Tragique Opéra - Page 1 - Ameur Tragique opéra Ameur Éditions APARIS – Edifree 75008 Paris – 2009 5 www.edifree.com Editions APARIS – Edifree 56, rue de Londres – 75008 Paris Tel : 01 44 90 81 42 – Fax : 01 53 04 90 76 – mail : infos@edifree.com Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN : 978-2-8121-1016-0 Dépôt légal : Mars 2009 © Ameur L’auteur de l’ouvrage est seul propriétaire des droits et responsable de l’ensemble du contenu dudit ouvrage. 6 Sommaire 1 – Femelles........................................................... 11 2 – Colères............................................................. 27 3 – Vigilances........................................................ 39 4 – Désolations ...................................................... 49 5 – Luminosités ..................................................... 59 6 – Questions ......................................................... 67 7 – Les autres......................................................... 75 8 – Plaisirs ............................................................. 83 9 – Découvertes ..................................................... 91 10 – Silences.......................................................... 97 11 – Cycles ............................................................ 101 12 – Faims ............................................................. 107 9 Il y a du rouge, Du bleu et du jaune Puis ça bouge. On aperçoit le Rhône, Tout est humide Si bien qu’aucun candide Ne se retrouvera Dans ce bal stupide, Burlesque et grotesque Semblable aux fresques. 13 Bienvenue ! Bienvenue dans mon antre Où s’enchevêtrent folie et raison ! La maison semble accueillante Mais prends garde lorsque tu entres. La descente est abrupte, Vu que l’escalier est étroit Rude pour certain, Comparable au Monde de demain. 14 La première des pièces Est quasiment sombre A peine éclairer par ce bougeoir Qui semble sorti D’un vieux grimoire, Retrouvé dans un vieux manoir Ne contenant plus En ces murs d’espoir. La quête du savoir est illusoire Puisqu’elle est sans fin Enfin ce n’est rien, Puisqu’au fond je ne sais rien. 15 Admirez les peintures Ne soyez pas offusquer Que je tutoie et vouvoie à ma guise. C’est dans ma nature Sauvage et bestiale, Influencée par mon isolement Suite au décès de maman. Cependant, J’avance alors avance avec moi Evite ce miroir Se trouvant près de toi. Il a le pouvoir de révéler A celui qui s’en approche Ses plus profondes angoisses. Alors passe ton chemin Et viens, rejoins moi. 16 Vous n’écoutez que vous, Que la curiosité peut rendre jaloux ! A genoux stupéfaits, Vous êtes parfaits Dans votre quête du Saint Graal. Prenez soin de l’animal Qui sommeille en toi, en toi et en toi. Toi, l’étranger de mon cocon Violant ma maison A profusion par soif de rimes. Sors de mon abîme. 17 Je me dois d’être hospitalier Je me raisonne, le clairon sonne Franchis ce palier Pour découvrir La seconde des pièces Où l’odeur infecte des cadavres Me fait songer au Havre. Ce n’est pas un havre de paix… 18 C’est un champ de corps Dépecés par l’épée. Le Cimetière en a déjà fait Fuir plus d’un, D’aucun dirait qu’il est unique Puisqu’on y perd son latin, Donc viens si tu y tiens. On y retrouve le rouge du début Dans ces rebuts de la société Désarticulés faute d’avoir reculer Méticuleusement je les ai allongé, Parqué sur le parquet Pour que tu saches les admirer. 19
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