPITRE 6 – LE CHIROMANCIEN CHINOIS .............................................................. 87 CHAPITRE 7 – LES GUERRIERS DE L’ETERNITE ................................................. 103 CHAPITRE 8 – PASSE – PRESENT – FUTUR ................................................................. 113 EPILOGUE – LA LETTRE ................................. 141 9 Préface « Et à la fin, quand le sang jaillira de la terre, La Main de Dieu façonnera alors le nouvel Adam L’homme nouveau né, à l’apogée de son évolution Et l’esprit de Dieu seront enfin réunis pour toujours. » – Les Ecritures de l’Oracle – Les Ecritures n’ont pas pour dessein de fournir des explications simples et rationnelles accessibles à l’intelligence humaine ; elles veulent d’abord mettre l’homme en contemplation devant un mystère qui le dépasse. 11 CHAPITRE 1 LE MUSEE DE L’HORREUR « Bonjour, les enfants ! Je me présente. Je suis le Professeur V.H.G, je suis le conservateur de cet historique et magnifique musée que vous avez devant vos yeux, le légendaire British Museum. Comme il était convenu au programme de vos enseignants et amis en l’occurrence, vous voici donc en ma compagnie en ce jour, pour un approfondissement de vos connaissances en histoire, du moins, je l’espère… Commençons d’ailleurs de suite par l’histoire de ce Musée : Le British Museum rassemble de façon unique toutes les cultures du monde, anciennes et contemporaines. C’est le seul endroit où le monde peut regarder sa propre histoire, toutes les civilisations y étant représentées sur des milliers d’années. Il est le plus ancien des grands musées encyclopédiques que sont Paris, New York, Berlin, Saint-Pétersbourg et Londres. 13 Cet éminent musée a pour vocation d’être un centre international du savoir et de divulgation de la connaissance. Il n’existe nulle part au monde de collections plus complètes du point de vue culturel et historique. Le British Museum n’a jamais été un musée d’art ni de peintures. C’est un musée des sociétés. Les objets exposés sont des témoignages permettant d’étudier la vie des hommes. L’assemblage des collections couvrent l’Egypte antique et le Soudan, le Proche-Orient ancien, l’Afrique, l’Océanie et les Amériques, l’Asie et L’Europe. Enfin, le musée continue d’acheter des objets contemporains de toutes les cultures. En ce sens, le British Museum est donc depuis l’origine, à la fois un musée d’antiquités et un musée du monde contemporain. Trois conditions, toujours d’actualité, ont présidé à la naissance de ce musée : que la collection reste intègre, que rien ne soit aliéné, ni vendu ni transféré. Que l’entrée des collections soit gratuite. Que la collection soit la propriété des trustees – sortes « d’administrateurs » nommés par le Premier Ministre et placés à la tête du British Museum comprenant des juristes, des historiens, des philosophes, des diplomates et des écrivains provenant de toutes les régions du globe-, conseil représentant les intérêts non seulement du public britannique, mais celui du monde entier, pour le présent et le futur. Historiquement, le Parlement, au milieu du dixhuitième siècle, dans un contexte de trouble et de révolte politique, voulut créer un nouveau citoyen britannique. Un homme conscient de ses droits, qui pouvait s’informer dans un lieu garantissant les libertés intellectuelles. Ce fut le British Museum, crée 14 en 1753 en même temps que sa grande bibliothèque. On pouvait désormais y discuter et y débattre sans pour autant prétendre menacer la sécurité de l’Etat. Dans cette perspective, le Parlement endigua ses résolutions en votant la notion de « His Majesty Loyal opposition » : l’idée que l’on pouvait finalement s’opposer au roi sans pour autant être un traître. Le nouveau « modèle » de liberté parlementaire avait vu le jour. Depuis, politiquement, il est subventionné par l’Etat, mais sans interventionnisme ni pression de sa part. Et quant à son accès au quotidien, il demeure entièrement gratuit pour être à la portée de tous. Maintenant, dites-moi, jeunes gens. Entendez-vous l’écho des appels de l’histoire dans ces murs ? Sentez-vous l’humble et merveilleux parfum de la vie, l’effluve originel, essentiel, cet arôme exquis qui suscite notre curiosité sur le sujet de l’évolution au cours de tous ces siècles et millénaires ? Hum, si envoûtant ! Allez, venez ! Nous allons ensemble faire le tour des différentes salles, et afin que votre visite soit la plus enrichissante possible et la moins rébarbative pour vous comme pour moi, je vous ferai un commentaire oral à chaque fois. Et si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas à m’interrompre, je suis là pour cela. Et je vous rappelle qu’il n’existe aucune question idiote ! L’histoire a tant de portes à nous ouvrir et de mystères à nous révéler, qu’il vaut mieux ne pas rester sur des interrogations quelles qu’elles soient, surtout à votre jeune âge. ». Le Professeur V.H.G et les adolescents conviés, circulèrent donc dans l’ensemble du musée, accompagnés de ses successifs commentaires oraux explicatifs. Bien que le Professeur tentât en vain 15 d’enthousiasmer son jeune public, la visite s’avéra des plus monotones. Cependant, le ton et l’ambiance changèrent du tout au tout, à l’approche de la salle dédiée à l’art et à la culture celtique, notamment dans l’espace consacré à leurs voisins insulaires : les irlandais. La fin de la seconde guerre mondiale était encore très présente dans l’esprit des gens en ce début de mois de janvier 1946. Aussi, même pour de jeunes adolescents, son discours sur la symbolique fit resurgir d’innommables horreurs vécues. Toute l’assemblée fut alors d’emblée mise mal à l’aise, principalement celle du corps professoral présent qui ne s’attendait pas du tout à l’intervention qui allait suivre, et qui surtout n’était pas prévue. Mais pour le vieil homme d’histoire et de défense du patrimoine qu’était le Professeur V.H.G, cela semblait avoir une importance capitale pour la compréhension évidente de certaines choses dont on peut ne pas percevoir immédiatement la portée. Il voulait, à titre totalement individuel et sans accord préalable de l’audience, pour éveiller les consciences à la réflexion, démystifier la croix gammée, l’emblème pourtant porteur de toute l’horreur nazie. Il est à préciser que ses racines, à lui aussi irlandaises, devaient significativement influer sur ses positions. Son discours commença de la sorte, en désignant de l’index un symbole bien distinctif que peu de gens, évidemment connaissent, excepté des experts en la matière : « Le hevoud ? Qui peut me dire ce que c’est ? Quelqu’un a-t-il une idée, aussi petite soit-elle sur ce que ce mot ou, plus exactement, ce symbole signifie ? 16 Non ! Très bien. Je vais vous le dire. C’est une figure formée de deux spirales entrecroisées et malencontreusement proche parente du svastika, figure plus connue comme l’emblématique et luciférienne croix gammée. Cette dernière a désormais depuis peu, plus précisément depuis cette maudite seconde guerre mondiale qui vient heureusement pour nous de s’achever, une connotation sinistre en Occident depuis qu’Adolf Hitler, le diable personnifié et réincarné en ce monde, le soi-disant antéchrist tant annoncé par les écrits…, l’avait adoptée pour symboliser son indiscutable, et tout aussi insensé, « combat aryen ». Il faut dire qu’il avait arboré le dessin d’un svastika sénestrogyre, c’est-à-dire tournant dans le sens contraire, le sens maléfique donc. Entendez-vous ce que j’essaie de vous faire comprendre ? Une seule et mauvaise interprétation des objets qui nous entourent peut tout faire basculer dans des proportions inimaginables. Je continue. On trouve, les enfants, ce symbole dans les quatre coins du monde depuis la plus haute antiquité, sur tous les territoires, et en Europe ce sont les Finnois, et les Basques avec le lauburu, qui l’utilisent le plus, autrement dit deux peuples non indo-européens, et donc non « aryens », selon l’idéologie hitlérienne et qui la désavouaient en conséquence. Dès la fin de la première guerre mondiale, le hevoud avait assez souvent été adopté par des pays nouvellement indépendants : Pologne, Finlande, Lettonie… On repéra déjà le hevoud dans les décorations préceltiques. C’était indéniablement un symbole solaire et cosmique, et une image représentant la vie tournant autour d’un centre immuable, comme la voûte 17
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